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21/09/2016

Numerics

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Voilà : ça c'est un ordinateur vivant ; i peut parfaitement débéquiller la Yam, grimper dessus comme un ectoplasme, aller tourner des voltes sur la place Stan, mettre des pains aux hagents, embarquer des filles ou alors plus sédentaire descendre à la cave et torpiller six llitres de Montrachet. En plus comme on le voit c'est bien fait proprement rangé avec même de la place, pas comme le PC Windows en train de vomir encore tous ses câbles...

 

Depuis l'ENIAC ça fait des lustres que l'on voit ces fameux robots comme des espèces de types en Meccano, havec la tête dure comme celle deTetenfer Wilson, des pognes qui mettent des mandales terribles comme celles de Steelfingers, et surtout qui vont inéluctablement nous croquer tout crus entre deux feuilles de salade comme mère-grand et son petit pot de beurre.

 

On a des machins qui s'appellent des AGL, ateliers de génie logiciel, pour la conception des  programmes ; mouais... De splendides éditeurs, certes, qui permettent de ranger, hiérarchiser les modules, qui vont corriger de la sybtaxe ; bref l'équivalent pour l'informatique d'engins style Histoiredécrire, qui n'écrivent pas les romans mais peuvent donner un bon coup de main, agiter le bocal comme dirait Jean-Sol. On peut mettre des tonnes de programmes dans un ordinateur : celui qui donne les baffes, celui qui siffle le Montrachet, celui qui replie la béquille à la Yam ; on peut même aller loin, avec un tiers programme qui va enclencher le scénario. C'est déjà une manière d'écrire des programmes, mas intra muros ! Tout est est déjà là. Si on veut donner l'ordre aux robots de nous zigouiller, c'est possible, mais ce sera alors un suicide. Qu'un assemblage logiciel invente l'idée de nous zigouiller, à mon avis c'est parfaitement étanche.

 

La pensée humaine se décompose, perfide et  bifide, en deux mécanismes ; en logique formelle, on dit le jugement de prédication et le jugement de relation. Classer ou penser dit Georges Pérec. Le jugement de prédication, c'est cela, le classement, le syllogisme, dire si un élément, au vu d'une loi de composition, appartient à un ensemble ou non. Et l'autre, alors, le jugement de relation ? Ben pareil, il établit des relations entre deux éléments qui ne se voyaient pas, cachés non pas volontairement comme le steak mais tout bonnement là, comme la lettre volée de Lacan. Pourquoi pareil, parce que cela va encore servir à faire du classement, à mettre dans des boîtes ; on ne sait faire que ça ! C'est pas beau, hein ! Qu'est-ce qui réalise cela dans le citron ? Le conscient ; et qu'est-ce qui non pas trouve des trucs mais rapproche les phénomènes, simplement en s'élevant comme Gambetta en ballon, c'est le subconscient. Voilà pourquoi on a les idées claires avant d'être bourré le matin en se levant comme on dit.

 

Harrivent maintenant des notions quantitatives ; le conscient, ou l'ordinateur, n'ont que la capacité de classement, pas celle de relation, ou alors ce serait un trop gros morceau. Le subconscient, lui, pour des raisons qu'il faudrait trouver, probablement des questions de transmission, va beaucoup plus vite, de toute évidence  il voit différemment.

 

Donc nous pouvons dormir sur nos deux horeilles, les ordinateurs nous feront pas le coup du père François.

 

Sauf les biologiques, ceux en matière vivante, parce que si la vie a créé le subconscient une fois... Et là lui le subconscient lui en rapprochant des trucs il peut fatalement harriver à des conclusions, par exemple s'envoyer le Montrachet... Autrement dangereux !

 

Photo DR

16:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (55)

Commentaires

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Ah extra, et l'image et le texte ( que je vais devoir relire plusieurs fois pour bien tout saisir, ou au moins la partie sur le Montrachet; sur Lacan, j'avais une blagounette de médecins, que j'adore mais que je ne sais jamais racontée pfff, je perds la chute finale alors c'est pas drôle !).

"Harrivent maintenant des notions quantitatives le conscient, ou l'ordinateur, n'ont que la capacié de classement"

En prenant un chemin de traverse et deux longitudinales, c'est un truc que P 75 sur la RDL ( je conserve bien l'anonymat hein ?) avait drôlement bien expliqué : que les maths décrivaient. Ouaip on sait faire ça, décrire et ranger, et ordonner. C'est pas une trouvaille, mais ça me semble drôlement bien important de se le rappeler.

Écrit par : chiara | 21/09/2016

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On ve voit guère de raison pour que conscient et subconscient travaillent foncièrement différemment ; mais la différence de vitesse (ESP etc.) devient une différence d'échelle, donc qualitative.

Il faut pas oublier non plus que les gestes du quotidien sont cent fois mieux exécutés par le subconscient que par le conscient ! Et tout ce qui est appris, machinal... Tout cela pour dire que le subconscient n'a pas à son casuel que les tâches nobles...

Le conscient sert qu'à faire les gaffes !

Écrit par : Sergio | 21/09/2016

ça halors, comme on dit à ..Cahors; nul !c'est du Montrachet...
Je recommence: extra, et le texte et la photo; elle le sait, elle se met illico, en Droits réservés. Je me sens misérable à côté de ce ventre bleuté, j'attends un technicien vendredi, mon imprimante crache du Sang Noir, et une Inconnue au nom imprononçable m'apprend sur écran qu'elle a pris le contrôle de ma machine; un vrai bordel; je prévois un 3à6 tempêtueux vendredi.
Qu'avez-vous fait, Chiara, Sergio, pour caresser si bien ces monstres invisibles?
Je relirai vos com. demain; vous pensez comme des dieux et réfléchissez sans citation, quel Paradis.
Pas le temps de lire Luc Lang, du travail, ce que vs en dites, y compris Christiane , ça donne envie
Le subconscient va parfois trop vite, il anticipe vitesse V, et l'autre est mort, avant qu'on y ait réfléchi...non, je n'ai encore tué personne, tous mes conscients sont au vert, les in- et les sub-
sacrée photo,quand même,le ventre de la machine....

Écrit par : olga | 21/09/2016

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mon imprimante crache du Sang Noir, et une Inconnue au nom imprononçable m'apprend sur écran qu'elle a pris le contrôle de ma machine; un vrai bordel; je prévois un 3à6 tempêtueux vendredi.
Écrit par : olga | 21/09/2016

Bizarre bizarre... Une fois que tout est en place et marche, ça bouge plus, quand même ? Après faut plus rien toucher... Même moi sur la mienne qui ai installé et mets à jour sérieux tous les ans, une fois que je suis repassé dans les dispositions d'esprit "utilisateur", plus question de me faire changer quoi que ce soit, de prendre la moindre initiative système sauf à ouvrir dans ma petite tête le dossier d'une réflexion d'au moins trois jours...

Passeque souvent on touche un machin ça en touche un autre, on commence à paumer des icônes sans s'en rendre compte, à désactiver le son, on croit qu'on a une machine morte alors que ce n'est réellement qu'une accumulation de détails (mais longs à retrouver)...

Écrit par : Sergio | 21/09/2016

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Il faudra que je relise au moins trois ou quatre fois pour tout comprendre (mais c'est même pas sûr !). J'ai quand même retenu qu'il était question de Montrachet, mais du Montrachet bleu c'est bizarre, non ???

L'image, elle me rappelle les cours de sciences-nat et ce que l'on regardait dans le microscope, genre "paramécie".... et que je n'avais jamais voulu me piquer le doigt pour en faire sortir une goutte de sang, comme on travaillait par deux, j'avais persuadé ma copine de s'y coller même si elle n'était pas vraiment enthousiaste !

Écrit par : Lucy | 22/09/2016

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Plaisir de vous relire Lucy !

"ça donne envie"

Ah mais là j'ai un doute terrible Olga, c'est que le livre vire au truc super attendu...
Mais patience, patience, la belle surprise est toujours possible. Donc pour l'instant je m'en tiens à : "Monsieur Lang a le sens du rythme" ;)

Écrit par : chiara | 22/09/2016

Chiara heure?? Je ne connais pas Luc Lang; je n'aurai pas le temps de le lire. What does it mean?(+ rapide) Lorsque je lis des tartines philosophiques, ça m'ennuie! j'aime les réactions même à chaud! Samedi je cause avec l'esthéticienne qui me vernit les ongles...de pied; on est fan jusqu'au bout !
Elle est jeune, a fait les BxArts; elle me parle de son ennui abyssal en cours de Fr; tuer Mme Bovary et ses semblables, des pages de mots; elle venait d'acheter un G.Musso..."-c'est bien ?- je n'en sais rien, lisez-le". Bonne litt? mauvaise litt ?Les biopics sanglants ou les banalités du moment, c'est pas mon truc. Now, monter au pinacle comme chez PE ?????je n'aime que modé Sautet,et je n'aime pas un livre parce qu'il me rappelle un film !!!
De tte façon pour moi, L.L. c'est cuit.

Écrit par : olga | 22/09/2016

Sergio, quelle patience est la vôtre. Je me sers d'un PC depuis 1979-80; les antiques machines! Now, je n'arrive plus à contrôler;je n'ai rien fait au monstre, il m'a annoncé: préparation des mises à jour, n'éteignez pas votre PC; au bout de 2h tout était chamboulé, une dame en bas à gauche é crivait: posez-moi une question !!!je surveille vos fichiers, ploum ploum tralala. Deux hp tout neufs; merdre dirait UBU; 2) visite d'un tech de la Fnac,donc 200+300=500€...le prix d'un petit, neuf!!
Vs écrivez avec "dextérité" sur ...Céline L-F et sur ces robots qui fleurissent. Il y a lgts que les robots st là, simplement ,ON n'a pas suivi....pas de prospective,; je bous, bouille sûrement !!!
Allez fa fredo, j'ai un RV mais je ne suis pas une femme d'affaire ,faires ! j'ai les 2 pieds ds les affaires de tout le monde.
Luc Lang va se réchauffer ailleurs!

Écrit par : olga | 22/09/2016

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Merci Chiara.

Olga, pas plus que vous je ne connais Luc Lang, mais le commentaire de Télérama me donnerait presque "envie" de le lire :

http://www.telerama.fr/livres/au-commencement-du-septieme-jour,146366.php

mais pas tout de suite car j'ai commencé à relire mes Fred Vargas ("Pars vite et reviens tard", un petit bijou). Je n'en parle qu'ici car je sais que les lecteurs, trices y sont bienveillant(e)s ! Et à force d'en entendre parler, j'ai fini par acheter "L'amie prodigieuse" d'Elena Ferrante comme ça je pourrai aussi essayer de le lire en italien (avec la traduction c'est plus facile !)

Écrit par : Lucy | 22/09/2016

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Alors justement, Sautet. Jamais le livre, ni l'accident ne m'y ont fait songer, à cause du rythme choisi, et du couple formé par les deux protagonistes qui me semblent très éloignés du couple Piccoli/Schneider; mais ce n'est qu'un détail et nous savons que chacun peut rapprocher des scènes sans qu'un tiers comprenne le pourquoi de ce rapprochement.

Ce que je crains pour ce livre-ci, c'est que l'effet prime sur la profondeur. A voir, mais n'oubliez pas que je ne suis pas une littéraire passionnée et cultivée comme la majorité ici. J'aime très peu de livres, mais quand je les aime je peux apprendre le japonais juste pour lire un auteur de mon minusculissime panthéon. Je me donne dix ans pour lire le Marin Rejeté Par la Mer en vo tout en me vernissant les ongles avant de siroter une Veuve Cliquot avec Olga sur la plage, devant l'océan :).
D'ailleurs superbe votre intervention sur Woolf in english ou la traduction, Olga. J'y réfléchissais d'où mon plaisir à lire votre remarque.

Écrit par : chiara | 22/09/2016

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Now, je n'arrive plus à contrôler;je n'ai rien fait au monstre,
Écrit par : olga | 22/09/2016

Une première solution c'est de passer sur Mac, parce que c'est très bien et aussi moins ouvert à tous les vents ; inconvénients l'achat de la machine et installer ses propres affaires (photos, textes) dedans.

Une autre solution, ce sont tous ces épais bouquins genre "Windows pour les nuls" : j'ai connu quelqu'un qui lisait ça dans la salle de musculation sur un vélo. Le but es d'en savoir le plus possible, mais enfin si on n'est pas passionné...

Écrit par : Sergio | 22/09/2016

Sergio,
un mystère : cette phrase de vous : "Donc nous pouvons dormir sur nos deux horeilles".
Où sont vos oreilles ? Comment faites-vous pour dormir sur les deux en même temps ? Etes-vous comme dans un visage dessiné par Picasso où tout est aplati pour que l'on voit tous les angles simultanément ? Ou alors, votre oreiller enveloppe votre tête pour ne dormir que d'un œil ? Mais c'est pratique pour ne pas entendre la sonnerie du réveil. A moins que vos oreillers aient une forme d'oreille et qu'il vous en faut deux pour bien dormir. Ça ne risquait pas d'arriver à Van Gogh...

Écrit par : christiane | 22/09/2016

Voyons, Christiane, Argus avait 100 yeux qui roulaient, qui roulaient et s'ouvraient à tour de rôle. Pour les zoreilles, c'est pareil. On dort sur 2 pendant que 98 dansent la lambada. Van Gogh, Van Gogh, vous avez-vu Dany Boom ?

Écrit par : olga | 22/09/2016

Eh bien oui, il y a les libellules (28000 à chaque œil) et les mouches aussi avec leurs yeux à facettes (de quoi inspirer la robotique !) mais un cent-oreilles, en cas d'otite aiguë, où voulez-vous mettre les gouttes auriculaires ? Et les cotons-tiges ? centaureille ? Sans oreilles...Dany Boom, Gainsbourg ? Des hommes de charme...

Écrit par : christiane | 22/09/2016

Chiara ,O, que mon coeur se pâme, une Veuve Cliquot,et sur la plage. Je suis une lectrice anarchique, et, tout comme vous, je me suis mise au chinois pour traduire Li PO ou LI BAI (prononcé li Pai) Sergio multiphone, sait cela. Li PO prenait de ces cuites...j'ai une dizaine de livres de ses poésies,verticales ! Mais j'ai oublié, 5ans d'accidents en tt genre ça use énormément...
-j'ai réellement lu Virginia en English, et certaines nouvelles; Conrad aussi, et Yeats,ah yeats. Ensuite je me suis pris la tête dans un branche cassée ornée de ronces....staphylo, doré indeed...

Écrit par : olga | 22/09/2016

Sergio: ce n'était pas un problème de prix; l'Homme qui m'accompagnait conseillait HP.
J'ai perdu ttes mes photos, 1000, égarées..
Si j'étais allée plus tôt discuter avec la Fnac, j'aurais pu, peut-être échanger... mais crevée. Demain demain...
Cette nuit, mon voisin ,notaire, s'est introduit ds mon jardin pour couper en douce la vigne vierge qui de chez lui s'introduit chez moi.... avocat,huissier..
Allez, protégez vos 2 oreilles et synchronisez les doubles croches, la Walkyrie, ça sonne !

Écrit par : olga | 22/09/2016

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ce n'était pas un problème de prix; l'Homme qui m'accompagnait conseillait HP.
Écrit par : olga | 22/09/2016

Oui, comme PC, donc soit pour Linux, soit pour Windows. Moi aussi je le conseille ! Mais pour le système Mac, là il faut un Mac.

Les photos bessif il faut les avoir sur clé USB, comme avant avec les disquettes et les DVD, et ce ne fût-ce que pour être indépendant des changements de machine, justement, même du renouvellement normal...

On peut aussi les mettre sur des sites, comme je fais avec mes plus importants fichiers (place Stan, fractales).

Et alors donc cela pourrait être une panne matérielle ? Quand même, cela n'arrive plus, cela, maintenant ? Ou alors de toutes manières tout s'éteint on est fixé.

Écrit par : Sergio | 22/09/2016

Eclairant ce que vs dites. Il me reste une clé USB de 16 gb; il faudrait que j'aille en chercher d'autres, car le tech. qd il sera là ce sera cuit.. J'envoie ds le Cloud, ou bien je telécharge mais c'est la pagaille.La dernière fois, un type d'Orange passe, brancher un nouveau truc ( un paquet de fils sous une table Renaissance, qui finissait dans une table coréenne rouge sang, qui dégorgeait dans une caisse à fruits "carrefour") il a failli mourir sur place...
La Dame en bas à gauche,dit tjrs "je vais envoyer vos mails..." !!!
Ns sommes fous; il y a 30 ans,je suivais 1 cours par s, ms tout a progressé et on s'est seulement soucié de vendre.
il faut que je dorme.
J'ai retrouvé "la lettre volée" de Lacan. Dans 10 jours, ce sera bon. Pas avant.
Peut-on "fractaler" un tamanoir ??sacrée bestiole, des griffes, une queue en panache incroyable, et un long bec à l'avant, Dieu avait bu une caisse de Mon(t)rachet, ce jour-là !!

Écrit par : olga | 23/09/2016

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Lucy, je n'ai jamais lu un seul Fred Vargas...Vous m'en conseillez un ?

Olga, j'avais bien noté que Lucy et vous maîtrisiez les idéogrammes; en cas de problème d'identification vous pourrez m'aider ;). Me demande si Sergio a lu Guerre et Paix en Russe ou en chinois ? Et d'ailleurs avez-vous un auteur russe contemporain fétiche à nous conseiller Sergio ?

Je reviens au Livre de Lang. J'ai terminé le premier livre et ce que je trouve assez fort dans cette partie c'est comme l'auteur a su ne jamais parlé du séisme provoqué par un tel évènement dans la vie d'une famille, mais exposer parfaitement ce séisme par l'intériorité de son héros. Il évite ce que je craignais, l'explication démonstrative, et choisit l'infiltration, l'insinuation. Lang ne nous dit pas que le héros se sent seul, - c'est crétin mais cela arrive trop souvent ! -, il montre comme on ne peut vivre que seul, en soi, un tel accident.
Je remarque que l'auteur qui a lu Mac Carthy ( ah ah pas étonnée ) choisit ces épigraphes ...hum un délice. Ainsi celui du second livre : "Nous vivons comme nous rêvons, seuls" Joseph Conrad.

Si certaines descriptions m'ont un peu pesé dans la première partie ( peut être comme certains passages de la Route de Mac Carthy, mais que ces descriptions pèsent peut aussi être partie prenante du récit, comme les gens, les images, les échanges , en ces moments-là nous pèsent et nous fatiguent ), il y a de très belles descriptions dans ce début de deuxième livre. Le pays basque est devant nous, d'abord sous la pluie, dans le brouillard, en altitude, dans le vert sombre des sapins; nous sommes en paysage familier avec des scènes d'éveils, rêves, cauchemars, visions assez fabuleuses, où le corps et ses douleurs jouent leurs parts, où, à plusieurs reprises la perte des sensations du corps de Thomas comme la vision du cheval ( superbe ) immobilisé, figé sur le dos transcrivent la manière dont l'un peut vivre, penser, craindre la paralysie de l'autre.

Suite au prochain épisode ( peut- être ;)

Écrit par : chiara | 23/09/2016

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CELLE en parlant des épigraphes pfff sorry

Écrit par : chiara | 23/09/2016

Ah, Chiara, heureuse de pouvoir croiser mes impressions avec une lectrice de Lang.
La première partie ne m'a pas lassée. Elle m'a permis (presque en direct) d'entrer dans le chaos des pensées de Thomas. Tantôt fixant la route, tantôt pensant à sa femme (avant l'accident , depuis l'accident), tantôt à ses enfants ou à son travail. Et cette énigme qui n'est que le seuil d'autres énigmes : que faisait-elle là à 3 heures du matin, sur cette route ? Que signifient les sms retrouvés sur son portable ? C'est un homme dont la vie était si lisse, si confortable, presque un lieu commun de romans de gare avec de longues intrusions dans le domaine de cette société connectée.
Il fallait ces obsessions pour entrer dans l'inconnu du deuxième livre (paysage - frère - secrets de famille - mort du père - énigme de la fuite de sa sœur en Afrique...).
C'est la vie, complexe, imprévisible qui lui saute à la gorge. Et tout se désagrège : la mort que l'on devine autour d'une pierre tombale, la perte de son travail et cette famille de plus en plus étrange et les enfants à la remorque, brinquebalés entre père, grand-mère, oncles et tantes.
C'est écrit avec des trous, un texte piqueté de points d'interrogations qui obligent le lecteur à une sacrée gymnastique ! souvenirs, intrus, qui s'invitent au beau milieu d'une phrase, mêlant le passé au présent. (A donner le tournis à Proust s'il revenait pour lire ce livre.) C'est une sorte de poisson-pilote ce Lang, qui nous mène là où on ne pensait pas aller. Thomas trébuche, nous aussi. (Quand je pense que la grosse pomme de lvdb, sans l'avoir lu, le range au niveau des romans de gare !)
Le livre est illisible par moments pour mieux briser nos habitudes. Livre inconfortable qui nous entraîne dans son tourbillon, dans ses secrets. Excessif, suffocant. On traverse une écriture en crue.
Eh oui, de magnifiques passages sur la haute montagne traversée à bout de souffle, les muscles tétanisés.
C'est P.Edel qui a éveillé ma curiosité, d'abord par quelques commentaires brefs sur la rdl puis avec ce billet sur son blog. le livre m'a surpris car je ne le ressens pas du tout comme lui.
Ça surgit progressivement du silence des taiseux, en phrases ou morceaux de phrases inattendus. Un livre en pointillés où le non-dit l'emporte sur ce qui est dit. Un frémissement d'écriture zigzagant. Il faut se faufiler là-dedans et ce n'est pas une mince affaire ! Une méduse guette, invisible, translucide (transhumance glauque) qui ne cèdera que dans la troisième partie sous l'enfer de l'Afrique. Force dans le poids de sa faiblesse. Icare ?

Écrit par : christiane | 23/09/2016

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un auteur russe contemporain
Écrit par : chiara | 23/09/2016

- Андрей Геласимов : Жажда ;
- Александр Червински : Шишкин лес ;
- Александра Маринина : polars faciles et sympa.

Écrit par : Sergio | 23/09/2016

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Ah vous êtes plus avancée que moi Christiane, mais je remarque :

- "C'est écrit avec des trous, un texte piqueté de points d'interrogations qui obligent le lecteur à une sacrée gymnastique ! souvenirs, intrus, qui s'invitent au beau milieu d'une phrase, mêlant le passé au présent. "

Oui, comme la vie de Thomas. Il répond à son frère, dans le deuxième livre :

"J'arrive pas à bien suivre, par où ça passe, comment ça revient",

tandis qu'il regarde ses enfants si heureux à l'estive, alors que lui-même était le seul des trois enfants à ne pas rire des histoires d'ours que son père racontait.

"en phrases ou morceaux de phrases inattendus"

Oui, c'est ce qui me séduit le plus parce qu'il me semble que c'est la vie même qui est ainsi. Comme je n'ai pas trop peur de passer pour une idiote ici ( enfin j'en mourrai pas quoi ) j'avais envie de vous répondre mi-sérieuse, mi-pas sérieuse qu'il n'y a que dans les mauvais films et les mauvais romans que tout s'explique de la vie, d'un point A à un point B. Là c'est un contrepoint parfait.
Sans rapport, mais c'était une qualité magnifique du Sunset Park de Auster, les points de vue de chacun sur l'acte du fils, et l'on voyait comme chacun, père, mère, interprétait différemment ce même acte, le comprenait et de ces interprétations différentes naissaient des réactions forcément différentes et incomprises. Zig zag, oui, ça me plait votre expression ;).

"le livre m'a surpris car je ne le ressens pas du tout comme lui"

Tant mieux, je vous dirai quelles sont mes propres impressions puisque j'ai lu l'article de son blog mais n'y reviens pas tant que je n'ai pas fini le roman ;).

( Promis je fais plus court la prochaine fois ! )

Écrit par : chiara | 23/09/2016

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Ah merci Sergio, ajoutés à ma liste. Personne ne parle jamais de littérature russe contemporaine, voilà qui est fait.

Écrit par : chiara | 23/09/2016

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Геласитов naturellement c'est toute l'oeuvre ; simplement, Жажда c'est son phare, son Voyage... Facile à lire aussi, on cherche pas de mots, en fait, avec l'étymologie on s'en sort.

Il y en a beaucoup d'autres ; on aime bien le mythe du train. C'est souvent plus abstrait, plus littéraire que nous... Fantastique, en quelque sorte.

Écrit par : Sergio | 23/09/2016

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je ne sais , Charia, choisir entre vous lire (il me faut ma souris) et déguster cette tarte fine aux pommes délicieusement caramélisée. Etant gourmande des deux, j'apprends à rendre ma main gauche plus utile. Ce que vous écrivez colle si bien à l'écriture de Luc Lang. Parfois, surtout dans le livre 1, les points (fin de phrase), disparaissent. C'est comme quand "on saute du coq à l'âne" (expression de ma mère, autrefois...) parce qu'une pensée en court-circuite une autre ou quand on déroule la comptine "cheval de selle - selle de course-course à pied-pied à terre- terre de feu- feu follet....". Ce Luc Lang saisit la pensée au vol comme un papillon mais il ne l'épingle pas, il ouvre la main et elle volète. C'est bien le papier de Paul, ça laisse de la place pour les mille et une nuits du lecteur. N'ayez pas peur de le lire, c'est comme ma tarte aux pommes : deux gourmandises au lieu d'une ! Ici je me régale : je peux dire tout le bien que je pense de son écriture sans qu'il me tire les cheveux ! (car il n'y vient jamais, Môsieur !).
Je suis en Afrique, 3e livre. Ça chauffe pour Thomas ! une vraie entreprise de démolition ! d'autres diraient : A poil, Thomas et vogue la galère...

Écrit par : christiane | 23/09/2016

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Sergio, il s'agit bien de Alexandra Marinina pour les polars ? Le Cauchemar, La Septième Victime, etc ? Je vais tenter en prochaine lecture puisque ses oeuvres sont disponibles in frenchie sur Zamazon. Merci.

Je me demandais si vous aviez lu "Dans les Forêts de Sibérie" de Tesson et ce que vous pensiez de son regard sur les Russes/Sibériens et la Russie le cas échéant ? J'ai trouvé de très belles pages dans ce roman, les pages d'un géographe.

Écrit par : chiara | 23/09/2016

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Ca vaut le coup de les prendre en russe, les polars : c'est un peu comme cela que je m'y suis remis ; et j'ai l'impression qu'elle est très connue, d'ailleurs pour que j'aie pu dénicher cela à la bib de Nancy (au rayon langue russe, bien sûr)....

Rien lu depuis longtemps sur la Sibérie, sauf le Barbier (mais en film)...

Écrit par : Sergio | 23/09/2016

A vous deux vous donnez envie de lire le "Luc Lang",ce que n'avait pas fait le billet de P.Edel, pas assez précis; et puis le rapprochement avec Sautet... Vs suggérez bien une forme d'écriture; vous n'êtes pas trop prolixes ,puisque vous allez au fond de ce que vous avez compris.J'ai envie de vous suivre, même avec peu de tps.
A Parigi,une expo Magritte,annoncée
une expo des toiles volées par H à PaulRosenberg
et une lecture de Pedigree par E.Baer. J'en ai vu un extrait TV. Remarquable.
Baer est un lecteur intelligent; à côté il y avait le Grand Modiano avec ses grosses lunettes, qui riait comme un bossu,oui!!!
et il a suggéré: je comprends mieux ce que j'ai écrit qd je t'entends me lire: il faudra que tu me lises avant que j'écrive....

Écrit par : olga | 24/09/2016

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Bonjour Olga,
oui, la mémoire du film de Sautet m'avait gênée. Pour moi, Thomas n'a pas le visage, ni la voix de Piccoli et ces deux femmes (R.Schneider et L.Michaël), belles, sensuelles, (gaie pour Romy) n'ont pas d'équivalence en Camille ou Pauline. Reste la voiture qui fait des tonneaux sur la route. Séquence très forte dans le film et mémoire hachée de Piccoli dans l'herbe où il se retrouve tout cassé et ces images qui défilent dans sa tête où se mêlent les visages des témoins de l'accident et ses proches dans une noce funèbre. Un très beau film que j'avais aimé comme d'autres films de Sautet. C'est un cinéaste des choses de la vie, humble, touchant, qui s'entoure de beaux acteurs (âme).
Heureuse que vous ayez envie de lire ce roman. J'ai eu du bonheur à le lire et à lire Chiara. Comme d'hab. j'ai navigué à vue, en cours de lecture. Livre fermé, les mots s'en vont, se dissolvent.
La dernière phrase de votre commentaire est très particulière. Mystère des coquillages-lecteurs (lecture publique à haute voix) qui renvoient à l'auteur la chair inconnue de son écriture comme une rumeur océane.

Écrit par : christiane | 24/09/2016

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En passant, Christiane, je mets ce qui suit entre guillemets car je n'ai pas terminé le livre - un rebondissement, une insinuation, un détail qui m'auraient échappé jusque là pourraient changer mon jugement - mais je tenais à vous dire qu'ayant suivi votre conseil, j'ai relu la critique de PE ... et n'ai pas lu le livre comme lui.

Non, ce n'est pas l'histoire d'un "homme qui part en vrille". Pas du tout, ou alors pas si simplement. C'est l'histoire d'un homme qui, bien au contraire, affronte la vie. Comme chacun. Une scène clé, celle de la brasserie avec son collègue qui, lui, part en vrille.

Thomas a fait face jusque là, à ce malheur, immense, qu'il doit traverser, comme il le peut ( je souligne comme il peut, expression reprise plus tard dans le roman ), mais qui reste présent, qui garde ce mot "Tigrichon", mot de douceur pour ses enfants par exemple, simple détail. PE Parle de la "pression des enfants", mais pas du tout : la pression c'est de ne pouvoir les consoler, de ne pouvoir comprendre le degré de leur propre douleur, comment ses petits bouts vivent, ressentent le décès de leur mère. Non, il n'est pas le prince charmant qu'espère sa fille Elsa, dont le baiser suffira à réveiller la maman. Mais ça c'est la vie, qui s'impose. Et Thomas fait ... comme il peut.

Alors oui, un tel accident vous fracasse, oui vous avez l'air d'un zombie au bureau, mais vous y êtes. Oui pour le bureau et ses pressions, mais c'est le monde du héros, ses logiciels de surveillance ou "d'auto-évaluations" comme il préfèrera toujours le dire, la clientèle, la course au marché. Thomas ne pense jamais qu'il s'est trompé de route, qu'il aurait du rester dans sa montagne avec Jean son frère par exemple. Jamais. D'ailleurs il se demande toujours pourquoi Jean refuse de pucer ses brebis. Et quand il comprend qu'il va être viré, il l'accepte non pas comme un mouton qui va à l'abattoir, il est trop intelligent pour cela, mais il anticipe, envisage immédiatement comment il va faire payer son boss aux prud'hommes.

La scène de la brasserie donc j'y reviens : certes les deux collègues reconnaissent qu'ils n'ont plus la flamme de leurs débuts, de leurs jeunesses, Thomas arrêté net par ce malheur, mais c'est le déroulement de la vie. Je pensais que si PE voulait réellement regarder du côté de Sautet, il fallait revoir "Vincent, François, Paul et les autres". Entre les rêves de nos 20 ans et la vie de nos 40, combien de désillusions, de réajustements, de choses non-dites ? C'est la force du livre. Mais je suis peut-être totalement à côté de la plaque.

Bon, c'est trop long, c'est pas clair, tant pis ;). Je ne relis pas.

Écrit par : chiara | 24/09/2016

13h et des poussières. Je lis vos 2 billets, extra. P Edel( même si je n'aime pas commenter ici ce qui se passe,là) écrit un billet qui sert d'hameçon;s'il analysait plus, il enlèverait, je crois, l'envie de lire. Sautet pour moi, évoque les longues parlottes, et un filmage qui les "montre".D'où mon manque d'envie; et de temps. Hier,j'ai attendu de 15h à 18h le technicien fnac qui n'est pas venu. Rugissements. J'ai eu le dir commercial de le Fnac, qui m'a promis, NOW à 14h,un tech haut de gamme....Inoui! tout mon matos est sous garantie à 1 sem. près...quelle idiote!
Mon libraire m'a mis de côté Lang. Fin d'aprem, j'y file, ,,,si je n'ai pas fait la peau du tech !

Écrit par : olga | 24/09/2016

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Le technicien est en vie ?! ;)

Je vais faire tout bref :

Comme Christiane, j'aime Sautet.

Le livre de Lang est-il un bon, bon roman ? oui.

Jeu de la vérité : le recommandes-tu à un intime ? Non.

Parce que ? ...

Pourquoi ? ... trop d'explications, de complications dans les romans français. Peut-être. je regarde outre-atlantique. Ford. Auster, Auster qui fait un livre dont le héros est un clebs ! non mais oh ?! Oui Auster, même quand son héros est un clebs. Au panthéon Carver. Absolu Carver. Après Carver, silence.

Dernière exception en France ? Port Soudan. Grand Port Soudan ( tu parles d'une critique ! )

Modiano ? Qui ?! et pourquoi pas Nathalie Sarraute ! oh !

;)

Écrit par : chiara | 24/09/2016

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Quand je pense au nombre d'heures que j'ai passées à regarder les séances de pose de la Belle noiseuse (qui foiraient toutes) sur un DVD pour faire Nutella (les dernières, celles où on voit rien) ; finalement j'ai fait comme lui, le plus simple et ce qui me passait par la tête !

Écrit par : Sergio | 24/09/2016

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Chiara,
mais l'écriture - même d'un commentaire- part toujours de soi. Le livre, le même, lu différemment par chaque lecteur (car ce qu'il retient n'est pas ce que retient l'autre et ce qu'il retient rencontre une émotion que lui-seul pourrait expliquer).
Vous faites, malgré vous, de ce Thomas, un père exemplaire, courageux, organisé et des enfants, terrassés par un chagrin compréhensible, un modèle d'adaptation à cette situation.
Ce n'est pas du tout la vision que j'ai de ces êtres, différente de celle de P.E, différente de la vôtre et pourtant heureuse que nous ayons parcouru le même livre.
Vous savez peut-être maintenant pourquoi il est parti rencontrer cette sœur en Afrique, sœur qu'il n'a pas vue depuis tant d'années, sœur à qui il n'écrivait pas et pourquoi il n'est plus avec son frère (décision ? pas vraiment...). Vous savez peut-être maintenant ce qu'il n'a pas pu voir quand il était enfant.
Plus que perdu, je sens ce Thomas, entrer dans un monde dont il n'a pas les clés, y entrer par effraction des mots et des silences et du frère et de la sœur. Quant aux enfants, la scène du repas familial où ils se disputent, pleurnichent, parlent trop fort, où le père excédé vogue, loin d'eux, enfermé, dans ses pensées. Était-il fait pour être père, époux, fils, frère ? Inconnu à lui même, il est comme une balle rebondissant sur les murs d'une geôle dont il ne perçoit pas la porte de sortie et dont, quand il la trouve, il ressort perdu, enfin pas tout à fait car alors ses enfants seront importants, lui donnant une identité, un sens pour l'avenir. Le frère et la sœur, deux héros d'une tragédie grecque. Mais le siècle est là avec son actualité du début à la fin et ça, P.E l'a bien ciblé.
Enfin, difficile de soulever davantage les voiles de l'écriture, ça serait abimer la lecture de ceux qui ne l'ont pas lu. Peut-être dans quelques mois quand les secrets seront éventés pourrons-nous aller plus loin ?
Parlons maintenant d'écriture. Comme dans "Vies minuscules" de P.Michon il peut se passionner (L.Lang) pour des situations qu'il n'a pas vécues entièrement, peut-être même pas du tout mais qui, pourtant, partent de son expérience, d'un ressenti, même fugitif donnant la clé de drames qu'il ne vivra jamais. En cela c'est exact, comme un imaginaire capable de décrire avec précision ce qu'il ne connait pas et qui, par l'écriture devient réel. Même son souffle - haletant- imprime à cette glaise de mots son tempo. Non, Olga, le papier de P.E n'est pas flou. Il donne une vérité qui n'appartient qu'à lui (excellent lecteur et professionnel n'écrivant pas pour ne rien dire) et l'étonnant voyageur qu'il est, fait coïncider une mémoire (un film de Sautet et ce qui l'a bouleversé dans ce film, dans le jeu de Piccoli) et la lecture de ce livre qui le remue tant en profondeur qu'il use d'une série de superlatifs inhabituels chez lui (très très très). C'est lui, libre comme l'air sur son blog se faisant plaisir en évoquant ce roman et son auteur et nous faisant suffisamment confiance pour le mettre à la vue de tous sur son blog.
C'est comme ça la lecture. On est empli de quelque chose d'indéfinissable entre deux , entre l'histoire inventée par un écrivain, la façon dont il la raconte et nous comme piquetés de mille et une phrases qui nous révèlent à nous-mêmes, qui nous font écrire alors même qu'on est en train de lire. Un surplus, un débordement.
Pensées du soir les amis.

Écrit par : christiane | 25/09/2016

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Comme il est difficile de se faire comprendre.
Christiane, votre commentaire est vraiment intéressant mais non, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire à propos de thomas : "un être exemplaire". Il n'est ni exemplaire, ni pas exemplaire et c'est ce qui me semblait plutôt intéressant d'ailleurs.

Mais vous parlez du roman mieux que moi et c'est tant mieux, car je suis resté à l'impression qu'on me racontait une histoire, que de cette histoire on ferait aisément un film d'ailleurs. C'est ce que disait mon message-boutade précédent.Tant pis pour moi ;).

Et beau week end à vous.

Écrit par : chiara | 25/09/2016

restéE

Écrit par : chiara | 25/09/2016

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Aucun problème Chiara, ce n'était pas contre vous ou Olga ce post nocturne mais contre moi. Je me questionnais sur l'écriture prenant appui sur votre commentaire parce qu'enfin, quel grand mystère... le seul domaine où avec du métier on avance sans savoir où on va et c'est en nous, tapi, ce qui va alimenter l'écriture. Parfois, même souvent, on ne savait pas que l'encre allait nous conduire là. On ne sait pas pourquoi on écrit, à peine pourquoi on lit. C'est une planète hors galaxie des choses du quotidien et qui revient vers nous pour tout faire exploser. J'aime vous lire. Vous me rassurez autant que Olga m'inquiète autant que Sergio semble un extra-terrestre, ici.

Écrit par : christiane | 25/09/2016

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Sergio,
un cadeau pour vous pour vous remercier des diamants il y a longtemps.... Je sors de l'expo Magritte et dans une vitrine, quelques lettres bien intéressantes dont une datée du 23 mai 1966 de Magritte à M.Foucault.
Pour vous mettre dans le bain, imaginez une belle écriture fine, penchée, régulière. Quelques extraits donc :
"Les mots Ressemblance et Similitude vous permettent de suggérer avec force la présence - absolument étrange - du monde et de nous-mêmes. Cependant je crois que ces deux mots ne sont guère différenciés. les dictionnaires ne sont guère édifiants quant à ce qui les distingue. (...)
Il n'appartient qu'à la pensée d'être ressemblante. elle ressemble en étant ce qu'elle voit, entend ou connaît, elle devient ce que le monde lui offre.
Elle est invisible tout autant que le plaisir ou la peine."

J'ai aimé, Olga, la virtuosité avec laquelle il rivalise avec la réalité, ces pièges de l'illusion. et là, le nez sur les toiles !
Mais aussi parce qu'il a mis des mots partout. Cette question : qui l'emporte de l'image ou du mot ? Dans la foulée, j'ai acheté "Ceci n'est pas une pipe" de M.Foucault (Fata Morgana).(nouvelle éd. 2010) J'ai commencé à le lire dans le bus mais j'ai dû arrêter car j'avais mal au cœur. Foucault a l'air dérouté par ce rapport du texte au dessin. Il rappelle cette habitude du langage face à l'image : qu'est-ce que c'est ? et les réponses : c'est.... c'est.... c'est... Je vais continuer cet après-midi. Après j'enchaînerai avec un C.Rosset (éd. de Minuit) "Fantasmagories" suivi de "le réel, l'imaginaire et l'illusoire". (2008)Plutôt ciblant la photographie.

Écrit par : christiane | 25/09/2016

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les dictionnaires ne sont guère édifiants quant à ce qui les distingue. (...)
Écrit par : christiane | 25/09/2016

On peut creuser quand même...

Je prends un triangle, ou non, un petit animal genre rongeur, mulot, enfin des noms que l'on a rencontrés mais sans savoir trop au juste ; par similitude, comme je le ferais, justement, avec mon triangle, je le multiplie par vingt-cinq un peu comme Lefuneste avec son holographie.

Maintenant je place, dans l'ordre, mon gigantesque mulot, ensuite mon mulot normal d'origine, enfin j'ajoute un mulot d'une race voisine ou un hamster, normal, donc de taille comparable.

A qui ressemble le plus mon mulot d'origine ? A son semblable vingt-cinq fois plus grand, ou à son petit cousin de la même taille ?

Tout dépend du contexte et des spécifications...


L'expo Magritte, c'est peut-être la même, j'en ai vu une à Bruxelles en deux mille treize, en juillet...

Écrit par : Sergio | 25/09/2016

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Peut-être mais ce thème "La trahison des images" regroupés autour des motifs : rideaux (querelle entre Zeuxis et Parrhasios), ombres (Pline l'Ancien), mots (adoration du veau d'or), flamme (allégorie de la caverne de Platon), corps morcelés (récit de Zeuxis et des filles de Crotone) donnent à voyager différemment dans ses œuvres. et ces rencontres avec des tableaux anciens si intéressante... Y étaient-ils présents. La plaquette distribuée à l'entrée évoque une approche "inédite". Une centaine de tableaux réunis (ils devaient y être...). Le commissaire de l'expo est Didier Ottinger)
Jusqu'au 23 janvier)

Écrit par : christiane | 25/09/2016

Help ! help! Un 'amico vient de me mailer cette phrase sibylline:
"your tongue wags faster than your tail"
je me pose des questions. Devrais-je ????

Écrit par : olga | 27/09/2016

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Adoucissons les mœurs par cet antique truchement !
https://youtu.be/7hpT84ytXS8

Écrit par : JC..... 14h46 | 27/09/2016

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Mais pourquoi i fait tous ces signaux lumineux ? Normalement c'est comme les virages à moto, la lippe pendante... Il y a un auteur qui s'arrête sur ce détail, je me demande si c'est pas Modiano...

Écrit par : Sergio | 27/09/2016

Pas du tout ivre ! j'ai trouvé l'expression tongues will vag ça va jaser. et aussi: bark less, work more: aboyez moins travaillez plus....
Impossible .Le type de la fnac pas venu, moi attendre;moi fracasser au tel. la gueu....au dir com de la fnac; lui m'avoir expedié chez le soustraitant par. qui a sangloté et m'a envoyé le sam. pm, un tech haut de game qui a mis 2h à soigner mon imp, a braillé contre la camelote hors de prix, a enlevé le bit defender (inutile)et est tombé en pamoison devant une fractale de serdgio ( il essayait le hp)
Moi noyée sous le travail; moi ne vous oublie pas. Moi serre la paluche à jc; moi ai retenu le livre de Patrick buisson où il est question des décolletés de Carla. Moi ne dort plus, moi turbine à plein.A plus.

Écrit par : olga | 27/09/2016

roulement de tambours
"the world is young, your soul is free"

A l'attaque ! sus !
(pas de vous, un peu de bon sens )

Écrit par : olga | 27/09/2016

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C'est quand même coriace. Deux aspects, mais qui ne sont pas décisifs, juste pour éclairer l'éclairage :

- sous tous les Unix, donc sous Linux bien sûr, mais aussi sur les Mac, on ne s'occupe jamais des virus. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas, mais en gros cela se cantonne à la messagerie, essentiellement les chevaux de Troie pour essayer de choper les éléments bancaires ; rien ne va se promener à travers les fichiers pour y mettre le cirque. Quant à ces chevaux de Troie, si cela marchait (comptes bancaires), il y aurait déjà des scandales partout. J'en déduis que cela se limite aux éternelles approches publicitaires. Une précaution bien sûr pour les comptes bancaires, ne pas faire retenir le mot de passe par le navigateur ; mais enfin, normalement, ce n'est jamais proposé, la sécurité des banques prenant, je suppose, l'affaire en charge.

On a bien aussi des antivirus, mais personne ne les installe jamais.

- l'imprimante ce qui m'étonne, c'est qu'il y a quelques années j'avais relevé que, au moins pour les moins chères, l'imprimante elle-même n'était guère vendue plus cher que sa cartouche ! Donc je pensais que c'était pas un problème bien troublant.

Pour le reste évidemment, surtout si c'est un portable, il n'y a pas d'autre solution que d'abord avoir le matériel en état, par réparation ou échange...

Écrit par : Sergio | 27/09/2016

Y a-t-il un archange Serdgio en haut des cieux ou dans les ciels des fractales??
J'ai RV avec le dir de la fnac demain; mes hp, n'étaient pas des 1°prix; mon conseiller informatique habite Seoul !!!! il est prof de kekechose,ds la plus grande université( les 1o de la botte); mon autre conseiller est à Berlin !! le 3° en Australie; et moi, je dors et dîne en France !!
Je suis remontée à bloc, je mange du thon rouge, cru, avec des pistaches...
En mon absence mes voisins ont fait le mur et sont entrés chez moi....ils sont notaires .....!!!!

Écrit par : olga | 27/09/2016

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Bon mais c'est un monstre, cette machine ? Une station de travail composée à la demande ? Et il y en a plusieurs ?

Normalement HP on devrait pas être embêté.

Écrit par : Sergio | 27/09/2016

Rien ne va plus: jeff Winston me propose des érections fortes ; glenn wil me propose des séance de somnambulisme. Yè yè. Mon PC déraille plein tube, il laisse entrer les Sauvages....
Je file à la Fnac, mon lieu de villégiature préféré. Je pense à vous,et vous espère en grande forme ..

Écrit par : olga | 01/10/2016

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Halor la FNAC halor la FNAC halor la FNAC ?

Des fois ils les repeignent faut compter le temps du séchage...

Écrit par : Sergio | 01/10/2016

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Ouh la la !
J'ai un peu de mal à suivre... J'ai voulu suivre le mulot de Sergio et je me suis perdue comme Alice avec son 'lapin malin'. c'est presque comme de chercher le coupable en lisant un polar.

A propos de polar, je recommande à Chiara le "Pars vite et reviens tard" de Fred Vargas, polar atypique et c'est pour cela que j'aime ; j'ai acheté "Le cauchemar" (en français !)* d'Alexandra Marina mais je ne l'ai pas encore lu.

Hélas oui, Christiane, je me réjouis à lire des polars et je ne crois pas que je lirai Lang ; il y a une bonne raison : mon ophtalmo m'a dit que j'étais "hors normes" et qu'il ne pourrait rien pour moi tant que je ne serai pas assez vieille pour me faire opérer de la cataracte, je ne peux ni ne veux plus lire des livres qui "durent" trop longtemps et la mauvaise raison, c'est que le livre ne me tente pas malgré les très bonnes critiques !!!

Olga, courage et surtout ne vous emmêlez pas les pinceaux !

* Heureusement que les Russes qui ont le sens du tourisme mettent dans leurs villes des pancartes en "écriture lisible".

Écrit par : Lucy | 02/10/2016

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J'ai toujours que Lucy était un être petit, noiraud, courageux, simiesque, venant du passé ! Et elle est si jeune !....

Écrit par : JC..... 11h36 | 02/10/2016

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Avec beaucoup de retard...Merci Lucy ! et j'attends de vos nouvelles sur le policier russe.

JC...J'ai été effrayée, si si , quand j'ai lu que vous alliez investir dans le Lang...Bon, il vous plaira peut-être, mais la critique de CP me semble la plus juste à ce jour ( comme souvent).

Écrit par : chiara | 07/10/2016

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