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19/09/2017

A choual !

Le-Cuirassier-Destouches.jpg

 

Ce n'est pas la course de Вронски, c'est de l'obstacle, mais tellement ciselé que cela toucherait presque au dressage...

 

Ferdine sort de terribles avanies ;  accus& à tort d'avoir volé un bijou dont il avait réussi la vente, un peu comme le cardinal de Rohan, emporté par la faillite de son maître Courtial des Péreire, il n'ose guère se montrer dans l'immédiat chez ses parents, toujours passage des Bérésinas, et préfère se réfugier chez son oncle :

 

- Tonton, je voudrais m'engager...

 

Et c'est le douzième cuirassiers à Rambouillet. Ferdine est de quatre-vingt-quatorze, il a dans les dix-sept ans et c'est justement l'uncle qui a signé la demande de dérogation pour s'engager un an plus tôt que le service, lequel venait de passer à trois ans puisque l'on devrait se situer vers mille neuf cent treize, soit une année de pacifique garnison avant le Casse-pipe, car c'est de cet ouvrage que précisément il s'agit. Au programme  équitation et escrime au sabre ; on a abandonné les lanciers chers à Stendhal et Hugo, même à Lunéville, la frontière, il n'en reste plus guère que le quadrille, ce qui fait que Saint-Loup y était également comme cuirassier, peut-être comme chasseur. On a peine à imaginer que ces gamins, beaucoup plus libres que par la suite, sortaient le soir dans la garnison en tenue parfaite, avec la cuirasse et surtout le sabre ; comment se terminaient les rixes dans les bistrots ?

 

Les officiers sont généralement invisibles. Il viennent faire un tour le matin puis rejoignent bien vite leur club ou leurs maîtresses comme Charles de Foucauld à Pont-à-Mousson, autre ville-frontière. Et puis il y a les sportifs, les champions ; il faut bien voir qu'en ces époques l'équitation, course, obstacle ou dressage, était comme, disons, la formule un maintenant ! Qu'est-ce que l'on pouvait écrire sur ces sujets, voire sur l'amélioration des enrênements, de la sellerie... Le régiment: lui, était intégralement entre les mains des sous-officiers, comme notre maréchaogis Rancotte, souvent de plus relativement anciens, compétents et en tout cas indiscutables...

 

Selle vrounzé ou anglo-arabe, le cheval de selle même en ces temps paysans n'est pas si répandu ; outre le bestiau, il faut pouvoir se payer, surtout en ville, des écuries et la sellerie, parfois très chère ; et même dans la cambrousse avec nos sillons, on n'en aurait guère l'utilisation, au mieux on roule carriole ; autant dire que, de tous ces cuirassiers débutants, pas un n'arrive cavalier. Donc longues séances de manège, travail aux trois allures et aussi beaucoup de voltige, l'agilité à cheval. Et ça ressaute dans sa selle à qui mieux mieux, des heures durant...

 

Survient la vedette du régiment, la star, le lieutenant Portat des Oncelles. Un artiste vraiment, il a empoché les coupes par dizaines, il concourt au plus haut niveau ; quoi de mieux qu'un régiment près de Paris pour demeurer en vue ? Mais c'est un grand seigneur et, comme tel, il se montre très gentil avec tous, même avec les bleus. Il joue merveilleusement de la fausse discrétion, le geste économique, mesuré, parfois lent comme son cheval qui, on va le voir, passera le plus possible les obstacles sans élan, juste un trot assez vif. De toutes manière, dès qu'ils paraissent, on ne voit qu'eux !

 

- Les barres au plus haut ! demande-t-il aux palefreniers, aux paleux, tout en entrant dans le manège à deux battants.

 

Dès cet instant, l'interminable reprise des bleus n'en perd plus une miette... C'est que ça fait haut, la barre au plus haut ! Parmi ces obstacles, il y a véritablement des monstres... Il faut bien cela, pour la prochaine compète. Pendant que les barres grimpent, un dernier préparatif ; le lieute extrait une pièce de monnaie de sa poche et se la cale entre selle et fesses, témoin de l'absence totale de désolidarisation entre les deux pendant le parcours qui va suivre ; ainsi pas question de se mettre  en suspension pour soulager le bison, mais pas de ballant non plus, ce qui va pas mal. Cette fois c'est parti, la plupart du temps au trot, sans se presser comme Zorro. Obstacle haprès obstacle, imperturbablement, c'est toujours le choual qui saute de sa propre initiative, jamais le cavalier qui gesticule en n'importe quel forcing.

 

Les derniers obstacles, les plus hauts, les plus longs... Peut-être un temps de galop... C'est fini il caresse, allume une tige dans son fume-cigarette, pour finir récupère la pièce qui n'a pas bougé d'un iota, la lève aussi haut que les barres, la donne à un paleux et sort encore plus tranquillos au pas. On peut redescendre les barres pour Ferdine et ses copains !

18:29 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (115)

Commentaires

Compris !
Le chien est le meilleur ami du politique, le cheval est le meilleur ami de l'homme, et Sergio a vendu sa pétrolette pour acheter un bourrin poussif...

Écrit par : JC..... 6h02 | 20/09/2017

C'est la faute à Chiara qui avait écrit, le 18/09 : "En punition pour cette fugue intempestive, l'obligation de narrer dix fois le grand sur son cheval, une pièce sous les fesses, et qui passe l'oxer sans frémir !"
"Dix fois" ! nous ne sommes pas sortis du manège !!!

Écrit par : christiane | 20/09/2017

A dix minutes de la place Stan ?
https://oxerdeseichamps54.ffe.com/

Écrit par : christiane | 20/09/2017

Ah excellent Sergio et mille mercis. Une fois comme celle-ci en vaut dix ;).
C'est ce qui m'avait tant marqué à ma première lecture, toute jeunette, les gamins sur un cheval, 17 ou 18 ans ou 19 ans, sur le champ de bataille, sabre au clair. J'en étais restée interloquée. Ca excuse rien, mais ça laisse des points d'interrogation et de suspension partout.
Après, j'ai souvent trouvé la littérature tiédasse. Pas toujours hein, mais souvent. Bon après Céline, j'ai lu Mishima, un as du sabre aussi ! Ptêt que je devrais m'interroger sur ses goûts-là ;).
Sur la RDL on parle de Duras par exemple, c'est une romancière, oui, oui pas de doute, mais alors je comprends rien à sa vision de la femme en émoi, toujours l'impression que c'est du faux, comme une divagation volontaire et expérimentale. Ouaip, parfois j'ai honte, j'avoue.
Merci Sergio.

Écrit par : chiara | 20/09/2017

marquéE

Écrit par : chiara | 20/09/2017

"Dix fois" ! nous ne sommes pas sortis du manège !!!
Écrit par : christiane | 20/09/2017

Et encore... Si on se met aux demi-voltes renversées, au bout d'un quart d'heure on sait plus où on en est ! On se paume dans le manège, quoi...

Écrit par : Sergio | 20/09/2017

Hum !
"Et pour comprendre ce que c'était que la valeur militaire, je demandais des comparaisons entre les généraux dont je savais les noms, lequel avait le plus une nature de chef, des dons de tacticien, quitte à ennuyer mes nouveaux amis, qui du moins ne le laissaient pas voir et me répondaient avec une infatigable bonté.

Je me sentais séparé – non seulement de la grande nuit glacée qui s'étendait au loin et dans laquelle nous entendions de temps en temps le sifflet d'un train qui ne faisait que rendre plus vif le plaisir d'être là, ou les tintements d'une heure qui heureusement était encore éloignée de celle où ces jeunes gens devraient reprendre leurs sabres et rentrer – mais aussi de toutes les préoccupations extérieures, presque du souvenir de Mme de Guermantes, par la bonté de Saint-Loup à laquelle celle de ses amis qui s'y ajoutait donnait comme plus d'épaisseur ; par la chaleur aussi de cette petite salle à manger, par la saveur des plats raffinés qu'on nous servait. Ils donnaient autant de plaisir à mon imagination qu'à ma gourmandise ; parfois le petit morceau de nature d'où ils avaient été extraits, bénitier rugueux de l'huître dans lequel restent quelques gouttes d'eau salée, ou sarment noueux, pampres jaunis d'une grappe de raisin, les entourait encore, incomestible, poétique et lointain comme un paysage, et faisant se succéder au cours du dîner les évocations d'une sieste sous une vigne et d'une promenade en mer ; d'autres soirs c'est par le cuisinier seulement qu'était mise en relief cette particularité originale des mets, qu'il présentait dans son cadre naturel comme une oeuvre d'art ; et un poisson cuit au court-bouillon était apporté dans un long plat en terre, où, comme il se détachait en relief sur des jonchées d'herbes bleuâtres, infrangible mais contourné encore d'avoir été jeté vivant dans l'eau bouillante, entouré d'un cercle de coquillages d'animalcules satellites, crabes, crevettes et moules, il avait l'air d'apparaître dans une céramique de Bernard Palissy.

– Je suis jaloux, je suis furieux, me dit Saint-Loup, moitié en riant, moitié sérieusement, faisant allusion aux interminables conversations à part que j'avais avec son ami. Est-ce que vous le trouvez plus intelligent que moi ? est-ce que vous l'aimez mieux que moi ?..."

Ah, cette table... Cela vaut bien toutes les batailles !

Écrit par : christiane | 20/09/2017

Et un petit extrait de "A l'ombre des jeunes filles en fleurs" Christiane ? Je suis sûre que vous avez cela pour poursuivre joliment la journée ;)

Écrit par : chiara | 20/09/2017

ordonc, pour êt'un bon cavailler, fallait jamais se décoller les fesses de la monture sans selle ? Passionnant ! Mais aujourd'aujourd'hui, combien faut-i mettre de biftons pour pas décoller de la selle de la nouvelle Norton, lancée à 1800 chouaux-vapeur ?
(cf... 19 juillet dernier, une belle journée de courses chez les mussipontains..., le jour où sergio a disparu : tous ses paris avaient foiré, et l'avait perdu gros, ce jour-là..., argh. Fuita de rage !)
https://www.turfomania.fr/pronostics/confrontations-mercredi-19-juillet-2017-nancy-prix-de-pont-a-mousson.html?idcourse=255010

Écrit par : Janssen J-J | 20/09/2017

Irremplaçable Christiane ! je vs imagine dans un hôtel particulier niché ds l'une des venelles fleuries derrière le parc Montsouris, parcourant d'un pas élastique les kms linéaires de livres que vs avez lus et dont vs pouvez extraire à tout instant la citation appropriée. Irremplaçable et imperturbable, c'est ça qu'est bien et qu'on aime. Quand je vois les piles qui s'empilent ds les escaliers de ma bicoque, le rouge me descend jusqu'aux chevilles ..
J'ai lu le livre de Chantal thomas et, avec la permission de Sergio et de sa cavale, je vs en ferai un compte rendu, ici. Sur la rdl, je voudrais poster un truc, si j'y arrive; dernier jour de l'été on se décrasse avant l'hiver ...

Écrit par : olga | 20/09/2017

Et Vronski (puisque Sergio y a fait allusion) et sa si belle jument Frou-Frou :

"Frou-frou, belle dans sa maigreur, approchait, osant un pied après l’autre d’un pas élastique et rebondissant ; – non loin de là, on ôtait à Gladiator sa couverture ; les formes superbes, régulières et robustes de l’étalon, avec sa croupe splendide et ses
pieds admirablement taillés, attirèrent l’attention de Wronsky.
Il voulut se rapprocher de Frou-frou, mais quelqu’un
l’arrêta encore au passage. « Voilà Karénine, – il cherche sa femme qui est dans le pavillon, l’avez-vous vue ?
– Non, » répondit Wronsky, sans tourner la tête du côté où on lui indiquait Mme Karénine, et il rejoignit son cheval.
.../...
À peine eut-il le temps d’examiner quelque chose qu’il fallait rectifier à la selle, qu’on appela ceux qui devaient courir pour leur distribuer leurs numéros d’ordre. Ils approchèrent tous, sérieux, presque solennels, et plusieurs d’entre eux fort pâles : ils étaient dix-sept. – Wronsky eut le n° 7.
« En selle ! » cria-t-on.
.../...
Un seul obstacle sérieux, la banquette irlandaise, lui restait à franchir ; si, l’ayant dépassé, il était oujours
en tête, son triomphe devenait infaillible. Lui et Frou-frou aperçurent la banquette de loin, et tous deux, le cheval et le cavalier, éprouvèrent un moment d’hésitation. Wronsky remarqua cette hésitation aux oreilles de la jument, et levait déjà la cravache,
lorsqu’il comprit à temps qu’elle savait ce qu’elle devait faire. La jolie bête prit son élan et, comme il le prévoyait, s’abandonna à la vitesse acquise qui la transporta bien au delà du fossé ; puis elle reprit sa course en mesure et sans effort, sans avoir changé de pied.
« Bravo, Wronsky ! » crièrent des voix. Il savait que ses camarades et ses amis se tenaient près de l’obstacle, et distingua la voix de Yashvine, mais sans le voir.
« Oh ma charmante ! pensait-il de Frou-frou, tout en écoutant ce qui se passait derrière lui… Il a sauté, » se dit-il en entendant approcher le galop de Gladiator.

Écrit par : Lucy | 20/09/2017

Lucy c'est esquis . Ah, les mémères à Sergio, merviglioso...

Écrit par : olga | 20/09/2017

acheter un bourrin poussif...
Écrit par : JC..... 6h02 | 20/09/2017

C'est pas l'envie qui m'en a manqué... Mais c'est une sujétion conséquente ; un choual doit être monté plusieurs heures par jour ; on peut toujours placer ces chevaux de propriétaire dans le plus proche club hippique, seulement tout le monde va le monter...

D'autant que, compte tenu de mes interminables guibolles à la don Quichotte, j'avais peu d'avenir dans l'obstacle, sans parler de la course. Restait au contraire le dressage, ce qui me plaisait bien, mais c'est répandu de manière très confidentielle. Rien n'est jamais impossible, mais enfin mieux vaut oeuvrer au sein du milieu ad hoc, avec instructeurs idoines, stages etc. Et puis la vie passe... Et depuis, finalement, j'ai découvert le zingot !

Écrit par : Sergio | 20/09/2017

Non seulement c'est gratuit, le dressage des juments d'amphithéâtres d'Université de lettres, mais cela peut même être ....rémunérateur.
Il y a monture et monture ! Par Bucéphale !

Écrit par : JC..... 18h23 | 20/09/2017

les gamins sur un cheval, 17 ou 18 ans ou 19 ans, sur le champ de bataille, sabre au clair.
Écrit par : chiara | 20/09/2017

Beau post...

C'est un peu pour tout cela que je préfère, pour quatorze-dix-huit, "La peur" de Gabriel Chevallier au Feu ou aux Croix de bois : à mon sens beaucoup plus proche de la réalité ressentie, ce qui ne retranche rien aux qualités littéraires de Barbusse et Dorgelès.

Et ces Kamikazes ! Les dernières semaines, ils apprenaient (il n'y avait plus le moindre pilote !) uniquement à décoller... C'était plus rapide comme instruction...

Écrit par : Sergio | 20/09/2017

Cavalier dogon bronze Mali . pas difficile, il faut replier ses jambes en deux. C'est même pas quantique ..
J'en ai vu un tout pareil la semaine dernière, rue des beaux-arts, j'aurais bien voulu l'acheter, c'est pas mes jambes qui sont trop longues, c'est mon chéquier qu'était pas à la bonne hauteur..allora, je l'ai seulement dévoré des yeux.
https://assets.catawiki.nl/assets/2016/7/21/1/6/3/163dab66-4f40-11e6-862e-3797c9c94675.jpg

Écrit par : olga | 20/09/2017

Et ça m'a rappelé qu'on a un champ de courses à Nancy... On n'est pas des boeux !

Écrit par : Sergio | 20/09/2017

Cavalier dogon bronze Mali.
Écrit par : olga | 20/09/2017

C'est Fort-Saganne ! Ou Thomas Edward... Ou du Pierre Benoist...

Écrit par : Sergio | 20/09/2017

cE n'est asmaois qui dirai s le contriaire.

Écrit par : ernelat | 20/09/2017

pardon ecn 'est pas MOI qui dirai le congtraire!

Écrit par : ernelat | 20/09/2017

ho etpuis merde hein

Écrit par : ernelat | 20/09/2017

Et Vronski et sa si belle jument Frou-Frou :
Écrit par : Lucy | 20/09/2017

Houi beau passage sehr schön... Sans jeux de mots puisque justement il change pas de pied !

Écrit par : Sergio | 20/09/2017

Pas la peine de vs emmêler les abattis: c'est le principe de l'égalité des formes: vous raccourcissez d'un côté et rallongez de l'autre..toujours chez les Dogons; je pleure encore la fermeture du Musée Dapper..
https://cdna.bruno-mignot.com/galeries/1980/cavalier-et-son-cheval-dogon-mali.jpg

Écrit par : olga | 20/09/2017

Oui, Olga,
Joie d'apprivoiser les lumières au parc Montsouris. Les deux petits du couple de cygnes noirs sont morts, hélas. Le gardien dit qu'ils avaient dû s'empoisonner avec l'eau de la pièce d'eau trop stagnante. Ils étaient dodus et couverts d'un duvet caramel. Je guette le héron gris qui traverse d'un pas majestueux la petite butée en béton qui affleure sous l'eau. (avec toujours un livre dans la poche...)
Ici, ça reprend vie doucement et sûrement. Sergio a commencé fort sur les traces de Chiara. L'allusion à Saint Loup m'a ramenée à Proust comme un boomerang. Hardies coquettes et frivoles, ces jeunes filles, Chiara. Ingénues ? La petite bande dissipée de Balbec tourne la tête du narrateur, surtout le piquante Albertine si cabotine !
Mais voici que Lucy nous offre Froufrou et Karénine. Et JJJ, et JC... et Sergio : c'est la fête !
Cet après midi, premières heures à l'atelier gravure, haut perché sous les toits. De la fenêtre je voyais le bd Montparnasse enfin ensoleillé et je pensais aux années 20. Ça se passait à Montparnasse... Modigliani, Picasso,Soutine, Hemingway, Cendrars, Fitzgerald, Apollinaire, Desnos, Miller, Kiki, Tamara... La Ruche... La Closerie des Lilas, la Rotonde, le Dôme, la Coupole..

Écrit par : christiane | 20/09/2017

"Et ces Kamikazes ! Les dernières semaines, ils apprenaient (il n'y avait plus le moindre pilote !) uniquement à décoller... C'était plus rapide comme instruction..."

Pis on en perdait quelques-uns en cours d'instruction quand même, beaucoup sur le trajet, et plus encore aux abords de la cible. Mais au moins les amiraux et généraux assumèrent : le jour de la capitulation du Japon, l'amiral Ugaki s'envole en dernier kamikaze et le général Ōnishi se fait seppuku, fidèles à la tradition du Bushido.
Depuis je me méfie des Mitsubishi sur la route et je range les couteaux de cuisine quand mon vieux siamois confucéen manque sa souris.

( je vais lire "La Peur" de Chevallier grâce à vous ).

Écrit par : chiara | 21/09/2017

ah nonohl à,le mUsée Dapepr ^etes- vous folle complètement, Ogla?

Écrit par : erelnat | 21/09/2017

Erelnat votre percolateur est mal réglé, ce qui fait que votre choual risque de s'étrangler. Si c'est pas malheureux ...

Écrit par : olga | 21/09/2017

On trnascrit pas Врнoски avecu n W enfin c 'est uen honte scnadale!!!

Écrit par : erlenat | 21/09/2017

Erlenat, Ernelat... ce nom me dit quelque chose. N'est-ce pas lui qui a enseigné la dactylographie à Paul Edel ?

Écrit par : anonyme | 21/09/2017

la dactylographie à Paul Edel ?
Écrit par : anonyme | 21/09/2017

Il a probablement dû prendre son parti de ne plus se relire ; et je le comprends aisément, parce que c'est une vraie canule, quand on s'est fendu d'une bonne page sans souffler, de passer encore une petite heure sur les blancs, les lettres manquantes, les majuscules foirées parce que l'on n'a pas shifté assez fort (c'est l'un ou l'autre des auriculaires), enfin tout, quoi...

Mais c'est une bonne question, que je me pose depuis un moment. D'ailleurs, et ces dames me diront si c'est vrai ou faux, il faudrait toujours havoir des ongles coupés ras au max, en sorte que seule la pulpe de la dernière phalange attaque la touche... Sinonsecoince !

Écrit par : Sergio | 21/09/2017

"La Peur" de Chevallier
Écrit par : chiara | 21/09/2017

Pour mémoire, c'est l'auteur de Clochemerle, qui a dû être un succès dès le début, puisqu'il s'est empressé d'en tirer de petites adaptations, transpositions, ajouts, enfin tout un tas de "plugins", comme on dit dans le data processingue...

A la réflexion, je trouve Clochemerle un brin plus froid, peut-être aussi un peu plus lourd, puissant, impressionnant, que le Guareschi (Don Cam.)...

Écrit par : Sergio | 21/09/2017

Oui, "la Peur", nul d'autre que GC n'a mieux raconté le tabou de la terreur parmi les poilus au front et dans les tranchées, dès lors que les plus chanceux, comme lui, même pas gueules cassées, furent quasiment méprisés d'avoir survécu, foutant quasi la honte à la famille ayant à les supporter quand l'urgence pour tous les arrière-front était d'oublier la boucherie au plus vite.
Pas d'héroisme ni de virilité à raconter la peur comme chez Junger qui avait réussi à la transcender.... Et dire qu'on n'a retenu du Chevallier que Clochemerle !... double injuste punition de l'histoire... Pour rester dans le sujet, si on a longtemps oublié la contribution des bêtes et en particulier des canassons dans l'histoire de cette boucherie, heureusement que récemment, nous autres les motodidaq, on a pu lire l'hommage poignant de Baratay dans ses "Bêtes des tranchées".
https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-grande-guerre-des-animaux
Faut voir ça aussi, sous cet angle !

Écrit par : Janssen J-J | 21/09/2017

Zaire goutte, my friend !

Pour les gayes, j'avais eu un aperçu de cet effroyable tableau dans les mémoires... d'André Zeller, qui a débuté comme lieutenant d'artillerie en quatorze...

Écrit par : Sergio | 21/09/2017

Jean-Jacques, es-tu le Jean-Jacques Janssen que j'ai bien connu il y a une vingtaine d'années ?

Écrit par : souviens-toi de s. | 21/09/2017

Rappelle toi ! .... c'était à la Santé..... Qu'est ce qu'on rigolait ......

Écrit par : JC..... 17h53 | 21/09/2017

Écrit par : souviens-toi de s. | 21/09/2017

Oui c'est moi, mais toi t'es qui au juss ? j'arrive pas à me souvenir avec ton peudo énigmatique ? j'en ai trop connu des s.

Écrit par : Janssen J-J | 21/09/2017

Les politiques normalement c'est pas à Fresnes ? A l'île du Diable ? A Biribi ? A Poulo-Condor...

Havec le plan comme Papillon !

Écrit par : Sergio | 21/09/2017

Simon Samuel Sébastien Sosthène Séraphin...

Écrit par : Sergio | 21/09/2017

Saviez-vous que pendant la guerre de 14-18, l'hebdomadaire "Le Miroir" faisait des concours de photos de guerre ? Les prix étaient faramineux

"Dès le 16 août 1914, il clame qu'il "paiera n'importe quel prix les documents relatifs à la guerre et présentant un intérêt particulier".... "la plus saisissante photographie de la guerre" sera récompensée d'un prix de 30 000 F (en moyenne un mineur gagnait 1 300 F annuels, un instituteur 1 600 F et un agrégé parisien 8 000 F....)

Même Blaise Cendras s'y était mis. Seule condition, les photographes devaient être amateurs.

Joëlle Beurier en a fait une étude très intéressante, un aperçu par ici :

http://grial4.usal.es/MIH/propagandaFirstWorldWar/resource2.html

Écrit par : Lucy | 21/09/2017

Ernelat , mon bon, vous n'avez jamais voyagé ! si vous êtes allé en Grèce, pays hautement touristique, vous avez dû prendre conscience que les moutons ne disaient plus "bèèèèèèè" mais "viiiiiiiiiiii" ...
tout se modernise, que voulez-vous ! Halors Br ou Vr ...
Quant à PaulEdel que je n'ai jamais rencontré, il doigt avoir des ongles d'intellectuel chinois ....ça ne m'étonnerait pas.

Écrit par : olga | 22/09/2017

Sergio, mettez-vous au cello, et je vous garantis que vous aurez des arrondis de bouts de doigts à défier tous les claviers ...parole d'expert (e)
Christiane, très beau post, de plus j'aime Montsouris ... Pour Ch Thomas, je vous répondrai dimanche ou samedi,ici, si Mélenchon et ses diables rouges ne m'ont pas transpercée ... je n'ai pas eu un instant à moi et je meurs de faim et de sommeil ..

Écrit par : olga | 22/09/2017

Qui dort dîne, dit-on... Vous devriez essayer la poudre de criquets proposée par Rose sur la RDL, ce matin à 8h25. Elle dit que l'on tient 3 jours sans manger avec cette potion !
Ici, le clavier est en folie et vos échanges avec Ernelat sont dignes de Queneau.
Bien aimé sur la RDL votre dialogue grand écart avec Paul Edel à propos de Thomas Bernhard et votre mise au point sur les dialogues de théâtre chez Paul Edel. Vous suivre et ouvrir vos liens somptueux, donne l'impression que sont les autres qui bougent et pas vous, enfin quand vous êtes vous. Cet été il fallait faire des saute moutons pour passer d'Olga à olga. Bigre, vous êtes un sacré numéro ! Au cirque Plume c'est vous sur le trapèze volant, je vous ai reconnue.
Grâce à vous et Sergio j'ai appris l'influence de la longueur des ongles sur le toucher du clavier. Encore faut-il avoir un clavier sous la main ! J'ai cherché... Les vôtres sont-ils pourvus de mollettes de vélocité et de pitch ? de la version noire du clavier blanc ? soit 88 touches pour un toucher lourd typé piano ou un clavier unique reproduisant la dynamique d’un piano à queue sans utiliser de ressorts mais avec le même mécanisme à marteaux qu’un piano à queue. Ça risque effectivement de changer la sonorité des mots et l'ordre des lettres ! Lorsque vous appuyez doucement sur une touche, vous sentez une résistance croître progressivement avant de céder à la fin du geste. Cette transition produit une sensation unique appelée « échappement ». Chez Paul, Ernelat et chez vous que d'échappements... et pendant ce temps, JJJ évoquent les tranchées et la vie des chevaux, aussi pénible que celle des poilus !
Thomas Bernhard - pour en revenir à lui - évoque les bombardiers américains fonçant sur Munich quand il était, enfant, chez sa grand mère, du côté d'Otting et qu'il les regardait, admiratif. Mais en cet hiver, le froid glacial et la neige s'étaient installés. Il voit soudain "un Messerschmidt 109 foncer sur les colosses d'argent". Et un "bombardier quitter sa formation, perdre de la hauteur et en une énorme explosion se casser en trois parties...". Le spectacle change et il découvre, au sol, " les grands trous où étaient enfoncés les cadavres des Canadiens tombés du ciel et complètements fracassés." Il écrit que l'épouvante le glaça au plus profond de lui-même. et que "partout dans la neige il y avait du sang qui avait giclé". La guerre cessa de lui plaire. "La face sensationnelle avait son revers affreux". Il écrit : " Je ne voulais plus voir la guerre qui a présent montrait son visage terrible..."
Il faut lire "Un enfant", comprendre comment né aux Pays-Bas, fils d'un cultivateur autrichien et de la fille d'un écrivain allemand, il traversa la guerre près de ses grands-parents dans ce temps de mort et de détresse. Le front des deux côtés... Un cauchemar... Il avait treize ans.
Quant à sa mère, il retient d'elle ces mots terribles : " C'est toi qui fais tout mon malheur. Que le diable t'emporte ! Tu as détruit ma vie ! C'est toi qui est responsable de tout ! Tu es ma mort ! Tu es un rien du tout, j'ai honte de toi ! Tu es un aussi grand propre à rien que ton père ! Tu ne vaux rien".
Je crois que ce livre-mémoire donne la gravité de son théâtre... Bon, je ne sais plus où j'écris entre les allées de Sergio et celles de Paul...

Écrit par : christiane | 22/09/2017

Merci JJJ pour le lien ! Me demande si nos chevaux de la Garde Républicaine vont toujours à l'abattoir après services rendus ? Faut-il toujours qu'une association de protection des équidés les rachète et que l'état se gargarise de leur faire un "bon prix" ?

Et merci Lucy pour ce lien tout aussi passionnant. Je ne connaissais pas ce concours, mais il est intéressant de noter que la fin du XIX° et le début du XX° marquent l'émergence de la photographie de guerre et de ce qu'on appellera le "reporter de guerre". L'américain Jimmy Hare fut sans doute le premier du genre :
https://etudesphotographiques.revues.org/3110#tocto1n3

Écrit par : chiara | 22/09/2017

Vous avez raison Chiara, leurs interventions sont passionnantes.

Écrit par : christiane | 22/09/2017

l'influence de la longueur des ongles sur le toucher du clavier. Écrit par : christiane | 22/09/2017

Normalement il faudrait que le dernier segment de doigt, donc la phalangette, soit perpendiculaire au plan de la touche ; c'est probablement une des raisons pour lesquelles on n'appuie pas l'arrière de la main à la table.

Maintenant la cinquante-trois (héroïque de Chopin) havec les pognes ainsi en crochets multiples, c'est des coups à envoler tout le clavier... Il restera beaucoup moins de quatre-vingt-huit touches !

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

Non!

Écrit par : eralant | 22/09/2017

Mais quel con, cet ernelat erlanant ! Pétard, j'en ai vu, des loustics, dans ma chienne de vie, mais des crétinoïdes de cet acabit, jamais ! D'accord avec la suggestion d'Olga : commençons par lui claquer le beignet, puis explosons-lui la gueule.
OK, Serge ? D'attaque ?

Écrit par : ernelat | 22/09/2017

Make love not war...

Et gardarem lou Larzac !

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

nos chevaux de la Garde Républicaine vont toujours à l'abattoir après services rendus ?
Écrit par : chiara | 22/09/2017

El amigo Paulo il a fé ouno bello billeto sur cet endroit, plutôt vers le centre de Paris, qui héberge le quartier de la garde républicaine. Et c'est un spectacle quotidien que de voir des escadrons entiers (Un escadron ça doit bien faire dans les cinquante chevaux.) sortir et rentrer après un tour dans les bois les plus proches (Boulogne ?).

Et on a un Modiano où le héros découvre tardivement qu'il s'est logé à un jet de pierre d'abattoirs ; tant qu'il se précipite dans le métro chaque matin ça va, mais un jour il sort se promener le soir et découvre...

Des chevaux uniquement je crois, et l'odeur... Parfois on voit les gayes arriver...

Son loyer était modeste... Et pour cause ! Après c'étaient mille détours, même pour le politain, de manière à contourner au plus loin la zone...

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

Lorsque vous appuyez doucement sur une touche, vous sentez une résistance croître progressivement avant de céder à la fin du geste. Cette transition produit une sensation unique appelée « échappement ».
Écrit par : christiane | 22/09/2017

On fabrique encore trois modèles en Allemagne. Le Steinway européen, à ce que m'a expliqué Chaloux, c'est-à-dire avec un beau couvre-clavier arrondi, contrairement aux Steinway ricains qui ont des couvre-clavier taillés à la serpe comme dans les western ; ensuite le Bösendorfer, a priori le meilleur, seulement avec lui ce serait presque plusieurs accordages par semaine ; enfin une troisième marque dont j'ai oublié le nom.

Et maintenant ? Le pas d'échantillonnage des pianos électriques est devenu si fin qu'ils vont bientôt surclasser ces ultimes stars en bois. Mais l'aspect visuel ? En concert, autant un beau Steinway prend une place faramineuse, surtout à deux, autant un clavier électrique sur son trépied en fil de fer, cela fait un peu maigrichon !

Mais il n'y a pas que cela ; il y a la musique purement logicielle, telle que celle à laquelle je m'essaie avec mon Csound. Cela n'a rien de barbare, on conçoit ses instruments de manière a obtenir, pas nécessairement du ramdam de vaisselle cassée, mais par exemple de belles symphonies à s'effondrer en larmes. Seulement là, qu'est-ce qui va rester sur scène ? Jean-Michel Jarre au moins s'agitait derrière quelques claviers électriques ; mais sinon ? On pourrait imaginer de majestueux effets de projecteurs, voire un rien d'holographie, mais achtung à ne pas distraire l'attention de la musique, si fragile !

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

Et, contrairement à Yamaha, Pleyel et Gaveau n'ont jamais fait de motos.

Écrit par : 22/09/2017 | 22/09/2017

C'est Ferdine sur la photo ?

Écrit par : christiane | 22/09/2017

Et, contrairement à Yamaha, Pleyel et Gaveau n'ont jamais fait de motos.
Écrit par : 22/09/2017 | 22/09/2017

Yes ; ça me démangeait bien de faire allusion à la marque aux trois diapasons mais, sur le sujet, je suis quelque peu grillé !

Quel dommage, quand même, Playel et Gaveau... Enfin maintenant c'est le numérique et les carottes sont cuites. Tout va à une allure dingue ; c'est un peu comme lorsque l'on parle de l'Europe : c'est déjà fini, fini avant de commencer, le Monde est là qui frappe à la porte... Et vigoureusement !

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

Il faut dire que les ongles de gilles Deleuze m'ont toujours fasciné. Mais jamais su si c'était une tactique pour s'interdire de taper sur un clavier de machine à écrire ou de pianoter sur un Steinway, pire encore en vue de se gratter une intimité en général d'accès difficile sans instrument idoine. Il est mort en se jetant par la fenêtre sans qu'on sache exactement s'il y avait un lien avec le fait qu'il s'était cassé un ongle à l'auriculaire. Il manque à la philo depuis 17 ans. Pardon de ce rappel à notre mémoire par un détail aussi mesquin, m'enfin, on est dans le gourbi à Sergio qui paie de sa personne. Et là, cher lui, on est bien, les gens y sont beaucoup plus civils et tolérants dans leur ensemble. Même le fou chantant des îles y est plus socialisé cailleure...
https://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article3231

Écrit par : Janssen J-J | 22/09/2017

C'est Ferdine sur la photo ?
Écrit par : christiane | 22/09/2017

Oui : il est déjà maréchaogis ; il a la croix de guerre et surtout la médaille militaire, très haute décoration réservée aux sous-officiers. C'est donc après sa blessure, il est quand même remis à peu près d'aplomb et donc bientôt démobilisé.

Il y avait la même en pied, avé le sabre, encore meilleure, mais un brin trop tirée en hauteur, adonc, pour coiffer mon misérable texte...

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

gilles Deleuze
Écrit par : Janssen J-J | 22/09/2017

C'est vrai que cette fonction auteur...

Quand même, il y a une figure de Glucksmann (André) qui me tient à coeur depuis que je l'ai enfin pigée... Serait temps !

Pour lui, il faut lire le "fais ce que vouldras" non pas au premier degré ni même au second, qui serait une sorte de "t'as intérêt à vouloir comme il faut", donc quasiment le simple contraire, mais, bien pire, à une espèce de troisième qui donnerait grosso modo : "Tu ne peux même pas imaginer, ou plutôt il est impossible de seulement songer à imaginer autre chose que ce qui est requis".

C'est le fondement de la molécule du totalitarisme dans le tableau de Mendéléiev ! Je précise que j'oppose dictature et totalitarisme, la première étant beaucoup plus superficielle que le second, intégrale corruption de l'esprit. Je ne sais pas ce qu'en dit Hannah Arendt, je viens d'en rentrer une palanquée...

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

C'est un document extraordinaire ! Militaire dans un régiment à cheval ! Je l'imagine mal se passionner pour la vie de caserne, Louis Ferdinand Destouches... et tenir à cheval !
A-t-il écrit pendant cette période, juste avant que n'éclate la guerre ? Je crois que Paul Edel nous a offert un jour un extrait d'une des lettres adressées à sa mère... On comprenait comment Destouches devenait peu à peu Céline.
Au début du "Voyage au bout de la nuit", il écrit sa haine de la guerre mais sur un ton volontairement grotesque.
Bernanos écrivait de lui : "Dieu l'a mis sur terre pour qu'il fasse du tapage."

Écrit par : christiane | 22/09/2017

A-t-il écrit pendant cette période, juste avant que n'éclate la guerre ?
Écrit par : christiane | 22/09/2017

Je pense pas : le Voyage, donc le premier, doit être des années trente.

Pendant la guerre de quatorze, je crois qu'il a démarré ses études de médecine, aurait eu l'occasion à ce moment-là de partir en Afrique dans le cadre d'une sorte de coopération. Au sortir de cette guerre mondiale il termine sa médecine.

Se greffe un séjour à Londres (Cascade, Sosthène de Rodiencourt dans Guignol's band), peut-être pas très long, en pleine guerre de quatorze.-dix-huit... Ou plutôt s'enchaînant immédiatement derrière sa démobilisation fin quatorze.

Écrit par : Sergio | 22/09/2017

Étrange votre blog, Sergio... Il me fait penser à un labyrinthe dont nous ne serions pas pressés de sortir car à chaque bifurcation, une piste nouvelle efface en nous le chemin précédent. Le labyrinthe de Circé ? Difficile d'y garder de la suite dans les idées. On se laisse aller au gré des fils de conversation. La brise est légère malgré les sujets abordés, parfois noirs et menaçants.
Je n'ai toujours pas compris, avant l'été votre charge de brigadier, sabre au clair, contre les médecins. C'était comme l'amertume d'un patient qui s'impatiente.
Et là, vous revenez dans le jeu, bondissant sur le commentaire de Chiara mais pour nous mettre le nez dans la guerre où meurent les hommes et les chevaux. Tranchées boueuses, hommes épuisés, moral en berne. On croit que c'est le passé mais les images d'exodes rappellent qu'ailleurs on meurt des mêmes carnages et on fuit vers nulle part.
Je crois que Destouches est devenu Céline dans ce bourbier qui l'a rendu amer et cynique. Puis il a glissé dans ce confort d'un regard amer. Il est plus facile d'être désespéré que d'aimer. Avant il a été médecin. Des pages terribles dans le "Voyage" quand il dit la détresse de l'enfant humiliée à qui les mots font plus de mal que les coups et la fatigue de tout ça de misère du narrateur, puisqu'il n'interviendra pas.
Alors quand Olga et l'homme à l'envers échangent en mutilant les mots c'est comme si, sous couvert d'un grand éclat de rire, ça continuait à saigner là-dessous. J'ai suivi avec le mélange des claviers cherchant la note sourde des mots.
Maintenant, ce beau jeune homme fringant et son casque rutilant. Et vous dîtes que c'est Ferdine. Il doit y avoir eu beaucoup d'inutile, de vexations, de fétide dans cette expérience quand la guerre est venue, avec ses obus qui éclatent et les blessures irréversibles.

Écrit par : christiane | 23/09/2017

charge de brigadier, sabre au clair, contre les médecins. C'était comme l'amertume d'un patient qui s'impatiente.
Écrit par : christiane | 23/09/2017

Un brigadier, cela peut aussi le général qui commande une brigade, soient deux, trois régiments. Mais l'Histoire a connu des charges de brigade, dont une des plus célèbres, britannique, eut lieu, pendant la guerre de Crimée, dans la plaine de Балаклава.

Quant à ces toubibs de mort, je vais en resservir, en essayant d'espacer pour ne pas vous imposer ce qui confine parfois à l'horreur. Quand on se cogne des semaines d'hosto comme je viens de le refaire, on ne peut empêcher l'esprit d'usiner, d'observer, de se remémorer pour effectuer des recoupements. Ces gens-là ne sont pas seulement responsables, ils sont coupables. Je n'avais jamais connu la haine à ce point, mais c'est presque un devoir de les dénoncer, de dénoncer cette situation, ne fût-ce que pour essayer de parler au nom de ceux qui, encore plus malheureux et affaiblis que moi, n'ont plus guère la ressource que de se taire.

Mais je comprends fort bien qu'il ne soit guère réjouissant de lire de telles jérémiades, sauf peut-être pour les mâles, mes frères, Dieu soit loué encore et toujours prêts à critiquer tout ce qui passe...

Fermez le ban ! Hourré ! Comme disent les cosaques...

Écrit par : Sergio | 23/09/2017

L'un de mes grands-pères était gendarme à cheval, pendant la guerre de 14, il est allé jusque dans les Balkans ; pendant deux ans ma grand-mère n'a pas eu de nouvelles, elle pensait qu'il était mort.
Je ne sais pas quelles horreurs il a pu voir ou commettre car il n'a jamais voulu rien nous raconter.
Quand il est revenu, il s'est reconverti dans l'épicerie-bazar de campagne....

Écrit par : Lucy | 23/09/2017

Lucy, vous nous racontez des salades. Personne ne vous croit.

Écrit par : Le frère de D. | 23/09/2017

Lucy, on a les Balkans en commun .....
mon prof de geo en 5° ne comprenait pas pourquoi j'illustrais mon cahier avec des cartes postales de Varna ,de Salonique, ni pourquoi mes calques de la Russie dataient d'avant la guerre de 14....alors il me collait..bourreau d'enfant..

Écrit par : olga | 23/09/2017

Ah les Dardas ! Pareil j'ai un grand-oncle qui...

Mais le point commun de tous nos anciens, c'est vraiment leur silence, leur mutisme...

Écrit par : Sergio | 23/09/2017

Christiane je suis entre 2 eaux et en retard, en retard ... J'ai ouvert votre lien, et j'ai trouvé bien poussif le meneur de jeu ; mais il y avait 4 superbes femmes,et hop, grâce à elles le niveau a grimpé !
Chantal Th a bien parlé ..de la mer; le titre de son livre correspond exactement au contenu ( l'inverse plutôt). En fait, ce n'est ni un roman ni une fiction; ce sont des restes de vie qui ont été ballottés tels des bois flottés qui traînent sur la plage. Elle évite les grandes scènes, le père meurt en 1 ligne. Le temps n'existe pas, des éclats qui s'ajoutent dans une suite continue et plane. En 4 lignes, la fille sans nom de Jackie ,a traversé les grandes métropoles du monde, comme ça ."Le tas de misérables petits secrets" est enfoui au fin fond de la mer..Jackie ds les derniers paragraphes a tout oublié, plus de repères, plus que des instants.
Le travail stylistique m'a semblé inabouti. Et surtout,m'a manqué le rapport avec l'eau. Je me déplaçais tjrs avec mes maillots (et mes raquettes & jupettes) Au bord du Lac Majeur, un extraordinaire hôtel avec une piscine magnifique où se déversait la musique de Verdi; nager des heures bercée par Maria Callas, inoubliable. Le lac a(vait) des eaux troubles et je m'aventurais parfois jusqu'à l'île de Toscanini, qqs brasses; j'ai nagé tous les jours ,à la piscine (je n'habite pas en bord de mer) presque jusqu'au jour de(s) accouchements. C'est cela que j'attendais de Ch. Thomas, cette vie si différente dans l'eau. Mes enfants ont nagé très tôt, être poisson, est-ce enviable ? L'ami qui n'a pas aimé le livre, je comprends pourquoi. L'autre livre (560 p.) "l'embaumeur" est,je crois, une histoire atroce...Je lis Virginia et VW et la théière au clou. A plus, je suis en retard..

Écrit par : olga | 23/09/2017

Sergio . Oui, un silence atroce. La lettre du père de...qui supplie un général de lui dire où est son fils, qui avait 20 ans. C'est un brouillon ,presque déchiquetté. après la mort de mes parents j'ai trouvé un paquet grossièrement enveloppé , au fond d'un placard. C'était le calepin tenu par type de 20 ans qui écrivait que le cuirassé ne passerait pas les Dardannelles parce que les mines éclataient de partout. etc. J'ai dû affronter la chose, seule.
Maintenant Sergio, vous reprenez la station verticale et vous balancez les ombres qui vous hantent ds les champs catalauniques. Vous faut-il du Muscat Blanc ? des figues noires juteuses sur un tapis de Turquie, dites et vos désirs seront des ordres.
Je suis plus qu'en retard. Zut, alors.

Écrit par : olga | 23/09/2017

voilà déjà les figues fermées sur leur secret
http://www.speedrecette.com/images/recettes/63611-1.jpg

Écrit par : olga | 23/09/2017

Je pense qu'Olga a le même penchant que Lucy à la mythomanie. Ne nous prenez pas pour des benêts.

Écrit par : Le frère de D. | 23/09/2017

Il y a eu aussi la brigade de cavalerie du général Forrest, gentilhomme du Sud, qui opérait des raids fantastiques sur les arrières yankee...

Deux mille chevaux ça dépote !

Et il fallut le grand Blueberry soi-même pour aller dénicher ces bêtes, soigneusement planquées dans un immense canyon, et en faire échapper au moins une partie... Le cobarde !

Écrit par : Sergio | 23/09/2017

Oui, Sergio. Il n'y avait que ça pour expliquer votre billet alors. Puis ce silence.
Vous êtes revenu, c'est cela l'essentiel. Mais je vous comprends.
Ils entrent dans les chambres, un peu froids, un peu pris par l'accumulation. Un malade vaut un autre. Parfois ils ont l'esprit ailleurs. Le malade et eux ne vivent pas sur la même planète. L'attention délicate vient souvent du petit personnel qui voit ce que eux ne voient plus.

Écrit par : christiane | 23/09/2017

Le malade et eux ne vivent pas sur la même planète.
Écrit par : christiane | 23/09/2017

Oui, je crois que c'est une bonne synthèse... Mais pour le moment (prochain billet), suite et fin de mes petites rébellions, c'est beaucoup plus marrant !

Écrit par : Sergio | 23/09/2017

Olga mais c'était pour ces "superbes femmes" ! les sœurs Berest étaient passionnantes avec ces souvenirs de cette arrière-grand-mère si adorablement indigne.
Chantal Thomas m'a amusée quand elle racontait comment la baignade interdite de sa mère à 15 ans... s'est confrontée à ce peuple de Versailles qu'elle a si bien écrit. Oui, ses souvenirs de la marée basse ressemblent à des bois flottés. Le travail stylistique vous a paru inabouti parce que c'est un livre à part, pas un de ceux irréprochables sur le XVIIIé s. Là, elle est malhabile, un peu fragile pour aller à la rencontre de celle qui n'a jamais fait d'efforts pour la rencontrer : sa mère. Comme si elle voulait avoir le dernier mot qu'elle ne peut prononcer. C'est une pudique. Quand on entre dans ces eaux-là, l'estran, on ne sait plus ce qui vient, ce qui part, ce qui est l'autre, ce qui est vous. J'aurais détesté que le style de ce livre soit abouti. Il fallait ça, cette empoignade avec le passé qui se carapate à la vitesse de la marée descendante et qui va emporter toute cette vie de l'océan.
Vous êtes une nageuse et quelle nageuse ! moi, j'aime la mer quand j'ai les deux pieds sur le sable. Dans cette foutue eau salée pleine de poissons morts, d'algues visqueuses, de méduses, je n'ai qu'une hâte : échapper aux vagues-ventouses qui vous tirent en arrière, là où c'est dangereux. Arrimée à la grève, je l'affronte avec des mots et des couleurs, écoute son ressac et la nargue. Nous avons divorcé, elle et moi, un jour lointain où j'ai cru ne pas pouvoir regagner le rivage. Maintenant, marcher les pieds dans le sable mouillé, respirer cet air au goût d'huitre, chiner les mouettes enrouées, ramasser des cailloux, ça me suffit pour être heureuse. Oui, je l'aime à ma façon.
Pour Laëtitia Pujol qui fait ses adieux à l'Opéra c'est ce soir à 19h30. Je crois qu'elle a choisi "Joyaux" de Balanchine. Votre photo est magnifique.
Quant aux figues : sale temps jojo !

Écrit par : christiane | 23/09/2017

"Quant à ces toubibs de mort, je vais en resservir, en essayant d'espacer pour ne pas vous imposer ce qui confine parfois à l'horreur. Quand on se cogne des semaines d'hosto comme je viens de le refaire, on ne peut empêcher l'esprit d'usiner, d'observer, de se remémorer pour effectuer des recoupements. Ces gens-là ne sont pas seulement responsables, ils sont coupables. Je n'avais jamais connu la haine à ce point, mais c'est presque un devoir de les dénoncer, de dénoncer cette situation, ne fût-ce que pour essayer de parler au nom de ceux qui, encore plus malheureux et affaiblis que moi, n'ont plus guère la ressource que de se taire." (Sergio)

Tu ne pouvais pas parler plus connement, de ceux qui essaient de sauver ta peau ! Bravo ! ....

Écrit par : JC..... 17h53 | 23/09/2017

"Un malade vaut un autre. Parfois ils ont l'esprit ailleurs." (Christiane)

Quant tu veux être conne, tu es parfaite ...

Écrit par : JC..... 17h56 | 23/09/2017

JC,
quand on ne sait pas, on se tait. Ces mots que j'ai posés ne l'étaient pas à la légère. Le dit chirurgien avait menacé de ne pas opérer si on ne lui remettait pas de la main à la main une somme considérable (pour nous) avant qu'il n'entre dans le bloc opératoire. La suite de l'opération a été catastrophique pour la personne concernée qui m'était proche. Quand il est passé dans la chambre quelques jours plus tard, il est resté le temps de saluer puis il a continuait sa tournée...

Écrit par : christiane | 23/09/2017

"JC, quand on ne sait pas, on se tait." (Sœur Christiane des Papillotes)

Tu devrais te taire plus souvent, ma chère ! C'est le fonctionnement normal de l'institution.

Écrit par : JC..... 17h56 | 23/09/2017

Va au diable !

Écrit par : christiane | 23/09/2017

Tu as eu raison, Sergio...
"Sois sage ma douleur et tiens-toi plus tranquille...."
Maintenant la vieille dame trottine sur les nuages...

Écrit par : christiane | 23/09/2017

JC, je reviendrai vers toi, plus tard. Là, tu m'as blessée dans ce que j'ai de plus intime...

Écrit par : christiane | 23/09/2017

On me demande : vous n'avez pas porté plainte ?

Apparemment comme dit JC ces pots-de-vin sont institutionnels ; et si cette clinique est de chirurgie esthétique, pourquoi vous a-t-elle acceptés ?

Enfin dans ces cas-là on peut très bien être pris en charge dans un service et logé dans un autre qui a encore des chambres libres. On est alors soigné par les infirmiers de ce dernier, car la plupart du temps ils en savent assez même pour une discipline simplement un peu inhabituelle pour eux ; c'est toujours des piqûres, des prises de sang, des perfusions etc.

Écrit par : Sergio | 23/09/2017

Ce n'était pas une clinique de chirurgie esthétique (ces "travaux" devaient être un... plus économique pour la clinique et les chirurgiens. Nous l'avons su par les infirmières quand nous demandions pourquoi on la maintenait sous sédatifs puissants au lieu de l'opérer. Trois fractures (bassin - hanche- poignet)... Une vieille dame adorable et pimpante qui adorait flâner dans son quartier. Ce matin-là, un chien a sali le trottoir, le propriétaire n'a rien nettoyé. Quand elle est passée, elle a glissé. Les passants, les pompiers sont intervenus rapidement mais à l'hôpital public où ils l'ont conduite, il n'y avait plus de place. Elle a attendu sur un brancard de longues heures au milieu d'autres blessés en attente aussi. Paris en cet été-là... On nous a contactés par téléphone du service des urgences nous demandant de trouver un chirurgien, une clinique. Son médecin traitant nous a conseillé cette clinique et ce chirurgien...
Porter plainte ?
Honoraires libres, pratique courante semble-t-il. Aucune preuve. Et nous aurions fait n'importe quoi pour qu'elle s'en sorte car on l'aimait tendrement.
Voilà, c'est ce discret signe de Sergio qui a réveillé cette douleur enfouie. C'est la première fois que j'en parle. C'était en 2002. En 2004, elle nous a quittés. Elle a souffert pendant deux ans d'une prothèse mal adaptée à sa morphologie... et a réduit ses promenades au jardin proche de chez elle.
Ce mauvais souvenir ne m'empêche pas d'éprouver de la gratitude pour d'autres médecins, chirurgiens, anesthésistes, infirmiers... d'autres...
Ce jour-là , elle n'a pas eu de chance...

Écrit par : christiane | 23/09/2017

Faut-il que les atroces provocations du con.nard de service soient blessantes pour faire sortir ces moments de douleur enfouis. Il en jubilerait presque... l'infâme sadique qui s'enfonce dans l'abjection, il ne me fera jamais prendre part à votre échange. Chacun à votre manière, christiane et sergio, sachez au moins qu'il nous touche profondément. Je veux parler de la dignité de vos propos, au delà de ce que vous incarnez. Quant aux restes, n'insistons pas, de dérisoires pets de lapin qui ne comptent pour rien à la surface du monde, même s'ils font mal un moment. Et puis, la puanteur se dissipe vite.

Écrit par : Janssen J-J | 24/09/2017

Christiane, enfin 5mn pour parler de...Picabia et de Ch. Thomas. J'ai regardé l'émission d'Elkabacche ( qui a terriblement vieilli et ne jette un oeil que sur les fiches préparées) Les 2 soeurs , très futées,et qui expliquent avec ce qu'il faut de passion la découverte de leur aïeule.En fait il s'agissait pour toutes, d'une histoire de famille. Et c'est très différent;je n'ai pas eu le temps de progresser ds "Gabriële"( trop occupée)mais j'ai aimé ce "journal à 4 mains" loin des analyses critiques. Pour Ch. Thomas (que j'avais lue d'une traite, en rentrant, sur vos conseils) j'ai retrouvé avec plaisir sa manière chaleureuse d'expliquer, toujours avec simplicité.Ds ce livre qu'elle a intitulé "roman", il n'y a de roman que la progression en petits tableaux qui se suivent et qui tous évitent "la scène à faire". En fait, Jackie échappe; elle aurait pu être une grande championne...mais. Qui fut son mari ? silhouette à peine esquissée ? Et Elle? passée de la petite fille qui joue sur le sable à une femme qui voyage, seule ...mais qui prend soin de Jackie, métamorphosée.
Quand j'ai dit que le travail sur le style était inabouti, aucun reproche d'un manque de pittoresque; il y a qqs constructions syntaxiques bancales, des phrases qui s'emberlificotent un peu. Grand livre ? il faut être attentif pour comprendre; pas d'enthousiasme délirant; pas de conflit-familial analysé, dramatisé. Ce livre m'a fait penser à "Marthe" que j'ai lu en1983 ( date précise, 2 mois d'hosto et un chirurgien exceptionnel qui m'avait ouvert et réparé un rein, immense couture à petits points qui, aujourd'hui a complètement disparu) Dimanche ensoleillé ,ébattons-nous !

Écrit par : olga | 24/09/2017

Pour Sergio et les posteurs ,seuses, zélés zé estampillés: achetez de beaux kiwis, laissez les murir, coupez 2 tranches 3mm d'épaisseur,et placez les sur vos yeux fermés, avec une serviette sèche et tiède. Allongez-vous les jambes surélevées, et laissez papillonner les images..

Écrit par : olga | 24/09/2017

de beaux kiwis
Écrit par : olga | 24/09/2017

Quand j'étais un vrai homme avec des muscles énormes, j'appelais cela des glops.

Je m'esseplique : je les havalais pas tout ronds, non, mais je les collais parfaitement entiers dans mon large bec... avec la peau ! Quelques coups de mandibules, ça disparaissait bien vite...

Un jour je fais cela au boulot pendant un pot cravateux... Succès garanti !

Écrit par : Sergio | 24/09/2017

Ce crétin de JJJ, immonde crapaud véreux, tient des propos stupides, avec la régularité d'un métrognome ! Réjouissant !...on ne s'en lasse pas ! Mérite nos félicitations.

Écrit par : JC..... 9h52 | 25/09/2017

J'aurais besoin d'en renseignement. Olga pourrait peut-être m'aider mais j'ose pas trop lui demander, rapport à JC qui va encore se gausser d'elle si elle accepte de me répondre. Alors je suis dans une situation très compliquée.
Sergio, vous croyez que je peux me lancer ? C'est délicat, vous me comprenez, je voudrais pas transformer votre joli blog en caca d'oie. Si ma question plaît pas au caïd des lieux, ça peut vite dégénérer, enfin vous voyez ce que veux dire, je pense à JJJ, à christiane et à tous ceux qui se font savonner, ça me gêne de mettre les pieds dans les plats.
Vous qui êtes calé en informatique, vous savez s'y aurait un moyen de poster quelques trucs qu'il pourrait pas lire ? Parce que je voudrais pas compromettre olga, elle a l'air gentil...

Écrit par : Shreguy Ouguerlate | 25/09/2017

"Pour la première fois depuis 1945, un parti d’extrême droite est entré au Parlement allemand dimanche. Avec près de 13 % des voix, l’AfD a remporté 94 sièges." (Le Monde)

Dieux du ciel, quelle joie ! Enfin la droite a ses extrêmes en Germanie ! La gauche avait déjà ses super-tarés de l'extrême : ça équilibre ! On pouvait pas laisser ces connauds de l'extrême gauche, tout seuls !

Écrit par : JC..... 9h52 | 25/09/2017

Comment un cul-de-jatte comme Shreguy Ouguerlate pourrait il mettre "les pieds dans le plat" ?
La Faculté s'interroge ....

Écrit par : JC..... 11h47 | 25/09/2017

Ne vous en faites pas pour moi, ma chère Shreguy Ouguerlate..., j'ai le cuir solide. Dommage que, en prévention d'une possible intimidation possible du petit morveux tête à claque, nous n'osiez pas vous "lancer". Un comble ! Cela voudrait dire que la terreur de la toile aurait gagné son galon, y compris chez sergio ? N'ayez crainte, allez-y de bon coeur ! On vous soutiendra, au triple galop, n'est-ce pas Ch. ?, y compris coiffés d'un casque à pointe sur la pire haridelle disponible, pour aller l'y embrocher ! ---
Ce matin, en descendant du RER à ma station, j'ai vu ce nouveau slogan : "J'ai le pouvoir de changer l'assurance de mon prêt immobilier". Incroyable, non ? J'ai aussitôt essayé de trouver une motobécane pour me réchapper du lundi.
BJ à toussent.

Écrit par : Janssen J-J | 25/09/2017

J'admire votre courage, JJJ, mais "cul-de-jatte" déjà... non, je renonce.

Écrit par : Shreguy Ouguerlate | 25/09/2017

Ouarzazate . Olga vous dit Me...dre Allez éructer ailleurs.

Écrit par : olga | 25/09/2017

Pour la première fois depuis 1945
Écrit par : JC..... 9h52 | 25/09/2017

Il y a eu von Thadden de quarante-huit à cinquante-huit et encore après (NPD).

Et puis ne peut-on pas recenser les partis écolos comme d'extrême-droite ?

Enfin j'y connais pas trop même le congrès de Tours c'est un peu fumeux...

Écrit par : Sergio | 25/09/2017

une motobécane
Écrit par : Janssen J-J | 25/09/2017

Tu veux pas prendre une Norton Commando (les nouvelles) on ferait une commande groupée ?

J'en suis tombé malade chuis en train de vende la baraque pour hacheter une tente Quechua (pas pour moi, pour la Norton)...

Écrit par : Sergio | 25/09/2017

Olga,
votre mémoire de lecture est honnête. Oui, on peut lire le "roman" de Ch.Thomas comme cela, cherchant dans les non-dits, le manque, le trou de mémoire, ce qui aiderait à comprendre.
J'y ai lu pour ma part, cette sensation ouatée que nous offre notre effort quand on veut se souvenir. On passe d'une photo ancienne à une scène qui nous saute au cœur. Entre les deux, on invente pour meubler les années estompées, disparues. C'est cela le roman. Alors d'autres enfants viennent suppléer au silence entre la mère et la fille. Vous êtes un homme donc vous ne savez pas ce qu'il peut y avoir de rivalités cachées entre une mère et sa fille et de mimétisme aussi. Elle tord avec force une aversion comme on tord un torchon pour expulser l'eau retenue dans les fibres. Elle voudrait qu'un peu moins de rancœur et d'incompréhension mutuelles fassent place à de l'inédit, à du frais pas encore abimé par la vie. Le côté imparfait donne la mesure de la vérité. De toutes façons, les souvenirs, on les réinvente, n'est-ce pas ? On s'y donne le rôle qui expliquerait pourquoi ça fait épine dans le cœur et parfois on se trompe : réquisitoire pour l'autre, plaidoirie pour soi.
Sa mère, c'est une lumière lointaine, vacillante, elle la raconte même quand elle n'était pas née. Elle ne peut pas dire, elle cherche à faire avec les mots qui sont ses amis, de toutes ses forces et elle se casse les dents au point de ne plus pouvoir parler. Un parti pris des choses pour faire la paix. Je crois que ce livre est un roman parce qu'il est avant tout une fiction. Comme vos paroles, ici ou ailleurs. Elle est une plage, après la marée. Elle suit des traces. L'insoumission prédomine chez l'une et chez l'autre. l'innommable, aussi...

Écrit par : christiane | 25/09/2017

Un père, une mère, ça sert à rien ! Juste à faire un adulte.... Alors pensez : un écrivain !!! ça sert à moins que rien ....

Écrit par : JC..... 16h23 | 25/09/2017

"On vous soutiendra, au triple galop, n'est-ce pas Ch. ?" (JJJ)

Sa Petitesse Graisseuse est à la recherche de supplétifs généreux .... uhuhu ! Quelle crasseuse cette fiente verbeuse ! ...

Écrit par : JC..... 16h28 | 25/09/2017

Euh... Christiane à Olga :

"Vous êtes un homme donc vous ne savez pas ce qu'il peut y avoir de rivalités cachées entre une mère et sa fille"

Damned !!! Ma chère Olga est un homme ???

Écrit par : Lucy | 25/09/2017

@ Lucy
1) Olga n'est pas si chère, ses tarifs sont plutôt raisonnables.
2) Oui, c'est un homme. Vous ne le saviez pas ? Vous ne devez pas être une cliente régulière, alors.

Écrit par : refleurissons la tombe de Sacher Masoch | 25/09/2017

Fleurissons vite la tombe de Sacher Masoch !
Quel coup au coeur, Christiane m'a tuer .
J'ai beau chercher dans la penderie, pas de cravates, seulement des vieilles barbes qui datent et qui vont resservir dans un mois pour faire peur aux chats du quartier mal léchés- le comble pour un chat . Cut. Anastasie va lâcher ses ciseaux.
Il est vrai qu'en malongue absence, Prosper le Jardinier avait fait une incursion chez Sergio,inquiétude de la disparition d'icelui. Je suis rentrée, pour lire Chantal Thomas, et je me prépare à repartir si lesroutierssontsympas veulent bien ouvrir les voies et les robinets d'essence ....quel métier ,représentante en porte-jarretelles
Je redoute les jours à venir. Pour l'instant je suis encore at home ...

Écrit par : olga | 25/09/2017

Ah, désolée, c'est une bifurcation. Soudain, le dialogue s'est teinté de la solidité de vos lectures, de ces phrases concis, percutantes. Vous n'avez de féminin que la fourrure et les fariboles. Vous jouez dans la cour des grands. Quand vous chopez Edel sur son blog, on jurerait un face à face. Mais si cela vous sied, allons-y pour madame. Pas de problème, l'équilibriste. Vous lire, chère Olga est un plaisir rare, toujours ambigu...

Écrit par : christiane | 25/09/2017

concises

Écrit par : christiane | 25/09/2017

Christiane 20h05. Ouf, j'avais eu des bouffées de chaleur...et une peur subite; mais il m'a suffi de regarder mes doigts de pieds, pédicurés et vernissés, et, me voilà rassurée...je me dépêche, les infos c'est tout de suite,alors, les routiers ...

Écrit par : olga | 25/09/2017

Drôle de choix dans les infos... nous sommes vraiment mené(e)s par le bout du nez.
Ongles chinois laqués rouge...
https://www.chineancienne.fr/d%C3%A9but-20e-s/jacovleff-tchou-kia-kien-le-th%C3%A9%C3%A2tre-chinois/

Écrit par : christiane | 25/09/2017

Christiane, fin des infos, je reviens vers vous. Magnifique votre lien. Vous avez le chic pour dégoter des trucs passionnants. Le théâtre chinois, 1000 fois plus sophistiqué que le théâtre occidental; le théâtre "ancien" il faut dire. Souvenez-vs de ce que rappelle Fabienne Verdier, qui était allée en Chine chercher un "maître"...
Je suis noyée sous le boulot, des amas abominables à trier. Je reprends le site, en fin de soirée. Merci.Olga-fille jusqu'au bout des doigts de pieds

Écrit par : olga | 25/09/2017

Christiane, fin des infos, je reviens vers vous. Magnifique votre lien. Vous avez le chic pour dégoter des trucs passionnants. Le théâtre chinois, 1000 fois plus sophistiqué que le théâtre occidental; le théâtre "ancien" il faut dire. Souvenez-vs de ce que rappelle Fabienne Verdier, qui était allée en Chine chercher un "maître"...
Je suis noyée sous le boulot, des amas abominables à trier. Je reprends le site, en fin de soirée. Merci.Olga-fille jusqu'au bout des doigts de pieds

Écrit par : olga | 25/09/2017

Christiane, Laetitia Pujol a une soeur Gaela Pujol qui est 1° danseuse à Nice. Cherchez ds "images" superbes photos.
Il y a un site (dont j'ai perdu le lien)où Laetitia explique la concentration incroyable dt elle avait besoin pour incarner "Cendrillon" par ex; cela lié à la difficulté technique qui exige une maîtrise absolue.

Écrit par : olga | 25/09/2017

Sur le même site, lire de Judith Gautier "le paravent de soie et d'or" avec illus ....

Écrit par : olga | 25/09/2017

Judith Gautier... La fille a dépassé le père ! On dit qu'elle appris le chinois, le japonais et le persan. Ce "Paravent de soir et d'or" est une pure beauté. Quelle passion pour l'Asie ! Une excentricité totale... Tiens, ça me rappelle quelqu'une ! C'était une excellente idée du père de recueillir ce lettré chinois, Ding Dunling, réfugié politique en France, car il apprit à Judith la langue chinoise ...
Sur sa tombe, à Dinard, quelques signes en chinois signifiant :"La lumière arrive" .

Pour Fabienne Verdier :
https://www.youtube.com/watch?v=8WjHwqpHfu8
Un très beau petit livre où Charles Juliet lui pose des questions puis se tait peu à peu pour l'écouter (Albin Michel), lu il y a quelques années.

Écrit par : christiane | 25/09/2017

Ben je voulais mettre à jour le lien sur Clopine, c'est complètement illisible, en blanc sur gris clair...

Écrit par : Sergio | 25/09/2017

Ah ? Pas de raison pourtant...Vous avez tapé la nouvelle adresse de vos petites mains ou fait un copié-collé ? Dans le second cas, ptêt qu'un bout de code étranger est venu s'infiltrer ! un truc manière salami soviet quoi, ça rentre incognito pis ça s'installe à la meilleure place !

Écrit par : chiara | 26/09/2017

Autant ! Je devais encore être aux trois quarts ivre, c'est qu'elle en a au moins cinq ou six...

Celui-ci a l'air d'être le bon...

Écrit par : Sergio | 26/09/2017

Je ne comprends pas pourquoi ce billet est classé dans la catégorie "Livres". Il devrait être dans "A se tirer des plombs".

Écrit par : Dédé | 26/09/2017

Mais bon, c'est одно и то же, ne nous formalisons pas.

Écrit par : Dédé | 26/09/2017

Oui, j'hésite toujours un peu; normalement au début c'était ceci :

- A se tirer des plombs : mes infâmes déjections, croûtes, un bout de texte, ou trois secondes de bruit.

- C'est quand même bien : défouloir de mes aigreurs envers la société, souvent la municipalité de Nancy qui nous ruine pour ensuite balancer l'oseille par les fenêtres.

- Gérard Lambert : quelques aléas motocyclistes...

- La vie des bêtes : quelques aberrations que moi ma gueule j'aurais pu commettre.

- Livre : nouveau, c'est quand je parle sérieusement d'un texte.

- L'aventura : havec la marquise, le plus souvent concert et restau, parfois même quelques kilomètres sur la moto.

- Météo : quand je déblatère sur le réchauffement ou les éoliennes qui arrêtent la rotation terrestre !

- Red marquis: en zingot.

- Science : quand je raconte des coups sur la physique quantique ou toute sous-discipline à laquelle je ne pige pas la moindre miette...

Вот так, все знаешь !

Écrit par : Sergio | 26/09/2017

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