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03/07/2016

SEB

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Société d'Emboutissage de Bourgogne : c'est les gars qui fabriquent les cocottes-minutes ! Ici elles sont empilées, comme du Barnery Limoges..

 

Bon je vais pas essayer d'égaler Philippe Castelli, qui aux Grosses têtes était parvenu à faire s'effondrer de rire la salle entière uniquement en se levant et s'approchant du micro, tant sa démarche, ses gestes étaient emprunts d'un mystérieux fluide qui confinait au génie ; c'est pas parce que j'ai écrit "cocotte-minute" que je vais décrire l'explosion ! Ceux qui veulent savoir n'ont qu'à essayer, faut juste coincer le bitonio qui.

 

Non là c'est de la belle ferraille elle fait ce qu'elle veut ; elle tourne on dirait. En un sens c'est comme si j'avais fait l'embrayage des "camions alu bâchés" de Peter Klasen ; Kupplung !

21/06/2016

Dedalus

On parle beaucoup d'Ulysses, moins de Finnegans, c'est curieux. Néanmoins avec Ulysses on commence à bien s'aventurer dans ce qui fait Joyce, et entre autres Passou, d'ailleurs c'est un peu la première fois que pour Joyce on rentre un brin dans les bouquins, relève la multiplicité des styles, au nombre de huit ; ce qui fait beaucoup, trop pour l'être humain qui ne peut guère dépasser les trois, quatre, momentanément cinq préoccupations, chantiers, activités simultanées. Deux, trois, cela peut être un tout, simplement qui se décompose, thèse antithèse et caetera ; huit c'est vraiment huit isolés, en rang d'oignons, cela sort de la construction, de l'éventuel schéma. C'est une juxtaposition, non une progression et encore moins une idée directrice.

 

Le grand mot, l'idée directrice, WGG insistait là-dessus. Il faut qu'une création corresponde à une raison d'être, ce qui n'empêche que l'on peut très bien s'en tirer avec du bruit blanc, on le fait assez en peinture. Parce qu'il n'y a pas que les styles, qui sont là en vrac, il y a les thèmes, les lieux etc. Un catalogue touristique, tel que l'on peut généraliser à plusieurs plans (dont le nombre des plans lui-même !) les remarques que l'on peut être amené à faire sur ce groupement de styles. Et justement, je crois que c'est Charles, relayé par Bérénice, qui d'une certaine manière le dénonçait : un ramassis ne fait pas une oeuvre, enfin c'est ce que j'extrapole.

 

Parce que l'on a envie, dans un bouquin, d'être quelques semaines, quelques jours, parfois quelques heures (!) dans un monde qui nous plaît assez pour continuer la lecture. On veut un machin qui se barre pas en brioche dès qu'on i souffle dessus, en gros on veut des repères, pas un puzzle qui tombe par terre. Donc sur le moment je voyais bien cette idée, pourfendre cette multiplicité en tout qui ne construit rien, qui ne fait rien avancer au contraire du Marcello ou de Ferdine, les deux autres supposés d'un éventuel trio canonique.

 

Mais ensuite réfléchissant, que finalement Joyce c'est comme un type du CNRS qui chercherait vraiment dans toutes les directions, ou alors comme Bouvard et Pécuchet, tiens, la lumière s'est faite dans l'oeuf de Colomb. Bien sûr il n'y a pas une belle carrosserie, un moteur au petit poil, il n'y a que du bric et du broc ; mais c'est la vie ! Il y a peut-être une volonté générale, cela on n'en sait rien, mais en réalité on ne fait qu'être au milieux de réseaux, que l'on peut essayer de différencier mais eux-mêmes toujours à la recherche d'une identité, de ce pas qui fait dire que cela c'est cela, autrement dit qui colle ces maudites étiquettes. Elles existent, l'identité existe, mais pour se déformer à une vitesse qui nous confond toujours.

 

Et alors ce n'est pas beau, comme par exemple le train de Стпелников, une image d'une demi-minute, non, c'est quelconque, ça prolifère, disparaît, c'est matriciel, mais matriciel infini, aussi !

17:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (67)

14/06/2016

Yvarely

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Halor là pour avoir ma période c'est tout le temps. Des machins comme ça (cela a un nom, d'ailleurs), j'en ai fait des quintaux. Attation c'est mathématique, pas spécialement informatique, bien qu'Yvaral ait utilisé déjà en son temps des ordinateurs. L'intérêt c'est que c'est parfait : ça peut être mauvais mais parfait. Et c'est vrai que pour compter les pixels, quand les carrés noirs sont devenus énormes... Alors en gros on ne fait jamais que changer la raison, enfin les raisons, parce qu'il y a deux suites, celle des carrés noirs et celle des intervalles blancs ; ensuite on recommence parce qu'on a trouvé une nouvelle idée...

 

Bien entendu ça peut se faire au petit gris double zéro, et sans pochoir ; c'est ce qui m'est arrivé une fois, tout au début, à l'huile, sur rien moins qu'une quarante F. (un mètre par quatre-vingt-un centimètres, F. pour figure). Mais le petit gris, il était déjà au bord de la fatigue quand j'ai commencé, à la fin ne restaient que deux poils ! Comme on termine par les tout petits carrés, cela tombait bien. Et c'est à ce moment-là, chez des amis, que j'ai découvert la reproduction dans un livre d'art de pratiquement la même chose par Vasarely, seulement lui il avait les quatre secteurs ce qui rendait encore mieux.

 

Et moi je n'y avais pensé, aux quatre secteurs, preuve que quand ça veut pas ça veut pas, j'étais obsédé par le truc comme il se présente sur un seul quadrant, plus dynamique, quoi. Sinon pour les petits gris naturellement il en aurait fallu quatre... Mais c'est bien, un pinceau à deux poils, on fait presque ce qu'on veut !