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03/04/2017

Fascination, ou sidération ?

C'est pô du Pascalou qu'on va y causer, c'est de Ferdine. Passeque, quand même, il est plusse et même plus que plusse...

 

Le fin fond de l'affaire, c'est pour la route, ce qui fait que je tape havec l'intégral su le groin, raison augmentée, multipliée et même hamplifiée par le fait qu'il peut arriver, dans certains cas mais uniquement, que des lecteurs et surtout des lectrices se mettent, devant pourtant des évidences, dans une configuration un peu analogue à celle de Bébert qui, avisant un clebs de bonne taille, voulait néanmoins "le dérouiller tout de suite"...

 

Ha donc nous arrivons à Sig derrière Ferdine et toute sa harka, La Vigue inoubliable Jésus-Christ, Lucette havec ses espadrilles à pointes et Bébert, encore lui, qui va enfin envisager une sortie longue durée hors de son sac. Là c'est comme en vacances à peine arrivé on visite, ce qui en l'occurrence va prendre un paquet de jours, parce que la bâtisse est rien moins que complexe alambiquée tourmentée ; jamais une bombinette ni même un  début de feu de cheminée, elle est l'archétype de ces constructions où l'on devine strate après strate chaque modification, ajout, rajout, simplification, complication et ce sur un bon gros millier d'années ce qui fait plus que le pavillon Bouygues du coin.

 

Et il y a autre chose : le bâtiment est rythmé de cages d'escalier, bien sûr, seulement les nouveaux locataires sont des Vrounzés, toujours bien sûr, ce qui fait que, attendu que le Maréchal veut être retiré mais non point isolé, sauf et essepressément de Laval, que les ministres actifs (qui continuent à essayer de gouverner), et inactifs se veulent séparés, ce qui revient à ne jamais se rencontrer, on a peu à peu installé dans toute la bicoque des barrages détours contournements Umleitungen et peut-être même des ronds-points d'où l'on ne sort jamais...

 

La reconnaissance bat son plein, dans les combles pour y aménager une salle de danse, repérer les souris, les raccourcis vers les toits, les passages secrets les traboules, y compris pour Ferdine, appelé vers les appartements les plus importants souvent comme truchement avec l'extérieur (Ménétrel est encore là, au début, comme médecin) et en retour pour obtenir quelque aide pour ses propres activités médicales en ville.

 

Au bout d'un moment il se rend compte que, si lui-même arrive péniiblement à se retrouver dans ce dédale à force de cogitations et de points de repère, dame Lili et le fauve traversent toutes ces zones au moins dix fois plus vite que lui et en faisant quatre fois moins de chemin ; pour Bébert c'est l'instinct, mais Lucette ? Bien voilà, le sixième sens des femmes, pour qui aucune complication, aucun désordre n'est invincible, insurmontable... Et il conclut :

 

- C'est l'ordre qui les interloque ...!

18:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (65)

Commentaires

Excellent Sergio. chapeau bas devant ce beau rappel.

Écrit par : chiara | 03/04/2017

La sardine "béziers" c'était pour Bébert, ici , saisi par Corneille :
http://www.place-des-arts.com/affiche.php?img=Corneille/9388.jpg
et ça a marché...
je vous suis, à la trace ...

Écrit par : olga | 03/04/2017

Mais Béziers, c'est sous Saint-Louis que c'était au bord de la mer... Alors là peut-être ça bouchait le port !

Ou encore avant, plutôt... Au moment des grands sauriens je crois que c'est comme ça qu'on dit...

Écrit par : Sergio | 03/04/2017

Quel délice ! Comme j'aime quand vous fouillez dans les livres avec cette langue savoureuse et ces questions au scalpel.

Écrit par : christiane | 04/04/2017

"Papa manie la chaise, faut voir, comme une cognée, et maman le tison comme un sabre ! Gare aux failles alors ! C'est le petit qui prend. Les torgnoles aplatissent au mur tout ce qui ne peut se défendre et riposter enfants, chiens ou chats.(...) Les enfants dans l'horreur glapissent. Ils découvrent tout ce qu'il y a dans Papa et Maman ! Ils attirent sur eux la foudre en gueulant."(Voyage au bout de la nuit)
"Maman va dérouiller, c'est sûr. De mon côté je préfère personne. Pour les gueulements et la connerie, je les trouve pareils... Elle cogne moins fort mais plus souvent. Lequel que j'aimerais mieux qu'on tue ? Je crois que c'est encore mon papa..."(...) A la maison, ça recommence, ça repique en trombe... C'est un ouragan... Mon père me dérouille à fond, à pleins coups de bottes, il me fonce dans les côtes, il me marche dessus, il me déculotte. En plus, il hurle que je l'assassine ! (...) Il me recouvrait d'une telle furie que je sentais plus rien..." (Mort à crédit)
"Grand' mère, elle se rendait bien compte que j'avais besoin de m'amuser, que c'était pas sain de rester toujours dans la boutique. D'entendre mon père l'énergumène beugler ses sottises, ça lui donner mal au cœur. Elle s'est achetée un petit chien pour que je puisse un peu me distraire en attendant les clients." (Mort à crédit)
Quelle enfance de...chien pour Ferdinand, dans ces fictions romanesques ! Louis Destouches avait de l'imagination... et le goût de l'écriture. Fiction... réalité... Il créait, transposait, déformait à l'envi. Et quel comédien quand on l'interrogeait. Où se situait-il entre la réalité vécue et celle qu'il réinventait par son écriture ? Bien possible qu'il s'y soit perdu... Il aimait le pire.

Écrit par : christiane | 04/04/2017

Un petit passage de "A travers Céline, la littérature" de Henri Godard, que j'aurais été bien incapable d'ordonner ;) mais que j'ai toujours pressenti ( ce qui n'est rien pour l'intelligence ) :

"L'oeuvre de Céline est si brûlante qu'elle aveugle, d'abord et plus ou moins longtemps, sur certains aspects qu'elle met moins en avant que d'autres, ou qui sont en contradiction avec l'impression dominante. Il faut du temps pour y reconnaître des aperçus d'une profondeur, d'une subtilité ou d'une délicatesse que semblaient exclure brutalité et grossièreté. Le négatif occupe tant de place dans le spectre de cette sensibilité que discerner en elle le rôle positif d'un certain nombre de beautés du monde exige une accommodation progressive de l'oeil. Dans le domaine moral, la dénonciation d'une complicité de la nature humaine avec le mal et avec la mort est si insistante qu'elle rend plus improbable encore et plus longue à admettre la présence simultanée d'une composante de compassion. Relecture après relecture, on passe longtemps pour ainsi dire sans les lire sur les mots et même sur les scènes qui l'attestent. Mais le jour vient où l'on a prit assez de distance par rapport aux agressions qui la masquaient pour que cette compassion, toute "improbable" qu'elle est, devienne visible."

Plus loin l'auteur rappelle que si l'oeuvre de Céline ne triomphe pas des pamphlets, ces derniers ne disqualifient pas plus l'oeuvre romanesque.

Je partage votre avis Sergio, Ferdine est pluss que pluss quand on parle littérature. Et sidération, oui, dès la première lecture sans aucun doute.

Une interview de Lucette Destouches :

https://youtu.be/b0DxoLAU3EM

Écrit par : chiara | 04/04/2017

Ces Pamphlets, comme dirait Talleyrand, c'est pire qu'un crime, c'est une faute...

Écrit par : Sergio | 04/04/2017

Bébert, c'est aussi le nom de l'enfant qui meurt dans "Le Voyage". Les bêtes et les gosses... bien après, les hommes.
ll reçut un mot de Paul Léautaud.
" Vous allez sans doute être liquidé à la Libération, et vous l'aurez bien cherché, je ne verserai pas une larme, mais vous pourrez mourir en paix, sachez que je suis prêt à recueillir Bébert qui seul m'importe."

Écrit par : christiane | 04/04/2017

Vous allez sans doute être liquidé à la Libération,
Écrit par : christiane | 04/04/2017

C'est vraiment affreux parce que tout le monde s'est regardé en chiens de faïence pendant quatre ans, attendant et supputant le moment de rebasculer...

Maintenant ce serait plus facile, on a les instituts de sondage !

Écrit par : Sergio | 04/04/2017

hum me méfie toujours de ces gens que le sort d'un homme, même coupable, indiffèrent et pour qui "seuls les animaux comptent". Très souvent des maltraitants qui s'ignorent, des "entasseurs" de chiens et de chats dans des conditions déplorables avec leur amouuuuur en justification de tout.
Il a écrit quoi ce Léautaud au juste ?

( Ok je sors illico ! )

;)

Écrit par : chiara | 04/04/2017

Tenez, Chiara ...
https://www.youtube.com/watch?v=n0DKqIJM0CM

Écrit par : christiane | 04/04/2017

Ben si y avait l'aute havec son boa... On savait pas par quel bout le prendre !

Écrit par : Sergio | 04/04/2017

Ou encore ça !
https://www.youtube.com/watch?v=n0D-FDl38b0
Ou encore ça :
https://www.youtube.com/watch?v=RgCTouGC820

Écrit par : christiane | 04/04/2017

Ce soir alla TiVi, des étranglements, à ne pas manquer :https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/564x/12/1c/7d/121c7ddd78c8a46f9b31abb26e84ab42.jpg
Mattotti,carissimo ,fascination...
ou un ennui profond:http://payload.cargocollective.com/1/2/88505/2001130/02-Lorenzo-Mattotti--from-The-Raven-by-Mattotti-(illus)-and-Lou-Reed-(text)--2009_900.jpg sidération

Écrit par : olga | 04/04/2017

Magnifique Olga ! et très drôle.

Écrit par : christiane | 04/04/2017

Léautaud

Je suis toujours proprement cisaillé par la qualité, pour employer un mot galvaudé, des enregistrements sonores de cette époque ; maintenant ça revient un peu aussi, mais tout ce qui est années quatre-vingts... Les films de Rohmer ! Parfaitement inaudibles... On apprend à lire sur les lèvres...

Duras, tiens, le Vice-consul : affreux ! On n'entend rien pendant une heure... Pour se concentrer sur le texte, c'est encore pas gagné... Marienbad un peu mieux mais c'est juste...

Alors que des trucs comme Pépé le moko ou Casablanca, le son est magnifique...

Écrit par : Sergio | 04/04/2017

C'était le bon temps :http://www.archives13.fr/archives13/webdav/site/archives13/shared/content/02/05/03/C_06/privat__l_ingen2/006_7f12.jpg

La plupart des films anciens ont été restaurés, images OK, il me semble qu'on peut réaliser des prodiges. Pour le son, cela me semble plus aléatoire, en fonction du traitement de la bande son, prise directe ou non etc; je ne suis nullement spécialiste, mais il m'arrive de douter de mes oreilles..France Cult. me donne des vertiges, de la bouillie ou de la sauce tomate, trop souvent. Quant au doublage en direct, vrai vaudeville, un baryton martin en allemand doublé en léger décalé par une voix française qui s'entrelarde entre les mots, pitié. Curieux qu'il n'y ait pas une association de défense des oreilles offensées, j'en serais partie prenante
Tino Marinella...

Écrit par : olga | 04/04/2017

Merci à Christiane pour son lien du 04/04 , Léautaud, savoureux , hilarant et combien lucide.

Lettres à Milton Hindus:

""Je ne crée rien à vrai dire - Je nettoie une sorte de médaille cachée, une statue enfouie dans la glaise - Tout existe déjà c'est mon impression - Lorsque tout est bien nettoyé, propre, net - alors le livre est fini. Le ménage est fait - On sculpte, il faut seulement nettoyer, déblayer autour - faire venir au jour crû - avoir la force c'est une question de force - forcer le rêve dans la réalité - une question ménagère - De soi, de ses propres plans il ne vient que des bêtises - Tout est fait hors de soi - dans les ondes je pense - Aucune vanité en tout ceci - C'est un labeur bien ouvrier - ouvrier dans les ondes"

Écrit par : bérénice | 05/04/2017

Allons à l'essentiel :
"Ga, Bu, Zo, Meu"

Écrit par : JC.....13h52 | 05/04/2017

"Ga, Bu, Zo, Meu"
Écrit par : JC.....13h52 | 05/04/2017

Ben les pauves Shadoks c'est comme le Concombre, on va bientôt faire passer à la télé les derniers à avoir connu ces fleurons de la puissance culturelle occidentale...

Écrit par : Sergio | 05/04/2017

Je ne crée rien à vrai dire
Écrit par : bérénice | 05/04/2017

Yes. La création c'est un décalage, par erreur ou non. Créer (ex nihilo) n'existe pas : on part toujours du connu, qui peut être soi-même ou un autre, un maître, et on le recopie ; à ce moment-là nécessairement on diverge, peu ou beaucoup, volontairement ou non, par suite de considérations techniques ou conceptuelles : c'est la création...

Écrit par : Sergio | 05/04/2017

où il est question de G.Sand et quelques autres brimborions... Céline 1958
https://www.youtube.com/watch?v=kGyqnGwQAVA

Écrit par : olga | 05/04/2017

Pour faire équilibre, ce passage du film d'H.Verneuil"les lions sont lâchés" Brialy, prix Femina, écrivain mondain, expliquant à Cl.Cardinale,Albertine en mal d'amant, l'art contemporain....2'
https://www.youtube.com/watch?v=Zaf0OYhJFSY

Écrit par : olga | 05/04/2017

C'est un labeur bien ouvrier - ouvrier dans les ondes"
Écrit par : bérénice | 05/04/2017

Décrit comme cela, ça fait quand même envie ! Cela veut dire surtout savoir ce qu'on veut, c'est le moins simple...

Écrit par : Sergio | 05/04/2017

Céline 1958
Écrit par : olga | 05/04/2017

Ce qui est curieux, c'est qu'en présence de documents comme cela on ait quand même fait ce film où on le présente comme un total excité...

Écrit par : Sergio | 05/04/2017

C'est un labeur bien ouvrier - ouvrier dans les ondes"
Écrit par : bérénice | 05/04/2017

réclamation pour usurpation de pseudo.

Écrit par : bérénice | 05/04/2017

sergio, il y a jusqu'à chez vous une vague odeur , un remugle, des émanations... peut-être n'avez-vous pas comme dans certaines localité à l'abri du progrès déblayé le tas de fumier qui orne votre porte cochère, on dit que plus il est important plus l'homme, le chef de famille est riche; un peu comme la devise de l'illustre Goebbels, plus c'est gros mieux ça passe ou quelquechose dans ce genre crois-je me souvenir mais concernant le mensonge.

Écrit par : bérénice | 05/04/2017

C'est dommage, parce que ce petit texte est très intéressant...

Sinon, oui, c'est précisément la Lorraine où le tas de fumier devient signe extérieur de richesse ; mais à l'origine, il y a une raison matérielle et sans doute propre à l'agriculture lorraine, que j'ai lue et que j'ai oubliée !

Goebbels itou, plus un mensonge est gros et plus il se croit ; mais je n'ai jamais rencontré la phrase en allemand, ce qui est presque un comble...

Écrit par : Sergio | 05/04/2017

L'usurpation ne concerne que l'extraction des deux fragments qui a fait suite au petit texte lui même issu des lettres à Milton. Comme tout est sujet à interprétation, je tenais à préciser ma position chez vous qui me recevez afin qu'aucune ombre ne vienne corrompre ma démarche pédagogique.

Écrit par : bérénice | 06/04/2017

Sergio,

"Wenn man eine große Lüge erzählt und sie oft genug wiederholt, dann werden die Leute sie am Ende glauben."

Variante :

"Eine Lüge muss nur oft genug wiederholt werden. Dann wird sie geglaubt."

Écrit par : Lucy | 06/04/2017

Ausgezeichnet ! U. vielen Dank, gesucht zu haben...

Écrit par : Sergio | 06/04/2017

Bitte, gern geschehen!

Écrit par : Lucy | 07/04/2017

Lucy, wat je hier te brengen bevestigt de noodzaak van twijfel en controleren zonder dat ze ziekelijk wantrouwen, een beetje twijfel dat uitdaagt alles wat we hebben geen bewijs _ geloven of denken? betwijfel of het idee om te voorkomen dat na blindelings
( en traduction automatique, à corriger éventuellement).

Écrit par : bérénice | 12/04/2017

Bérénice, j'ai tutoyé plusieurs langues mais le néerlandais n'en fait pas encore partie... et l'allemand, bien que j'y trouve des ressemblances (brengen, denken, alles, hier), ne m'aide pas du tout !

Écrit par : Lucy | 12/04/2017

En gros, Lucy, douter ou croire, il faut choisir.

Écrit par : bérénice | 12/04/2017

Bérénice, histoire de s'amuser un peu avec la traduction automatique, j'ai tapé :

"boire ou conduire, il faut choisir" ; on m'a proposé :
"drank en aandrijving worden geselecteerd" que j'ai remis à traduire du néerlandais en français et voilà le résultat :

"boire ET conduire sera sélectionné"

Étonnant, non ? comme dirait monsieur Cyclopède.

Écrit par : Lucy | 12/04/2017

j'ai effectué ce matin la même opération pour obtenir la preuve d'une traduction exacte, ainsi ai-je du changer les termes de mon équation afin que rien ne se perde dans cet aller retour, vérifications faites à 'endroit et à l'envers, quand il ne manqua plus rien à la fragile architecture de ce modeste apport je pris la décision d'en faire part. Néanmoins mon ciel matinal s'étant ennuagé je ne retrouve plus la précision de ma claire production et je suis désolée de devoir par des chemins de traverses vous en livrer le mince filet pour ainsi dire essentiel.

Écrit par : bérénice | 12/04/2017

Cependant, puisque vous entendez l'allemand, voici le travail du traducteur automatique,( non contrôlé):


Lucy, was Sie hier bringen bestätigt die Notwendigkeit des Zweifels und der Überprüfung ohne morbiden Verdacht zu sein, ein wenig Zweifel, dass wir keinen Beweis Herausforderungen alles haben _ glauben oder denken? Zweifel an der Idee zu vermeiden, blind zu folgen

Écrit par : bérénice | 12/04/2017

"boire ET conduire sera sélectionné"
Écrit par : Lucy | 12/04/2017

Mais oui ; le mode opératoire est le suivant :

- Je conduis d'une main de l'autre je picole !

Renaud Séchan, tout naturellement...

Écrit par : Sergio | 12/04/2017

mon ciel matinal s'étant ennuagé je ne retrouve plus la précision de ma claire production
Écrit par : bérénice | 12/04/2017

C'est le problème... C'est comme dans les manèges faut hattendre le tour suivant...

Écrit par : Sergio | 12/04/2017

Réponse pour Rose. Elle ne passe pas sur la RDL !!!
Oui, Rose, on s'y perd un peu, c'est comme en Bretagne toutes les femmes se nomment Marie quelque chose !
Donc, trions. Qui est donc Marie-Madeleine, si proche de Jésus et en même temps si mystérieuse ? Est-elle la pécheresse, la prostituée, qui a traversé l'histoire, ou la mystique dont se sont emparées les peintres ? C'est fou ce que l'on peut lire au sujet de Marie Madeleine et de sa relation avec Jésus !
la pécheresse repentie(celle qui verse du parfum sur les pieds du Christ (Onction de Béthanie) (Luc), Marie de Béthanie, soeur de Lazare et de Marthe, même scène (Mathieu - Jean -Luc), Marie de Magdala (et ses sept démons (Luc). Seul Luc cite les trois Marie. L'Eglise fait des trois, une seule sainte. Dans le Nouveau Testament, Marie de Magdala est une disciple de Jésus de Nazareth, elle est pour l'Eglise catholique romaine Marie de Béthanie, tandis que l'Église orthodoxe et les Eglises protestantes distinguent Marie de Béthanie et Marie de Magdala.
Après la mort du Christ et la mise au tombeau, c’est à Marie la Magdaléenne que Jésus choisit d’apparaître en premier. Mais quelle Marie ? celle qui habitait Béthanie et qui était peut-être originaire de Magdala, tout compte fait.
La barque qui arrive aux Saintes-maries-de-la-mer, on la trouve dans la Légende dorée de Jacques de Voragine,(XIIIè siècle) et dans les écrits la religieuse allemande Catherine Emmerich (XIXè siècle). La barque livrée aux flots fut poussée par le souffle d'un vent providentiel jusqu'à la côte provençale de Camargue où ils accostèrent - dit-on. (Là, c'est presque le retour d'Ulysse à Ithaque) ! Quant à Marthe, elle s'installa à Tarascon et combattit la "Tarasque" qui dévorait les habitants.
A l'abbaye du Vezelay, on la fête aussi, (deux moines seraient venus chercher ses reliques en Provence pour les porter à Vézelay).
Et Léonard de Vinci, pourquoi a-t-il donné une figure féminine à l'apôtre Jean dans La Cène ?
Un certain nombre de textes apocryphes, comme l’Évangile de Philippe, sont utilisés pour suggérerer la thèse du mariage de Marie de Magdala et de Jésus de Nazareth, ainsi que l’importance du rôle des femmes dans l’église des premiers temps... Jésus était un Rabbi, et en tant que tel aurait dû être marié, car la loi juive interdisait à un homme non marié de parler dans le Temple...
Ah, j'en ai trouvé deux autres : Marie Salomé, mère des apôtres Jean et Jacques et Marie Jacobé (mère de Jacques le Mineur).
En avez-vous assez, Rose, pour vos recherches ?
J'imagine Paul Edel mort de rire !

Écrit par : christiane | 17/04/2017

"Un ouvrage publié à Londres affirme disposer de nouvelles preuves que Jésus a été marié à Marie-Madeleine, avec laquelle il a eu des enfants, une thèse controversée et contestée par l'Eglise. Les auteurs de «Lost Gospel (L'Evangile perdu) s'appuient sur la traduction qu'ils ont faite d'un manuscrit, «Joseph et Aseneth», qui daterait du VIe siècle et qui est conservé à la British Library, ainsi que sur deux lettres.
Selon Simcha Jocobivici, un documentariste israélo-canadien, et l'universitaire canadien Barrie Wilson, le Joseph du manuscrit serait en fait Jésus. Leur thèse a été immédiatement critiquée par l'Eglise d'Angleterre, tandis que Diarmaid MacCulloch, professeur d'histoire ecclésiastique à l'Université d'Oxford, estime qu'elle s'appuyait sur «une lecture erronée» du manuscrit.

http://www.20minutes.fr/insolite/1480091-20141113-jesus-marie-marie-madeleine-pere-deux-enfants

Dan Brown dans son "Da Vinci Code" avait aussi développé cette thèse, mais c'était un roman... qui s'est fort bien vendu d'ailleurs !

Mais ce n'est pas plus invraisemblable que le reste.

Écrit par : Lucy | 17/04/2017

Bien sûr, Lucy. Qu'il ait connu le bonheur dans les bras d'une femme n'est pas incompatible avec le reste de sa vie. Quant aux enfants, s'ils ont été, se sont-ils sentis différents de leur père ?

Écrit par : christiane | 17/04/2017

Ils ont peut-être fait comme le tsarévitch Alexis...

Selon une hypothèse, protégé par un bijou il aurait échappé à la mort lors de la fusillade de la famille impériale, puis échoué dans un camp de concentration soviet où sa survie aurait été, comme on dit, le prix de son silence...

Écrit par : Sergio | 17/04/2017

Pour un type athée comme un phoque, genre moi, tous ces textes évangéliques ont été écrits plus tard dans un seul but : créer la légende Jésus-Christ SuperMacron, attester de soi-disant miracles, donner du grain à moudre aux crédules ! Bref, la saga du siècle !

Conclusion : faut vraiment avoir le crane creux pour le remplir de ces fadaises ridicules ...

Écrit par : JC.....8h23 | 20/04/2017

Bien sûr ! Quand tu regardes bien, le caté c'est bessif une après-midi par semaine, sans parler des manifestations exceptionnelles. Dans les petites classes, cela fait sauter du sport (équitation pour ma pomme), ou alors de l'art (cours de fusain au château d'Estienne d'Orves non mais halor !), ou tout bonnement du temps libre ; là c'est encore rien, mais à partir de la quatrième on commence à avoir besoin des après-midis libres pour les maths, dissertes et autres amusettes ; là ça devient un choix...

Chuis en train de me dire que le château d'Estienne d'Orves, ça doit être mieux d'en être propriétaire que d'y prendre des cours de fusain... J'étais un peu comme au bal des Laze, là-dedans !

Écrit par : Sergio | 20/04/2017

dimanche 18h40 . L'automne ? mais non,reste encore un bout de printemps et tout l'été...le temps de vous lire, encore...
pour l'instant, valises.
Soyez géniaux, donc vous-mêmes ! olga
https://i.ytimg.com/vi/WAA6sdWrV20/maxresdefault.jpg

Écrit par : olga | 23/04/2017

Ha mais là au moins c'est quantique... Très absolument ! Sans hésitation ni murmure...

Écrit par : Sergio | 23/04/2017

J'ai envie d'une fractale de Sergio, pas vous ? Vu un reportage sur Nancy, des façades 1920 en briques émaillées de couleurs vives (mosaïste) , des lignes courbes et fleurs stylisées (art nouveau), ou droites un peu Bauhaus.
Pas de pédiluve !
Phamarcie Godfrin, Magasins réunis (bas-reliefs d'Emile Bachelet), quartier Saurupt, escaliers intérieurs comme dans un paquebot, brasserie Excelsior...

Écrit par : christiane | 25/04/2017

brasserie Excelsior...
Écrit par : christiane | 25/04/2017

C'est ce que j'appelle le "Buffet de la gare", ça leur plaît pas beaucoup ici... Le grand intérêt, c'est qu'on peut y aller en sortant des concerts, c'est pratiquement le seul ; tous les autres sont déjà en train de fermer, des gens vont au restau avant le concert, à dix-neuf heures ! L'horreur... Lui prend même après minuit, jusque vers une heure environ. D'ailleurs lorsqu'il y a des solistes ou des chefs d'orchestre invités, c'est là qu'on les amène, c'est à côté.

Et la déco, quand même, a quelque chose qui pourrait évoquer l'intérieur d'une voiture de chemin de fer plus ou moins "école de Nancy"...

Écrit par : Sergio | 25/04/2017

C'est très juste Sergio (société des Fonderies de Pont-à-Mousson) Le fer, l'acier ne sont pas loin et vous voilà dans un train de rêve... Bois précieux et verres colorés.

Écrit par : christiane | 25/04/2017

On a eu le directeur, à la muscu (comme membre, je veux dire, le directeur de PAM) ; on discutait pas mal. Un X., très sympa, très éclectique ; hellénisant et même sinisant, pour aller vendre sa fonte ductile en Chine...

Écrit par : Sergio | 25/04/2017

Je feuillette les journaux locaux et ce n'est pas gai... Du chômage en perspective, des usines qui ferment...
"Encore aujourd’hui, partout dans le monde des plaques d’égout sont frappées des mots « Pont-à-Mousson » et le groupe Saint-Gobain a gardé comme logo celui qu’avait la Compagnie de Pont-à-Mousson avant la fusion : le pont qui relie les deux parties de la ville."
"Chaque jour, il retrouve ses camarades de la fonderie, sur les terrains de pétanque de l’île d’Esch. Là, un œil sur l’usine, un autre sur le cochonnet, ils n’entendent même plus le ronronnement lancinant du fourneau qui crache son comptant de fonte. Au fond, cette usine est tellement ancrée dans le tissu mussipontain, qu’ils n’ont jamais vraiment rompu les liens avec elle. Tout le monde y a encore un copain, un fils, une fille. « Moi, je suis venu habiter juste en face. Lorsque j’ouvre la fenêtre de ma chambre, le matin, mon plaisir est de voir fumer la cheminée. "
"La filiale de Saint-Gobain, spécialisée dans la canalisation en fonte ductile pour l’adduction d’eau et l’assainissement, a présenté fin mars un projet de recours à l’activité partielle (chômage partiel ou « technique ») sur ses sites de Pont-à-Mousson et Blénod-Pont-à-Mousson, situés dans son fief de Meurthe-et-Moselle."

Écrit par : christiane | 26/04/2017

Pont-à-Mousson : cela réveille mon goût pour les plaques d'égout ; partout où je vais, dès que j'en vois des originales, je les photographie. Surtout intéressantes quand il y a le nom de la ville et quand en plus il y a un dessin, je commence à avoir une jolie collection. Les plus belles sont sans conteste les japonaises : en couleurs !

http://www.ufunk.net/photos/japanese-manhole-covers/

Écrit par : Lucy | 26/04/2017

Qu'elles sont belles !

Écrit par : christiane | 26/04/2017

Charles de Foucauld, avant sa conversion vers les ordres et le désert, était un turbulent lieutenant qui vivait avec sa maîtresse à Pont-à-Mousson, où était stationné son régiment de (cavalerie) légère ; parce que c'était la frontière (de même que Lunéville cf Saint-Loup) !

Écrit par : Sergio | 26/04/2017

J'ai su cela et j'ai bien ri !

Écrit par : christiane | 26/04/2017

Et bien sûr il avait tenu table ouverte une fois par semaine au Budan à Saumur pendant toute son année d'application : comme beaucoup, il n'avait pas besoin de travailler...

Écrit par : Sergio | 26/04/2017

La suite de sa vie est assez étonnante...

Écrit par : christiane | 27/04/2017

Sa mort est anormale. Il bossait pour les services secrets français, mais c'était monnaie courante dans les deux camps ; on échangeait les prisonniers et voilà tout. Lui a été exécuté, cela peut être attribué à son prosélytisme, mais peut-être aussi à quelque chose que j'ignore...

Écrit par : Sergio | 27/04/2017

Selon moi il plutôt été assassiné qu'exécuté. Vous me direz que cela ne change rien au final. C'était un homme extraordinaire. Je suis peut-être partiale car il a fait partie de mes lectures de petite enfance : les Tintins m'étaient interdits (mais oui, ma mère pensait que tout ce qui était bande dessinée (à part la famille Fenouillard) était toxique. Donc dans le même format, j'avais droit à la vie des grands hommes et je dois dire que Foucauld m'avait beaucoup plus marquée que Louis XIV !

Écrit par : Lucy | 28/04/2017

Sur France-Inter on peut réécouter une émission de "La Marche de l'Histoire" (J.Lebrun) consacrée à Charles de Foucauld (1/12/2016). On y entend : " Plus tard, en 1905, choisissant Tamanrasset, il s’établit certes dans un avant-poste mais son intention est, en fait, de se porter au contact des gens qui demeurent dans cette petite termitière humaine et des nomades qui y passent. Il reçoit qui veut, écoute les propos de ses hôtes qui lui permettent d’achever le dictionnaire français-touareg en chantier depuis longtemps : Foucauld a la rage de comprendre. Mais aucunement celle de convertir : il ne trouvera personne pour assister à la messe qu’il finit par célébrer seul."

Écrit par : christiane | 28/04/2017

plutôt été assassiné qu'exécuté.
Écrit par : Lucy | 28/04/2017

Oui ; il y a eu quelque chose d'irrégulier, comme on dit. Mais je me souviens plus du tout où j'ai eu vent de cet à-côté de l'Histoire, dont je reconnais être relativement friand ; et puis j'habite la paroisse Charles de Foucauld de Nancy !

Écrit par : Sergio | 28/04/2017

C'est un mystère, la route de cet homme et quel visage...
Un livre intéressant de Dominique CASAJUS (Dominique Casajus, directeur de recherches au CNRS, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a consacré plusieurs ouvrages à la culture et à la poésie des Touaregs ainsi qu’à l’histoire de leurs premiers contacts avec le monde européen.)
"... Charles de Foucauld et son mystère, celui d’un homme hanté par la mélancolie, la haine de soi, l’aspiration au martyre. (...) C’est sur son expérience extrême, son existence d’ermite, à Tamanrasset, au cœur du Sahara, de 1905 à 1916, que se concentre cet ouvrage. Comment vivait-il ? Quel rapport entretenait-il avec les voisins autochtones ? Quelle place ses recherches sur la langue des Touaregs ont-elles prise dans son développement personnel ? Comment accordait-il travaux scientifiques et vocation érémitique ?..."

Écrit par : christiane | 29/04/2017

Ben mon colon !
Tu t'es mis à causer ... ! ?
J'comprends pas tout ... mais ça cause ... ça cause ...

Ah ! au fait ... j'veux pas t'inquiéter mais j'ai relevé quelques fautes d'orthographe !
bises

Écrit par : Yfig | 09/05/2017

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