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21/09/2016

Numerics

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Voilà : ça c'est un ordinateur vivant ; i peut parfaitement débéquiller la Yam, grimper dessus comme un ectoplasme, aller tourner des voltes sur la place Stan, mettre des pains aux hagents, embarquer des filles ou alors plus sédentaire descendre à la cave et torpiller six llitres de Montrachet. En plus comme on le voit c'est bien fait proprement rangé avec même de la place, pas comme le PC Windows en train de vomir encore tous ses câbles...

 

Depuis l'ENIAC ça fait des lustres que l'on voit ces fameux robots comme des espèces de types en Meccano, havec la tête dure comme celle deTetenfer Wilson, des pognes qui mettent des mandales terribles comme celles de Steelfingers, et surtout qui vont inéluctablement nous croquer tout crus entre deux feuilles de salade comme mère-grand et son petit pot de beurre.

 

On a des machins qui s'appellent des AGL, ateliers de génie logiciel, pour la conception des  programmes ; mouais... De splendides éditeurs, certes, qui permettent de ranger, hiérarchiser les modules, qui vont corriger de la sybtaxe ; bref l'équivalent pour l'informatique d'engins style Histoiredécrire, qui n'écrivent pas les romans mais peuvent donner un bon coup de main, agiter le bocal comme dirait Jean-Sol. On peut mettre des tonnes de programmes dans un ordinateur : celui qui donne les baffes, celui qui siffle le Montrachet, celui qui replie la béquille à la Yam ; on peut même aller loin, avec un tiers programme qui va enclencher le scénario. C'est déjà une manière d'écrire des programmes, mas intra muros ! Tout est est déjà là. Si on veut donner l'ordre aux robots de nous zigouiller, c'est possible, mais ce sera alors un suicide. Qu'un assemblage logiciel invente l'idée de nous zigouiller, à mon avis c'est parfaitement étanche.

 

La pensée humaine se décompose, perfide et  bifide, en deux mécanismes ; en logique formelle, on dit le jugement de prédication et le jugement de relation. Classer ou penser dit Georges Pérec. Le jugement de prédication, c'est cela, le classement, le syllogisme, dire si un élément, au vu d'une loi de composition, appartient à un ensemble ou non. Et l'autre, alors, le jugement de relation ? Ben pareil, il établit des relations entre deux éléments qui ne se voyaient pas, cachés non pas volontairement comme le steak mais tout bonnement là, comme la lettre volée de Lacan. Pourquoi pareil, parce que cela va encore servir à faire du classement, à mettre dans des boîtes ; on ne sait faire que ça ! C'est pas beau, hein ! Qu'est-ce qui réalise cela dans le citron ? Le conscient ; et qu'est-ce qui non pas trouve des trucs mais rapproche les phénomènes, simplement en s'élevant comme Gambetta en ballon, c'est le subconscient. Voilà pourquoi on a les idées claires avant d'être bourré le matin en se levant comme on dit.

 

Harrivent maintenant des notions quantitatives ; le conscient, ou l'ordinateur, n'ont que la capacité de classement, pas celle de relation, ou alors ce serait un trop gros morceau. Le subconscient, lui, pour des raisons qu'il faudrait trouver, probablement des questions de transmission, va beaucoup plus vite, de toute évidence  il voit différemment.

 

Donc nous pouvons dormir sur nos deux horeilles, les ordinateurs nous feront pas le coup du père François.

 

Sauf les biologiques, ceux en matière vivante, parce que si la vie a créé le subconscient une fois... Et là lui le subconscient lui en rapprochant des trucs il peut fatalement harriver à des conclusions, par exemple s'envoyer le Montrachet... Autrement dangereux !

 

Photo DR

16:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (55)

14/02/2016

Zéro plus zéro

De temps à autre, probablement pour essayer d'égayer quelque soirée un peu désertique sur l'excellentissime RDL, la non moins excellentissime LVDB s'avise de catapulter dans mon jardinet encore plus réduit que le balcon de Colette un bon pavé, antienne rassurante toujours de la même marque, "binaire", s'en prenant ainsi à ce qui est généralement admis comme logique informatique, aggravé des non moins prégnantes étiquettes de Weltanschauung mâle, motard, bloc ainsi que l'on disait à une certaine époque.

 

Elle n'a pas tort mais en fait, c'est comme pas mal de choses ça cache l'essentiel. Passeque deux, on commence déjà à compter ; or il faudrait déjà avoir défini un, et même zéro mais là c'est encore une autre histoire. Il y a une impuissance des mathématiques devant ce phénomène, couramment appelé passage du discret au continu, ou plutôt l'inverse, d'ailleurs. On le retrouve certes dans l'affaire analogique-numérique, tant il est vrai que le numérique n'est rien d'autre que de l'analogique échantillonné. Maintenant on peut échantillonner comme des brutes, seulement sur le plan de l'analyse théorique on reste cloué. 

 

Adonc deux doigts, dix doigts, je veux bien le deux et le dix. Mais doigts ? C'est qu'un bout de l'enveloppe humaine ! Et aussi du croco d'ailleurs ; mais pas du boa comme Gros-Câlin puisque c'est la saint-Câlin. Et le reste à l'avenant, qu'est-ce que c'est qu'une branche, une pierre, une montagne, une planète et caetera ? Pour tout il y a réseau, mais réseau suppose un peu identité. S'il avait réseaux sans identité ?

 

En plus il y a une notion de temps : lorsque l'on compte, on s'arrête comme le tramway de Claude Simon ; parce qu'on a oublié ce qui vient après, ou pour se verser un verre de rhum, ou parce que la police sonne à la sonnette. Le continu ça n'a pas de temps puisque ça s''arrête pas ça commence pas ça finit pas. A un moment je parlais de mathématiques "topologiques", sans chiffres. Pourquoi pas ? Mais alors, il faudrait que cela débouche sur une physique qui exprime les phénomènes au même titre que l'autre, la numérique, l'habituelle. Et si les gus des soucoupes avaient déjà quelque chose comme cela ?

16:07 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (85)