Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/07/2016

Exotique

 

lum14.jpg

 

C'est là qu'on voit que la compression, c'est très méchant quand même. En TIFF ou en TGA, les dorures sont beaucoup plus jaunes genre place Stan. La compression ça la dédore, comme on disait... N'importe comment c'est comme tout on peut négocier, si on fait une compression à zéro pour cent, on aura bien une JPG, mais plus du tout compressée, ce qui fait qu'évidemment elle prendra autant de place qu'une normale.

 

Je vous raconte cela parce qu'un jour, en discutant avec un savanteau à qui j'expliquais que je sortais tout en TIFF, l'aimable mondain se mit à me dévisager avec une pitié essepécialement commisératoire :

 

- En TIFF ? Mais c'est vvvieux !

 

Tout était dans une intonnation de soixante tonnes sur le V. de vieux, et j'eus beau lui expliquer que son fameux JPG n'était autre que du TIFF, justement, mais compressé donc très hautement dégueu, je pense qu'il s'est réfugié à l'ombre des croyances ordinaires pour retrouver son identité partie en écailles comme dirait Passou.

 

Adonc le chose c'est de la bonne fractale fractalisante, on serait presque tenté de la trifatouiller encore pour voir si l'on arrive à faire mieux que suggérer des morceaux de grilles de Jean Lamour ; comme quoi la place Stan c'est un peu comme Ferdine, elle est partout si elle existait pas et caetera...

 

On peu penser aussi à des blocs de temple dans la verdure, avec le petit Malraux narrateur en culotte courte en train d'empiler les dorures dans un sac de sport, mais un à l'ancienne, cylindrique havec la cordelette sur le côté...

 

 

 

03/07/2016

SEB

metal.jpg

 

Société d'Emboutissage de Bourgogne : c'est les gars qui fabriquent les cocottes-minutes ! Ici elles sont empilées, comme du Barnery Limoges..

 

Bon je vais pas essayer d'égaler Philippe Castelli, qui aux Grosses têtes était parvenu à faire s'effondrer de rire la salle entière uniquement en se levant et s'approchant du micro, tant sa démarche, ses gestes étaient emprunts d'un mystérieux fluide qui confinait au génie ; c'est pas parce que j'ai écrit "cocotte-minute" que je vais décrire l'explosion ! Ceux qui veulent savoir n'ont qu'à essayer, faut juste coincer le bitonio qui.

 

Non là c'est de la belle ferraille elle fait ce qu'elle veut ; elle tourne on dirait. En un sens c'est comme si j'avais fait l'embrayage des "camions alu bâchés" de Peter Klasen ; Kupplung !

21/06/2016

Dedalus

On parle beaucoup d'Ulysses, moins de Finnegans, c'est curieux. Néanmoins avec Ulysses on commence à bien s'aventurer dans ce qui fait Joyce, et entre autres Passou, d'ailleurs c'est un peu la première fois que pour Joyce on rentre un brin dans les bouquins, relève la multiplicité des styles, au nombre de huit ; ce qui fait beaucoup, trop pour l'être humain qui ne peut guère dépasser les trois, quatre, momentanément cinq préoccupations, chantiers, activités simultanées. Deux, trois, cela peut être un tout, simplement qui se décompose, thèse antithèse et caetera ; huit c'est vraiment huit isolés, en rang d'oignons, cela sort de la construction, de l'éventuel schéma. C'est une juxtaposition, non une progression et encore moins une idée directrice.

 

Le grand mot, l'idée directrice, WGG insistait là-dessus. Il faut qu'une création corresponde à une raison d'être, ce qui n'empêche que l'on peut très bien s'en tirer avec du bruit blanc, on le fait assez en peinture. Parce qu'il n'y a pas que les styles, qui sont là en vrac, il y a les thèmes, les lieux etc. Un catalogue touristique, tel que l'on peut généraliser à plusieurs plans (dont le nombre des plans lui-même !) les remarques que l'on peut être amené à faire sur ce groupement de styles. Et justement, je crois que c'est Charles, relayé par Bérénice, qui d'une certaine manière le dénonçait : un ramassis ne fait pas une oeuvre, enfin c'est ce que j'extrapole.

 

Parce que l'on a envie, dans un bouquin, d'être quelques semaines, quelques jours, parfois quelques heures (!) dans un monde qui nous plaît assez pour continuer la lecture. On veut un machin qui se barre pas en brioche dès qu'on i souffle dessus, en gros on veut des repères, pas un puzzle qui tombe par terre. Donc sur le moment je voyais bien cette idée, pourfendre cette multiplicité en tout qui ne construit rien, qui ne fait rien avancer au contraire du Marcello ou de Ferdine, les deux autres supposés d'un éventuel trio canonique.

 

Mais ensuite réfléchissant, que finalement Joyce c'est comme un type du CNRS qui chercherait vraiment dans toutes les directions, ou alors comme Bouvard et Pécuchet, tiens, la lumière s'est faite dans l'oeuf de Colomb. Bien sûr il n'y a pas une belle carrosserie, un moteur au petit poil, il n'y a que du bric et du broc ; mais c'est la vie ! Il y a peut-être une volonté générale, cela on n'en sait rien, mais en réalité on ne fait qu'être au milieux de réseaux, que l'on peut essayer de différencier mais eux-mêmes toujours à la recherche d'une identité, de ce pas qui fait dire que cela c'est cela, autrement dit qui colle ces maudites étiquettes. Elles existent, l'identité existe, mais pour se déformer à une vitesse qui nous confond toujours.

 

Et alors ce n'est pas beau, comme par exemple le train de Стпелников, une image d'une demi-minute, non, c'est quelconque, ça prolifère, disparaît, c'est matriciel, mais matriciel infini, aussi !

17:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (67)