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29/01/2018

Les_grillons

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III Les grillons

 

 Au bout de la rue s’ensuit un pont, un vrai médiéval, et de proche en proche un ou deux autres plus récents ou des passerelles.

- C'est la même rivière ?

- Oui.

Réponse hautement simple et scientifique... Se montrent aussi des pêcheurs à la ligne. La jeune fille s'arrête au beau milieu de l’édifice ; ils s'accoudent au parapet, surplombant l'eau et l'ambiance hésitante de la ville qui n'en finit pas de se mettre en route. Subitement il a envie de parler.

- Ca me rappelle quelque chose, mais alors quoi ?

- Un endroit comme ici ?

- Un peu ; ça devait être dans ma jeunesse.

- Dans ta jeunesse ?

- Boah...

 

En dévers, à quelque distance, une sorte de boulingrin avec des platanes ; des buis. Quelque chose d'attirant et réconfortant, qui met de la tiédeur sans qu'on sache pourquoi.

- Qu'est-ce que c'est, ce parc, là-bas ?

- Oh il y en a plusieurs, ici.

Les yeux de la fille sont déjà repartis, sur des tuiles ou d'autres ruelles qu'on entraperçoit, sans qu'il paraisse vraiment si elle se fixe sur le proche ou le lointain, ou simplement son monde intérieur. Autour, en guise d’animation, juste par-ci par-là un éclat de conversation venu peut-être de quatre cents mètres, ou alors une lente auto invisible, ou même pas grand-chose d'autre. Elle n'a pas l'air de vouloir bouger, miss Potelée, elle semble tranquille, on ne sait pas à quoi elle pense. Il allumerait bien un cigarillo ; n'en a pas envie spécialement : l'instant n'est pas à ces gestes bavards. Comme elle est accoudée sur la très large pierre de la rambarde, l'imposant bracelet a glissé de quelques centimètres le long de son avant-bras, presque replet ; non sans une certaine harmonie. On distingue clairement un « C » dans une autre lettre. Il ouvre la bouche pour poser la question ; il se ravise.

Sans qu'il ait pu s'y attendre, très progressivement, la musique de la veille s'est installée par bouffées dans sa tête ; avec cette brune splendide et l'immense tourbillon de la soirée. Est-ce la fille magnifique ou l'immédiate nostalgie qui l'y ramène ainsi ? Ce parfum qu'elle véhiculait, qui indiquait sa présence même quand un groupe ou une conversation la masquaient... Lourd, capiteux, sur elle adorable… La miss doit en porter aussi, à l’évidence, il n'y a pas de raison, toutes les femmes en ont... Mais elle doit choisir des trucs discrets, translucides, comme sa peau blanche finalement... Il se rapproche ; il y a bien quelque chose, légèrement plus typé qu'il ne l'aurait cru. Il reprend du champ, inutile qu'elle interprète… Le visage s'est tourné vers lui, on pourrait se demander ; non, elle ne cherche à rien exprimer d'autre qu'à son avis il est temps d'y aller. La courroie de son sac se rajuste sur son épaule, les sandales sont vérifiées, les taches de rousseur bien en place, on repart ; plus exactement elle repart, là c'est net, il la suit à côté. Il pense que c'est amusant et nullement désagréable d'être à la remorque, cela fait oisif, villégiature.

Le pont ramène en pente douce. Une rue, des rues, aérées, la présence calme des platanes, bien fournis. Des bancs, vides, sur chacun des côtés, attendant probablement le soir pour être occupés. De petites cours devant les pavillons, tout cela enclos, bien sûr, mais sans qu'on puisse en éprouver l'impression de quelque rigidité, de quelque verrouillage ; peut-être parce que bien souvent les portails sont clos avec négligence, quand ils ne sont pas restés largement ouverts. Une végétation magnifique, partout, entretenue ou non. De vraies couleurs chatoyantes, des formes, même les épineux se déclarent trop pour qu'on leur en veuille. Est-ce qu'elle y est sensible, à tout cela, la miss ? Les plantations, on croit que c'est des trucs de grand-mère mais non, au fond, c'est fait pour tout le monde, cela instaure comme de la musique. C'est de la vie, simplement on ne songe pas à s'en rendre compte. D'une certaine manière, c'est gratuit, et les choses gratuites sont les plus importantes. D'ailleurs ils n'appartiennent pas uniquement à leur propriétaire, les cyprès, les iris, les cactus ; on dirait qu'ils ont été posés là pour donner de l'harmonie à chacun. Même les cactus. Il y en a d'énormes, bien gras, aux amples courbes, pas du tout le genre espalier à la mexicaine. Au fil des villas ils se ressemblent ou non, se rappellent de loin en loin, renforçant la nouvelle impression d'universalité qu’ils déterminent.

La fille aussi regarde, tournant parfois la tête ; elle s'est remise à chantonner. En plus aigu que dans le chemin, pour venir. Elle est toujours avec son sac et ses infimes taches de rousseur, que l'on ne peut s'empêcher d’examiner. Ca la décore. Il s’abstient de trop la surveiller, de peur que cela ne rompe quelque chose. Quelle importance ? Il préfère éluder la question, d'ailleurs il n'a aucune visée sur elle, il ne la connaît pas, simplement il découvre cet unisson imprévu qui n'en est probablement pas un, fortuit, transposé, aléatoire. Ils marchent assez près l'un de l'autre, lentement, silencieusement à l'exception des sandalettes qui résonnent ici également, étouffées. Avec le sac elle a la main relativement éloignée de son corps, il la heurte involontairement ou c'est elle, on ne sait pas. N’importe comment c'est doux, ce fut doux, il semble que sur le côté ses lèvres se soient un rien desserrées ; sans doute par gêne ou simplement par surprise.

Il pourrait dire quelque chose, une manière d'excuse, mais peut-être qu’elle ne l’attend pas ; c'est déjà trop tard. Au fond, à n'oser rien faire, on ne fait rien et c'est bien comme cela. Hors du temps... Le plus lentement possible ou simplement hors du temps ? Peut-être que les plantes n'y sont pour rien ? C'est venu comme cela, il n'y a aucune véritable raison. Après forcément cela va s'arrêter, mais qu'est-ce qu'un après ? Les cigales... on ne sait pourquoi, instaurent un monde intérieur décontracté, fluide ; cela occulte les disciplines mentales que l'on ne cesse de s'imposer, dissout les blocages à la manière d'une drogue qui justement n'en est pas. Un rayon de soleil dans un bassin, une vision translucide... Une sorte d'apesanteur, qui pourrait ne jamais connaître de terme. La jeune fille change son havresac d'épaule.

- Ah, ces bêtes...

- Oui, j'y pensais aussi. Tu aimes ?

- Plutôt lancinant, mais on s'habitue.

- Pour moi ça change, c'est toute la région.

- Oui.

- Qu'est ce que tu veux faire ?

C'est qu'ils abordent en vue d'un quartier pas encore animé ; probablement des magasins ouverts. Une grande place décorée avec des pavés accueillants ; une colonnade non moins, parsemée d'une vie toujours éparse comme au moyen-âge, qui s'offre en enfilade. La fille s'est arrêtée sans qu'on sache pourquoi, au milieu d'une couple de bonnes femmes posée là antérieurement à leur arrivée, qui échangent des propos indistincts. Il est obligé de se pencher au-dessus d’épaules inconnues ; tout bonnement une échoppe minuscule avec des pacotilles métalliques. Ce qui surnage le plus, ce sont les accents méridionaux du vendeur. Les deux intempestives décampent sans prévenir, voilà miss Potelée qui commence à palper.

- Donne-moi ton sac.

Elle s'exécute machinalement, absorbée de-ci de-là. A tous les coups encore des boucles d'oreille. Mais non, plutôt un collier, elle hésite, l'autre l'encourage. Elle en attrape un, avec ses reflets dorés sur les petites plaques carrées ; elle s'absorbe à le considérer, l'étudie, son corps semble vouloir se préparer à un mouvement, soudain elle ouvre l'objet pour le placer autour de son encolure ; c'est le moment de l'aider, impossible de faire autrement, il n'y est pour rien. Elle va découvrir combien il est maladroit. Comment font les autres hommes ? Cette impression d'être mis en examen… Il s'observe mamailler avec ses doigts ; il faut y arriver, il ne peut pas en rester là, c'est comme avec une bouteille de champagne. Voilà, quasiment à sa place le bidule, ne reste qu'à pousser, assujettir, sans forcer, sans briser le machin, sans brutaliser le cou tiède. Les cheveux qui gênent un peu, que serait-ce avec des plus longs ? Ceux de la brune, là, Caro ou un nom pareil, ce n'est pas le moment. Le truc fait « clic », il l'a entendu et senti, également la fragrance de ses minuscules éphélides. Vouloir être là et pas là… Sur la table un miroir, ébréché aux entournures. Ca fait pas mal d'après le marchand, forcément. Une sorte de foncé châtain parfaitement d'ici, plus un jeune homme, pas très maigre. C'est le premier être vivant depuis Marienbad...

Dans cette psyché de campagne, parsemée d'imperceptibles points de rouille diaphanes qui se mélangent avec ceux du blanchâtre de sa peau, elle se regarde se regarder. Là ses iris ont l'air très vert, cela doit être l'ombre qui règne dans cette immense galerie. Femme de décision, son bras s'allonge vers lui, vers le sac, avec les mêmes petits points que dans le miroir. Il n'y en a pas tellement. Il a prévu le coup, déjà la main dans la poche, il extirpe le porte-monnaie, ça passe, un billet froissé mais du bon calibre, la chance, il le tend au gus qui le prend. La pupille de la jeune fille s'est arrondie dans la glace, près d'une demi-seconde, sa bouche aussi a frémi. Le marchand immédiatement rend deux pièces différentes, prononce quelque chose, elle les a dans la main, se retourne, les verse dans le porte-monnaie encore ouvert, cela fait aussi « clic » mais en deux fois. Elle dit au revoir et ils s'en vont. Pendant qu'il range le cuir, elle s'approche pour récupérer son sac, il commence à laisser glisser la bretelle, elle a sa bouche près de sa joue, un rien de chaleur étonnante, c'est doux et capiteux, comme une symphonie avec le parfum vert comme ses yeux, ou peut-être bleu, et dessous l’audible fragrance de sa peau. En plus il est content parce qu'elle n'a pas dit merci, il faut éviter qu'elle ne se ravise.

- Qu'est-ce qu'on fait ?

Il s'est jeté dans cette question idiote pour enchaîner, pour forcer la transition avec les minutes suivantes, nouvelle tranche d'inconnu. Evidemment elle ne peut avoir ce genre de préoccupation, puisqu'il lui suffit d'attendre chaque instant que quelqu'un dise « qu'est-ce qu'on fait » ou se débrouille pour meubler d'une manière ou d'autre. Et en plus elle n'a même pas besoin de se forcer à répondre.

- Tu voulais pas prendre des cigares ?

- Oui, c'est sûrement ouvert.

Elle oblique pour sortir de la colonnade, sur la place il ferait déjà presque chaud ; il n'est pas question d’espérer que le soleil apparaisse pour le moment. Peut-être l'après-midi ? Ce n'est pas plus mal comme cela ; on devine çà et là comme l'évocation des ombres portées. C'est presque plus rassurant, plus évocateur qu'une irradiation violente. Surtout plus dense, oui c'est cela, plus dense.

- Cette atmosphère, cela me fait penser à un Godard, je ne sais plus lequel.

- Attends... Nouvelle vague ?

- Oui, c'est cela.

- Un peu lourd, comme truc, un peu...

- Indigeste ?

- Trop riche, on pourrait dire. Mais c'est comme tout, on prend ce qu'on veut.

- Oui, en fait ce qu'on peut au moment où on le regarde.

Elle a dû se tourner un peu vers lui ; n'en est pas sûr. Des gens le font, lui n'essaie jamais de forcer sa vision latérale ; pour y parvenir, il faut une certaine assurance, et ça ne lui viendrait jamais à l'idée. Ah mais voilà, maintenant une rue leur tend les bras, ni trop vaste ni trop moyenâgeuse. La jeune fille les y dirige immédiatement. Peut-être y a-t-elle aperçu ce que lui-même appelle « une cigarerie », tout bonnement une vague échoppe avec une carotte à l'enseigne. Nenni, pas la moindre... Elle s'arrête : une boutique de fringues ! Evidemment, il aurait pu y songer... Elle s'adonne à la contemplation de la vitrine, pour lui c'est gentiment de l'hébreu... Et il y en a encore trois ou quatre à venir !

- J'aime bien ça...

- Oui.

Elle n'a pas désigné «ça ; en l’occurrence tout se ressemble, là-dedans. Du coup il en allumerait bien un, un cigarillo, mais si elle se met à entrer ? Ah et puis il n'a pas tout vu, ensuite il y a les godasses... De pleines devantures on peut palper ! Il se dit que les femmes ont décidément quelque chose d'attendrissant...

- Tiens-moi ça.

Il veut attraper le sac, mais non, elle se ravise, c'est reparti pour au moins cinq mètres. Il lui semble qu'elle perd de son mystère ; au fond ce n'est pas plus mal comme cela. Naturellement il faudrait faire mine de s'intéresser ; franchement, tous ces morceaux de tissu, littéralement il ne les voit pas. Au moins pas comme elle, qui doit sûrement déjà les projeter sur son propre corps.

- Regarde, mais regarde !

- Oui ; lequel ?

- Ben... Le caraco, là.

- Ah oui.

Elle le dévisage, comme basculant de monde.

- Ah les mecs ! Au moins les mannequins devraient te plaire, regarde celle-là, elle n'a rien du tout.

- C'est vrai, on arrive à les faire de plus en plus réalistes. Ca doit être de la résine. C'est vraiment proche.

- Qu'est-ce que tu penses, avec l'autre caraco, là ?

- Euh... Il irait peut-être mieux avec tes yeux ?

- Tu crois ? Ils sont plus foncé que cela, mes yeux.

Elle s'agite. L'autre aussi doit avoir des yeux sombres. Carole. Oui, c'est cela. Forcément, brune comme elle est. Encore plus, même, quasiment noirs. Etonnant qu'il n'ait pas songé à les détailler avec précision ; maintenant il s'en souvient très clairement, ce doit être son subconscient, ou son inconscient, il ne sait jamais, qui a fait le travail. Il en revient à miss Potelée. Elle, c'est surtout sa chair blanche qui a quelque chose. C'est vrai qu'on a envie de s'en approcher. Et puis moite. Elle se débrouille toujours pour être un peu moite. Pourtant elle n'est pas si grosse que cela. Mais ce ne doit pas être forcément désagréable. Ca pourrait attirer certains gars. Et aussi, c'est une cérébrale, à l'évidence. Il se rend compte que c'est même l'exacte raison pour laquelle il renonce à l'hypocrisie de simuler un quelconque intérêt pour les vêtements. Peur de déchoir, devant la fille, ou devant soi-même ? Elle doit l'observer, mais non, elle est encore passée à un troisième de ces modèles. D'ailleurs ils ne sont plus seuls, il y a deux femmes, plus âgées, elles doivent être du cru, on entend leur accent excessivement timbré. Elles parlent d'entrer, sans prévenir elles le font. Sans prévenir également, la miss leur emboîte le pas. Il hésite un peu, ce serait l'occasion de se jeter un cigarillo. Elle tourne la tête vers lui dans un bref sourire, qu'on lui voit rarement.

- Reste pour fumer, si tu veux.

- Ah bon.

Il hésite puis obtempère. C'est plus facile comme cela. Quand même, en les voyant franchir l'une après l'autre le rideau de bandes plastiques que l'on met souvent à la place de la porte dans ces régions, les vieilles apparemment inséparables et pourtant la jeune fille entre les deux, il achève de penser à cloper, se demandant s'il ne serait pas opportun de faire le quatrième malgré les ordres. Il faut souvent cela avec les femmes, et puis c'est relativement astucieux de se mettre dans les rails que peut présenter une situation ; ce n'est guère dans son caractère ; l'ennui avec les conjonctures, c'est qu'elles ne le disent jamais avant. Il est prévenu quant à la fois suivante ; là, il n'est pas sorti de l'auberge. C'est l'avantage de l'inconvénient. Rien n'est linéaire. D'ailleurs, la pensée l'effleure qu'à tous les coups elle va revenir les mains vides, justement du fait de son absence. Ou, pire, elle peut tout bonnement lui faire signe de rentrer, alors qu'il sera en plein cigarillo. Tant pis on verra bien, il se décide à l'allumer. Et puis c'est peut-être faux, il se la joue à mort, elle n'y songe pas un instant.

Commentaires

Arrête de mamailler(1) Sergio ! sinon t'arriveras jamais à la choper ...

(1)expression lorraine

Écrit par : un inconnu qui te veut du bien | 29/01/2018

Fragments temporels qui se suivent, s'encastrent les uns dans les autres et qui font que nous ne sommes pas complètement perdus. Quelque chose comme une histoire prend, lentement. Seulement, ça ne va nulle part même si le décor change. Le temps est celui de l’instant, de l’indéterminé, de l’indécidable, du fantasme. Comme s'il était dans un rêve, mal réveillé. Le temps est presque immobile, long à traverser. Ils marchent tout le temps. C'est courbe, circulaire. Ça tourne autour d'eux. Jardin, ville...
Pourquoi dit-il que c'est le premier être vivant depuis Marienbad ?

Écrit par : christiane | 29/01/2018

Pourquoi dit-il que c'est le premier être vivant depuis Marienbad ?
Écrit par : christiane | 29/01/2018

Parce qu'ils n'ont rencontré personne depuis qu'ils ont quitté les jardins. Sauf le pêcheur, mais on ne le voit pas...

Écrit par : Sergio | 29/01/2018

"d'ailleurs il n'a aucune visée sur elle"

...forcément c'est une cérébrale, et ce serait quand même un super défi que ça lui assaille trop la conscience, alors que c'est a priori sans espoir.

je pense pourtant qu'elle finira par avoir une visée sur lui, mais pour l'instant, rien ne le laisse encore augurer.

Nous ne sommes d'ailleurs pas pressés, pour l'instant on apprend à mamailler dans les marigots, Ch. ose pas dire qu'elle s'ennuie un brin, mais elle est polie, c qu'elle est p'u habituée aux feuilletons où il faut patienter. Moi j'aime bin, ce rythme...
Un jour, on relira le filage sur papier, on découvrira autre chose avec stupéfaction.
Bon courage, S. ! Abandonnez point !

Écrit par : Janssen J-J | 29/01/2018

Et pourquoi "les grillons" ? Pas d'âtre... pas d'été, pas de palais impérial, juste une christiane qui grille de connaître la suite et qui en attendant (Godot ?) cricrique "le sanglot long des violons..."

Écrit par : christiane | 29/01/2018

Ce que j'aime la surprise des petits détails dans les récits, le petit machin qui vient s'immiscer avec une telle précision que toute la scène en est éclairée. Comme lorsque qu'il la "heurte" ( on pourrait entendre bing ou paf avec un maladroit narrateur ) mais ça se transforme en "comment c'est doux. Ce fut doux."

Extra aussi : "ou alors une lente auto invisible, ou même pas grand-chose d'autre"

Et encore : "Les plantations, on croit que c'est des trucs de grand-mère mais non, au fond, c'est fait pour tout le monde, cela instaure comme de la musique. "
Peut-être je dis cela parce que j'habite dans une petite ville proche de l'océan, avec ses façades faussement sévères genre protestant-austère mais dès qu'un porche est laissé entrouvert on aperçoit des jardins superbes, cachés depuis la rue, des petits havres de paix intérieurs et oui, ils font comme de la musique.

Et la femme convoitée, pas Miss Potelée, la belle au parfum adorable est revenue à l'esprit du narrateur.
En fait j'aimerais que ça dure; même pas peur.

;)

PS : bravo pour avoir viré le bold qu'était moche pour lire le texte. Là c'est bien.

Écrit par : chiara | 29/01/2018

Ah, Chiara, vous êtes une lectrice épatante ! JJJ mamaille dans les marigots et moi aussi...

Écrit par : christiane | 30/01/2018

Pas du tout Christiane ;)) , je suis tout sauf une lectrice épatante : j'appartiens au club très ouvert des bolos comme dirait JC, je suis injuste, je peux râler devant les prétentions ( ah les prétentions ) d'un récit, et même balancer le livre. Je rejette les analyses savantes ( essentielles au travail universitaire, attention, c'est pas la même chose ), les écrivains qui prétendent me dire comment je dois penser et sur quel sujet. Je veux qu'il me raconte une histoire, et que tout tienne en un monde sensible et différent. Je vais même vous dire Christiane qu'entre un écrivaillon et un bon boulanger, je chéris infiniment le bon boulanger. Je ne suis pas une personne sérieuse, et je n'ai pas la prétention d'être une lectrice de votre niveau ou de celui de JJJ. Mais c'est bien pour Sergio d'avoir tous les ressentis, des plus savants au plus simples.
Parfois je souris en lisant Gros 1er et son futur chef d'oeuvre parce que je veux bien croire qu'il l'écrira son chef d'oeuvre - pourquoi pas - mais il va devoir ne rencontrer que des génies pour être publié et que des génies pour le lire... Ca va pas être fastoche ;).
Tout le monde apprécie Nicolas Bouvier pour ses récits de voyageur...mais je préfère et de fort loin Patrick Boman, ses titres magnifiques comme "Trébizonde en hiver" et "La Stase du Léophore" ( quelle musique ! ) où on lira :
"L'important est d'arriver moulu à 2 heures du matin dans une chambre inconnue, de s'y endormir comme une pierre, de se préparer à l'oublier après des centaines d'autres".

Là, le voyage prend une autre ampleur ;).
Belle journée à vous.

Écrit par : chiara | 30/01/2018

A la différence de Christiane, je trouve que le texte est dans la logique d'une promenade matinale et de la découverte d'une ville. Est-ce bien une "petite bourgade", comme il a été dit plus haut ? Ce qui me déboussole un peu, c'est la succession de végétations très variées, malgré les platanes et maintenant l'accent et les cigales.... Ville composite ? Ou bien ?

Ah ! mes amours dans le Gard, à Bagnols-sur-Cèze et à Uzès...

En tout cas, une belle fidélité : j'ai abusé comme d'autres, naguère, des termes de la narratologie, laissons-les, et disons que depuis le paysage initial, on voit, on entend, on apprécie les lieux, les choses et les gens AVEC le narrateur-personnage (le "il" n'y fait rien).

Je n'avais guère aimé "mafflue", je n'aime guère "replet". La Miss, telle qu'il me la donne à voir, a du corsage et de ronds bras. Quant à lui, à moins de lui découvrir plus tard des turpitudes, il m'est fraternel presque à chaque instant. L'achat et la pose du collier, par exemple, sont des détails sacrément bien sentis !

Écrit par : C.P. | 30/01/2018

Sergio, j'ai raté des épisodes. Or, la colonne de droite, qui énumérait les billets, a disparu.
Pourrais-tu indiquer les dates, ou les titres de billet, des épisodes précédents pour que les moins assidus (ouais, bon, j'avoue, je ne viens pas tous les jours, ni même toutes les semaines, ni tous les... bref, pas assez régulièrement, disons) puissent suivre le feuilleton depuis le début ?

Écrit par : KFJ | 30/01/2018

Pourrais-tu indiquer les dates, ou les titres de billet
Écrit par : KFJ | 30/01/2018

Voilà c'est fait, à gauche. Mais tout en bas : vaut-il mieux que je les remonte ?

Écrit par : Sergio | 30/01/2018

Ce qui me déboussole un peu, c'est la succession de végétations très variées, malgré les platanes et maintenant l'accent et les cigales.... Ville composite ? Ou bien ?
Écrit par : C.P. | 30/01/2018

Oui c'est important. J'ai buis, cyprès, iris, cactus, platanes : normalement c'est bien le Sud. Est-ce qu'il y en aurait d'autres qui se cachent ? Je me méfie de mes propres bourdes...

La photo est une d'Orange : mais rien à voir avec les arcs de triomphe, les amphithéâtres et tout ce qui est antique ; simple coïncidence, j'ai dû faire halte une fois ou deux dans cette petite ville. La taille, c'est uniquement pour qu'il y ait quelques commerces, et que l'on puisse encore marcher en pleine rue. Et puis le Sud exalte l'imagination !

Écrit par : Sergio | 30/01/2018

Je n'avais guère aimé "mafflue", je n'aime guère "replet".

Oui, je me suis laissé aller à me faire, en quelque sorte, l'avocat du Diable. Il faut que je change ces deux mots.



Quant à lui, à moins de lui découvrir plus tard des turpitudes

Non, aucun risque.

Écrit par : C.P. | 30/01/2018

Écrit par : Sergio | 30/01/2018

Et pourquoi "les grillons" ?
Écrit par : christiane | 29/01/2018

Pour le moment c'est le folklore complet dans mes chapitres. D'ailleurs, s'ils sont vraiment nécessaires, il faudra les regrouper au moins par deux (actuellement dans les huit pages par chapitre) ; quant aux intitulés proprement dits, je ne cesse de les changer, de les échanger entre eux, ce qui fait que l'on ne s'y retrouve plus beaucoup.

Sinon j'aime bien les leitmotivs, un peu comme la lanière de la sandale ou le parfum de la brune : adonc on va se manger du grillon usque ad mortem ! C'est facile on les entend jusque sous les toits. A noter que j'utilise indifféremment les deux mots de grillons et de cigales, pour varier : je devrais peut-être pas ? Pour l'instant c'est surtout "grillons" qui revient.

Écrit par : Sergio | 30/01/2018

j'utilise indifféremment les deux mots de grillons et de cigales


Eh, c'est que c'est pas la même bestiole...

Écrit par : l'entomologie pour tous | 30/01/2018

Sinon je laisserai tomber "les cigales"...

Écrit par : Sergio | 30/01/2018

Comme c'est réjouissant de bavarder avec l'auteur-entomologiste myope de cette traversée immobile où un homme, accompagné ou précédé d'une jeune femme très maigre, se demande si, comme dans un tableau de Lévitan, un clair de lune ne va pas remplacer cette aube en panne pour éclairer, non la forêt, mais des meules de foin où ils pourraient faire un arrêt romantique, enfin je pressens une amitié amoureuse plus qu'une torride passion. leur vie deviendra-t-elle "paisible, tendre, douce" comme dans "L'Oncle Vania" ? 24 heures dans la vie d'un amoureux de Mariendad. Donc les grillons qui aiment striduler à la nuit tombée, vont peut-être se mettre à craqueter comme les cigales au grand soleil, de peur d'être évincés.
Mais Chiara a raison, le charme de cette nouvelle vient de l'imprécision de ce lien naissant qui est, sans être. Qui est-il en train de séduire ? la femme présente ou l'absente ? On a presque l'impression que c'est une résistance à la séduction qui anime cet homme délicat et attentif... Affaire à suivre...

Écrit par : christiane | 30/01/2018

Sergio, oui, on dirait le Sud (tiens, une pensée pour Nino Ferrer !), et même si la ville ("bourgade", "cité", avec un grand château tout proche et son jardin à la française) est fictive, mon Gard n'est pas si loin d'Orange et d'Avignon... On ne sait jamais, il y aura peut-être des oliviers et du mistral...

Ce n'est pas que je pinaille, mais j'ai un peu de temps pour être attentif. Alors, avec un vrai sourire :

- "Des haies d'aubépines" (plus haut) ? Et en plein été ?
- Les cigales vont fort bien avec les platanes, etc. Mais quant aux grillons (les "cricris" de mon enfance, bonjour Christiane !), cet animal s'isole dans l'herbe (ou naguère dans l'âtre d'une cheminée, re-bonjour Christiane !), non les cigales, qui perchent et se répondent. Leurs stridulations sont enfin très différentes.

Je persiste sur le chouette et fidèle : voir "par et avec", -et ça fera la rue Michel ! les gros mots de la narratologie sont ici inutiles.

Écrit par : C.P. | 30/01/2018

J'attends que ce soit publié, une fois fini, terminé, propret : en attendant, je vis.

Écrit par : JC.....17h55 | 30/01/2018

Écrit par : C.P. | 30/01/2018

Mais il faut pinailler, c'est précisément cela me rendre service. Donc les aubépines, d'une part, et pour les bestioles, plutôt les cigales ; d'autant que j'en mets partout et jusques sous les toits.

OK vielen Dank ! Herzlich.

Et les oliviers et le mistral sont d'excellentes idées !

Écrit par : Sergio | 30/01/2018

Je sais bien qu'il ne faut pas souiller cette histoire qui promet, mais en attendant je voudrais faire observer un lien possible entre les grillons et un certain marigot (encore un coup de migration forcée chez des insectes, réfugiés climatiques demandant l'asile).

http://www.leparisien.fr/societe/des-grillons-dans-le-metro-28-07-2016-5999719.php
Je sais bien que Sergio ne pourra pas recycler cette info, mais sait-on jamais ? Pourrait-elle le faire bifurquer vers des chemins qu'il aurait pris soin d'éviter ?

(NB/ Signalons à ceux qui prennent les Grillons en route que le 1er épisode était intitulé Miss Potelée. Maintenant, le communauté fidélisée à l'Amayerling exige que ne plus rien changés aux intitulés des épisodes ultérieurs GRILLONS I, II, III, jusqu'à la fin du récit (Au fait, combien d'épisodes de prévus, déjà ?)

@ Chiara, non je ne suis pas le lecteur que vous dites... Je reste en général plein d'humilité comme vous face aux gens qui savent écrire et composer, tels Christiane et Sergio... Ce n'est pas mon cas, ce qui ne me gêne aucunement de reconnaître mon admiration anonyme plutôt que je ne sais quel dépit, non non, n'être pas romancier ni même un romancier raté, ce n'est pas une tare. Il nous est juste permis de poser des petites notules de temps en temps, et c formidable.

Écrit par : Janssen J-J | 30/01/2018

est-ce qu'il y a un meurtre ?

Écrit par : inspecteur romarin | 30/01/2018

A part le lampadaire roide dressé,
du vert, du vert,
de l'ocre jaune,
sous une chape de bleu pastel.

Écrit par : P comme Paris | 31/01/2018

JJJ, entre l'admiration inconditionnelle et le dépit, il y a en effet un large espace pour une position neutre ;)

Bonjour et beau soleil à tous, et à Sergio en particulier qui trime fort et bien !

Écrit par : chiara | 31/01/2018

une position "neutre", même si elle est intermédiaire entre deux sentiments extrêmes, ça n'existe pas, voyons dong !
Aujourd'hui, en Ile de France, pluie et vent. Pour le trimeur de Nancy, j'espère un brin de sommeil et du soleil à bonjour à toussent.

Écrit par : Janssen J-J | 31/01/2018

Qu'entendez-vous par là, Janssen J-J ? Vous savez que vous êtes abscons ?

Écrit par : Pour l'honneur de chiara | 31/01/2018

Bouguereau interdit de séjour à la RdL, mais l'idéologie puante y a les coudées franches : Phil, JC, closer y sont comme chez eux.
(pour ne rien dire de wgg et de ses propos sur les "femelles" qui ne peuvent "jouir que dans la soumission à l'homme" et devraient "apprendre à mieux sucer")

Écrit par : Monk sur la commode | 31/01/2018

Enfin ! J'attends depuis longtemps un commentaire plus con que les miens.
JC LE DESIRAIT, MONK L'A FAIT !
Il y a des idéologies, toutes puent, la tienne aussi, connard de MONK !... simplement, tu as une narine sur deux en panne....

Écrit par : JC.....11h55 | 31/01/2018

ça y est, v'là l'éructateur qui s'énerve.

Écrit par : Monk | 31/01/2018

Mais c'est dans l'ordre des choses. Un éructateur peut-il faire autre chose qu'éructer ?

Écrit par : Monk | 31/01/2018

Il vaut parfois le coup de prendre du recul, une retraite chez les Trappistes par exemple, je l'ai fait aussi, ça apprend à bien se calmer les nerfs. On devient halors moins obscur à défaut d'être jamais totalement lumineux. En tout cas, il n'est plus besoin de poser son Q sur la commode, d'autant qu'en ce genre d'ermitages, ce type de meuble fait défaut.
http://www.lepoint.fr/dossiers/culture/onfray-rance-trappe/

Écrit par : Janssen J-J | 31/01/2018

Oh j'ai un avocat adorable, prêt à croiser le fer pour mon honneur, pas moins ? Merci à ce pince sans rire qui me fait rire ;)

JJJ si vous ne croyez pas à la neutralité, je ne peux rien vous dire de plus. On n'est pas obligé d'éprouver de l'admiration ou de la rancoeur envers les autres selon nos propres aptitudes, ou c'est très con, pardon je corrige : très enfantin ( mais parle-t-on vraiment de la même chose, j'ai un doute ? assurément non).

Écrit par : chiara | 31/01/2018

(Au fait, combien d'épisodes de prévus, déjà ?)
Écrit par : Janssen J-J | 30/01/2018

A ce rythme (chapitres d'une dizaine de pages), une trentaine !
Je peux éventuellement les regrouper par deux, ce qui fera deux chapitres à chaque fois (tous les quinze jours), et donc une quinzaine de parutions.

Écrit par : Sergio | 31/01/2018

Bon... halors, S., à raison de 4 chapitres/mois (2 tous les 15 jours), ça nous mène à peu près à dans 7 mois..., juillet ou août 18... Donc, ça peut l'faire pour la liste des goucourab' de la "rentrée 18", si on met la rdl dans le coup. Passoul a déjà laissé entendre tout le bien qu'il pensait des grillons, -un feuilleton très prometteur sur la mécanique implacable des mata-hari potelées dans les parcs, faisant mine de pas y toucher-, a-t-il dit en comité restreint, et nous..., du fan-club, on peut aider !

@chiara, vous êtes un peu absconse dans votre dernier épinglage de mes enfantillages à la con... N'ayez crainte, on ne parle sans doute pas de la même chose, j'ai moi-même beaucoup de mal à vous suivre ! Ne me blâmez pas, comme aurait dit Theolonius,...
https://www.youtube.com/watch?v=KshrtLXBdl8

Écrit par : Janssen J-J | 31/01/2018

@un avocat adorable, prêt à croiser le fer pour mon honneur, pas moins ?

Ne rêvez pas trop de chevaliers servants, ça n'était qu'aux temps de l'amour courtois, et hencore, ils avaient bin tous des idées derrière la tête, comme on dit chez les gentes dames de #metoo

Écrit par : Janssen J-J | 31/01/2018

"rentrée 18"
Écrit par : Janssen J-J | 31/01/2018

Je voyais cela en dix-neuf... Il y a encore un boulot colossal, simplement pour que l'ours ait une chance infime à la publication ! J'y travaille, j'y travaille... Mais c'est abominablement long !

Écrit par : Sergio | 31/01/2018

Oui, rentrée 19, c'est plus raisonnab', dit comme ça, et passoul aura le temps d'être encore plus enthousiassss. Mais, avec Ch., on croyait just' que tout était déja écrit, et que vous glissiez un épisode de temps en temps sur le blogue, comme pour prendre la température. Ne peaufinez pas trop, c'est jamais un bon plan, d'après les spécialisssss...

Écrit par : Janssen J-J | 31/01/2018

Tout est déjà écrit, mais il faut relire et corriger, changer... Puisque tout est dans le style. Et il y a des scènes limite graveleux, qui pourraient ennuyer, tout foutre par terre ; donc soit je les fais sauter, mais les remplacer par quoi, soit je les retravaille à mort, ce à quoi je me suis attelé. Cela me fait très peur !

Écrit par : Sergio | 31/01/2018

"Cela me fait très peur !" (Sergio)

Il faut tâter de la peur, et quand on n'a plus la VRAIE peur à tâter pour de vrai.... on s'en invente des littéraires, n'est il pas vrai ?

Écrit par : JC.....17h55 | 31/01/2018

Yes ! Je pensais bien que cela arriverait un jour, cette affaire de scène foireuse... Mais enfin c'est pas totalement foutu ; simplement c'est du boulot !

Écrit par : Sergio | 31/01/2018

Finalement je pense que je vais en revenir aux grillons : c'est un peu plus littéraire me semble-t-il ; les cigales, cela tape peut-être un rien trop dans l'hypocoristisme du Sud...

Écrit par : Sergio | 01/02/2018

Et il y a "criquet" comme synonyme, pour éluder les répétitions.

Écrit par : Sergio | 01/02/2018

Mais cela n'a aucun sens, Sergio, cette façon de faire. Si cette nouvelle est écrite, offrez-la telle qu'elle est. Si vous l'inventez au fur à a mesure, n'en faites pas un ouvrage collectif. J'ai bien peur qu'avec cette stratégie nous avancions, nous lecteurs en terrain miné. Grillons, cigales, criquets, sauterelles... qu'importe... Pour ce son capté en passant. Ce n'est quand même pas le retour de Moïse en terre égyptienne avec ses calamités (dont les criquets qui font bombance dans les champs de blé) !

Écrit par : christiane | 01/02/2018

Oui mais je croyais que c'était une vraie bourde de mettre l'un à la place de l'autre...

Écrit par : Sergio | 01/02/2018

"Et il y a "criquet" comme synonyme,"

Synomyme de quoi ? Criquet, grillon, cigale sont trois insectes différents. Quand aux répétitions, elles n'ont aucune importance.

"je croyais que c'était une vraie bourde de mettre l'un à la place de l'autre..."

Absolument ! Soit tu considères que l'insecte est indifférent, et dans ce cas il ne faut surtout pas lui donner un nom, soit tu veux parler d'un son reconnaissable, donc désigner un insecte en particulier, et dans ce cas il ne faut évidemment pas se gourer, sinon ça fout tout en l'air.

Écrit par : vous mé réconnaissez ? | 01/02/2018

Quant aux... sorry

Écrit par : correcteur automatique | 01/02/2018

Je n'ai pas lu ce que Serguei a pondu, j'attends le manuscrit définitif, mais il me semble que ce serait original de rajouter quelques autruches, un lion ou deux, quelques nègres albinos, un peu de folie, quoi !...

Écrit par : JC..... 6h53 | 02/02/2018

@ Mais cela n'a aucun sens, Sergio, cette façon de faire. Si cette nouvelle est écrite, offrez-la telle qu'elle est. Si vous l'inventez au fur à a mesure, n'en faites pas un ouvrage collectif

Mais Ch, voyons donc, que faites vous de l'innovation expérimentale ? D'un gars qui veut créer un précédent ? Laissez-le aller à son idée... Elle a du sens, au contraire !
(On dirait que'ça t'gêne de marcher dans la boue, risque d'écraser des bousiers. Mais non, y a pas de raison).
BJ à toussent.

Écrit par : Janssen J-J | 02/02/2018

JJJ, ne te fatigue pas à vouvoyer ton esclave affective, Christiane ! Nous ne sommes pas dupes, et nous sommes entre nous !
Tutoie ! quand tu veux !
(je suis fou de jalousie ! Je l'aimais tant... j'ai fait repeindre mon scooter par un africain noir, au noir : léopard vert & jaune)

Écrit par : JC..... 12h28 | 02/02/2018

il ne faut évidemment pas se gourer, sinon ça fout tout en l'air.
Écrit par : vous mé réconnaissez ? | 01/02/2018

OK, je m'en tiens aux grillons,et sans synonyme. De toutes manières la répétition caractérisée ne se produit pratiquement pas, je ne reste pas assez longtemps sur le sujet. Merci pour ce travail de documentation et de réflexion !

Écrit par : Sergio | 02/02/2018

JJJ,
J'adore que l'on me raconte des histoires. je ne veux pas interférer, juste écouter avec les yeux, les imaginer tous les deux. C'est comme s'ils marchaient sur un tapis roulant inverse (comme dans les salles de gym) ou dans un décor de cinéma où seul le paysage-décor en arrière plan se déroule. Ils pensent avancer, ils font du sur place.
Certains moments de la vie sont comme ça, on piétine sauf dans les pensées.
J'ai peint toute la journée, pas le scooter de JC, mais un panneau dont je retravaille les couleurs. Pendant ce temps, le temps bouge au rythme de la lumière du jour. je passe ainsi de l'aube au soir dans l'odeur de la térébenthine et de l'huile de lin. Parfois, une pause. je dévore alors ce qui me tombe sous la main ou j'ouvre l'ordi. Chez Passou, Maurras me laisse de marbre (Mais Bloom nous fait écouter K.Ferrier), chez Paul, Nourissier ne m'est pas familier. j'ai lu "Eau de feu" : déprimant, chez Sergio, il se passe toujours quelque chose en chemin même si là-haut, ils marchent, un peu taiseux mais heureux de leur compagnie réciproque semble-t-il. J'attends la suite, ravie. Je me fous des grillons-cigales, pas d'eux.
Pourquoi JC ne vous aime pas ?
J'aime bien le lire, surtout depuis janvier comme j'aime bien vous lire ainsi que Chiara, Sergio, des anonymes aux pseudos amusants. Pour quelles raisons ne lit-on plus Bouguereau sur la RDL ?

Écrit par : christiane | 02/02/2018

Peut-être simplement une idée à lui...

Écrit par : Sergio | 02/02/2018

oui, peut-être...

Écrit par : christiane | 02/02/2018

https://www.youtube.com/watch?v=GqUQychsZ8o

Sur terre, une merveille.

En mer,... A tuer.

Écrit par : P comme Paris | 03/02/2018

Pourquoi je n'aime pas JJJ, Christiane ? Mais c'est évident ! Il a pris ton cœur, ce séducteur de supérette, et je me retrouve seul et désespéré devant ce verbeux, émule de Tariq Ramadan, le fourbe islamique ... Je vais essayer de t'oublier en buvant comme un trou, en chantant des chansons paillardes croates... !

Écrit par : JC..... 5h58 | 03/02/2018

Trop de difficulté avec les chansons paillardes croates ! Je vais prendre des chansons paillardes vaticanes ....

Écrit par : JC..... 6h54 | 03/02/2018

Je laisse tomber les chansons paillardes vaticanes : trop orientées pédophilie doucereuses à la mord moi le sacristain !.... j'attaque le catalogue des paillardises russes ! ...où j'ai bien pu foutre mon magnifique ouchanka en poils de prolétaire .... ?

Écrit par : JC..... 8h14 | 03/02/2018

Sans ouchanka, mon imitation d'Ivan Rebroff tombe à l'eau. Je vais reprendre une paillarde bien française, et d'une vulgarité mesurée :

Dans son boudoir la petite Charlotte
Chaude du con faute d'avoir un vit
Se masturbait avec une carotte
Et jouissait sur le bord de son lit.

(Refrain :)
Branle, branle, branle Charlotte
Branle, branle, ça fait du bien
Branle, branle, branle Charlotte
Branle, branle, jusqu'à demain.

Ah! disait-elle dans le siècle où nous sommes
Il faut savoir se passer des garçons,
Moi pour ma part je me fous bien des hommes
Avec ardeur je me branle le con.

(Refrain)

Alors sa main n'étant plus paresseuse
Allait venait comme un petit ressort
Et faisait jouir la petite vicieuse
Aussi ce jeu lui plaisait-il bien fort.

(Refrain)

Mais ô malheur, ô fatale disgrâce
Dans son bonheur elle fit un brusque saut
Du contrecoup la carotte se casse
Et dans le con il en reste un morceau.

(Refrain)

Un médecin praticien fort habile
Fut appelé qui lui fit bien du mal
Mais par malheur la carotte
Indocile ne put sortir du conduit vaginal.

(Refrain)

Mesdemoiselles que le sort de Charlotte
Puisse longtemps vous servir de leçon
Ah croyez moi laissez là la carotte
Préférez lui le vit d'un beau garçon

(Refrain)

Baise, Baise, Baise Charlotte
Baise, Baise, ça fait du bien
Baise, Baise, Baise Charlotte
Baise, Baise, jusqu'à demain.

Écrit par : JC..... 9h31 | 03/02/2018

Eh bien, JC, quelle histoire potagère ! n'eut-elle choisi main douce et murmures. Et là il y a confusion entre deux zones érogènes distinctes... je te l'accorde, pour l'une des deux, le sexe de l'homme est parfait, pour l'autre tant de variations font arpège jusqu'à la note bleue.
Bonne journée loin de l'enfer de l'ivresse. lis donc "Eau de feu" de Nourissier !

Écrit par : christiane | 03/02/2018

L'ivresse est le Paradis des pauvres....
Buvons !
Pour la lecture, j'ai décidé de ne plus lire.
A la place, je regarderai infiniment la mer.

Écrit par : JC.....10h52 | 03/02/2018

Le manque de solidarité de JC envers Tariq Ramadan me sidère. Ils ont tous deux la même conception de la femme, ils sont frères d'arme sur le terrain de l'antiféminisme. Idem pour WGG (mais il ne poste pas ici). Si les machos ne se serrent pas les coudes, ils vont perdre la partie.

Écrit par : Pour l'honneur de chiara, Lucy, Olga et christiane | 03/02/2018

Regarder infiniment la mer... Comme tu as raison...

Écrit par : christiane | 03/02/2018

Pour JC amateur de carottes : (il parait que ça rend aimable...)

"Une dame arrive aux Urgences avec son concombre coinçé dans la choupinette...
Pendant qu'ils lui retirent l'objet du délit, elle tente désespérément de se justifier...
"Je me promenais dans mon jardin, et j'ai glissé au mauvais endroit quoi..."

Et là, le médecin lui sort le concombre et lui dit :
"Z'avez bien de la chance, ils poussent tout épluchés les vôtres..."

Écrit par : Lucy | 03/02/2018

Excellent Lucy et la bande des quatre !

Écrit par : christiane | 03/02/2018

On s'en doutait depuis un certain temps, c'est maintenant confirmé : Lucy est un homme.

Écrit par : détecteur de bug | 03/02/2018

"Seuls quelques machos rétrogrades pensent encore que les capacités intellectuelles ou les qualités professionnelles des filles peuvent être inférieures à celles des garçons" (Chr. Collange, Je veux rester à la maison, Paris, Grasset, 1979, p. 30).

Écrit par : Lucy | 03/02/2018

holà holà la vanne de Lucy... hausse cours, os court, au secours !
bon, elle s'adresse à jicé, on comprend que le niveau soit au ras des pâquerettes mais quand même.
se foutre de jicé est une chose, mais de là à nous imposer ça, non non non et non !

Écrit par : et puis merde continuez sans moi | 04/02/2018

La force vitale qui nous anime de nos pieds ailés jusqu'à nos cerveaux serviles* fera que tu peux partir tranquille, cher pseudo magnifique :
"et puis merde continuez sans moi"

ON CONTINUE !
*en passant par nos harceleuses mentules

Écrit par : JC.....11h45 | 04/02/2018

@et puis, continuez sans moi | 04/02/2018
Vous avez raison. Ce n'est qu'une contagion potagère !

Écrit par : christiane | 04/02/2018

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