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15/10/2017

Paint is black

water4coull.jpg

Le quatre couleurs Waterman... Pérec mais aussi Roland Barthes... Il vaut bien la D.S. dix-neuf, voire la vingt-et-un des Valseuses... Un mythe, et qui annonçait ce nouveau culte de l'objet.

 

Le machin havait cette ligne particulière que l'on pourrait définir, comme en logique formelle, négativement : pas une fausse note. C'est exactement la première impression que j'ai eu pour la fameuse Norton commando : rien de génial, si ce n'est un équilibre absolument indiscutable ; à chaque fois que voudrait venir à la surface l'amorce d'un commentaire, d'un début de discussion, on se ravise :

 

- Non, tous comptes faits, c'est mieux comme cela !

 

Hon ne se lasse pas de regarder un truc où il h'y a rien de spécial à regarder, cela permet de se concentrer sur ce qui est lisse, naturel, ordinaire, des volumes et des formes dessinées depuis seize mille ans après Solutré, parfait, quoi... Et à tous les cours ! Finalement, le clic-clac des changements de couleur n'était pas l'essentiel ; bien sûr on démontait une fois pour voir comment ça marchait ; et puis on faisait clic-clac. Quand il y en avait cinq ou six en même temps, le professeur grondait, comme Ysengrin. Mais c'était la guerre révolutionnaire ! Marxiste-Léniniste... Comment tu fais havec tes Iroquois de la first cav pour aller rechoper des stylos qui cliqueclaquent aux quatre coins de la classe ? Et les filles n'étaient nullement en reste ! L'essentiel quand même c'était ce mélange symbiotique de pureté des lignes et de rassurant conformisme, dès lors que tout le monde en avait au moins un...

 

Tout le monde, non. votre serviteur n'en avait pas, du moins au début ; mais n'anticipons pas. De ce remarquable vistemboire, il y en avait trois modèles : le normal, tout acier qui se défraîchissait au fond assez vite dans les trousses "fourre-tout" et aussi sous la morsure, des heures durant ; ensuite le même avec l'agrafe en plaqué or, qui faisait immédiatement super classos : on n'oserait pas le toucher ; enfin le modèle entièrement plaqué or qui, reconnaissons-le, semblait ainsi un peu lourd, chargé, baroque. Jamais vu un seul au lycée, quelques belles agrafes quand même, pas beaucoup, et puis la très immense majorité en hacier lambda.

 

Le samedi, bien souvent, mes parents allaient faire des courses à Paris, à commencer, une fois par mois, par la paye de mon père qu'il fallait aller chercher aux Chèques postaux, en liquide je crois, parce que les chèques démarraient seulement. Et вот так eines Tages un jour ils ramènent... un cadeau de mon popa for ma moman... Le terrible modèle en plaqué or ! Bigre... Haque c'est beau... Très munificent ! Posé sur le bureau un gigantesque exécuté à façon au faubourg saint Antoine... Que j'ai mainenant le gros meuble par droit d'aînesse non mais halor ! Par exemple c'était juste avant Noël et du coup ça m'a mis à gamberger... J'avais pas encore fait la lettre au père Noël vous imaginez la suite ! Bien sûr c'est pas le burlingue que je reluquais c'est l'outil...

 

La suite ? Un désastreux désastre c'était couru ! Ha j'en ai trouvé un, de quatre couleurs, dans mes sabots jolis... Pas n'importe quoi ! Un suisse... Sûrement ça coûtait bonbon ! Mais halor... Ringue on pouvait pas faire plus ! La seule idée de se pointer au bahut avec cela... Valait mieux déserter ! Le machin il havait une tête en T., une tête d'enclume, quoi... A pas le regarder ! Et puis cylindrique parfait... A côté des formes suggestives du Waterman ! Non mais c'était pitoyable... Le tréfonds de la misère ! C'est pas possible j'étais marqué... Le Diable au corps ! Et les gonzesses voir ça... Pas de pitié vae victis... Un looser, que j'étais devenu ! Restait le mécanisme, le fameux clic-clac... Les Suisses c'est des autorités là-dedans... Les ressorts microscopiques les mécanismes mignons huilés sans huile qui caressent comme du velours... Peut-être même le déto de la bombe atomique ? Entre deux coucous pourquoi pas... Je commence à hactionner je regarde, prêt au sublime ébahissement... Tu parles... Je vous le donne Emile... De mécanisme, pas le moindre ! Non mais pas du tout haucun... Pas plus que de beurre en broche ! Coup fatal... J'arrivais pas à y croire. Sûrement j'avais oublié quelque chose il devait être dans un petit sac à part ; à monter soi-même, quoi... Self made. Je déplie le mode d'emploi hon va bien voir !

 

On n'a rien vu du tout... Pas l'ombre du plus microscopique ressort ! Y en avait pas y en avait pas... A quoi ça sert la Suisse halor pour les ingénieux mécanismes ? C'était plus le Titanic, c'était le radeau de la Méduse... Et re il fallait que je pointe havec ça au lycée ? Ha joli coup j'avais fait là bon Dieu de père Noël... En plus c'était sûrement en duralumin, ce bastringue... En tungstène en mercure solidifié ! Ca promettait de durer quatre mille ans... Parfaitement inoxydable inrayable c'est de la fonte madame... No way dans le sabotage ! Tout se casserait dans la trousse sauf lui... Y compris un vrai Waterman... C'était leur seul défaut, le corps en acier pouvait se prendre des beugnes, des rayures, des pincements des légers plis difficilement récupérables. Havec l'agrafe en or ça passerait mieux...

 

Comment cela, l'agrafe en or ? Quelle agrafe en or ? Baste... C'est que je mijotais... Laisser cet affront impuni ? Ca me décuplait de revanche... Mais enfin c'était terriblement dangereux ! Tout de même... Au bahut ça se voyait pas trop, mon ours, je le planquais au tréfonds... Pire que le "plan" de Papillon ! Caché comme le steak, recouvert dans la trousse. J'apercevais ceux des copains, des greluches... Faut que j'aye mon mien, quoi ! Pas plus tard que bientôt... Sacré probloc ! Qui saura ? C'était l'époque de Mike Brandt faut dire... Des magasins j'en connaissais deux ; le premier sur les hauts de Verrières, donc assez éloigné pour que ma Môman n'y aille que rarement ; le second à Antony même près du lycée, donc pas bien discret. Mais Verrières, il faut un prétexte pour aller traîner aussi loin : le jeudi haprès l'équitation, toute proche, mais en bombant, hein ! Et le nerf de la guerre ? Tire-lire, trop dangereux : tout le monde savait ce qu'il y avait dedans. L'argent des commissions ? Pour réunir dans les cinq mille francs... Finalement j'ai dû faire un bricolage des deux. En plus le jeudi, avec un peu de chance seul à la baraque pour examiner mon butin à l'issue... Le magasin en avait j'étais sûr.

 

Ce qui fut fait ! Mieux qu'Otto Skorzeny... En fin d'après-midi je palpais le biniou en tous sens ! Me souvenais... Dans la librairie en bottes, culotte, bombe ! Pas les éperons quand même toutes manières je les mets que contraint et forcé, aux examens par exemple, comme d'ailleurs la gourmette. Personne a rien dit j'ai casqué puis filé havec mon butin. Ca fait des souvenirs ! Au lycée j'étais un autre jules... Porteur du talisman ! Redevenu un mec de ma génération pas comme Sheila je vais seul... Ca change et ça change pas. A la maison je la ramenais pas je voulais pas qu'on me voie épanoui qu'on suspecte... C'est que ça va vite une fouille ! Je bossais sec pour me faire houblier. Au bahut clac ! Clac ! Pire que les oies de Zornhof... Des coups à se faire poirer ! Cela a bien dû se produire au moins une fois, en permanence plutôt. En permanence avec certains pions ça peut être le boxon complet ça dépend... Et puis il y a les gonzesses des autes classes ! Toujours mieux que les nôtres, forcément...

 

Tout roulait... Mais un jour dans la trousse l'objet beugné ! L'infarctus dont nous causent les journaux comme chantait Renaud... Heffondrement de l'univers ! Gigantesque carambolage de la ferraille... En réalité un vague pincement au métal. Mais le probloc, c'est que la bête humaine veut nécessairement surcompenser la compensation : m'est revenue la vieille idée de l'agrafe en or ; là je l'avais pas, léger regret. Vous me voyez venir : bis repetita... Aux orties l'ours ! Salopard traître je te connais plus... Vite un autre, mais havec l'agrafe, et bien entendu plus jamais dans la trousse. Le pognon je sais même plus, d'autant que c'était un peu plus cher, pas trop. Dans ces cas-là trop n'existe pas n'y a que le possible et l'impossible.

 

Vraiment splendide ! Mille fois plus beau que l'autre... J'en revenais pas ! Bien mieux que dans la vitrine... Là je le planquais à mort, même des copains ; les filles à la limite, sont pas voleuses. Propriétaire d'un trésor enfoui ! Et puis haprès j'ai oublié...

Commentaires

Superbe narration de ce désir d'encore presque enfant Sergio ( presque parce que les filles comptent déjà pas mal ;), et puis je vous vois, ah oui, en bombe et bottes dans la papeterie, à lorgner le sublime 4 couleurs, et ensuite, le savoir dans votre poche. Vous deviez marcher avec dix centimètres de plus, tout en hauteur, fier comme un bar-tabac !
Me souviens très vaguement quand mon frère le reçut pour son anniversaire, offert par ma grand-mère. J'ai trouvé cela joli, en fait le mécanisme me plaisait drôlement, je voulais l'ouvrir...mais j'étais petite alors une fois hors de ma vue, j'ai oublié le beau stylo de mon grand frère qui le garda longtemps dans sa trousse.
La folie allait me prendre quelques années plus tard, pour les plumes des stylo plumes ... les belles incroyables des Pelikan et des Scheaffer, d'autres plus tard encore.
Mike Brant me souviens aussi. Je comprenais pas. Comme clo clo, je comprenais pas plus. A 9 ans la mère d'une amie dont je garde un très beau souvenir me faisait entendre Dylan, et mon grand frère les groupes à la mode outre atlantique et outre Manche. Je découvrais par la tangente.

Écrit par : chiara | 16/10/2017

C'était une quoi, la coto de Moluche ? celle qu'il est mort avec dans le camion ?

Écrit par : simple question | 16/10/2017

C'était une quoi, la coto de Moluche ? celle qu'il est mort avec dans le camion ?
Écrit par : simple question | 16/10/2017

Il me semble que c'était une Harley ; il était avec des copains, tous résidaient dans une villa un peu au-dessus de chez mes parents, à l'Est de la vallée du Loup, pas très loin du manoir de Pompon (ou présidentiel, peut-être, plutôt ; il y en a un peu partout dont un petit gourbi à Porquerolles).

Mais Coluche détenait également un record du tour (moto) sur un grand circuit d'Italie du Nord...

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

Wikiki parle d'une Honda 1100 VFC modifiée.

Écrit par : chiara | 16/10/2017

Je me demande si on ne lui aurait pas prêtée...

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

Eh oui, tu as raison, Jazzi a mis le reportage sur la RDL ; on en apprend plus maintenant qu'à l'époque !

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

Ce qui me rappelle encore un souvenir : en bas de chez mes parents, sur la nationale Grasse-Nice, un petit garage où j'avais mis en réparation ma MG ; je vais aux nouvelles, et qu'est-ce que je vois ? Une splendide Mercédès berline bleu outremer, pas la limousine (la six cents) mais juste avant, un peu beugnée.

C'était une voiture de Johnny, qui n'avait plus de permis depuis des lustres ; donc chauffeur, mais lui aussi était non seulement passablement bourré, mais également sans permis ! Le garagiste était outré...

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

Ah oui, merci Jazzy pour le lien.

Je pousse ma petite anecdote : je suis sur une route départementale, dans un bled. Rien devant, rien derrière, rien en face, ça roule parfait. Puis au milieu de tout cela, après des kilomètres, un stop. Je m'arrête. Je regarde à droite, je regarde à gauche. Rien. Rien,mais je pense "pourquoi je roule si vite ?", allez je finis le trajet relax."
Je dois poursuivre tout droit, une belle montée...Je passe les vitesses mais tranquille, j'accélère pas. J'arrive à mi-parcours de la côte qui ouvre sur un sublime virage, et là, il surgit : un môme dans une caisse nulle vieille, genre 106 de 15 ans d'âge, à fond ...Si à fond qu'il ne peut pas serrer son virage et se retrouve sur ma voie. Je ralentis encore. Il réussit enfin à reprendre sa voie. J'ai le temps de le voir le gosse : il est blanc, livide, effrayé.
Si j'avais continué à vive allure, on se tamponnait pleine face. Pourquoi ai-je pensé à ralentir, là, au stop, où il n'y avait personne...
Le gosse et moi avons sans doute brûlé une de nos neuf vies ;).

Écrit par : chiara | 16/10/2017

Je crois que la prémonition, cela arrive presque en permanence dans la vie courante, mais très souvent vraiment au dernier moment, ce qui fait que l'on a du mal à la distinguer du geste lui-même ; pourtant, si l'on fait bien attention à la chronologie...

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

C'est pas pour me vanter mais le ciel est drôlement jaune en Bretagne.

Écrit par : bzh | 16/10/2017

euh, sergio, cette histoire de record du tour d'un circuit GP par Coluche, c'est du flan, de la légende. D'accord, à l'époque, les bécanes GP c'étaient des 500 mais quand même. L'aurait fait mieux qu'agostini ? Rho...

Écrit par : Edouard-Blaise de la Motte Saint-Eloi de Hauterive | 16/10/2017

pour répondre à la question que vous posez, je dirais: quand c'est cher, c'est pas forcément bon, mais quand c'est pas cher, c'est généralement pas bon. Par exemple, il y a d'excellents coteaux de Ventoux. Là je viens d'en trouver un pas cher, je me suis dit essayons, eh ben il n'est pas bon du tout. J'ai l'impression de boire du pneu. Et c'est comme ça je fais le lien avec la moto.
parce que c'est important les pneus pour une moto, pas vrai Lucy ?

Écrit par : thème et version | 16/10/2017

je sais que va me dire chiara : on n'achète pas de vin sans le goûter d'abord. c'est vrai mais il se trouve que je suis pas chez moi, je suis dans un appart qu'on m'a prêté pour un court séjour à paris, alors je suis allé m'approvisionner à la supérette du coin.

Écrit par : thème et version | 16/10/2017

"comme Sheila je vais seul..."
Je me demande si ça serait pas plutôt Françoise... A l'île Seguin, il ne reste plus qu'un exemplaire d'une Ondine de 1962. C'est triste qu'ils n'aient gardé que ça pour illustrer le passé dont ils ont fait table rase, alors que Mike Brandt visitant les usines Renault, c'était quand même quelque chose.

Écrit par : poutrelle & pétale | 16/10/2017

J'ai l'impression de boire du pneu.
Écrit par : thème et version | 16/10/2017

C'est un peu ce qui se passe avec la grappa... euh... bosniaque ; comme celle de l'Adieu aux armes, mais bosniaque ou serbe chais pas trop ils arrêtent pas de s'occuper entre eux, là-bas...

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

Coluche cela semble confirmé, vidéos, tout...

C'est effectivement Françoise Hardy qui chante "Oui mais moi je vais seule..." On n'était quand même pas hauts !

Écrit par : Sergio | 16/10/2017

On pétarade façon Gala chez le Serge... et j'adore.... là où d'autres abhorrent.

Écrit par : JC..... 5h54 | 17/10/2017

Tout ce qui permet de se différencier, c'est à dire se construire enfant, avait de la valeur : la bourgeoisie capitaliste apportait ces joies simples et utiles que la mediocratie TV a fait disparaître au nom du collectivisme Café de Flore.
Nous sommes tous en col Mao, désormais. Un habit neuf maoïste porté intérieurement au nom de l'égalitarisme.
Quand on pense à ce débat idiot sur la relation amoureuse homme/femme.... à cause des mœurs du cinéma du Gros Wein !

Écrit par : JC..... 6h10 | 17/10/2017

"Chez le serge" on serait pas étonné de voir débarquer un ouistiti classieux nous racontant son périple du Hoang Ho au Yang Tse Kiang, et tout cela dans un français parfait, s'il vous plait ! pas un français tarabiscoté, mielleux ou pompeux, non, juste parfait.

"je sais ce que va me dire chiara" : cher thème et version, vos progrès m'enchantent ;)

Sergio, avant le stop je souriais gentiment à l'idée de prémonition, depuis beaucoup moins. Quand même, ce waterman, je crois qu'il cachait son succès dans les petits rectangles colorés, en accord parfait avec la ligne du stylo. Je les découvre à nouveau grâce à vos illustrations.

Bonne journée à tous.

Écrit par : chiara | 17/10/2017

Ce Waterman, c'était le luxe à la portée de l'écolier heureux, celui qui ne risquait pas de gifler sa prof du 93, ayant le respect de ce qui fonde société....
Chiara a raison !
Les petits rectangles colorés, c'étaient nos diamants, nos pierres précieuses, nos fleurs séchées, nos rêves à nous les pauvres.

Écrit par : JC..... 9h45 | 17/10/2017

Oserais-je avouer que je n'ai jamais eu de waterman 4 couleurs ? et pire, que je n'ai jamais eu envie d'en avoir...!!! Un exemple : je ne me sers jamais du vert, donc inutile.

J'ai pris de mauvaises habitudes chez mes grands parents qui me gardaient lorsque mes parents m'abandonnaient, un sou était un sou, donc pas de dépenses inutiles lorsqu'on pouvait faire autrement. On gardait les feuilles écrites d'un seul côté pour écrire de l'autre (j'ai aussi conservé cette mauvaise habitude étant donné les kilos de papier qui arrivent dans ma boîte aux lettres et le nombre de textes que j'ai à imprimer).

Écrit par : Lucy | 17/10/2017

Remember : on peut afficher en grand l'image en cliquant dessus... Cela peut être spectaculaire.

Écrit par : Sergio | 17/10/2017

elle a raison, christiane : où est passé l'extrait de monsieur plume qu'elle avait posté ?

Écrit par : Lucy, chiara, olga ou une autre, quelle importance ? | 17/10/2017

celui qui ne risquait pas de gifler sa prof du 93
Écrit par : JC..... 9h45 | 17/10/2017

C'est une question que je me suis souvent posée. Le lycée était réservé à une minorité. Pas de couteaux bien sûr, mais on n'était pas tendre non plus.

Il y avait les professeurs un peu "stars", ensuite la majorité à peu près standard, enfin les chahutés.

En russe on avait souvent des russes blanches ; certaines extraordinairement respectées, une autre, la malheureuse... Je raconte pas mais chaque cours était le théâtre d'une sorte de brasier... On a vraiment tout fait, les meneurs comme les suiveurs...

Et les boules puantes ! Et un chat mort amené d'un proche campement de Romanos... Pas dans les cités, non, au lycée d'Antony, avec méchants résultats et tout...

Passons sur les précipités en chimie... Ce qui ressort de tout cela, c'est que, quelques fussent les outrances, cela restait potache, c'est-à-dire incolore, même en ces temps politisés.

Effectivement personne n'aurait eu même l'idée de s'en prendre personnellement à un professeur, cela n'avait pas d'intérêt... Même si ça y allait sur le lycée "bourgeois" et tout...

Écrit par : Sergio | 17/10/2017

Lucy, chiara, olga ou une autre...
Je ne sais et je n'ai pas compris, puis lisant ce cadeau manqué du père noël et cette ingéniosité un peu coupable pour acheter en cachette le "vrai" celui au mécanisme à quatre temps, j'oublie ces extraits qui étaient cadeau pour Lucy.
Quelque chose me troublait : cet épuisement des commentaires par absence d'un grain de folie.
Ici, l'aventure est aussi celle de la langue, racontée classiquement, elle ne serait pas du Sergio. Il faut cette subversion, cette poésie gouailleuse, cette parodie du "il était une fois, autrefois". Il fallait le sacrilège. Je crois que Sergio était impatient, en état d'urgence, pas hostile à Queneau mais concentré, piqué au jeu de stylo magique.
Il a gommé comme on gomme une fausse piste avec les belles gommes blanches et ovales, parfaites, comme des galets. Instinctivement. Comme des gosses qui se coupent la parole pour dire ce qui brûle au bout de la langue.
La répression est oubliée. Il ne faut pas s'en faire pour cela. Il faut parfois prendre l'enveloppe de l'autre pour comprendre l'insolite...

Écrit par : christiane | 17/10/2017

Bon mais je fais pas de billet sur la gomme mie de pain ! Ca tournait pareil, mais beaucoup moins cher,e t c'était plus tard, vers la seconde, par là...

Écrit par : Sergio | 17/10/2017

Robbe-Grillet... "Les gommes"... (pas la Pelikan PK 20 ni la gomme mie de pain* Faber-Castell qu'on pétrit entre les doigts ni la plastic 526 50 de Staedtler) .
Wallas cherche une gomme précise (peut-être pour effacer l'intrigue...). Quel genre de gomme ? Le trésor des papeteries (qu'il ne trouve pas) pendant que l'assassin... Quant à la balle, elle met 24heures, de 7h30 à 7h30, pour atteindre son but mais la montre s'est arrêtée entre temps ! Un polar sans queue ni tête puisque c'est l'enquêteur qui devient assassin..
Il y a aussi un siphon d'eau gazeuse sur le zinc d'un bistrot. Même bistrot au début, à la fin.
Le boulevard circulaire comme la ville... pas une ligne droite !
" le mouvement de l'écriture y est plus important que celui des passions et des crimes..." dira R-G.
et en épigraphe : « le temps qui veille à tout, a donné la solution malgré toi ».
Je préfère la gomme galet Bic, douce, facile à prendre en main, aux angles arrondis, effaçage doux pour graphite déposé entre les mailles des fibres de cellulose du papier mais il arrive qu'elle déchire le papier enfin un peu moins que celle, la bicolore, rose et bleue (le bout bleu abrasif c'est pour l'encre, mais les gommes à encre ne gomment pas le papier. Elles laissent une vilaine trace bleue.)
L'effaçage est une chose très sérieuse...
Inoubliable, Laurent Fabius (alors Premier ministre) avait pondu un texte officiel : «Sont interdites à la fabrication (...) les gommes à effacer qui rappellent par leur présentation, leur forme ou leur odeur des denrées alimentaires».
Et les porte-mines, Sergio, vous n'en avez pas parlé. Vous rappelez-vous ce geste frénétique lorsqu'on presse sur le ressort pour faire sortir la mine ?
*mais quand on n'a pas de gomme, on fait une petite boulette avec une mie de pain et ça efface !
Alors qui et pourquoi mon commentaire a-t-il été effacé, cher Wallas ?

Écrit par : christiane | 18/10/2017

Chiara, lucy, christiane,olga et les autres...
Olga depuis plus de 3 semaines est complètement décervelée, l'air des Hauteurs ne lui réussit guère et des miasmes nocifs s'échappent à grand fracas, des borborygmes qui dépassent le supportable. A éviter, donc, mieux vaut changer de trottoir..
L'engouement de Sergio pour le 4 couleurs Waterman, me laisse rêveuse; un engin dont j'avais horreur, toujours coincé, rêche,sans imagination. Bref, des rapports houleux.
Qui était le Monsieur Plume de Christiane ? je suis vraiment larguée !

Écrit par : olga | 18/10/2017

moi, je me souviens surtout du gros crayon de couleur avec un côté bleu et l'autre côté rouge, à force de les tailler pointus pour se gratter la cire humaine (oui !) au fin fond des oreilles, y'avait toujours une des deux couleurs en retard sur l'aut'.
Apparemment ça se vend encore sur la toile
https://www.google.fr/search?q=crayon+de+couleur+bleu+et+rouge&client=firefox-b&dcr=0&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjY_MPF-vnWAhXE0xoKHelkB8UQ_AUICigB&biw=1600&bih=791#imgrc=Jvu4gRN8rbIhtM:
Bon, mais moi j'aimerais savoir si on pourrait pas bifurquer sur la poésie du buvard, les boulettes trempant dans l'encrier ou lancées sur les plafonds de l'école. Ou alors sur les taille-crayons à petits et grands trous avec les mines qui se cassaient invariablement et qu'on mettait des heures à récupérer avant de pouvoir retailler le crayon jusqu'à la moelle.
Bouh, y'en aurait encore des choses à raconter. Mais est-ce bien raisonnab' ? Evidemment, i faudrait que sergio soye d'accord.

Écrit par : Janssen J-J | 18/10/2017

Ah les Japonais, les plus beaux, les meilleurs, quelle glisse, quelle ligne, les Tombow, bien sûr..
https://www.cultpens.com/files/cp/imagelibrary/subcategory/tombow-writing-instruments.jpg

Écrit par : olga | 18/10/2017

D'abord à Olga.
Monsieur Plume c'est ce personnage de Michaux tellement absurde. J'avais choisi des extraits de la première histoire. Plume se réveille un instant pour constater que sa femme a été coupée en huit morceaux par la locomotive qui vient de traverser son lit. De là, puisque l'histoire de Lucy se passait dans un cinéma, je faisais mémoire de celle qui, arrivant dans la gare de La Ciotat, (premier film des frères Lumière) avait effrayé les spectateurs. Voilà c'est tout. c'était pour faire dérailler les commentaires trop sages qui avaient suivi le chouette billet de Lucy sur le crime dans la salle où elle regardait avec entêtement pour la 3e fois un film qu'elle aimait. Puis ce commentaire a été avalé par la nuit. Nuit, où Sergio avait une maintenance de son site. L'un explique peut-être l'autre. Après, au réveil ce billet suave sur l'adoration d'un certain stylo 4 couleurs au fuselage parfait.
Les "Gommes" de Robbe-Grillet c'est pour faire écho aux Simenon de Paul Edel (sur son blog) et pour revenir en douceur sur la disparition. Presque un Pérec.
Alors fugueuse, Olga,encore sur la crête des mots ?

JJJ
que de souvenirs... " y'avait toujours une des deux couleurs en retard sur l'aut'. ". C'est exactement cela. Mon père taillait nos crayons chaque soir avec son Opinel. Les mines en devenaient carrées. Je n'arrivais pas à faire comme lui ! mais en matière de taille crayon, celui de l'instit fixé au bureau et actionné par une manivelle était bien le plus étrange appareil dans la classe, propre à nous faire rêver. Mais avant de l'atteindre, il y avait l'estrade et son bureau et sa règle...

Écrit par : christiane | 18/10/2017

"Puis ce commentaire a été avalé par la nuit. Nuit, où Sergio avait une maintenance de son site."

Hé bin rien retrouvé du tout...

Écrit par : Sergio | 18/10/2017

i faudrait que sergio soye d'accord.
Écrit par : Janssen J-J | 18/10/2017

Yes sir, ça va sans dire...

Écrit par : Sergio | 18/10/2017

Olga, quand on parle plume japonaise, on parle des Namiki...Certains diront "c'est cher" mais on n'est pas obligé d'acheter. Admirer le savoir-faire, la beauté des laques, c'est bien aussi. Exemples ici :

http://www.lestylographe.com/148-empereur

Grâce à Zamazon, on peut acheter aisément des encres japonaises, comme les Iroshizuku ( produites par Pilote ), beaucoup plus fluides que celles que nous connaissons car elles doivent filer de plumes elles-mêmes beaucoup plus fines que les nôtres. Si on utilise ces encres sur nos stylographes, cela leur donne une épaisseur de plus, bon à savoir si l'on veut passer d'une plume "fine" à "medium" sans changer d'instrument. Si, c'est intéressant ;)

Écrit par : chiara | 18/10/2017

Si, c'est intéressant
Écrit par : chiara | 18/10/2017

Je voulais me prendre un Montblanc et lui assouplir havec pertes et fracas la plume en en revenant aux pleins et aux déliés, et puis la technique... Dactylo rock, quoi !

Écrit par : Sergio | 18/10/2017

Et puis en parlant de papier Japon c'est ce qu'il y aurait de mieux pour l'impression numérique, faut que je me tuyaute... Tous les "grands" (surtout photographes), "de Paris" bien sûr, travaillent avec cela ; La carte et le territoire, quoi...

Écrit par : Sergio | 18/10/2017

Le plaisir des Montblanc, c'est comme la main façonnera la plume au fil des semaines, un peu raide pour débuter et puis très vite la fluidité parfaite ! pis ça meurt pas ces bêtes-là. Le mien a ... 35 ans cette année, offert par mes dad & mam. Aucune réparation, et le plaisir d'utiliser la pompe.
Un peu plus abordable et parfait aussi le ... Waterman ( oui monsieur, les revoilou ) Carène...Trop fort !

Écrit par : chiara | 18/10/2017

Je ne connais pas les papiers Sergio :(

Jungjin Lee, photographe coréenne, est connue pour tirer ses photographies sur du papier de murier fait à la main qu'elle enduit d'une émulsion photographique à l'aide d'une brosse, avant de numériser. Elle fut révélée par la série "Wind".

Écrit par : chiara | 18/10/2017

Paint it grey

Cela se passait du temps des colonies, à Brazzaville pour être précis. Dans la classe de 8ème (CE2 ?) où j'étais, pupitres de bois avec trou pour encrier de porcelaine. Ces encriers étaient remplis périodiquement par de l'encre fabriquée sur place avec de la poudre violette mélangée dans de l'eau ( ?). Un jour le mélangeur s'est trompé dans ses quantités et l'encre a tant pâli qu'on la voyait à peine. Pour mon malheur, c’est mon cahier qui a été vérifié en premier : double coup de règle (méchant) sur les doigts (ça fait très mal et c’était la première fois que cela m’arrivait !) de part de la maîtresse :
- Mais enfin, pourquoi as-tu écrit au crayon ?
- Oin, oin, oin, mais non maîtresse, c’est l’encre qui est comme ça !
- Hein ? quoi ? qu’est-ce que tu racontes ? … Ah ben oui.

Et pis c tout...

C’est là que j’ai découvert que les adultes qui étaient censés (bien) nous éduquer pouvaient être mauvais et que l’injustice existait.

Précision : lorsque j’étais petite, j’étais une élève modèle… j’ai changé un peu ensuite.

Écrit par : Lucy | 18/10/2017

heureusement que t'es là pour commenter chez Scemama. J'ai peur qu'il finisse par se suicider, le mec.

Écrit par : y en a marre de ces e-mails obligatoires et mon nom ne regarde personne | 18/10/2017

c'est vrai, Sergio, tu pourrais pas retirer la case email? De toute façon, on met n'importe quoi. Si on a envie d'être contacté, on écrit à sergio.7@gmx.fr pour lui dire s'il vous plaît tu peux me filer l'adresse de chiara ? mais si on n'a pas envie d'avoir l'adresse de chiara on fait rien.

Écrit par : y en a marre de ces e-mails obligatoires et mon nom ne regarde personne | 18/10/2017

heureusement que t'es là pour commenter chez Scemama. J'ai peur qu'il finisse par se suicider, le mec.
Écrit par : y en a marre de ces e-mails obligatoires et mon nom ne regarde personne | 18/10/2017

C'est pas mal, ces billets, il a l'air d'y connaître... Seulement ce qui se passe, c'est que son texte est un peu "fermé", enfin verrouillé, ce qui peut décourager les coms...

Bon je vais regarder, pour l'adresse e-mail, mais j'y crois pas trop ; mais c'est vrai qu'on pourrait largement s'en passer...

Écrit par : Sergio | 18/10/2017

Houi ben même dans le HTML ça m'inspire pas beaucoup...

Écrit par : Sergio | 18/10/2017

Pour Lucy
http://www.encre-et-imprimante.fr/encre-violette

Écrit par : christiane | 18/10/2017

"Hé bin rien retrouvé du tout..."
Écrit par : Sergio
Pas grave puisque ce n'était pas volontaire.

Écrit par : christiane | 18/10/2017

Merci Christiane, joli site ! Mais je n'écris plus à l'encre, surtout sur clavier et en cas d'urgence avec un stylo bille (généralement pour les chèques).
Tout se perd ma pov'dame comme dirait qqun que je connais.

Écrit par : Lucy | 19/10/2017

J'ai lu un certain temps les chroniques de Scemama, que je crois aussi compétent et honnête, mais j'ai abandonné pour quelques raisons ( sans doute injustes ou idiotes, quoi, les deux ?! ) :

- L'idée souvent que l'art "doit" ou "va" sauver le monde. Redescendons d'un cran please.

- Les artistes présentés sont parfois "engagés" mais leur engagement me semble plus ressortir de ce que l'on attend de "l'artiste", ou de ce qu'il est de bon ton de penser que d'autre chose. C'est quoi un artiste engagé ? Pffff, les gens sont INTELLIGENTS, faites leur confiance pour penser.

- La pire de mes raisons : "fermez-là, on ne s'entend plus regarder !".

Ah mais là je suis partie en courant hein !

;)

Écrit par : chiara | 20/10/2017

C'est quoi un artiste engagé ? Pffff, les gens sont INTELLIGENTS, faites leur confiance pour penser.
Écrit par : chiara | 20/10/2017

Ha oui c'est un de mes dadas, cela... Disons que l'adjectif engagé divise au moins par deux la crédibilité de l'oeuvre, que ce soit en littérature, en musique, en peinture. Et je le prouve ! Quels sont les chanteurs engagés qui transcendent ? Jean Ferrat à la limite, et encore ce n'est pas bien visible. Il y avait un type qui voulait se lancer avec "V. comme Vietnam" : on l'a jamais revu ! C'est une bien pauvre béquille...

Justement, Leni Riefenstahl, Шостакович, on n'a jamais réussi à les faire s'engager...

Écrit par : Sergio | 20/10/2017

Bon je poste ici un message que e robot de la rdl refuse malgré tous les points ajoutés dans les mots litigieux pour de déjouer. Du reste, ça a un peu à voir avec les dessins de l'Odyssée sur les buvards. On reste au coeur du sujet de la pédagogie axiale par la pointe Bic à 4 couleurs, hein, merci de nous prêter de l'espace, Amayerling...
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(reprint)
Juste une notule en passant qui n’a peut-être rien à voir avec le billet. Dans le roman récemment traduit de Daniel Mendelsohn « Odyssée, un père un fils une épopée » qui raconte comment son père de 83 ans s’est invité dans le cours donné à ses étudiants en lettres classiques par un spécialiste d’Homère, j’ai été troublé par ceci. Mon enfance avait été charmée par les aventures du retour d’Ulysse à Ithaque et ses diverses péripéties. Arh ! L’épisode de Circé l’enchanteresse qui avait su retenir notre héros dans la couche de sa grotte durant un an, pendant que ses compagnons avaient été réduits à l’état de « pourceaux ». J’aimais beaucoup ce terme de pourceaux, car je le trouvais noble. Il avait je ne sais quelle vertu de nous les montrer comme les victimes d’un sort injuste, sachant qu’ils allaient quand même retrouver bientôt une apparence humaine plus décente.
Or, dans la traduction de ce roman, on ne parle plus de pourceaux, mais de porcs (ils furent transformés en « porcs »). Et cette traduction change l’histoire du tout au tout. Il se produit comme un affadissement de la mythique odyssée, par-delà le décorticage systématique des 24 chants démystifiant les personnages, les épisodes et les anecdotes, vu que le but est de donner de vertigineux prétextes à camper des règlements de comptes et des découvertes entre le père et le fils en cette occasion.
Brefl, l’image des cochoncetés que l’on veut donner aujourd’hui des porcs harceleurs à dénoncer à la vindicte et à vouer aux nouvelles gémonies ne manque pas de me surprendre, de m’étonner et surtout de m’attrister. Déjà que nos sympathiques pourceaux (porcelets) avaient été pas mal martyrisés dans les campagnes industrialisées d’aujourd’hui, d’après ce qu’en raconte l’excellent roman de JB del Amo, Règle animal, c’est lamentable.
Comment va-t-on finir par aimer cet animal pour ce qu’il a toujours été, une bête intelligente, pleine d’humanité et d’attachements, nullement dégoûtante ni particulièrement génésique ?… Va t on devoir installer une ligne de délation sur le réseau intitulée : « Balance-ta-porcasse ? ». Vous conviendrez que ce ne serait pas sympa pour nos amies les truies. Donc ! Pitié pour eux. Les Weinstein sont des humains, désolé, pas des porcs, et Mme Angot a finalement énoncé à ce sujet une profonde vérité.

Écrit par : Janssen J-J | 20/10/2017

Houi je confondais même pourceau et marcassin !

Mais je suis parfaitement d'accord sur le fait qu'un seul mot, sans parler d'une virgule, peut changer du tout au tout un texte entier... Et si cela nous poursuit, tout le roman ! Et c''est encore une élément pour ma fumeuse théorie au terme de laquelle la communication, pour employer un mot effroyablement galvaudé, passe partout, on ne sait pas exactement où, mais sûrement pas uniquement par les mots, lesquels demeurent un support indispensable mais sans que l'on sache dans quelle mesure exactement...

On pourrait dire que c'est la résonance des mots, des phrases l'essentiel, empaquetée au départ et restituée à l'arrivée, qui compte vraiment...

Écrit par : Sergio | 20/10/2017

Dommage que Passou rétablisse pas mon lien... On remettrait ici les messages coincés là-bas tout le monde viendrait voir !

Écrit par : Sergio | 20/10/2017

Je crois qu'aucun lien url ne passe à la rdl. Me semble qu'on ne voit plus jamais de nom de commentateur en rouge.

Écrit par : l'homme est né libre et partout on le voit dans les liens | 21/10/2017

Je crois que passou a décidé d'en finir avec les liens qui nous facilitaient grandement le travail de cabot(in)age d'un block à l'autre, en bateau ou en moto. Mais hier, il avait encore une exception chez lui, à 18.11. Son robot a laissé passer un Soleil vert en rouge (renvoyant à un blog du même nom)... Faut croire qu'il est daltonien, c't'animal... Sait pu où donner de la tête à partir des 4 couleurs de son stylobate.
La résonance des mots (à l'arrivée), oui, c bien ça qui compte (au final ?),je suis TAF d'accord. Même Ch. en a souvent théorisé l'augure avec pas mal de poésie...

Écrit par : Janssen J-J | 21/10/2017

Je crois que passou a décidé d'en finir avec les liens qui nous facilitaient grandement le travail de cabot(in)age d'un block à l'autre, en bateau ou en moto.
Écrit par : Janssen J-J | 21/10/2017

Tu es sûr ? Quelle idée... C'est sinistre ! Par jalousie halor ? Mais il n'y a pourtant aucune commune mesure... Et puis on i fait pas de mal !

Écrit par : Sergio | 21/10/2017

Ben si, tu y fais du mal... S'est rendu compte de la déperdition d'internautes provoquée par l'intransigeance de Karl, et de leurs ruses de censurés pour aller mettre ici leurs coupures. Escompte qu'ils resteraient ainsi plus longtemps captifs de la rdl par flemme d'aller voir ailleurs quand il y a plus la facilité du clic. Pas vraiment de la jalousie, non, un sens aigu des affaires littéraires plutôt et des techniques de la compétition capitalissss où tous les coups sont permis..., L'faut toujours un monopoleur, -il l'est-, et l'veut même entendre causer de cartels où tu partages just'un peu avec qques uns...

Écrit par : Janssen J-J | 21/10/2017

Les liens URL en rouge et les blogs référencés à droite m'ont permis de découvrir bien des blogs dont ceux de P.Edel/Près, loin, Terres de Femmes (et Fine stagione), Sergio/Amayerling, L'atelier du Polygraphe/Versus), H.Zerdoun, celui de DB... JKL et tant d'autres
Oui, ces liens ouvrent à d'autres univers.
Dommage qu'il n'en soit plus ainsi.

Écrit par : christiane | 21/10/2017

Faut faire une émeute hémouvante...

Écrit par : Sergio | 21/10/2017

Ca y est chuis plombé chez Paulo... Ca doit pas harrêter de tripatouiller !

Écrit par : Sergio | 21/10/2017

Ha non fallait juste rafraîchir ; cela arrive ici aussi, bon à savoir...

Écrit par : Sergio | 21/10/2017

Personne n'a de billet, prêt ou imminent ? Sinon je mets un des miens demain...

Écrit par : Sergio | 21/10/2017

J'attends çui du dimanche avec ourmandyse, j'avoue un peu. Haprès la messe, les gâteaux d'la mère Baufreton étaient toujours bons, donc ceux du père Sergio toujours biaux.

Écrit par : Janssen J-J | 21/10/2017

Ca va être intello vous allez faire comme moi en le faisant vous allez ronfler !

Écrit par : Sergio | 21/10/2017

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