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29/04/2018

Pamphlets

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Bien modestement, j'ai fini par me faire une vague idée sur cette question. Pas sans mal ! Les théories varient sur ces pamphlets. Une antienne est qu'il y a deux Ferdine, celui des quatre pamphlets d'une part, celui du reste de son oeuvre d'autre part. A preuve, nulle part on ne parle de Juifs dans le Voyage, Casse-pipe, Guignol's band, Rigodon, enfin tous. C'est parfaitement lisible ! Mais il y a des rusés. Des finasseurs. Le style de Ferdine aurait, en soi, une réverbération fasciste ! Au début cela surprend. Je vous ai déjà infligé un pauvre billet là-dessus. En réalité, et en un mot comme en cent, le style de Ferdine est admirable parce qu'il est excessif, asymptotique, illimité, extraordinairement violent. On progresse. Mais toujours pas d'antisémitisme. Qu'ont donc de si antisémite ces pamphlets ?

 

Rien : leur sujet, tout simplement. L'écriture est la même qu'ailleurs. Peut-être d'une cohérence renforcée dans la mesure où ce sont des romans de haine. Mais ce qu'on ne comprend pas, c'est que ce sont des romans de haine avant même d'être des romans antisémites. La clé est là.

 

En soi, une écriture qui file vers la violence, l'outrance, la démesure, l'impossible, une introuvable perfection n'a rien qui doive étonner, encore moins choquer. Toute littérature ne peut exister que mue par une sorte de ferveur saint-exupérienne. Quand on écrit, on cherche justement ces moments-là, qui peuvent durer trois quarts d'heure, plus... Instants privilégiés ! On ne se contrôle pas. Et c'est ce que l'on veut ; on compte sur les relectures pour réintégrer le monde du raisonnable. Si on laisse, c'est boni, facile à faire. La plus humble bluette devient, sur le clavier, de la plus extrême violence.

 

Poussons le bouchon un peu plus loin, avec l'apparition des Juifs dans l'affaire. Celle-ci a pris un tour critique, presque imprononçable, avec ce retour des grands massacres par les nazis, cette extermination, cet holocauste. Ce qu'il faut bien voir, c'est que celui qui écrit ne songe plus du tout à ces choses. C'est avant que la question doit se poser. Soyons honnête, qu'est, d'une manière générale, la résonance du mot "Juif". Avant toute chose, assez bénigne. Presque un brin exotique. Beaucoup moins néanmoins que si l'on dit "Africain" ou "Asiatique". Il y a quelque chose d'hypocoristique dans cette appellation. Il y a quelque chose qui ne cherche pas à faire le mal. Alors pour un Ferdine, pris de la grande fièvre d'écrire, le Juif est un ennemi désigné : mais avant qu'il n'écrive, pas au moment où il écrit ! Tout est dans dans cette incroyable nuance. Lorsqu'il écrit, il flingue avec frénésie un client qu'il ne connaît pas ; qu'il ne connaît plus. Qui n'est que "la cible" ; il le flinguerait presque par amour ! Par dévotion par ferveur... Il occulte le fait qu'il encourage ces camps. Qu'il se montre antisémite. Ajoutons que pour lui c'est véniel, la fine fleur de l'intelligentsia l'est comme elle sera sartrienne peu après.

 

Maintenant, ce que l'on peut lui reprocher, ce qu'on est en droit de lui reprocher, ce sont deux phases : après la séance d'écriture, avant la séance d'écriture. Et là c'est gros. La première, c'est précisément après la séance d'écriture. La relecture qui suit. Par définition, l'auteur est calmé. Pourquoi ? S'il était en pleine effervescence, eh bien il en profiterait pour continuer à écrire ! A créer. A pisser de la copie. Logique ? A noter bien sûr que cette relecture peut très bien s'effectuer des jours après. Peu importe, l'essentiel est qu'il n'est, par la force des choses, plus dans l'excitation de celui qui écrit, mais dans le calme un peu ennuyé de celui qui se relit. Et là, comment diable peut-il bien faire pour ne pas se demander qui sont ces Juifs dont il parle, pourquoi il se défonce tellement à les flinguer, ce qu'il a à voir avec eux. Dans le deuxième temps de cette même phase, les conséquences que peuvent avoir sur les gens de l'action des propos aussi convaincus. Il en est responsable ! S'en fout-il ? Oui, ou non... C'est quand même un cap décisif. Le doute devrait se glisser dans son esprit, il devrait entrevoir l'option de... raccrocher. Quelle dictature juive, pour reprendre la légende de la photo ?

 

La seconde phase, c'est en fait la première, celle qui précède la séance d'écriture. Ferdine aimait à écrire le matin. Peu importe. Le reste du temps, mettons l'après-midi, la soirée, il a la tête dans sa vie courante. A l'époque des Pamphlets, il exerçait ce métier de médecin, de dispensaire. Il côtoyait des gens, des pratiques. Lorsque l'on s'ennuie dans la vie courante, à quoi se met-on à poster, vers où se réfugie-t-on ? Son oeuvre. Ici, ses Pamphlets. C'est-à-dire qu'en plein jour, hors de chez soi, dans ou hors de son cabinet, il se disait déjà : demain, je casse du Juif. Quelle excitation ! Inacceptable. Proprement inacceptable. Surtout en en recevant, des Juifs, dans son cabinet. En en croisant dans la rue ; chez les commerçants, certains eux-même juifs. Non cela ne va pas. Pas du tout. Cette préparation de la séance d'écriture, c'est la pierre de touche. Celle qui fait qu'on l'a dit antisémite.

04/02/2018

Démocratisme

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Une belle nouveauté... Intéressante ! De derrière les fagots. On nous dit, en un mot comme en cent, que ces fameux Pamphlets ne sont pas, bon an mal an, le pire du plus pire du Ferdine ! Ca halor... Tout est pire, adonc, chez lui. A commencer par... le Voyage ! Le Voyage qui sanctifiait toute l'oeuvre... A pire c'était le seul recevable... Mais il l'était ! Maintenant non, plus personne. Nulle rédemption. Au gnouf ! Plus question de se compromettre tout est horrible abject. Surtout le Voyage ! Ha ben meldalor...

 

Et pourquoi donc, je vous prie ? Parce que le Voyage est le premier qui dévoile le STYLE de Ferdine. Et ce style, eh bien je vous le donne Emile, qu'a-t-il donc pour troubler le breuvage ? Il est FAF. Houi, vous avez bien lu, c'est un style fasciste, parce qu'il y a, donc, des styles fascistes. Trop fort. Mais pas si con. Vous l'allez bien voir. Bien sûr, on a cherché à définir ce que pouvait être un style fasciste ; on parle de transparence, de populisme... On détaille ! Et un style démocratique halor ? Pas banal... Sacrée définition ! Va quand même pas ressortir sir Winston ? Que non. La réalité est ailleurs. Un style, en tous temps et en tous lieux, c'est une quête de l'absolu ; point barre. Donc ça va filer aux essetrêmes ! Hasymptotique... Rien  de mièvre ! Et ce qu'on ne dit pas, c'est que tous les styles c'est comme cela... Dans l'esprit de l'écrivain ! Dans celui du lecteur naturellement cela peut rendre un son différent... O combien... Voilà pourquoi les artistes filent aux extrêmes ! Nazis sartriens maoïstes sinon rien ! Pas complexe. A force de vivre dans l'asymptote on en veut pour tout ! D'où le très grand danger représenté par ces intellectuels engagés ; de tous les intellectuels, d'ailleurs : ils souffrent d'extrêmisme, du coup la population entière, qui les regarde, passe à l'action ; la калаш prend la place du clavier voilà tout.

 

La démocratie c'est précisément l'inverse. On devrait dire "démocratisme", au reste. La démocratie, c'est une action, c'est un fonctionnement, une organisation politique de la société. Elle consiste très précisément en un calcul. On accumule tout simplement les choix idéologiques (donc fascistes !) de tous les citoyens. Est-ce une addition, ou une multiplication ? Toujours est-il que ce qui ressort de ce calcul, fait sur des données idéologiques, c'est une donnée pratique, laquelle ne va plus aux extrêmes. Well ! Pas facile d'y entraver... On a pris de l'horreur, on en fait quelque chose qui ne devrait pas marcher mais qui marche quand même ! Pourquoi ? Tout est dans le mystère de ce principe, qui touche au holisme : le tout n'est pas la somme des parties. C'est passionnant ! Réfléchissons cinq secondes : que fait-on dans un travail de synthèse ? Comme son nom ne l'indique pas, on commence par analyser ! C'est-à-dire que l'on décompose en éléments simples. Ensuite on va recommencer à combiner entre eux, deux à deux, les éléments de ce joli tas. Par agrégations successives, on finira par obtenir un objet de synthèse unique. Voilà notre synthèse. Mais si l'objet obtenu est unique, c'est donc le même que celui dont nous disposions à l'origine, avant la dissection de l'analyse ? Tout ce travail pour rien ! Eh bien non, parce qu'il n'y a pas qu'une agrégation possible. Une agrégation, c'est un ensemble d'éléments, on est bien d'accord. Seulement on n'a pas dit que, à chaque stade, elle devait les comprendre tous, et dans la même proportion ! Autrement dit, c'est paramétrable, une agrégation. Et l'on voit que tout se tient dans ces liens entre éléments. D'eux dépend tout ! La loi de composition de l'agrégation est dans ces liens. Et elle consiste en quoi ? Eh bien dans la recherche d'un certain but. Autrement dit, en fonction de ce but, on ne va pas faire appel aux mêmes éléments, ni aux mêmes paramétrages, pour cette agrégation. On pige donc aisément que la synthèse n'ait plus rien à voir avec le texte que l'on a commencé par analyser. Au passage, on remarque aussi qu'un bon logiciel d'IA se trouve tout à fait adapté pour calculer un résultat à partir de briques éparses, et d'un goal comme ils disent. Donc la machine c'est l'homme, voilà une question qui semble réglée.

 

Et voilà pourquoi ce "démocratisme", partant des mêmes données (les pulsions de chacun) que le gros fafisme, arrive à des résultats diamétralement opposés aux siens. Surtout, un grand équilibre, et des limites.

 

Où l'on voit que, partant de Ferdine, tous les chemins y mènent !

07/01/2018

Pour en finir...

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... avec ce retour de l'antisémitisme...

 

On connaît la vieille plaisanterie auvergnate : pendant l'occupation, on a accueilli et planqué les Izraélites dans nos fermes, mais c'était... pour mieux les plumer ! Ou encore Laval : "Pour rouler un Auvergnat, il faut deux Juifs !" Plus près de nous, Millet : "Pire que le Juif, il y a l'Arménien ; et pire que l'Arménien, il y a l'Auvergnat !"

 

C'est bon enfant et ça ne l'est pas ; car dangereux... Dangereux par une sorte d'accoutumance. Pour nous c'était la bonne plaisanterie des familles et n'allait guère plus loin. En France, cela reposait néanmoins sur un préjugé sérieux : Israélite = argent. Dans un Cendrars, en Amérique du Sud un protagoniste nous sert : "Un Juif fauché, j'avais encore jamais vu cela !". Mon père soi-même, qui au fond devait pas mal se foutre de toutes ces questions, nous apprenait, avec un sérieux d'une froide objectivité :

 

- En France, l'argent est à Gauche, protestant ou juif, et franc-maçon.

 

Pour la partie qui nous intéresse ici, cela remonte jusques à la première Francie ; quatre professions tout au plus, le guerrier, l'ecclésiastique, le paysan nourricier, l'artisan homo faber. Hinterdit au guerrier de tirer revenu de ses propres mains, et à tous du prêt d'argent : l'usure. L'argent est utilisé, s'use. On aperçoit déjà la notion, au moins potentielle, d'inflation. Toutes manières les rois de France (Philippe le bel !) trichaient assez, faux-monnayaient même... Et personne pour prêter de l'argent, moyennant bien sûr l'usure, compensation des diverses érosions monétaires, puisque la pratique en était interdite, donc, mais aux Français, aux Franciens seulement ! En Italie du Nord, ce sont les Israélites qui s'en chargaient. Qu'à cela ne tienne, on les laisse rentrer en France, mais sans qu'ils puissent en acquérir la nationalité ; libres, en quelque sorte. Et l'argent pouvait circuler, rendant de grands services ! Il en reste quelque chose avec ces grosses boîtes qui commencent par fabriquer des vélos ou des cartes-mères, puis connaissent une ascension phénoménale en utilisant leurs capitaux sur les marchés boursiers.

 

Du coup cela rend jaloux, on admet bien que le commerçant devienne riche, moins qu'il la ramène un peu trop. Surtout en France, mais dans toute la vieille Europe (Kristallnacht). Ce qui fait que souvent, comme ce sont bel et bien les Israélites qui sont à la base du développement économique, le terme "antisémitisme" n'est qu'un habillage de quelque chose que l'on pourrait appeler "antimercantilisme", qui lui englobe absolument toutes les communautés humaines. Ceci seul change pas mal la manière de voir les choses.

 

Mais il y en a d'autres ! J'ai un ami, rencontré au hasard d'affreux trajets boulot, soir et matin, Nancy-Strasbourg... Pas de la tarte ! Un matin on n'était que tous les deux sur nos banquettes, la converse va sur qu'il me faut prendre son adresse pour je sais plus quoi ; son adresse, donc son nom...

 

- Staal.

 

- C'est l'acier en... flamand, non ?

 

- Je suis juif...

 

Bé ? Mais quel rapport ? Ca me dit pas pour le flamand et pour l'hacier ! Stahl, Сталин... Et voilà qu'il est gêné ! Pourtant il est taillé deux fois comme moi, chef d'une PME... La religion j'en ai pas, je peux pas m'y intéresser ! Ha si j'ai un cousin par alliance, un égyptologue... Ben on les a mariés dans cette liturgie et voilà tout ! Je trouvais cela plutôt exotique, mais discret... Ca s'harrêtait là.

 

Havec nos Narabs mainenant c'est une aute paire de manches. Mais il y a des points communs. Ces Narabs, comme tout le monde, leur préoccupation c'est eux : une position bien artificielle qui prend fin, le pétrole. Se sentant pris au piège, d'autant qu'on va plus vite qu'eux en basculant déjà pas mal dans "l'après-pétrole", ils s'agitent ; brandissent des tas de complaintes, dont l'éternel antisémitisme . Voilà qui remet tout le monde d'accord, ou qui est censé le faire, et... autour d'eux ! De la même manière que les погромы d'Europe centrale, les bûchers de Saint-Louis et tout le reste. Oncle Wolf c'était pareil, c'est surtout quand il s'est vu foutu que ses discours ne comprenaient plus que cela, les Juifs ci ou les Juifs là. havant il s'en tapait, il le dit lui-même dans son bouquin, au tout début. Коба itou, la purge des toubibs en quarante-sept n'est rien d'autre q'un vaste погром ; fallait bien remplacer la guerre par une autre union sacrée au moment du désenchantement des premières années de retour à la paix... Partout, le Juif utile ! C'est horrible mais c'est bien cela.

 

Evidemment il y a la partie cachée ; le fameux "Comme les autres, simplement un peu plus que les autres". L'excellentissime Passou nous le révèle dans son Portrait, qui relate pratiquement la saga, comme on dit, des Rothschild depuis leur arrivée en France, à partir de la branche de Francfort, sous la Restauration. "Un peu  plus que les autres", ainsi c'est cela qu'ils pensent, qu'ils diffusent ; pas étonnant que... Mais quand bien même ! Reproche-t-on aux Bretons de se vouloir les plus têtus, aux Auvergnats les plus matois, aux Allemands les plus sérieux, aux Russes les plus spiritualistes, aux Italiens les plus amoureux, aux Anglais les plus classos, aux Chinois les plus civilisés, aux Ricains les plus pragmatiques ? Foutre non...

 

Et puis aussi... Tout y passe ! Apatrides, une vraie Mafia... Ils s'entraident, bien oui : tout comme les Rotariens les Maçons les Enarques... Les X. ! Mais il ne faut pas se faire d'illusion : s'ils sont si riches, cela n'a rien de surnaturel : ils gagnent beaucoup et dépensent peu... Sans dec ! Ils gagnent beaucoup parce qu'ils ont la culture à cela, peut-être... Mais aussi parce qu'ils bossent comme des ânes ! Ils dépensent peu, parce que, toujours culturellement, ils bannissent l'ostentation. Et là il y a en effet un aspect religieux : les Protestants sont un peu comme eux, boulot plus épargne, les Catholiques ce serait plutôt l'inverse liturgies magnifiques, belles maisons... On dira que l'Israélite se cache... En Juif ! Boh nous les Arvernes aussi, à ce compte-là... Fermes miséreuses, bêtes dégueulasses, mais... quelques bons hectares de forêts ! Havec les champignons... C'est ça la foi du charbonnier ! Apatrides maintenant : là en revanche il y a du nouveau ! Les patries tombent... havant les israélites ! Même là leur bon Dieu... Eh oui c'est fini mainenant c'est le Monde ; le monde gros village comme on dit impossible de revenir en arrière ! Même pour le Sri-Lanka la Terre de Baffin... Hon est tous hun ! Alor le cas des Izraélites c'est comme çui de Pierre Paul Jacques... Totalement forclos ! Il n'y a plus que des zumains... Encore quelques dingos genre Kim ou Narabs ensuite il n'y paraîtra plus ! Et puis alors des trucs gravissimes comme le nez crochu... Là c't'à hurler. qui s'amuse à se balader en nez crochu aujourd'hui ? Havec des lorgnons ! Evidemment ça vaut pas le monocle à Saint-Loup ! A Max Jacob...

 

Si on fait le bilan, aucun intérêt : tout le monde est comme-ci ou comme-ça. Reste que ce fromage, l'antisémitisme, revient, fait son come back comme une maladie qui ressurgit. On sait pourquoi cette fois-ci, mais enfin les Narabs ont bon dos comme oncle Wolf avait bon dos. Sans un solide substrat l'antisémitisme faf ou enturbanné ne serait rien du tout. D'autant qu'ils sont copains comme cochons, ces religieux idéologues, et même les pires, les monothéistes. I se ressemblent s'assemblent. Avec les polythéistes (certains penchants du christianisme) on pouvait discuter ! Pas d'intégristes là-dedans. Avec tous ces fous de Dieu, ou Hegel, on peut que crever. Pourquoi ? Passeque nous le reste du monde on représente une menace un peu plus terrible pour eux, et qui à tout le moins va les achever, ces idéologies : la science ; comme quoi on peut pas traiter un problème sans les traiter tous...