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04/02/2018

Démocratisme

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Une belle nouveauté... Intéressante ! De derrière les fagots. On nous dit, en un mot comme en cent, que ces fameux Pamphlets ne sont pas, bon an mal an, le pire du plus pire du Ferdine ! Ca halor... Tout est pire, adonc, chez lui. A commencer par... le Voyage ! Le Voyage qui sanctifiait toute l'oeuvre... A pire c'était le seul recevable... Mais il l'était ! Maintenant non, plus personne. Nulle rédemption. Au gnouf ! Plus question de se compromettre tout est horrible abject. Surtout le Voyage ! Ha ben meldalor...

 

Et pourquoi donc, je vous prie ? Parce que le Voyage est le premier qui dévoile le STYLE de Ferdine. Et ce style, eh bien je vous le donne Emile, qu'a-t-il donc pour troubler le breuvage ? Il est FAF. Houi, vous avez bien lu, c'est un style fasciste, parce qu'il y a, donc, des styles fascistes. Trop fort. Mais pas si con. Vous l'allez bien voir. Bien sûr, on a cherché à définir ce que pouvait être un style fasciste ; on parle de transparence, de populisme... On détaille ! Et un style démocratique halor ? Pas banal... Sacrée définition ! Va quand même pas ressortir sir Winston ? Que non. La réalité est ailleurs. Un style, en tous temps et en tous lieux, c'est une quête de l'absolu ; point barre. Donc ça va filer aux essetrêmes ! Hasymptotique... Rien  de mièvre ! Et ce qu'on ne dit pas, c'est que tous les styles c'est comme cela... Dans l'esprit de l'écrivain ! Dans celui du lecteur naturellement cela peut rendre un son différent... O combien... Voilà pourquoi les artistes filent aux extrêmes ! Nazis sartriens maoïstes sinon rien ! Pas complexe. A force de vivre dans l'asymptote on en veut pour tout ! D'où le très grand danger représenté par ces intellectuels engagés ; de tous les intellectuels, d'ailleurs : ils souffrent d'extrêmisme, du coup la population entière, qui les regarde, passe à l'action ; la калаш prend la place du clavier voilà tout.

 

La démocratie c'est précisément l'inverse. On devrait dire "démocratisme", au reste. La démocratie, c'est une action, c'est un fonctionnement, une organisation politique de la société. Elle consiste très précisément en un calcul. On accumule tout simplement les choix idéologiques (donc fascistes !) de tous les citoyens. Est-ce une addition, ou une multiplication ? Toujours est-il que ce qui ressort de ce calcul, fait sur des données idéologiques, c'est une donnée pratique, laquelle ne va plus aux extrêmes. Well ! Pas facile d'y entraver... On a pris de l'horreur, on en fait quelque chose qui ne devrait pas marcher mais qui marche quand même ! Pourquoi ? Tout est dans le mystère de ce principe, qui touche au holisme : le tout n'est pas la somme des parties. C'est passionnant ! Réfléchissons cinq secondes : que fait-on dans un travail de synthèse ? Comme son nom ne l'indique pas, on commence par analyser ! C'est-à-dire que l'on décompose en éléments simples. Ensuite on va recommencer à combiner entre eux, deux à deux, les éléments de ce joli tas. Par agrégations successives, on finira par obtenir un objet de synthèse unique. Voilà notre synthèse. Mais si l'objet obtenu est unique, c'est donc le même que celui dont nous disposions à l'origine, avant la dissection de l'analyse ? Tout ce travail pour rien ! Eh bien non, parce qu'il n'y a pas qu'une agrégation possible. Une agrégation, c'est un ensemble d'éléments, on est bien d'accord. Seulement on n'a pas dit que, à chaque stade, elle devait les comprendre tous, et dans la même proportion ! Autrement dit, c'est paramétrable, une agrégation. Et l'on voit que tout se tient dans ces liens entre éléments. D'eux dépend tout ! La loi de composition de l'agrégation est dans ces liens. Et elle consiste en quoi ? Eh bien dans la recherche d'un certain but. Autrement dit, en fonction de ce but, on ne va pas faire appel aux mêmes éléments, ni aux mêmes paramétrages, pour cette agrégation. On pige donc aisément que la synthèse n'ait plus rien à voir avec le texte que l'on a commencé par analyser. Au passage, on remarque aussi qu'un bon logiciel d'IA se trouve tout à fait adapté pour calculer un résultat à partir de briques éparses, et d'un goal comme ils disent. Donc la machine c'est l'homme, voilà une question qui semble réglée.

 

Et voilà pourquoi ce "démocratisme", partant des mêmes données (les pulsions de chacun) que le gros fafisme, arrive à des résultats diamétralement opposés aux siens. Surtout, un grand équilibre, et des limites.

 

Où l'on voit que, partant de Ferdine, tous les chemins y mènent !