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13/01/2007

Ah la s... !

Bon un tout petit post, mais alors vraiment très modeste, juste pour voir si le monstre n'explose pas au milieu d'un mot.

Le monstre, c'est ma Solaris, pas la moto. La Yam, elle, ça va.  Avec sa robe toute noire, on est comme Vronski sur sa jument. Un petit cent quatre-vingt-dix sans rien faire, no problemo. De toutes manières j'avais meme rattrapé une ambulance allumée au cas où. Mais quand on est en forme, on peut faire beaucoup mieux que ça. Surtout la nuit. Evidemment il ne faut pas croiser un canard ou un boa constrictor, ça ferait un peu comme quand on marche sur le tuyau de l'aspirateur.

Mais alors l'autre, la Solaris, macache. Ca se croit un ordinateur surpuissant, en réalité on n'y ferait pas tourner un Pac-man en noir et blanc. Donc pour y remédier le mieux c'était de lui coller des mémoires dans le buffet. Crac ! Quatre gigas. Ah elles étaient belles, les mémoires : et pas des toutes petites mémoires complètement terrées au fond de leurs slots, non, des énormes, et carrossées en aluminium bleu nuit du plus bel effet, s'il vous plait. Donc là comme il n'y a rien à comprendre je le fais, all right. Mais il y a aussi les ventilos, surtout celui du processeur qui trimballe à peu près le double de son poids en nicotine bien coagulée. Alors je lui en avais préparé un autre, de ventilateur, mais un comme on n'a jamais vu : des mécanismes, de la plomberie partout, des lamelles ciselées, ça venait au moins de chez Cartier.

Là où ça se complique, c'est que le ventilateur, il faut l'appliquer sur le dos du processeur avec en sandwich une pate thermoconductible, qu'on étale au doigt à peu près comme on réparait les chambres à air de vélo sur le bord de la route.  Le Dissoplast, ça s'appelait. Maintenant normalement on change tout le vélo. Enfin bon, je refous tout en place, cables, nappes de données (ah non c'est pas un post pour les filles), intestins et autres. En plus je n'oublie pas de rebrancher le courant électrique, ce qui est quand meme le signe d'une rare stabilité émotionnelle.

Ecran noir !  Alors là évidemment il y avait la solution vélo, mais je me suis contenté de changer la carte-mère et le processeur. Mais quand meme, j'ai pu garder la souris et le clavier. De toutes façons il marche pas tellement bien, le clavier. Mais le tréfonds du drame, c'est que les mémoires, on pouvait plus les mettre. Parce qu'elles ont changé. Pas les mémoires, les cartes-mères. Les mémoires, on ne peut en mettre que deux sur les quatre. On pourrait à la rigueur en mettre deux autres, ce qui ferait bien quatre, mais des différentes des premières. Et en plus il faudrait enlever les premières, ce qui ne ferait plus que deux. Heureusement du reste que je ne le savais pas, parce que sinon prévoyant comme je suis, si on compte bien j'en aurais commandé pour huit gigas ! Et pour finalement n'en mettre que deux !

Mais bon deux gigas ç'est pas mal quand meme. Les autres à la limite je peux encore m'en servir comme peigne, avec une de rechange. 

 

25/11/2006

In the rain...

Au risque de décevoir vous autres Français de l'intérieur, à Nancy il ne neige pas. Enfin, pas encore. Mais, quand meme, il pleut, et dru. Et ce qu'il y a d'ennuyeux, dans cette affaire, c'est qu'en plus ça le fait le jour du vernissage. Pas n'importe quel vernissage, celui où, à coté d'innombrables médiocrités laborieusement exhalées par de fortuits inconnus, il y a mes lanternes. Exactement, mes lanternes. Et un vrai vernissage, avec vraiment Monsieur le maire et Monsieur le curé. Enfin non. Non mais si. Et un coup gratos, of course, ça va mieux en le disant et surtout en le buvant.

Et pour y aller, comme il y a très peu de voitures en ville un samedi à dix-huit heures, la marquise décide d'y joindre la sienne. Jusque-là, ça va, et on se gare en fausse normalement. Seulement dans la tire il y avait un pébroque, et elle le savait, ça c'est sur. Préméditation qualifiée. Elle le sort, l'ouvre, ça continue à aller un peu quand meme... Et c'est là que tout a basculé : meme pas bourré et peut-etre justement à cause de cela, mu par un réflexe primaire et profondément idiot, JE LE LUI PRENDS DES MAINS !!!

Il n'est presque plus nécessaire de raconter la suite. Sans instruction préalable, sans formation particulière, dans la nuit noire et les phares aveuglants, sous la flotte pour ceux qui auraient pris en cours, me voilà aux commandes de ce truc... Et pas sur simulateur, en vrai ! J'avais déjà couché dans un igloo, sauté en parachute, pratiqué le karaté, passé des oxers doubles, des nuits sur des programmes en C++ et meme en Ada, monté 110 kg au développé couché, mais le pébroque, ça, pour moi c'était réservé aux cartes postales sépia et aux films de Jean Renoir.

 Et je te le prends d'une main, de l'autre, personne ne voit plus rien, ça remonte, et bim ! Une flaque d'eau ! Et on continue. Et le vent s'en mele, la portance... Ca veut faire comme avec le professeur Tournesol... Mais non, ça tient. Et voilà les autres, avec aussi des pébroques ! C'est le bouquet, l'anéantissement supreme... Milou, mon vieux Milou !

Et finalement, elle m'a dit : "On y est". Et c'était vrai, on était à la galerie. Parce que pendant tout ce temps-là, elle, elle savait où on était !

Ami lecteur, laisse tout faire aux femmes, meme conduire... Mais fais l'inventaire de la bagnole avant ! Enfin, essaie...