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07/01/2018

Pour en finir...

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... avec ce retour de l'antisémitisme...

 

On connaît la vieille plaisanterie auvergnate : pendant l'occupation, on a accueilli et planqué les Izraélites dans nos fermes, mais c'était... pour mieux les plumer ! Ou encore Laval : "Pour rouler un Auvergnat, il faut deux Juifs !" Plus près de nous, Millet : "Pire que le Juif, il y a l'Arménien ; et pire que l'Arménien, il y a l'Auvergnat !"

 

C'est bon enfant et ça ne l'est pas ; car dangereux... Dangereux par une sorte d'accoutumance. Pour nous c'était la bonne plaisanterie des familles et n'allait guère plus loin. En France, cela reposait néanmoins sur un préjugé sérieux : Israélite = argent. Dans un Cendrars, en Amérique du Sud un protagoniste nous sert : "Un Juif fauché, j'avais encore jamais vu cela !". Mon père soi-même, qui au fond devait pas mal se foutre de toutes ces questions, nous apprenait, avec un sérieux d'une froide objectivité :

 

- En France, l'argent est à Gauche, protestant ou juif, et franc-maçon.

 

Pour la partie qui nous intéresse ici, cela remonte jusques à la première Francie ; quatre professions tout au plus, le guerrier, l'ecclésiastique, le paysan nourricier, l'artisan homo faber. Hinterdit au guerrier de tirer revenu de ses propres mains, et à tous du prêt d'argent : l'usure. L'argent est utilisé, s'use. On aperçoit déjà la notion, au moins potentielle, d'inflation. Toutes manières les rois de France (Philippe le bel !) trichaient assez, faux-monnayaient même... Et personne pour prêter de l'argent, moyennant bien sûr l'usure, compensation des diverses érosions monétaires, puisque la pratique en était interdite, donc, mais aux Français, aux Franciens seulement ! En Italie du Nord, ce sont les Israélites qui s'en chargaient. Qu'à cela ne tienne, on les laisse rentrer en France, mais sans qu'ils puissent en acquérir la nationalité ; libres, en quelque sorte. Et l'argent pouvait circuler, rendant de grands services ! Il en reste quelque chose avec ces grosses boîtes qui commencent par fabriquer des vélos ou des cartes-mères, puis connaissent une ascension phénoménale en utilisant leurs capitaux sur les marchés boursiers.

 

Du coup cela rend jaloux, on admet bien que le commerçant devienne riche, moins qu'il la ramène un peu trop. Surtout en France, mais dans toute la vieille Europe (Kristallnacht). Ce qui fait que souvent, comme ce sont bel et bien les Israélites qui sont à la base du développement économique, le terme "antisémitisme" n'est qu'un habillage de quelque chose que l'on pourrait appeler "antimercantilisme", qui lui englobe absolument toutes les communautés humaines. Ceci seul change pas mal la manière de voir les choses.

 

Mais il y en a d'autres ! J'ai un ami, rencontré au hasard d'affreux trajets boulot, soir et matin, Nancy-Strasbourg... Pas de la tarte ! Un matin on n'était que tous les deux sur nos banquettes, la converse va sur qu'il me faut prendre son adresse pour je sais plus quoi ; son adresse, donc son nom...

 

- Staal.

 

- C'est l'acier en... flamand, non ?

 

- Je suis juif...

 

Bé ? Mais quel rapport ? Ca me dit pas pour le flamand et pour l'hacier ! Stahl, Сталин... Et voilà qu'il est gêné ! Pourtant il est taillé deux fois comme moi, chef d'une PME... La religion j'en ai pas, je peux pas m'y intéresser ! Ha si j'ai un cousin par alliance, un égyptologue... Ben on les a mariés dans cette liturgie et voilà tout ! Je trouvais cela plutôt exotique, mais discret... Ca s'harrêtait là.

 

Havec nos Narabs mainenant c'est une aute paire de manches. Mais il y a des points communs. Ces Narabs, comme tout le monde, leur préoccupation c'est eux : une position bien artificielle qui prend fin, le pétrole. Se sentant pris au piège, d'autant qu'on va plus vite qu'eux en basculant déjà pas mal dans "l'après-pétrole", ils s'agitent ; brandissent des tas de complaintes, dont l'éternel antisémitisme . Voilà qui remet tout le monde d'accord, ou qui est censé le faire, et... autour d'eux ! De la même manière que les погромы d'Europe centrale, les bûchers de Saint-Louis et tout le reste. Oncle Wolf c'était pareil, c'est surtout quand il s'est vu foutu que ses discours ne comprenaient plus que cela, les Juifs ci ou les Juifs là. havant il s'en tapait, il le dit lui-même dans son bouquin, au tout début. Коба itou, la purge des toubibs en quarante-sept n'est rien d'autre q'un vaste погром ; fallait bien remplacer la guerre par une autre union sacrée au moment du désenchantement des premières années de retour à la paix... Partout, le Juif utile ! C'est horrible mais c'est bien cela.

 

Evidemment il y a la partie cachée ; le fameux "Comme les autres, simplement un peu plus que les autres". L'excellentissime Passou nous le révèle dans son Portrait, qui relate pratiquement la saga, comme on dit, des Rothschild depuis leur arrivée en France, à partir de la branche de Francfort, sous la Restauration. "Un peu  plus que les autres", ainsi c'est cela qu'ils pensent, qu'ils diffusent ; pas étonnant que... Mais quand bien même ! Reproche-t-on aux Bretons de se vouloir les plus têtus, aux Auvergnats les plus matois, aux Allemands les plus sérieux, aux Russes les plus spiritualistes, aux Italiens les plus amoureux, aux Anglais les plus classos, aux Chinois les plus civilisés, aux Ricains les plus pragmatiques ? Foutre non...

 

Et puis aussi... Tout y passe ! Apatrides, une vraie Mafia... Ils s'entraident, bien oui : tout comme les Rotariens les Maçons les Enarques... Les X. ! Mais il ne faut pas se faire d'illusion : s'ils sont si riches, cela n'a rien de surnaturel : ils gagnent beaucoup et dépensent peu... Sans dec ! Ils gagnent beaucoup parce qu'ils ont la culture à cela, peut-être... Mais aussi parce qu'ils bossent comme des ânes ! Ils dépensent peu, parce que, toujours culturellement, ils bannissent l'ostentation. Et là il y a en effet un aspect religieux : les Protestants sont un peu comme eux, boulot plus épargne, les Catholiques ce serait plutôt l'inverse liturgies magnifiques, belles maisons... On dira que l'Israélite se cache... En Juif ! Boh nous les Arvernes aussi, à ce compte-là... Fermes miséreuses, bêtes dégueulasses, mais... quelques bons hectares de forêts ! Havec les champignons... C'est ça la foi du charbonnier ! Apatrides maintenant : là en revanche il y a du nouveau ! Les patries tombent... havant les israélites ! Même là leur bon Dieu... Eh oui c'est fini mainenant c'est le Monde ; le monde gros village comme on dit impossible de revenir en arrière ! Même pour le Sri-Lanka la Terre de Baffin... Hon est tous hun ! Alor le cas des Izraélites c'est comme çui de Pierre Paul Jacques... Totalement forclos ! Il n'y a plus que des zumains... Encore quelques dingos genre Kim ou Narabs ensuite il n'y paraîtra plus ! Et puis alors des trucs gravissimes comme le nez crochu... Là c't'à hurler. qui s'amuse à se balader en nez crochu aujourd'hui ? Havec des lorgnons ! Evidemment ça vaut pas le monocle à Saint-Loup ! A Max Jacob...

 

Si on fait le bilan, aucun intérêt : tout le monde est comme-ci ou comme-ça. Reste que ce fromage, l'antisémitisme, revient, fait son come back comme une maladie qui ressurgit. On sait pourquoi cette fois-ci, mais enfin les Narabs ont bon dos comme oncle Wolf avait bon dos. Sans un solide substrat l'antisémitisme faf ou enturbanné ne serait rien du tout. D'autant qu'ils sont copains comme cochons, ces religieux idéologues, et même les pires, les monothéistes. I se ressemblent s'assemblent. Avec les polythéistes (certains penchants du christianisme) on pouvait discuter ! Pas d'intégristes là-dedans. Avec tous ces fous de Dieu, ou Hegel, on peut que crever. Pourquoi ? Passeque nous le reste du monde on représente une menace un peu plus terrible pour eux, et qui à tout le moins va les achever, ces idéologies : la science ; comme quoi on peut pas traiter un problème sans les traiter tous...

 

29/11/2017

Autostrada per favor

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Vous êtes sur une autoroute départementale... Euh non... Mais si ! Passeque justement elle est déserte pire que le Taklamakan. Mais halor : ничево нет ! Vacuité sidérale... Même rien qui pouldroie, ni une seule fliquemerde immonde ! Le vide modèle Arsonval-Dewar. Et hadonc vous bombez ferme ; à vrai dire ferme non, dans la légalité, mettons cent soixante cent quatre-vingts, par là. Et vous havez, tenez-vous bien, quatre voies. Météo CAVOK, le regard porte à dix bornes devant, et aussi à dix bornes derrière, et sur les côtés itou. Pas une seule tire ni même le moindre scoot à voir. Comme si une bombe hatomique les avait toutes renvoyées au moins sur la lune. Sauf la vôtre bien sûr, une horrible horreur sortie des chaînes de chez Macheprautomobiles. Hen papier mâché ! Un détail, l'autoroute commence à tourner sur la gauche ; enfin non, pas un virage, une subreptice inflexion... Dans les vingt degrés maxi ! Pas de quoi s'abrutir en têtes-à-queue... Infléchie précisément pour en accueillir une, de route départementale ! Une petite pas bien grosse, qui s'amène de la droite... A huit cents mètres devant vous ! Une petite départementale et une petite bagnole... Donc il en reste au moins deux sur terre ! Ha ça converge... L'ennemi roule comme vous à cent quatre-vingts normalement ; vous le rattrapez à la même vitesse ! Alles klar Kommissar...

 

Il est dans les entre midi. Ca bombe, mais ça plombe haussi : on est dans le grand Sud ! Snif... Rien qui vibre le pare-brise est aussi désert que le désert ! On n'est plus à huit cent mètres, mais on est encore à plus de six cents de la lugubre chignole qui se démène s'amène... Pile dans le collimateur ! Ouverture du feu autorisation de tir... Balancez les missiles ! Les torpilles... Огонъ ! Non je galège on est des gentils des missiles on en a pas. D'autant que dans le grand Sud on n'y est pas, c'est dans une salle de code de la route qu'on y est, et l'autoroute et la départementale porteuse du pingouin sur une bête diapo ; gigantesque mais bête quand même. Pourquoi ? Passeque  la question de la diapo is following :

 

- Vous êtes sur une route départementale... Euh non...

 

La question je vous la donne Emile : vous continuez sur la même voie sans rien changer à votre allure (a), ou vous vous déportez légèrement sur la gauche (b) ? La réponse c'est le (a), le bon gros truc de péteux immonde, mais ce que je vous donne Emile, c'est la réponse : en gros c'est vous le bon con si vous infléchissez votre trajectoire vers la gauche, hattendu que vous serez solidement responsable de tout ; donc restez tranquillos là où vous êtes, quitte à passer au ras des moustaches de ce type qui, sur sa départementale, vous est incommensurablement inférieur. C'est à peu près cela, les ordures, les porcs. J'ai un ancien copain qui s'amuse systématiquement à cela dans les extérieurs de Nancy : il mentonne grave, se fait accrocher etc. Mais maintenant l'assurance l'a repéré, du coup il la ramène moins, cet abject.

 

Qu'est-ce que cela traduit ? D'abord cette histoire de mentonner parce que l'on est sur une route qui a la priorité... C'est la route, qui délivre cette priorité, qui au reste est surtout une obligation. Rien à voir havec des qualités identitaires ! Et puis quand bien même cette priorité conférerait une quelconque supériorité ? Ce serait une supériorité routière, mais en aucune façon une supériorité générale, donc à la fois physique, intellectuelle, d'argent bien sûr ! Une supériorité partielle n'induit en aucun cas une supériorité générale. Remember au jeu des Mille bornes, L'Increvable peut néanmoins tomber en panne d'essence... Sinon le meilleur joueur de foot serait plus professeur que les professeurs, plus pharmacien que les pharmaciens, plus intellectuel que tous les Germanoprations, plus marin que Kersauzon, plus cavalier que Portat des Oncelles et plus riche que Largo Winch...

 

Et même en admettant... Pourquoi s'encastrer avec un inconnu dans cette éternelle relation d'ordre (a > b) quand il y a la place pour neuf mille véhicules ? Chacun son chemin, bordel ! C'est typique, cela, ce sombre irrédentisme vers des repères, quels qu'ils soient. Sainte Trouille ! Foireuse foiraison... Grande peur de la solitude ! Vous arrivez devant la porte vitrée d'un immeuble très moderne, commencez à la pousser... Clac clac clac ça résonne derrière vous on s'active on s'évertue pour que vous lui teniez la lourde que vous l'acceptiez le RECONNAISSIEZ ! Vous êtes devenu celui qui décerne les autorisations de continuer ; sûrement vous allez présenter le con à tout le monde dans l'himmeuble et peut-être même l'adouber ! Tout seul il était perdu... Pour un peu il aurait attendu un autre, le premier au hasard, pour pénétrer havec. L'autoroute c'est pareil pas question d'indépendance nulle question de s'ignorer... "Croiser le regard", comme ils disent chez Code Rousseau, semblant ignorer qu'il n'est de rixe qui ne commence, comme au jeu du Long cours, par un "regard mauvais". On se frite mais on se RECONNAIT on se donne mutuellement l'autorisation de respirer, même pour cogner dedans, on s'intégre mutuellement au petit groupe social que du coup on est en train de fonder. Le type en bagnole si vous déviez trop il va croire que vous l'ignorez ostensiblement il va se vexer peut-être même s'accrocher à vous ! Comme un électron à son proton...

 

Quand même il y a la solution d'avancer seul de creuser son chemin mais pour cela il faut s'intéresser à autre chose qu'à manipuler des humains.

10/10/2017

Petite histoire vécue dont on pourrait tirer des conclusions ?

Il y avait autrefois à Paris tout en haut des Champs-Elysées un cinéma qui passait des films anciens à des prix imbattables entre midi et deux pour les étudiants fauchés. J'y ai vu "Chantons sous la pluie" trois fois dans la même semaine... et j'ai même failli m'y faire assassiner ... (ça c'est pour le suspense)

 

Je recopie une partie d'un article de journal découpé à l'époque* :

 

 

Paris, 2 mars 1964

 

Drame dans un cinéma parisien. Une spectatrice poignardée par un noir

 

Une jeune femme a été frappée à coups de couteau par un noir...dans le cinéma "Les Champs-Elysées". La jeune femme, Mme Carmen G.... regardait le film "Chantons sous la pluie" lorsque l'homme se jeta sur elle et lui porta plusieurs coups de couteau. Mme G a été atteinte à la gorge et à la poitrine. .../... Des spectateurs maîtrisèrent l'énergumène qui fut conduit au commissariat de police..../..."J'ai frappé Mme G. , a-t-il dit, parce qu'elle me devait de l'argent". Les policiers mettent en doute cette explication car l’homme ne paraît pas jouir de ses facultés mentales et il est possible qu’il ne connaisse pas la victime.

 

 

En fait, lorsque la femme a crié et que le film s’est arrêté, j’étais furieuse. Des gens s’étaient levés, ils cachaient l’écran , quelqu’un à côté de moi a dit : « Oh, encore une qui a une petite crise ! » Mais nous avons entendu l’ouvreuse qui disait : « Fais allumer la salle, il lui a fichu un coup de couteau. »

 

Surprise, étonnement, attente, curiosité,  puis la police est arrivée qui a emmené l’homme, je n’ai même pas vu la femme.

 

 Puis le film a enfin continué. 

 

 *en cherchant sur internet (on y trouve décidément tout) et en mettant le nom de la victime j'airetrouvé dans'Paris Jour' un article qui relate le fait divers mais ce n'est pas cet article là que j'ai gardé (je ne lisais pas Paris Jour !)

 

 

Lucy, almost in the sky without diamonds