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29/06/2017

Consultez ! Consultez !

Pas du tout haucunement un billet contre les toubibs, ces lugubres, mais tout bonnement pour faire reluire le minerai de l'hypocrisie humaine dans un seul mot ! Bien sûr ce seul mot vient directement du registre médical, on pourrait penser qu'il y a collusion dans ma perfidie et que le verre était dans le fruit. En un sens il l'est quand même, hattendu que l'intelligence émotionnelle se fout dans les tours principalement lorsqu'il y a émotion, et qu'il n'y en a jamais trop, d'émotion, pour ces rats ; mais ils n'y sont pour rien, ils me donnent juste un coup de main pour s'occuper d'un copain à eux, les hypocrites...

 

Ca c'est la pléthore maximale ! Chattemite, jamais un mot plus haut, même des jésuites comme Aramis ils les laissent hassis par terre... On va même appeler Nathalie Sarraute à la rescousse, avec ses Fruits d'or. Hadonc le type me regarde d'un air bête, comme dirait Renaud, et me sort :

 

- Tu devrais consulter...

 

Et c'est tout c'est un peu court jeune homme ; consulter quoi ? Le Chaix ? C'est transitif, nichtevare ? Passeque dans les gens normaux ç'aurait été :

 

- Tu devrais aller voir un médecin...

 

Pourquoi ? Passeque, c'est bien connu, on va au docteur et chez le bordel ; euh non... L'inverse du contraire, quoi. Mais pourquoi ce gazier i sort ce terme lunaire qui signifie que dalle ? Ben je vas vous y essepliquer, parce que justement il en raconte beaucoup plus que rien, le terme le corpus delicti. En particulier sur l'ordure qui l'emploie. Donc pour bien corroborer, consulter en intransitif, ou même en transitif avec complément d'objet caché, ce qui est déjà de la manipulation, eh bien cela fait partie de ce que l'on happelle un jargon ; terme nullement péjoratif, qui désigne grosso modo une partie de la langue propre à un groupe social, souvent à caractère professionnel. C'est limpide, mon con emploie un mot du jargon de la médicale ; parvenus à ce point, vous me voyez venir mais please wait, il y a encore quelque chose : un syllogisme d'induction, donc farpaitement invalide, consistant à suggérer que s'il emploie un mot propre au jargon de la médicale, il est susceptible voire, pourquoi pas, supposé être capable d'en employer d'autres, et tant qu'on y est tous. S'il maîtrise, comme disent d'autres cons, un jargon quel qu'il soit, c'est peut-être parce qu'il fait plus ou moins partie du groupe social propriétaire de ce jargon... Donc subitement, agissant délicatement sur le subconscient  de ses interlocuteurs, ma charogne est devenue elle-même quelqu'un de cette hiérarchie, par exemple un médecin le tour est joué ! Alles clar, Kommissar ?

 

Vous allez me dire ça lui fait une belle guibolle, d'être celui qui veut passer pour un chapeau de Napoléon plié avec une double page de France-soir... Ne croyez pas cela, malheureux ! La médicale, c'est une bonne cote, donc s'en rapprocher c'est déjà de l'élévation  ; et voilà note crevure juchée et bien juchée, le menton à la hausse trois mille, bref tout ce qu'on aime... Comme dans les Bidochons :

 

- Et vous voulez me faire croire que vous n'êtes pas du métier !

 

Excellent, ce sympathique Binet... Un vrai Poquelin on se laisse prendre à tous les coups ; au début on se marre comme de gros beaufs devant les balourdises du gars Robert, ses bretelles et son béret ; qu'il est con ! Non mais qu'il est con on voit bien que chuis pas comme ça ! Puis ça se précise : la cible, c'est la société entière, pas le pauve Chrysale ni le pauve Robert... Nom de Dieu ! Un album entier sur les hostos, tiens tiens le monde est petit... Mais c'est une autre histoire.

 

Revenons à note clampin. A ce moment-là, à la fin du mot "consulter", interruption du son, remplacé par un numéro de mime bien caractéristique, à base de hochements de tête ; d'abord des verticaux, encore assez lents, destinés à ponctuer, confirmer, insister, corroborer. Confirmer quoi  ? L'appartenance présumée, toujours, du susnommé à une secte de spécialistes ; voilà qui nous rappelle ces gens qui battent la mesure avec leur tête, d'un air entendu destiné à suggérer que, en quelque sorte, "on en est", on connaît bien la mélodie, à tel point que l'on a peut-être, pourquoi pas, été mêlé d'une manière ou d'une autre à sa composition. Cela vaut pour n'importe quelle bluette ou fracassage de rap, comme pour la sonate de Vinteuil, avec cette excellente marquise de Cambremer, dans la bande dessinée de Stéphane Heuet, battant l'air du chignon au profit naturellement de toute la salle, du moins l'espère-t-elle...

 

Hensuite arrivent des pivotements du cou autour d'un axe vertical ; enchaînement indubitablement au point. Cette fois, il s'agit de quêter, puis guetter l'approbation d'un quelconque public, également imaginaire. Et ça tourne comme un Lontarin tournicoti tournicoton ! On prend à témoin... Mais qui donc ? Ha mais on s'est garni ! Toujours un témoin gênant... Pour l'interlocuteur ! Pas question de risques toujours un faire-valoir un sbire un béni oui-oui... Sinon l'aurait même jamais hosé le sortir, son consulter, l'immondice ! Et maintenant il attend que l'aute con reconne... Qu'il embraye de ses yeux doux de ses longs cils humides ! Le problème c'est la manivelle faut le démarrer... Ca va venir ! Un borglourygme... Ca va se coincer ! Non ça passe, comme sur le périph...

 

-  Oui consulter...

 

Sans dec !

Commentaires

Expulser de la sorte ... c'est parler au kärcher !...

Écrit par : JC..... 7h36 | 30/06/2017

Zut, un mort de plus."la palombe bleue" le Paris-Tarbes a fait aujourd'hui son dernier voyage. Remplacée par ? Rien.
Du temps où j'étais dans les Belles Montagnes,il m'arrivait d'y passer la nuit; débarquer au petit matin, toute froissée, à Austerlitz, quel souvenir. Et "la palombe" repartait le dimanche soir! C'est bien fini, le bon vieux temps. Je n'habite plus dans les Belles Montagnes, il y a encore un tortillard près dechezmoi , ,mais il va manquer les Palombes.

Écrit par : olga | 30/06/2017

un hipocrate qui conseil à un motar de "consulter"? ça c pas banal et ^m drolatirc... Où ça craint, c quand c les copains qui te conseillent de consulter... moi, quand me l'ont dit, j'avions même pas compris ce xa voulait dire. Maintenant je c que les hipocrates savent rien, vu qu'on c tout avant eux, c poursa qu'ils cherchent la compicité avec leur client, faire acroire qui vont qd même lui apprend' qued'chose que l'internette-vidale leur aura pas appris..., sinon a quoi bon leur filer 25 piastr pour aller soi-même s'automédicaliser ?
décidément, le verre été dans l'fruit, et sa, j'adore !

Écrit par : Janssen J-J. | 30/06/2017

Maintenant je c que les hipocrates savent rien, vu qu'on c tout avant eux
Écrit par : Janssen J-J. | 30/06/2017

C'est hexactement cela ; et moi non plus au début je comprenais pas ce "consulter" ; mais il y en a un autre, encore plus fétide, c'est "appareiller" ! Là je sors le Наган...

Écrit par : Sergio | 30/06/2017

"faut vous faire appareiller ?"... mett' une oreillette pour lutter contre une surdité rampante ?
ou s plus élargissab' à d'autres organes ?... par ex. : se faire mettre un anneau ou un étui pénien, ou poser un diaphragme anticonceptuel :-), par ex ?

Écrit par : Janssen J-J. | 30/06/2017

C'est vrai, maintenant ça manque de poésie. J'avais un instructeur d'équitation, demandant à un de mes condisciples ce qu'il cherchait à genoux dans la sciure alors qu'il n'y avait plus personne dans sa selle :

- Mes lunettes...
- Comment ? Vous avez la chance d'être myope et vous ne portez pas le monocle ?

Et la diction était extraordinaire ; il aurait fallu chercher parmi les plus grands acteurs pour avoir l'équivalent !

Écrit par : Sergio | 30/06/2017

excellent !...
il cherchait parmi le crottin ses lunettes dans la salle d'équitation, mais... qq chose m'échappe avec le monoc... de paul meurisse ?

Écrit par : Janssen J-J | 30/06/2017

Ha il est beau il est vraiment naturel...

On en voit dans le docteur Jivago, sinon bien sûr Saint-Loup, Max Jacob et l'imbattable Otto !

Mais sans aller jusqu'au monocle, j'ai eu ma période coupe-chou ; je me coupais pas mal, mais enfin j'avais fini par y arriver à peu près...

Écrit par : Sergio | 30/06/2017

Votre échange, délicieusement déséquilibré, a fait le régal de mes patients déséquilibrés qui ont pourtant la pratique du haut niveau....

Écrit par : JC..... 13h36 | 01/07/2017

Ha mais alors déjà patient c'est un mot particulièrement spongieux... Chais pas si ça mériterait pas un billet à soi tout-seul...

Écrit par : Sergio | 01/07/2017

oh voui, un billet sur simone veille le "patient"... passe-moi l'éponge.

Écrit par : Janssen J-J | 01/07/2017

Oh ben dis donc c'est la bâche je savais même pas que c'est elle qui faisait le mécano de la Générale dans le TGV !

Écrit par : Sergio | 01/07/2017

Sergio,je ne comprends rien à ce nouveau billet. Il me parle en langue étrangère...

Écrit par : christiane | 01/07/2017

à propos de l'oiseau :
Rob Heinsohn, de l'Australian National University, auteur de cette recherche, dit d'eux : « Ils tapent avec des cadences presque parfaitement régulières et ce pendant très longtemps, comme des humains jouant de la batterie en maintenant un rythme régulier »l.
Alors Sergio devrait faire comme le cacatoès noir : tailler une branche et taper sur le clavier pour traduire ce : "Consultez" !

Écrit par : christiane | 02/07/2017

traduire ce : "Consultez" !
Écrit par : christiane | 02/07/2017

C'est passeque ce genre d'élucubrations plus ou moins filandreuses appellerait un style plus rigoureux, précis, et même malgré les happarrences encore plus détaillé, ce qui eût impliqué que je me départisse de mon folklore habituel et bien rassurant...

Écrit par : Sergio | 02/07/2017

Je n'ai compris ni l'histoire du monocle, ni l'histoire du médecin. Que P.Meurice ait été un grand acteur, nul doute...malgré (oserai-je dire) un palmarès surchargé; combien de films ? Les médecins ?? je les laisse dans l'ombre....
Vous maniez le subjonctif à ravir, Sergio; nul n'en doutait ici.
Merci pour l'article, Christiane; je pensais qu'il passerait. J'aime les perroquets, le noir ? jamais vu; de grandes intelligences, comme les corbeaux. Dommage qu'ils ne puissent être élus députés, cela nous éviterait bien des soucis.
Quand vs changerez de plumage,Sergio, on sera éberlués!
Je suis verglacée, je ressors ma couette.
Se faire des grogs fumants le 2 juillet, c'est du dernier snob, mais les dieux d'en bas nous en veulent..ouvrons l'oeil.

Écrit par : olga | 02/07/2017

Eh oui Olga, la Madone des sleepings, c'est bien fini...

Ceci dit, la gare d'Austerlitz n'a jamais été très glamour. La plus belle gare pour arriver au petit matin c'était celle de Venise d'où l'on sortait directement sur le Grand canal où les reflets des lumignons clignotaient dans la brume...

Écrit par : Lucy | 02/07/2017

Se faire des grogs fumants le 2 juillet
Écrit par : olga | 02/07/2017

Ha ben ça c'est la bombe atomique ! Mais halor pour la retrouver...

C'est comme les subjonctifs ; y en a pas tant besoin mais enfin comme il faut bien les mettre quelque part...

Écrit par : Sergio | 02/07/2017

La plus belle gare pour arriver au petit matin
Écrit par : Lucy | 02/07/2017

Si, il y a Canfranc ; en plus l'oseille l'en faut pas on la ramasse par terre ; évidemment c'est des marks...

Écrit par : Sergio | 02/07/2017

Olga, courbettes matinales !
Je vous ai répondu sur la RdL...
Notre PANTALON L'INSOUMIS, design Mélenchon, ne se laisse pas repasser !

Écrit par : JC..... 6h21 | 03/07/2017

Olga, ai lu les articles du Monde et de La voix du Nord concernant Fadwa Suleiman.
"L'obscurité éblouissante" chez Al Manar, commandé.

Écrit par : christiane | 03/07/2017

PANTALON L'INSOUMIS
Écrit par : JC..... 6h21 | 03/07/2017

A la prochaine révolution je retourne et caetera...

Écrit par : Sergio | 03/07/2017

Lucy, Austerlitz? c'est devenu une sorte de halle d'une laideur inégalée. Même plus de café, plus de garçons de café. Désespoir.
Le soir, qd je partais pour un WE à la campagne, je rêvais en regardant les Wagons-lits en partance pour Madrid, comme si Le Prado avait été au bout du quai
Now, une ignominie, sous peu, même les trains se seront fait la malle...
J'aime les gares,les trains "la belle cantatrice aux yeux violets.."
En Suisse, ils ont des idées, ils ont restauré les anciens trains, les "ouvrages d'art". Je vais m'acheter une culotte en peau d'ours et chanter des Tyroliennes...
http://www.venet-voyages.com/assets/images/voyages/559/559_47.jpg

Écrit par : olga | 03/07/2017

" au joyeux Mélenchon" on solde , tout à 1€,la cravate , le jean ficelle avec effilochage- dentelle, le petit livre rouge,et le tablier de sapeur. Mode d'emploi pour ameulir les cervelles et entonner l'internationale. Je viens d'apprendre qu'il agrandissait ses magasins jusque sur les pieds de la République....Versailles et ses parquets, c'est démodé. La carmagnole, c'est l'cadeau d'entrée ...
J.C. et c'est pour ttes les bourses !!(involontaire) 5 sous...zut v'la les flics...

Écrit par : olga | 03/07/2017

pour mon bonheur, et le vôtre, un vrai Faune, Rudlph himself.....
https://www.youtube.com/watch?v=m7b1FkZYarU

Écrit par : olga | 03/07/2017

des Tyroliennes...
Écrit par : olga | 03/07/2017

Les Autrichiens, aussi, sont très fanas de ce genre de lignes souvent assez spectaculaires ; on peut y passer une demi-journée comme qui rigole...

Sinon maintenant on a "Train simulator" : j'ai jamais eu la curiosité de regarder s'il y avait les trains historiques ; parce que sinon, maintenant pour les refaire... Sauf pour les plus balèzes, naturellement. Les avions, eux, ne meurent jamais, du moment qu'une commission peut leur délivrer un certificat de navigabilité...

Écrit par : Sergio | 03/07/2017

"Je vais m'acheter une culotte en peau d'ours" (olga)

J'ai, moi-même, une culotte en cuir datant du temps où l'eau minérale de Vichy avait mauvais gout.
Olga, je vous invite à revêtir votre barboteuse d'ours, j'enfilerai la mienne, et à minuit le 13 juillet 2017, je vous attend à l'Auberge du Cochon Salafiste de Montreuil où j'ai réservé un salon avec calame !
Par une nuit sans fin, habités tous les deux, nous écrirons le prochain Goncourt, à 4 mains....

Écrit par : JC..... 6h21 | 04/07/2017

Rudolf Noureev... François Truffaut l'appelait "l'homme animal". Cette vidéo lui donne raison !
Sa "cabane", quai Voltaire n'est par contre pas celle d'un faune !
http://haute.decoration.over-blog.com/article-rudolf-noureev-son-appartement-du-quai-voltaire-a-paris-72330589.html

Écrit par : christiane | 04/07/2017

Christiane, plutôt que de mourir d'ennui, à petit feu, dans le clapier chargé et vulgaire de Noureev, je choisirais que l'on m'abatte sur place à coup de figues molles, comme l'âne du proverbe... !

Écrit par : JC..... 13h00 | 04/07/2017

Ha la culotte tyrolienne ça mériterait un billet à soi seul... Je l'ai eue, mais super chère, retournée (la partie matte à l'extérieur), avec de splendides bretelles que personne ne portait jamais, deux ans après les autres et super discrètement : l'excursion de fin d'année !

On notera l'intérêt de la mixité , exceptionnelle et pour cette occasion : il n't avait pas que les garçons de toute la communale pour se foutre de ma gueule, mais aussi les gonzesses ! Nec pluribus impar...

Écrit par : Sergio | 04/07/2017

Oui, JC, cet étalage de dorures , ces pièces surchargées, ces tenues de sultan, devaient compenser une impossibilité du bonheur. Le contraste avec la cabane de Thoreau m'a amusée. Maintenant, habiter en ce lieu et tapisser les murs de vide, de livres, de toiles aimées et de photos ; planter un chevalet, ouvrir les fenêtres sur la Seine, flâner sur les quais et trouver des pépites dans les caisses des bouquinistes, cela ne doit pas être désagréable.
En attendant, de mon petit balcon je regarde les toits de zinc de Paris, les oiseaux qui se perchent sur les antennes, les nuages et le bleu qui joue à cache cache.
Ce Rudolf Noureev est né dans la misère. Son génie de la danse lui a permis une reconnaissance, des voyages, une fugue mémorable. Sa voracité sexuelle l'a usé. N'empêche que dans le dépliement de la danse du Faune, il est juste : parfait (Merci, Olga).
Tiens, je vais te faire un cadeau. (P.131 d'un chouette livre de poche) reprenant les recherches de Daniel Arasse "Histoires de peintures", je lis :
"La république de Florence devient très vite une fiction parce que les Médicis, et Côme l'Ancien en particulier, tout en respectant absolument les formes de la République, vont peu à peu prendre tous les leviers du pouvoir..."

Écrit par : christiane | 04/07/2017

merci Ch., vous mettez des images sur un roman de mc cann "danseur" qui m'avait intéressé et intrigué... vos remarques sur le kitch de l'appartement du quai voltaire pour compenser une enfance de misère sont justes, comme souvent..., et puis vous vous envolez sur les toits de paris. Je les vois à votre place car je les ai vus durant 4 ans. Je comprends bien ce que vous voyez. Mais il n'y a plus très souvent de bleu à Paris, je crois, hélas (déjà Théophile Gautier... remember : "nostalgie d'obélisque"...)

Écrit par : Janssen J-J | 04/07/2017

https://pbs.twimg.com/media/Cjq4X-OUoAEICwb.jpg

Chis, vs avez dansé un pas de deux avec Rudolf ? Et il vs a emmené Quai Voltaire? c'est du propre...un homme qui s'envole!!
Perruque blonde avec petites cornes,tunique transparente..je l'ai vu danser à l'opéra de Paris, 1 fois (billet JMF, 3 francs 6 sous, à l'orchestre !) Il jaillissait côté cour et volait littéralement à travers TOUTE la scène. quel ballet ? j'ai oublié, mais lui,NON.
Je vais chercher la datcha du quai voltaire, sur le google du populo..
J.C. je veux bien, le dîner...mais chez Babaorum, ça posera moins de problèmes épineux.

Écrit par : olga | 04/07/2017

Tu veux dire que christiane s'envole avec rudolf ?
c'est biau, tu me fais penser à une scène du maître et marguerite !
Bon diner avec JC... vous souhaite bin du plaisir...
NB/ j'ai retrouvé l'autre poème kitch de TG sur le gris sale à paris (vieux souvenir de CM2 - snif)
https://mediterranees.net/romans/gautier/obelisques.html

Écrit par : Janssen J-J | 04/07/2017

I faut être en Linux ; comme ça le Google, forcément, c'est au moins çui du duc de Choiseul... De Clermont-Tonnerre ! Pas le petit miteux du кол хозник de base...

Écrit par : Sergio | 04/07/2017

La baignoire de Rudolf, tchic ah tchic ah ya ya ïiii
Tous ces robinets, ça fait rêver.
Les poëmes de Théophile, ne st pas mauvais du tout, en CE2, diantre
j'aime les crocodiles demi cuits

Écrit par : olga | 04/07/2017

j'aime les crocodiles demi cuits
Écrit par : olga | 04/07/2017

Ben houi passeque pour retourner ça sur une gazinière de camping...

Écrit par : Sergio | 04/07/2017

Va pour Babaorum !
(ça tombe bien, l'auberge du Cochon Salafiste a fermé à Montreuil : querelle de clochers entre restaurateurs ....)

Écrit par : JC..... 5h52 | 05/07/2017

Le bleu de Paris, JJJ ? Il est dans les reflets sur les toits de zinc comme les ocres roses sur les façades du quai Voltaire, sur l'ombre des nuages. Souvent, restant immobile devant les Monet, les Sisley, j'ai assisté à l'invention des couleurs.
Je m'envolais déjà sur les toits de Paris, enfant.
Juste une barre de métal, la barre d'appui de la fenêtre du petit appartement - nous habitions au quatrième étage - où j'ai passé mon enfance. Il m'arrivait de lézarder au soleil , la tête appuyée sur mon avant-bras, léchant un coin de peau, me respirant, me goûtant. J'appréciais alors de ne rien faire, rien faire d'autre que penser, immobile. C'était la frontière entre « la maison » et la rue, plus exactement le ciel, le domaine des pigeons riverains. Parfois, l'un d'eux traversait d'un vol rapide l'espace en-dessous de moi, se détachant d'une corniche et battant l'air de son vol lourd à grands coups d'ailes. J'aimais m'imaginer sur le dos de l'oiseau, sentir son plongeon vertigineux vers le trottoir ou cette montée vers une gouttière. Je ne souffrais pas de vertige car la barre d'appui de la fenêtre était suffisamment haute pour retenir mon corps...

Le Maître et la Marguerite ? "Et le Maître et Marguerite virent se lever l’aube promise. Elle succéda immédiatement à la pleine lune de minuit. Le Maître marchait avec son amie, dans l’éblouissement des premiers rayons du matin, sur un petit pont de pierres moussues. Ils le franchirent. Le ruisseau resta en arrière des amants fidèles, et ils s’engagèrent dans une allée sablée.
- Écoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n’as jamais eu de ta vie - le calme. "

Les incroyables bonds de Rudolf Noureev, Olga ? oui, époustouflants mais cette retenue dans la danse du faune est tout aussi étonnante. Proche de l'immobilité, du dépliement, du graphisme.

JC,
C'est à page 14 d'un beau roman de Didier Decoin. Empire du Japon, XIIe s. "Le Bureau des jardins et des Etangs", que je relis : "... Le comble de l'opulence devait être atteint lorsque la maison éclatait comme un fruit mûr sous la pression de la multitude d'inutilités dont on l'avait gavée." (ça ressemble à ce que tu dis de l'appartement "Citizen Kane" de R.Noureev.)

Écrit par : christiane | 05/07/2017

Exact ! Tu as raison...
J'essaie d'éviter les inutilités, raisonnant un peu à la japonaise. Hélas, demeurent deux oasis de débauche : effets féminins, en quantité incroyable, et livres, jamais jetés au feu, même les pires !

Écrit par : JC..... 5h52 | 05/07/2017

Je sais pas pourquoi ici, il peut se montrer sympa. Pourquoi pas ailleurs ? Pourtant, s'agit à peu près des mêmes qui cabotent d'île en île.
Des réputations différentes à tenir sur chacune d'entre elles ?

Écrit par : Janssen J-J. | 05/07/2017

J.C. pas de problème..le 13/7 RV avec mon hologramme..Mon IA s'entendra t.b. avecque la vôtre. OK ?
Chris, Noureev. C'est exprès que j'ai posté 2 Noureev si différents. Celui qui s"envole, qu'on loue le plus souvent, technique incroyable ( il lui arrivait de danser sur les pointes, sans chaussons) celui du "corsaire",tout dans la prouesse; celui qui n'est qu'un corps qui bouge, si peu, de déplie si lentement: et qui peut laisser deviner le bouleversement intérieur du faune,jusqu'à l'exaltation du voile.
Très loin de la danseuse de Degas que lorgnent de la coulisse les vieux messieurs que chante, si aigrement Yvette Guilbert.
"le maître et Marguerite" et le livre de Decoin,st ds mes projets.Merci pour le texte.

Écrit par : olga | 05/07/2017

Olga,
c'était remarquable ce double choix.
La petite danseuse de Rodin avec son petit air insolent est irrésistible. Et cette envie qu'il a eu de tremper dans la cire tutu et juste au corps, ruban aussi. ce sculpteur avait une incroyable liberté, comme pour la robe de chambre de Balzac.
C'est encore étonnant que vous approchiez le corps de Noureev par celui de la petite danseuse de Rodin. Il demandait à ses modèles de bouger naturellement et prenait plein de croquis. Une expo récente de ses dessins érotiques était éblouissante.
Quant à l'estampe du petit diable rouge avec la carpe que vous aviez posée sur la RDL, je relis ce roman sensuel de Didier Decoin "Le Bureau des Jardins et des Etangs". Jamais vu un poisson aussi... érotique. Le final est grandiose. Miyuki est encore amoureuse de son homme après sa mort. Portant dans de lourdes nasses les carpes vivantes pour le maître du bureau des jardins et des étangs, elle affronte maquerelles et monstres aquatiques avec innocence. Ce roman est très bien renseigné et sur l'art érotique du japon médiéval, sur les fonctions et fonctionnaires japonais au début du XI é s., sur la Vie de cour dans l'Ancien Japon et sur le Dit du Genji. La couverture du livre est une illustration de Yuji Moriguchi, illustrateur japonais contemporain qui n’hésite pas à accoupler de jeunes filles avec toutes sortes de bestioles. (ici, une carpe !). Votre estampe aurait été plus proche du mystère du roman.

Écrit par : christiane | 05/07/2017

Olga, vous aviez choisi une estampe de Sakata Kaidomaru représentant Kintaro, héros japonais populaire, fils du guerrier de Kyoto Kintoki. (Kintaro dont le signifie garçon doré, naquit dans la forêt, après que son père fut banni de la cour suite à de fausses rumeurs sur son sujet. Si Kintoki mourut dans la forêt, Kintaro survit et se révéla très fort dès son plus jeune âge. Selon les versions, il aurait été éduqué par la sorcière Yama-uba (ou Yamauba). Il avait une force hors du commun et à huit ans il coupait le bois aussi bien que les meilleurs bûcherons.)
Pourriez-vous la remettre ici ?
Pour la danseuse, vous évoquiez Degas et moi Rodin. J'aime les statuettes de danseuses de Degas vues au musée des impressionnistes de Giverny en 2015. Ses études sur le corps en mouvement.
Et c'est bien Degas et non Rodin qui a créé cette petite merveille : http://www.telerama.fr/scenes/pourquoi-la-petite-danseuse-de-degas-a-provoque-un-scandale,125787.php

Écrit par : christiane | 05/07/2017

Voici celle de Rodin :
http://www.musee-rodin.fr/fr/collections/dessins/danseuse-cambodgienne-0

Écrit par : christiane | 05/07/2017

Et son Nijinski :
http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/exposition/oeuvres_exposees.php?id=107

Écrit par : christiane | 05/07/2017

http://www.laboiteverte.fr/wp-content/uploads/2015/05/japon-estampe-bois-Utagawa-Kuniyoshi-06.jpg

http://www.dojostream.com/wp-content/uploads/2010/02/Utagawa-Kuniyoshi1.jpg

Je ne retrouve pas sur mon pc un couple de poissons bleus, incroyables .je les ai tirés sur papier photo, d'un érotisme diffus ,étrange

Écrit par : olga | 05/07/2017

voici un joli couple, quand même...
http://img.over-blog-kiwi.com/0/27/97/81/20170227/ob_e964b8_decoin-carpes.jpg

Écrit par : olga | 05/07/2017

Oh, merci, Olga. Quelle paix dans vos parages...

Écrit par : christiane | 05/07/2017

Olga, vous allez être heureuse. Je n'avais pas rêvé ! p.154, Miyuki rencontre des pêcheurs, sous l'orage. "L'averse crépitait sur les manteaux de paille qui bosselaient leurs dos comme des carapaces de tortue"; (on dirait l'estampe d'Hiroshige " Le pont sous la pluie") et alors, ils lui racontent une histoire qui explique leur quête. Ecoute bien et tu comprendras pourquoi je t'ai demandé de remettre ici, l'estampe de Sakata Saidomaru, pourquoi j'aurais voulu qu'elle soit la couverture du livre :
" - Oh, un bruit court, une rumeur selon laquelle Kintaro, lorsqu'il était encore enfant, mais un enfant d'une force exceptionnelle, aurait combattu une carpe géante. Il y a longtemps de cela, et aujourd'hui le poisson prodigieux, si tant est qu'il ait existé, est forcément mort. Aussi n'est-ce pas la carpe qui nous intéresse, mes amis et moi, mais la rivière dans laquelle Kintaro l'aurait soi-disant défiée, la chevauchant et la maîtrisant en lui enfonçant ses bras dans les ouïes jusqu'aux coudes."
J'ai retrouvé ce passage alors qu'un bel orage éclatait sur Paris. Je lisais sur le balcon, distraite par la pluie drue qui dévalait les toits et s'engouffrait dans les gouttières. j'étais dans les yeux de Caillebotte peignant la pluie sur Paris (pavés et parapluies).
J'étais parfaitement heureuse. Tout ce que mes yeux désiraient, ils l'avaient ! superposant la mémoire des tableaux et des estampes au présent de la pluie sur Paris et un peu sur mon livre.
Et puis, vous aurez une surprise magique à la fin du roman...

Écrit par : christiane | 06/07/2017

https://www.youtube.com/watch?v=DlPOldBxxVs
Pas s^re que ce soit le bon link..;
excellent com.Christiane. demain, j'aurai sans doute Decoin, je fais travailler mon libraire...
Au japon les poissons, au Perù les si attendrissants aye-aye.

Écrit par : olga | 06/07/2017

Plus besoin de consulter....à chacun son paresseux...http://i2.wp.com/www.revistaperroverde.com/wp-content/uploads/2015/09/Slider.jpg?fit=960%2C510
de vrais ..bras de singe

Écrit par : olga | 06/07/2017

Magie des images du Pérou, de ces gens heureux, de la musique. Merci

Écrit par : christiane | 06/07/2017

Sergio, je suis noyée...déjà que je dégouline de larmes...des yeux occupés par un syndrome machin chose, ce qui, vs vs en doutez, déclenche l'inévitable " ma pov'dame, keski vs est arrivé ???!" heureusement que j'n'è pas l'oeil au beurre noir, y zappèlleraient direct la police, et je ferai la UNE de Fr3 régions ...
Vous fûtes donc un enfant battu, torturé, condamné à Hache; si seulement vs aviez candidaté pour Saint- Louis, vous savez sur le boul' Mich' côté 6° ,que du bonheur !
Rien compris à votre histoire de fugue, si ce n'est que vs êtes comme la chèvre de Monsieur Seguin, pauvre Blanquette. Prenez un long courrier, filez vers le Perù, les femmes y sont belles et les lamas charmants, quoi qu'on en dise.

Écrit par : olga | 06/07/2017

Qu'avez-vous aux yeux, Olga ?

Écrit par : christiane | 06/07/2017

J'ajoute, JC, que l'hôpital public où l'avaient conduite les pompiers nous avaient téléphoné : -Venez la prendre en charge. On est au complet (mois de juillet). On ne peut plus intégrer de nouveaux malades. Une chute sur un trottoir sali par un chien. La vie d'une vieille dama qui aimait trottiner dans Paris a basculé. On nous a conseillé cette clinique dotée d'un "excellent" chirurgien. Avions nous le choix ? : triple fracture. Souffrance terrible.
Des fois t'es con, JC, mais con grave.
Bien sûr que les toubibs c'est de l'or et beaucoup de chirurgiens, d'infirmières aussi mais là, tu vois, c'était vraiment odieux et choquant.
Et s'il faut noircir le tableau, c'est facile : on l'a mise 3 jours sous morphine car le bloc opératoire était surbooké par... des bourgeoises qui se faisaient arranger le portrait et qui avaient beaucoup d'oseille a glissé de la main à la main à ce "cher" chirurgien... esthétique !
Allez, cache-toi, l'affreux !

Écrit par : christiane | 23/09/2017

Les clebs je marche systématiquement le regard rivé au sol (chaussée ou trottoir) ; à certains endroits il faut quitter le trottoir pour la chaussée ou l'inverse...

Écrit par : Sergio | 23/09/2017

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