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29/11/2017

Autostrada per favor

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Vous êtes sur une autoroute départementale... Euh non... Mais si ! Passeque justement elle est déserte pire que le Taklamakan. Mais halor : ничево нет ! Vacuité sidérale... Même rien qui pouldroie, ni une seule fliquemerde immonde ! Le vide modèle Arsonval-Dewar. Et hadonc vous bombez ferme ; à vrai dire ferme non, dans la légalité, mettons cent soixante cent quatre-vingts, par là. Et vous havez, tenez-vous bien, quatre voies. Météo CAVOK, le regard porte à dix bornes devant, et aussi à dix bornes derrière, et sur les côtés itou. Pas une seule tire ni même le moindre scoot à voir. Comme si une bombe hatomique les avait toutes renvoyées au moins sur la lune. Sauf la vôtre bien sûr, une horrible horreur sortie des chaînes de chez Macheprautomobiles. Hen papier mâché ! Un détail, l'autoroute commence à tourner sur la gauche ; enfin non, pas un virage, une subreptice inflexion... Dans les vingt degrés maxi ! Pas de quoi s'abrutir en têtes-à-queue... Infléchie précisément pour en accueillir une, de route départementale ! Une petite pas bien grosse, qui s'amène de la droite... A huit cents mètres devant vous ! Une petite départementale et une petite bagnole... Donc il en reste au moins deux sur terre ! Ha ça converge... L'ennemi roule comme vous à cent quatre-vingts normalement ; vous le rattrapez à la même vitesse ! Alles klar Kommissar...

 

Il est dans les entre midi. Ca bombe, mais ça plombe haussi : on est dans le grand Sud ! Snif... Rien qui vibre le pare-brise est aussi désert que le désert ! On n'est plus à huit cent mètres, mais on est encore à plus de six cents de la lugubre chignole qui se démène s'amène... Pile dans le collimateur ! Ouverture du feu autorisation de tir... Balancez les missiles ! Les torpilles... Огонъ ! Non je galège on est des gentils des missiles on en a pas. D'autant que dans le grand Sud on n'y est pas, c'est dans une salle de code de la route qu'on y est, et l'autoroute et la départementale porteuse du pingouin sur une bête diapo ; gigantesque mais bête quand même. Pourquoi ? Passeque  la question de la diapo is following :

 

- Vous êtes sur une route départementale... Euh non...

 

La question je vous la donne Emile : vous continuez sur la même voie sans rien changer à votre allure (a), ou vous vous déportez légèrement sur la gauche (b) ? La réponse c'est le (a), le bon gros truc de péteux immonde, mais ce que je vous donne Emile, c'est la réponse : en gros c'est vous le bon con si vous infléchissez votre trajectoire vers la gauche, hattendu que vous serez solidement responsable de tout ; donc restez tranquillos là où vous êtes, quitte à passer au ras des moustaches de ce type qui, sur sa départementale, vous est incommensurablement inférieur. C'est à peu près cela, les ordures, les porcs. J'ai un ancien copain qui s'amuse systématiquement à cela dans les extérieurs de Nancy : il mentonne grave, se fait accrocher etc. Mais maintenant l'assurance l'a repéré, du coup il la ramène moins, cet abject.

 

Qu'est-ce que cela traduit ? D'abord cette histoire de mentonner parce que l'on est sur une route qui a la priorité... C'est la route, qui délivre cette priorité, qui au reste est surtout une obligation. Rien à voir havec des qualités identitaires ! Et puis quand bien même cette priorité conférerait une quelconque supériorité ? Ce serait une supériorité routière, mais en aucune façon une supériorité générale, donc à la fois physique, intellectuelle, d'argent bien sûr ! Une supériorité partielle n'induit en aucun cas une supériorité générale. Remember au jeu des Mille bornes, L'Increvable peut néanmoins tomber en panne d'essence... Sinon le meilleur joueur de foot serait plus professeur que les professeurs, plus pharmacien que les pharmaciens, plus intellectuel que tous les Germanoprations, plus marin que Kersauzon, plus cavalier que Portat des Oncelles et plus riche que Largo Winch...

 

Et même en admettant... Pourquoi s'encastrer avec un inconnu dans cette éternelle relation d'ordre (a > b) quand il y a la place pour neuf mille véhicules ? Chacun son chemin, bordel ! C'est typique, cela, ce sombre irrédentisme vers des repères, quels qu'ils soient. Sainte Trouille ! Foireuse foiraison... Grande peur de la solitude ! Vous arrivez devant la porte vitrée d'un immeuble très moderne, commencez à la pousser... Clac clac clac ça résonne derrière vous on s'active on s'évertue pour que vous lui teniez la lourde que vous l'acceptiez le RECONNAISSIEZ ! Vous êtes devenu celui qui décerne les autorisations de continuer ; sûrement vous allez présenter le con à tout le monde dans l'himmeuble et peut-être même l'adouber ! Tout seul il était perdu... Pour un peu il aurait attendu un autre, le premier au hasard, pour pénétrer havec. L'autoroute c'est pareil pas question d'indépendance nulle question de s'ignorer... "Croiser le regard", comme ils disent chez Code Rousseau, semblant ignorer qu'il n'est de rixe qui ne commence, comme au jeu du Long cours, par un "regard mauvais". On se frite mais on se RECONNAIT on se donne mutuellement l'autorisation de respirer, même pour cogner dedans, on s'intégre mutuellement au petit groupe social que du coup on est en train de fonder. Le type en bagnole si vous déviez trop il va croire que vous l'ignorez ostensiblement il va se vexer peut-être même s'accrocher à vous ! Comme un électron à son proton...

 

Quand même il y a la solution d'avancer seul de creuser son chemin mais pour cela il faut s'intéresser à autre chose qu'à manipuler des humains.

20/11/2017

Une_chaise_de_jardin

Ami lecteur public chéri mon amour, Achtung ! Car l'heure est grave, très grave... Le hasard de mes circonvolutions cérébrales ou assimilées m'a fait exhumer d'un malheureux tiroir un ours de chez ours, comme on dit, et quel ours ! Une platrée de guimauve aux hépinards farcis qu'on en dégobille d'avance comme le chat qui se purge...

 

Que tu acceptes ou non ta mission n'a que peu d'importance, hami, attendu que dans les deux cas ce qui est attendu est : ouverture du feu immédiate et de la dernière férocité ! Aucune mansuétude, tout, chaque mot, chaque virgule, chaque lettre même absente doit passer à la trappe... Cornes d'Ubouille... Plus rien rester ! Le fameux champ de ruines à la Roman Polanski, quoi... Le pilon avant de commencer !

 

Bon c'est parti ; comme c'est aussi plaisant que de l'huile de foie de morue, j'en mets pas lerche. No surrender !

 

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I

   

Une chaise de jardin, avec des gouttes d'eau qui attendent. En métal vert foncé, tarabiscoté façon école de Nancy. Un beau vert, qui passe inaperçu près des feuilles elles aussi parsemées de larmes immobiles. Il a plu mais c'est normal ; dans l'été, il faut aussi du gris morose et plein d'espoir.

 

Quel espoir, on ne sait pas. Mais les jours veulent promettre. D'ailleurs le mot est impropre. Il faudrait plutôt dire : « une saison qui ne devrait jamais s'arrêter ». Un ciel azur n’ajoute rien à l'affaire. Mieux vaut l'incomplétude, c'est un peu comme en amour.

 

Et puis, ces allées, ces marches humides elles aussi. Mais ce n'est pas gênant. Même la longue balustrade en pierre délavée, posée là on ne sait pourquoi, semble accueillante et complice. C’est plus beau lorsque l’utilité n’apparaît pas. En tous cas, à y regarder de plus près, elle se montre obstinément régulière et classique, et l'on ne se lasse pas de la contempler sans jamais trouver à redire sur le parfait emboîtement de ses proportions.

 

La table, ronde et verte aussi. Et à côté, d'autres chaises et d'autres tables, désertes et parsemées de minuscules flaques occupées à sécher. Impossible de savoir ce que sera la journée, et d'ailleurs il est trop tôt pour y réfléchir sérieusement. Ces balustres, en fait, c'est la terminaison d'un péristyle souligné de ramifications végétales.

 

Une corneille, ou un réveil des hautes fenêtres ? Peu probable, et puis rien ne presse. Mais si ; cela insiste. Une fille. Seulement, ce n'est pas celle qu'il faut. Laiteuse. Jeune et large de silhouette, avec une jupe ample et mal fagotée. Encore une gamine, mais salement formée. S'il y en a que ça intéresse...

09/11/2017

Tortillon, ou hortillon ?

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M'est revenu ls souvenir d'une conversation avec Christiane, qui avait découvert que mes infernales lanternes héclairaient, certes, mais sans l'ombre d'une ampoule à l'intérieur ! Un peu fort quand même... Or il se trouve que j'y reviens, non dans l'optique de la non moins infernale place Stan, mais au contraire pour essayer de les réutiliser dans une espèce de construction un peu fantastique, onirique, dans le genre de la terrasse surplombant du rien. Et là est bien le terrain d'action privilégié, comme on dit, de la 3D. Cela dépend surtout du moteur de rendu (le logiciel qui réalise l'image proprement dite à partir de a modélisation, faite de seuls chiffres) avec ses matériaux, les shaders. Il y a dix ans, ces moteurs de rendu se devaient se produire quelque chose de "photoréaliste", et il est vrai que l'on parvenait à des effets saisissants. Mais tout passe et tout casse et tout lasse, ce qui fait que l'on a commencé à prendre un peu de distance avec ce canon, remarquant bien que c'était l'aspect onirique, voire fantastique comme je l'ai boni qui pouvait retenir l'attention au point d'en faire un but.

 

C'est un peu comme les simulateurs de vol. On a des terrains de plus en plus réalistes, avec force détails, on peut se repérer, pour les naves, uniquement via la planimétrie, on tend visiblement vers la quasi-perfection qu'offre un Googleearth. Mais c'est beaucoup moins romantique ! C'est presque à regretter mes premières naves, toute l'après-midi, sur l'itinéraire de Lugano au Léman par la vallée du Tessiin, certes sans les olifants d'Hannibal... Magique ! Feeling... Ha pour ça on savait jamais exactement où on se trouvait, tant le terrain, déjà presque bien dans son nivellement, demeurait au contraire plutôt fruste dans sa planimétrie, sauf pour les aérodromes, qui permettaient un "touch and go" si on havait la forme, et surtout de se recaler topographiquement parlant si on était paumé. Mais on rêvait, scrutant tout cela... La nuit des loupiotes s'allumaient dans les bleds, en rendant encore plus mystérieuse la localisation...

 

Adonc les ampoules... Coriace ! Pour nous c'est simple, on déclare un point lumineux, invisible sur le rendu, ainsi qu'une puissance d'éclairage, et le moteur de rendu en restitue les effets sur les objets alentour. Mais... L'ampoule, crénom ? Passeque gambergeant à la manière de Renaud, "j'ai réfléchi, et je me suis dit", que s'il y avait une ampoule dans les vraies sur la place, je l'aurais modélisée ! C'est assez simple, et en plus verre sur verre ça peut faire de bon effets, de bons cadeaux, alors pas s'en priver... Ben non si j'ai rien fait c'est que j'ai rien vu ! En halor en reréfléchissant, je me suis enfin souvenu : c'est un petit tortillon de filament que l'on voyait tout nu directement à l'intérieur de la lanterne, tout rachepec et mouiseux. Bien sûr à l'époque j'avais laissé tomber, attendu en particulier que les lanternes ne devaient jamais apparaître de trop près ; maintenant je me demande...