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23/03/2017

No pasaran

Dans les vertes hannées, j'ai nommé ce fabuleux printemps soixante-huit, il y a une antienne qui se ramenait à toutes les sauces, ponctuant la moindre manif, même celles avec trois types, la moindre motion le moindre tract, c'était "le fachisme ne passera pas". Ca me cisaillait toujours le bol, ce truc, et pour des raisons.

 

Chaque fois en l'entendant la première idée c'était "Oui ben tu vas voir si jamais i sont là s'ils passent pas !" Ce qui sous-entendait un fachisme représenté par une sorte de gigantesque corps franc hérissé de Stahlhelms et blindé par milliers résonnant sur le pavé de notre brave capitale. Révélateur ! Malgré le terme lui-même, c'était jamais l'italien pourtant largement aussi décoratif et bien sapé (sauf pour les tanks, là ils ont pas le coup de crayon) ; c'était donc un rien diffus, un peu Europe centrale mais surtout spountz. Et révélateur parce que, démonstration faite, on avait recours à l'Histoire, attendu que de fachisme dans le coin il n'y en avait pas plus que de beurre en broche. Finalement, les seuls qui se dévouaient pour tenir le rôle même approximativement c'étaient les copains soviets, qui eux effectivement ménageaient pas leur peine. pour batte l'estrade.

 

On pouvait naturellement imaginer aussi de compter sur la ressource locale ; mais encore... La France gaullienne, fachiste ? Mouais... Soyons sérieux trois secondes. Ha oui les groupuscules ! Occident, le GUD, que sais-je encore... On remplirait pas un train corail avec ça ! Et les Katangais... C'était mignon, ça, les Katangais !

 

Dans ces conditions, pour pas passer i risquait de pas passer, hein ! Tiens, Le Pen ça existait déjà, il avait une maison d'édition d'audiovisuel, de disques, donc, avec des enregistrements historiques, discours d'oncle Wolf etc. Rien que de légal et d'ailleurs sans prosélytisme particulier. Toutes manières ça circulait sous le manteau, ces trucs-là ; j'avais un copain, fils d'ingénieur bossant en France au titre des dommages de guerre, qui nous ramenait ça de chais pas où en cours d'allemand.

 

Mais revenons au sujet : qui aurait dit que, quelques décennies plus tard, ça nous pend au nez comme un sifflet de deux sous ? On a manqué de souffle : il fallait les hattendre rue Gay-Lussac ! Pour leur dire de pas passer...

13/03/2017

Allons voir si la rose

Avant les urnes, les boîtes aux lettres. Comme des outres ! Mais non ; hier c'était un bon socialiste, donc une seule haffichette... Disziplin ! C'était cet excellent Macron, et le premier élément de cette composition, son public ; passeque lui c'est pas comme Polnareff y a du trèfle, et naturellement oecuménique puisqu'on est tous pareils dans notre France entière. Donc bessif rutilant au milleu une Noire un vieil... Euh chais pu ; non c'était un Noir balèze comme John Williams. Enfin c'était très hétudié par une agence pire que Saatchi pour capter les suffrages les pognons et tout ce qu'on peut. Des jeunes y en avait aussi, un max, même, havec soit des bouclettes comme sous Louis XIV ou alors invisibles et sans histoires. Et même des gus normaux comme par exemple moi ma gueule en skin cinq lames de chez Wilkinson là c'est comme dans Cyrano à la fin de l'envoi ça coupe. Et tout ce beau monde déferlait comme dans la pub de chez Leclerc où ils sortent de là hémerveillés les bras chargés de jouets par milliers et même parfois d'un moteur automobile flambant tout neuf ! Faut des abdos, hein...

 

Hadonc c'était essepliqué "Macron président", pour que naturellement on voye bien que c'est pas le denier du culte, la brocante de dimanche, l'agence himmobilière qui vient de vendre votre baraque sans vous le dire ou encore des pizzas à des milliards d'écus. Mais moi ma fugitive intuition, car il faut toujours écouter les acouphènes qui se propagent en rangs serrés surtout d'ailleurs en Lorraine, c'est que ce gars-là ça faisait un drôle de bruit, "Macron président", mais surtout pour lui passeque nous, au fond, on veut ce qu'on veut, comme s'il se demandait s'il faut vraiment y croire, comme justement le denier du culte...

05/02/2017

Extime is money

Hassez  perplexe devant cette affaire d'extime, en gros on raconte ses campagnes, quoi... Passeque l'aute n'est pas soi et que c'est plein de chiralité dans le miroir ; banco j'en ai justement une pas neuve, que j'ai trouvée toute seule immédiatement, qui est indéracinable en béton harmé, et qui prouve bien ce qu'elle veut. Et curieusement c'est les banques que je veux bien démonter en quatre, et même pire pas le lampiste, ce qui est ma coutume, non, les méthodes elles-mêmes. De la vraie grande bonne dégueulasserie mais hattation voilà comment ça se présente.

 

C'est parti. Il nous faut d'abord une chute boursière, pas une historique, non, une qu'on a tous les deux, trois, cinq ans, qui met de un mois à une semaine pour se décider, avec un CAC qui se ramasse sur le coup des quatre ou des trois mille  points. Voilà, le décor est planté comme dirait Renaud, alles klar Kommissar, no question, on peut rajouter de la toile adonc hors les perroquets ! Il faut autre chose, un client avec des actions, c'est à dire toi moi nous, attendu que le moindre fonds en contient ; simplement c'est une question de dosage, et iil faut que le produit (berk !) soit suffisamment dynamique (re-berk !) pour que la chute nous inquiète toi moi nous le client, le cochon de client comme il y a les cochons de patients. A ce moment-là on a vraiment tout, sauf les hideux employés de la banque,  occupés à autre chose : mettre en place un nouveau produit (re-re-berk).

 

Dès que c'est cuit c'est nous le client qui l'est, cuit. Ca commence, téléphone en plein après-midi pour bien faire ch...

- Et ça va encore empirer, cher monsieur !

La chute, bien sûr, c'est-à-dire ipso facto celle de vos thunes, pleines d'actions petit malheureux ! Mais lui magnanime va vous échanger votre ancien produit bourré d'hactions pourraves contre son tout beau nouveau produit farci de magnifiques obligations ; à leur plus haut puisque les actions sont à leur plus bas ! Sans parler de sa grosse commission de petite ordure...

 

Et nous vous le client qu'est-ce qu'on voit ? Rien, d'abord parce qu'on faisait autre chose à ce moment-là, ensuite parce que depuis quelques jours on est plutôt blême sur le sujet... On ne réalise même pas ce tour de force de la connerie consistant à simultanément acheter au plus haut et vendre au plus bas ! Et haprès ? La bourse va remonter, bien sûr ! Et le téléphone recommencer, qu'est-ce que vous foutez avec des obligations de merde alors que les perspectives des actions etc. Et crac, la même commission pour le glandu, et la même connerie d'acheter cette fois des actions chères avec des obligations mortes !

 

A ce train-là on va se mettre à sec... Bien sûr ! Hé ? Bien sûr ! I s'en tapent ! Non justement ils en profitent, la banque sniffe tranquillement l'oseille des comptes. Combien ça dure, un compte ? Vingt ans, trente ans, toutes manières le client s'en va pour d'autres raisons... Ca se voit jamais !