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03/07/2016

SEB

metal.jpg

 

Société d'Emboutissage de Bourgogne : c'est les gars qui fabriquent les cocottes-minutes ! Ici elles sont empilées, comme du Barnery Limoges..

 

Bon je vais pas essayer d'égaler Philippe Castelli, qui aux Grosses têtes était parvenu à faire s'effondrer de rire la salle entière uniquement en se levant et s'approchant du micro, tant sa démarche, ses gestes étaient emprunts d'un mystérieux fluide qui confinait au génie ; c'est pas parce que j'ai écrit "cocotte-minute" que je vais décrire l'explosion ! Ceux qui veulent savoir n'ont qu'à essayer, faut juste coincer le bitonio qui.

 

Non là c'est de la belle ferraille elle fait ce qu'elle veut ; elle tourne on dirait. En un sens c'est comme si j'avais fait l'embrayage des "camions alu bâchés" de Peter Klasen ; Kupplung !

Commentaires

Pourquoi nous dire qu'il s'agit de cocottes Sergio ? Maintenant on ne peut plus regarder sans entendre le sifflement final. C'est comme les camions; on les regarde et on entend le bruit lourd des moteurs.
Les couleurs sont vraiment tip top. Je peux vous demander ( oui, je peux ;) comment vous construisez une telle image ? Cocotte après cocottes ou bien vous travaillez une surface lisse et grise comme SEB et vous tapez dedans comme un forcené ?

Olga, "bon vent" si vous avez hisser les voiles pour régater ou voyager.

Écrit par : chiara | 04/07/2016

hissé !

Écrit par : chiara | 04/07/2016

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Non là j'ai honte de le dire c'est tout bonnement avec une des options du logiciel ; c'est trop chargé, d'ailleurs, et on ne peut pas en tirer grand-chose d'autre, enfin pour ce que j'ai regardé.

Mais ce qui est intéressant, et que j'ai aussi remarqué depuis toujours même à l'huile ou à l'aquarelle, c'est qu'effectivement lorsqu'un figuratif est un peu, ou partiellement, ou commence à, eh bien le cerveau fait entendre le bruit ! Transfert d'un système dans un autre, certes tous les deux ondulatoires...

Et alors tant que c'est mal fichu, que mettons les reflets, les ombres sont à faux, eh bien on n'entend rien !

Écrit par : Sergio | 04/07/2016

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Pierre Soulages :
"Comment a-t-elle commencé ? Je faisais une peinture très très longue, beaucoup plus longue que large, quelque chose comme 3 mètres sur 80 centimètres, une sorte de grande bande. Au cinéma, on parlerait d’une vue panoramique, mais ici, encore plus que ce panoramique de cinéma, elle était encore plus longue. J’organisais cette surface sur un rythme. Je déposais une forme volontairement simple, élémentaire, sans affectation ni préciosité, quelque chose de simple et de direct : une trace verticale, ou oblique sur une surface striée, puis j’en déposais une seconde, ensuite une troisième plus loin et une quatrième très rapprochée et encore une cinquième, etc. Je privilégiais une lecture horizontale, raison pour laquelle j’avais choisi un format aussi allongé, ce qui amenait le regard à la parcourir de la gauche à la droite et de la droite à la gauche, parcours très différent de celui qu’il aurait dans un rectangle presque aussi haut que large.(...)
C’était de simples vibrations d’une lumière atténuée, discrète, qui naissait sur des sillons horizontaux, plus ou moins profonds. Lumières qui naissaient sur des lignes correspondant à chaque sillon, mais qui n’étaient jamais les mêmes, qui vibraient, c’était une nappe de vibrations changeantes, se faisant sur les stries horizontales et on ne peut parler à ce propos d’organisation sérielle.(...)
L’œuvre ne vit que par celui qui la regarde. C’est en cela que je trouve plus intéressantes mes traces groupées en cette sorte de forme qu’on a comparé à un idéogramme. C’est celui qui regarde qui vit cette forme, cette émanation de rapports, avec l’expérience qu’il a des choses et du monde. "
(Pierre Soulages et Jean-Michel Le Lannou, « Entretien avec Pierre Soulages », Philosophique [En ligne], 2 | 1999, mis en ligne le 06 avril 2012, consulté le 05 juillet 2016. URL : http://philosophique.revues.org/247 )

Oui, Chiara.
Merci, Sergio.
Olga n'est pas très loin, près, loin...

Écrit par : christiane | 05/07/2016

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"Je déposais une forme volontairement simple, élémentaire, sans affectation ni préciosité, quelque chose de simple et de direct : une trace verticale, ou oblique sur une surface striée, puis j’en déposais une seconde, ensuite une troisième plus loin et une quatrième très rapprochée et encore une cinquième, etc."

C'est vraiment bien, seulement on ne peut pas voir comment il a mijoté tout cela, la fameuse intelligence émotionnelle, peut-être en dehors de son atelier, peut-être en pleine vie courante comme Virginia Woolf, qui avait bien raison.

Je me faisais tout le temps engueuler avec les exercices de maths :

- Tu sais pas tes théorèmes !

Vrai ou faux, cela ne pouvait pas me dire lequel il fallait appliquer ; il faut bien qu'il y ait un machin qui vienne tout seul...

- Ah ben ça...

Je me faisais arnaquer, finalement !

Écrit par : Sergio | 05/07/2016

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"on ne peut pas voir comment il a mijoté tout cela"

Surtout si l'on suppose qu'à chaque trace nouvelle succédait une trace différente de celle qu'il aurait pu préméditée avant d'avoir posée la précédente ;).

Bon, je plaisante, un peu, mais Soulages c'est quand même le mystère de l'ondulation. Un presque rien qui emplit et emplit la toile. Je vais faire un petit voyage jusqu'à son musée nouveau cet automne, voir tous ces noirs lumineux, tenter de saisir.
Merci pour l'extrait Christiane.

Écrit par : chiara | 05/07/2016

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Oui, parce quand on fait des hachures, cela représente nécessairement tout un monde visuel, optique, que l'on résume, symbolise en hachures éventuellement le temps d'aller plus loin ; je parle de vraies hachures au pinceau, pas des hachures de l'architecte ou du dessinateur industriel, qui elles correspondent à un codage bien précis.

Écrit par : Sergio | 05/07/2016

Christiane,"errare humanum est"..Mon portable m'a suivie et pendant que je suis les pieds dans l'eau, une âme charitable et informaticienne met de l'ordre dans ses circuits enchevêtrés.
Si vous faites allusion à Leconte de Lisle, "près..loin", je terminais une réflexion; toutes les trad.se trouvent gratis sur le net, de quoi occuper un esprit bien né pendant plus d'une année.Laissez-vous séduire...Voilà, vs savez tout !
Chiara, la mer avec régates, fabuleux, même sans tirer les "ficelles" soi-même, hélas..
Sergio, votre cocotte-minute ne m'inspire pas du tout; je pense qu'il y a des arrière-plans très philosophiques..
Je vous envoie les cris des mouettes en plein vol ..

Écrit par : olga | 05/07/2016

Christiane,"errare humanum est"..Mon portable m'a suivie et pendant que je suis les pieds dans l'eau, une âme charitable et informaticienne met de l'ordre dans ses circuits enchevêtrés.
Si vous faites allusion à Leconte de Lisle, "près..loin", je terminais une réflexion; toutes les trad.se trouvent gratis sur le net, de quoi occuper un esprit bien né pendant plus d'une année.Laissez-vous séduire...Voilà, vs savez tout !
Chiara, la mer avec régates, fabuleux, même sans tirer les "ficelles" soi-même, hélas..
Sergio, votre cocotte-minute ne m'inspire pas du tout; je pense qu'il y a des arrière-plans très philosophiques..
Je vous envoie les cris des mouettes en plein vol ..

Écrit par : olga | 05/07/2016

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Je me souviens d'une toile immense de Soulages à Beaubourg. Un noir profond et strié que le jour décline en noirs bleutés quand on se déplace devant la toile. Le lumière joue sur ses toiles et l'on découvre quelque chose d’inouï quand elle glisse sur ces zébrures, ces ravines où le pinceau et la raclette ont creusé des sillons.

Écrit par : christiane | 05/07/2016

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http://musee-soulages.rodezagglo.fr/oeuvre/peinture-324-x-362-cm-1986-polyptyque-i/

Écrit par : christiane | 05/07/2016

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Olga, ne plaisantez pas avec vos "ficelles", trainant au milieu des girls, sur le pont en teck des splendeurs nautiques ... vous allez finir par nous parler de "cordes" !

Écrit par : JC..... 8h17 | 06/07/2016

J.C. 6h17. J'ai grand peur que vous n'avaliez de travers votre whiskey au bartabacs....je sais que ficelle et corde sont prohibés, de même que les lapins. La ficelle du saucisson et la corde de la cloche; restent les bouts. Un petit bout de paradis...
Bel été à vous, votre maisonnée, vos chats, vos tourterelles. Dès que mon Portable sera nettoyé , et aura retrouvé sa voix, je vous enverrai à toutes, tous, les cris des mouettes.

Écrit par : olga | 06/07/2016

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Dès que mon Portable sera nettoyé
Écrit par : olga | 06/07/2016

I faut pas les graisser, hein ! A la peau de chamois... Ou alors par électrolyse...

Écrit par : Sergio | 06/07/2016

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l'on découvre quelque chose d’inouï quand elle glisse sur ces zébrures, ces ravines où le pinceau et la raclette ont creusé des sillons.
Écrit par : christiane | 05/07/2016

C'est presque de l'holographie (les imprimés en relief je veux dire, pas le système à projecteurs)...

Écrit par : Sergio | 06/07/2016

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Pas de problème, Olga, vous êtes un passereau ou au féminin, une passerelle... un saute ruisseau... un passe muraille... une air-elle... je ne suis pas certaine que vous existiez autrement que dans une invention de soi. Qu'importe, c'est très joli comme le conte de la princesse au petit pois ou comme le chat botté ou comme... Olga !

Écrit par : christiane | 06/07/2016

christiane, plaisir de vous lire; en ce moment j'aimerais être un passereau, une hirondelle; une crise de sciatique non prévue au programme...aïe, ne pas me plaindre; qu'ai-je donc fait aux Dieux ??....pourquoi ne pas passer par-dessus bord? pour les faire bisquer...bisque bisque rage; et mon portable qui pique des crises...la faute à Sergio avec sa pile de cocottes hébétées, sans une courbes, sans couleurs!!Pas un seul livre en vue, que l'eau et le ciel.Ce soir, prévu : "herbes flottantes" d'Ozu en VO !! anywhere, on the sea.A bien plus.
Imprimés en relief ?? mon imagination dérape. Bien vu ,Sergio , le cheval qui accompagne Arlettyest mal bridé; seul fait remarquable...
Le soleil brille encore, jette ses derniers feux, plus pittoresque mais pompier ....

Écrit par : olga | 06/07/2016

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Quand on ne "part" pas l'été, on s'enclot dans des livres aimés lus et relus, dans des promenades riveraines (hier, le grand potager du jardin des Tuileries et la cour carrée du Louvre, aujourd'hui, un débat passionnant sur notre rapport à la nourriture, éclairé des souvenirs d'enfance. Ce soir, revoir l'étonnant film de Thomas Cailley " Les combattants" avec une Adèle Haenel surprenante face à un fragile Kévin Azais, puis le film de Passou "le siècle de Lévi-Strauss. Cet aprèm. , un film feutré, émouvant avec deux grands acteurs espagnols R.Darin et J.Camara dans "Truman", de Cesc Gay...;
Mais Olga, tu es encore cassée ! Une crise de sciatique ça ne se laisse pas oublier. Bon courage.

Écrit par : christiane | 06/07/2016

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mal bridé;
Écrit par : olga | 06/07/2016

Les éperons et la gourmette dans la poche, et tout va bien !

Écrit par : Sergio | 06/07/2016

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Ah si, il y a des reflets bleus, dans mes cocottes-pression... Légèrement sur la droite ; je l'avais oublié...

Écrit par : Sergio | 06/07/2016

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Ce matin, des martinets noirs (ou des hirondelles ?) traversent rapidement le ciel bleu en traçant de grandes courbes. J'aime le vol de ces oiseaux et leurs cris perçants qui me fait penser qu'il s'agit de martinets car l'hirondelle bavarde et puis ils ne se posent jamais. Il parait qu'ils dorment en vol ! quel rêve...
Pendant ce temps les pigeons roucoulent et se pourchassent par couple.

Écrit par : christiane | 08/07/2016

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Dormir en vol ça commence à être sérieux...

J'avais entendu parler d'un type, en parachutisme sportif, donc en chute libre (une minute c'est déjà beaucoup), qui perdait connaissance quelques secondes... Il revenait à lui juste à temps pour tirer la poignée, pour ouvrir le parachute. Eh bien il est jamais mort !

Écrit par : Sergio | 08/07/2016

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Je me contente de rêver que je vole... donc, je vole en dormant mais les martinets dorment en volant. On apprend de drôles de choses sur les animaux...
Je me souviens d'un si beau film "Birdy" d'Alan Parker...

Écrit par : christiane | 08/07/2016

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Trouvé sur La Dépêche :
"Le soir, au crépuscule, tous les martinets disparaissent brusquement et on s'est demandé pendant des décennies où ils pouvaient bien aller, personne ne les voyant jamais perchés, et pour cause.
Il dort tout en haut...

C'est un pilote de ligne, ornithologue à ses heures, qui a découvert le secret il y a quelques années, après qu'un martinet s'est écrasé une nuit sur son cockpit, à plus de cinq mille mètres d'altitude. Tous les soirs, les martinets montent à la limite de la stratosphère et donc de l'oxygène. Là, ils dorment, du moins en partie, comme le font souvent les grands migrateurs : une moitié du cerveau reste en veille, l'autre est en sommeil profond. Ne se posant jamais, il se nourrit en vol, d'un «plancton» d'insectes, qu'il capture avec son très large bec grand ouvert."

Écrit par : christiane | 09/07/2016

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Les oiseaux ! ah merveilleux ! j'ai une passion pour eux**, et ici aussi, les martinets s'en donnent à vol joie. Je vous l'ai déjà dit, mais il m'arrive de remplir ma voiture de caisses de jeunes oiseaux, des diurnes, des nocturnes, pour les conduire sur une île où ils se referont une belle santé.
En septembre, les ornithologues suivront de près la météo, cherchant une phase de 7 jours de grand beau temps pour leur assurer une migration idéale vers l'Afrique.

Sergio, oui, vu le bleu et justement, je me demande si ce n'est pas lui qui siffle ? :)

Comme vous Christiane, j'ai aimé voir la joie des supporters. Ce sont des veaux, des beaufs, des crétins ? Mais qui dit cela ? Ils partagent un moment de joie, simple. Ce ne sont pas des ultras imbéciles. Bon, le foot, comment dire, non je ne regarde pas, mais peut-être bien que je dînerai sur la place pour partager la joie des supporters.

**( A vrai dire, j'aime observer toutes les bestioles )

Écrit par : chiara | 09/07/2016

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Bonjour, Chiara, allez lire sur la rdc(inéma), un compte-rendu très fin d'Eriksen (9 juillet 2016 à 15 h 04 ) du dernier match de foot (Fr./All.). Un régal !
Pour les oiseaux, racontez. C'est passionnant. Étaient-ils blessés ?

Écrit par : christiane | 10/07/2016

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Ah, une perle ce résumé par Eriksen ! Merci à lui ! Comme vous, comme Annelise, j'espère, non, j'exige le compte-rendu de la finale !

Les oiseaux ? Je réside au bord de l'océan, comme vous le savez-déjà Christiane et tandis que je buvais mon café sur la place ensoleillée, un encart dans le Sud Ouest local attira mon attention : la LPO cherchait des bénévoles pour emmener des oiseaux blessés ou le plus souvent tombés du nid, sur l'île voisine, dans un centre de soins, petit paradis des ornithologues. Me baignant régulièrement sur cette île ( qui cache aussi l'une des plus belles plages, non je ne dirai pas où ! ) je décidais de partager ma voiture avec chouettes, ducs grands et petits, martinets, merles, rouge queues, cigogneaux ... et parfois un intrus dans le lot : hérisson, couleuvre à collier ... Ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'ailes qu'on ne peut bénéficier d'une place tout confort dans ma voiture !
Tous les oiseaux sont soignés, bagués, et dès qu'ils ont repris ou atteint leur force idéale, ils sont relâchés avec le plus grand soin; libérer des martinets ou autres migrateurs quand la météo annonce des jours de tempête sur leur ligne de traversée serait une idiotie, et donc dès septembre, tous les acteurs du centre de soins surveillent les données météorologiques.
Ce que j'aime le plus dans ces co-voiturages ? Que je ne touche ni ne cherche à entrer en contact avec ces oiseaux : ils sont sauvages et doivent le rester. Parfois ( et même souvent ) l'un d'eux me gratifie d'une chanson en cours de route. Mieux que le poste radio !

Voilà Christiane, je les dépose au centre et je file...me baigner en leur souhaitant une future belle traversée.

;)

Écrit par : chiara | 10/07/2016

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Magnifique île, celle où l'on redonne souffle à ces oiseaux ! Bravo et bonne baignade !

Écrit par : christiane | 10/07/2016

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vu le bleu et justement, je me demande si ce n'est pas lui qui siffle ?
Ecrit par : chiara | 09/07/2016

Justement, il n'y a plus beaucoup de couleur* qui me plaise ; le rouge c'est trop rouge le vert inaccoutumé le jaune saugrenu reste le noir Soulages !

* C'est un singulier de généricité, employé pour les concepts mouvants é volutifs !

Écrit par : Sergio | 10/07/2016

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concepts mouvants et volutifs... hum ! Quelle volonté...

Écrit par : christiane | 10/07/2016

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Chiara,
Saint-John Perse a écrit treize petits textes (inspirées par "l'oiseau" de Braque) qu'il a réunis et publiés sous le titre "Oiseaux". Voilà, quelques... plumes, tombées du recueil pour vous qui conduisez les oiseaux pas-de-chance vers plus de chance...
"L'heure venue de la libération, plus qu'un envol d'oiseaux c'est un lancement silencieux des grandes images peintes, comme de navires sur leur ber...
(...) A mi-hauteur entre ciel et mer, entre un amont et un aval d'éternité, se frayant route (...) les voici, dans tout ce haut suspens, comme graines ailées, samares géantes et semences d'érables : oiseaux semés au vent d'une aube, ils ensemencent à long terme nos sites et nos jours..."

Écrit par : christiane | 11/07/2016

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INFERNO
Nourrir à la main mes chères tourterelles apprivoisées devient de plus en plus difficile : les deux félins récemment arrivés, vibrant à plat sous les herbes, le corps entièrement tendu vers le meurtre, guettant les fillettes comme le pédophile criminel, s'approchent, les regardent avec un regard de tueur à la Corleone, ne comprenant pas que moi, qui les aime, je ne leur torde pas le cou, sur le coup, placé à les toucher d'un seul geste rapide ... !
La vie n'est pas simple ...

Écrit par : JC..... 8h17 | 11/07/2016

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JC,
ces chats chasseurs qui "vibrant à plat sous les herbes, le corps tendu vers le meurtre..." c'est une image tellement juste pour qui a observé ces félins se préparant à bondir sur oiseau, souris ou insecte. Quelle que soit l'issue du guet, c'est un moment de pure beauté. Le même que ces gardiens de but , fixant le ballon qui arrive en sifflant et guettant la frappe sous la barre transversale, se préparant à jaillir et plonger dans sa surface de réparation encombrée de jambes, de coudes et de crampons pour essayer d'arrêter le tir... Agilité d'un félin...

.

Écrit par : christiane | 11/07/2016

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Non, Christiane, non !
Félin à l'œuvre et gardien de but ?... la même différence qu'entre la mer phosphorescente la nuit et la piscine entourée de ses poissons morts à l'horizontale, mais bronzés !

Écrit par : JC..... 11h52 | 11/07/2016

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Ah, j'étais certaine que tu allais bondir comme un chat qui perd sa souris enfuie ou l'oiseau envolé. Mon ascendance est bretonne... tête aussi dure que du granit et têtue comme eux.
La parole est à la défense :
Est-ce ma faute si j'aime regarder le jeu époustouflant des gardiens de but ? Il y a quelque chose de magique à les voir arrêter un ballon en pleine frappe.
La parole est à l'accusation :

Écrit par : christiane | 11/07/2016

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le corps entièrement tendu vers le meurtre, guettant les fillettes comme le pédophile criminel, s'approchent, les regardent avec un regard de tueur à la Corleone
Écrit par : JC..... 8h17 | 11/07/2016

Tiens c'est une idée je vais me pointer comme cela au Cora... A la barbaque ! Et ensuite au whisky pour les fillettes...

Écrit par : Sergio | 11/07/2016

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Comme tout le monde, l'idée que l'on puisse tuer un être vivant m'est toujours apparue comme inimaginable : et les salopards qui le font avec plaisir en assassinant enfants, ou autres innocents, comme pédophiles ou terroristes ! mais qui sont ils ? ...
Inimaginable et inexcusable, quels que soient les antécédents familiaux ...

Écrit par : JC..... 6H14 | 12/07/2016

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chaud et froid ! ouf !

Écrit par : christiane | 12/07/2016

foot, foot etc..toute la France est en émoi.Il se trouve que la semaine passée avaient lieu à Amsterdam les championnats d'Europe d'athlétisme , très grande compétition avec une grande équipe de France.Des déceptions: le perchiste-médaille assurée rata 3 fois son 1°saut à 5m75 et fut éliminé.
des médailles,dt 2 médailles d'argent pour les relais 4fois 100 H et F, 8 athlètes superbes, 100m haies F etc....Ministre, président, muets. A côté des" bleus" superbes sur la pelouse et à l'Elysée, les athlètes en bleu, qui sont amateurs, ne font pas de pub sur TV, sont transparents. C'est une honte. Dans 1 mois à Rio, c'est eux pourtant qui affronteront les grandes pointures et dont on attendra les médailles...A Amsterdam, pas de président dans les gradins ,c'est sûrement mieux comme ça, du sport rien que du sport et des sportifs , des vrais.

Écrit par : olga | 12/07/2016

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Avec retard, merci pour les "plumes" Christiane. Je garde de l'enfance le souvenir émotionnel de la lecture des "Bestiaire" de Maurice Genevoix. J'étais encore une enfant, bien trop jeune pour en faire une analyse ou une lecture intelligentes, mais je me tenais bien droite du haut de mes trois pommes aux côtés de l'auteur pour regarder la faune, au petit matin, ne pas manquer ce moment où la biche sort de la forêt ;). Il y a bien longtemps, quelques décennies, que je n'ai avalé un animal.
Un soir d'été que je me promenais au Pylas, je quittais la forêt et croisais un chevreuil qui remontait de la plage. Ce fut une belle rencontre : nous nous regardâmes une seconde, deux secondes ? et chacun reprit sa route, le chevreuil vers la forêt et moi vers la plage ;).

Écrit par : chiara | 13/07/2016

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Ah, Maurice Genevoix... Qui le lit encore ? Son bestiaire enchanté, la mort, la forêt. Un style qui glisse comme le vent et les bêtes dans les futaies. La pitié.

Écrit par : christiane | 13/07/2016

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De Goupil à Margot (Histoires de bêtes) - Folio Poche/ Gallimard
"La captivité de Margot" ou "la fin de Fuseline"... des récits qui nous arrachent à l'indifférence par leur violence réaliste. La bêtise humaine...Pour le plaisir du partage :
https://beq.ebooksgratuits.com/vents/Pergaud-Goupil.pdf

Écrit par : christiane | 13/07/2016

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On devrait enterrer les auteurs morts.... avec leurs œuvres !

Écrit par : JC..... 19h26 | 13/07/2016

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@ JC..... 19h26 | 13/07/2016
Je préfère l'avis de Sapience Malivole qui m'avait fait découvrir ce livre.

Écrit par : christiane | 13/07/2016

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On devrait enterrer les auteurs morts.... avec leurs œuvres !
Écrit par : JC..... 19h26 | 13/07/2016

Boh les types arrêteraient pas de se relever pour corriger ! Leur faudrait des crayons deux H.B.... Des gommes mie de pain... un Wiki connecté en permanence !

Écrit par : Sergio | 13/07/2016

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quelle scène réjouissante, Sergio !

Écrit par : christiane | 13/07/2016

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quelle scène réjouissante, Sergio !
Écrit par : christiane | 13/07/2016

Et encore, j'ai coupé ! Je voulais mettre le Gaffiot pour coincer la dalle entrouverte à la lumière... Ben oui, Jules César ou Quousque Tandem c'est des auteurs comme les autres, ils ont droit au dictionnaire mêmement !

Écrit par : Sergio | 13/07/2016

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Ben, les voilà qui se mettent au latin. C'est un scénar hilarant.

Écrit par : christiane | 13/07/2016

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Il y a eu un Assimil, en latin ; mais le disque je ne sais plus...

Écrit par : Sergio | 13/07/2016

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Ha excellent le Défilé de Boris Vian ! Ca me l'ôte de la bouche comme on dit... En plus j'hésite toujours entre Vian et Boby Lapointe !

Écrit par : Sergio | 14/07/2016

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Boby Lapointe !
Quelle avanie...
https://www.google.com/search?q=boby+lapointe+framboise&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b
Avanie et framboise, sont les mamelles du destin !

Écrit par : christiane | 14/07/2016

Oups ! c'est celui-là :
https://www.youtube.com/watch?v=hVEk1wiUxa0

Écrit par : christiane | 14/07/2016

un passage éclair; ai entendu l'itv de Mr President en son chalais; bonne question about le figaro, mais incomplète....Qui le rase ? qui lui enlève les poils du nez ? qui lui épile les aisselles,et le reste... à combien revient le poil extrait; quelle manucure pour ses menottes et ses ongles, quel pédicure pour ses petons, quelle couleur de vernis? avec paillettes ?? Les sujets de sa majesté renaclent à payer si le travail est mal fait, ils veulent donc voir les résultats....
les 2 journalistes se sont laissé intimider
Il y a une chanson de Boris Vian, sur le vernis à ongles, à vérifier.

Écrit par : olga | 14/07/2016

¤¤ les poèmes : je mourrai ¤¤ j'voudrais pas crever....
££ la chanson désopilante chantée par Reggiani: arthur, où t'as mis l'corps
(l'corps de Emm ou le corps de M...)

Écrit par : olga | 14/07/2016

Mes 2 com. du 14/7 ont été postés vers 13h .Je venais de découvrir que le Pr. était habillé, coiffé,aux frais de l'état, en somme pension royale...
A 24h,je découvrais ,par hasard à la radio,la tuerie de Nice. J'aurais dû être à Nice où l'on m'attendait pour le feu d'artifice...j'avais raté mon train, le matin..
Ceux qui m'attendaient sont vivants et m'ont dit au tel, l'horreur, la fuite dans les rues la peur au ventre. J'attends un peu avant de les rejoindre.Eté calme et heureux pour les passants d'Amayerling.

Écrit par : olga | 15/07/2016

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C'est vrai que pour un président de la république ça fait vite rigoler. Mais dans la monarchie héréditaire, et on le retrouve bien dans Robert Merle, un roi qui disparaît brutalement et surtout sans héritier, c'est la guerre civile assurée, fomentée par les Grands qui s'arrachent le pouvoir. Tant qu'il n'y a pas de dauphin, la monarchie est menacée, ce sont des trucs dont on a du mal à prendre conscience.

Ce qui fait que le roi, la reine, ne font jamais rien seuls, il faut nécessairement des témoins, sortes de procès-verbaux vivants. L'intimité n'est que publique : naître, mourir, avoir le dauphin justement, et bien sûr la santé ; médecin accroché aux basques du roi en permanence, et qui tient un journal, la moindre lingère est là pour servir mais aussi pour informer l'entourage. Sacralisation et dépersonnalisation...

Mais par exemple on verrait mal Hollande en tournoi comme Henri II, ou faisant du catch, de la lutte comme François premier... Et le jeu de paume ensuite ! Cela aussi c'était de la politique...

Ah oui ! Je me souviens que De Gaulle faisait un tintamarre pas possible on moment de se faire passer de la crème pour la télé...

Écrit par : Sergio | 15/07/2016

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oui, Olga,
nous sommes nombreux à avoir des souvenirs de cette ville si belle. Souvenirs qui s'écorchent sur une supposition : j'aurais pu être là, mourir atrocement là, être dans ce carnage, ne pas comprendre l'horreur de ce qui était en train de se passer.
Comme Jansen (RDL), je regardais ce flamboyant feu d'artifice qui enveloppait la tour Eiffel, cette foule heureuse. les images retransmises à la télé l'étaient depuis un hélicoptère - je suppose - car nous avions l'impression de naviguer en plein ciel, tournoyant au-dessus de la Seine et Paris, ville lumière.
Puis le flash et cette invraisemblable massacre dans la lumière d'un autre feu d'artifice, à Nice. Et ce basculement instantané d'un émerveillement (modéré pour moi qui n'aime pas trop dans la durée ces bourgeonnements de lumière, ces bruits de pétard et cette odeur âcre des combustions, ni les bals, ni les fêtes populaires) à une sidération devant cette atrocité.
Que cela ait eu lieu un 14 juillet ou à une autre date, n'a pas été l'élément essentiel. Juste une foule, comme il y en a tant, mêlant enfants et adultes, paisible, joyeuse et un tueur fou, empli de haine, d'agressivité, d'indifférence.
Ce matin, des échos funestes de la Turquie...
Une dame âgée, assise sur un banc, dans un jardin, me disait, hier : -Pourquoi le mal et la violence, pourquoi la haine ?
Je vais lire Sergio.

Écrit par : christiane | 16/07/2016

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L'esprit monarchique plane sur l'exécutif. oui, Sergio. Le Président élu s'entoure d'une cour empressée. Logique courtisane qui défend son roi-président-gagne-pain ! Systèmes politiques coupés du peuple et vivant dans l'entre-soi...

Écrit par : christiane | 16/07/2016

Je viens de vous lire, Ch : je suis dégoûtée par les infos, tv particulièrement:images à gogo,logorrhée des journalistes, des hommes politiques; à qui mieux mieux. Qui décrochera le pompon?
J'avais aimé le post de Chiara, transportant des oiseaux;il y a longtemps, ns avions trouvé un petit faucon ds le jardin, mort évidente, le faucon ne peut pas décoller.Viande hachée, leçons de vol depuis le grenier, ballades en forêt; il revenait toujours; nuit dans une cage, à l'abri des chats; il devenait magnifique; un jour ,ns l'avons lâché au milieu des vignes, un espace immense, il n'est pas revenu, au désespoir des enfants...
Il allait vivre sa vie.
J'espère que le mois d'été qui reste va être ensoleillé et heureux; pas de wiskey dans la boîte à gants, pour moi du thé glacé..

Écrit par : olga | 16/07/2016

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Des mots-olga comme je les aime...

Écrit par : christiane | 16/07/2016

Se demander "pourquoi la haine ?" est ridicule, elle est complice depuis toujours de l'amour... Il faut que le soleil qui se lève, courre et, enfin, se couche.

Écrit par : JC..... 13h36 | 16/07/2016

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Se demander "pourquoi la haine ?" est ridicule, elle est complice depuis toujours de l'amour... Il faut que le soleil qui se lève, courre et, enfin, se couche.

Écrit par : JC..... 13h36 | 16/07/2016

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je ne trouve pas, JC, que la haine soit ridicule. Pulsion destructrice : plutôt "tuer" l'autre que de le subir dans un rapport, d'envie ou de rejet, de jalousie. Elle consume celui qui la porte en lui et le rend invivable pour lui, pour les autres. Il y a en son intime du mimétisme raté. Il ou elle a ce que je n'ai pas et qui m'est dû. C'est une obsession infernale, morbide.
Je ne souhaite à personne d'être envoûté par la haine car elle le mènera à sa perte.
Je ne crois pas en ce rapprochement haine/amour. Sauf s'il s'agit d'un amour passionnel, possessif donc mortifère.
Tous ces sentiments sont fatigants, empêchent de vivre et empêche l'autre de vivre.
Partir de notre solitude, l'accepter, de la singularité de l'autre, de son mystère, de sa liberté et aller de par le monde, ouvert, libre, non possessif.
Bon, tu vas encore rire. Qu'importe... Belle journée comme on peut... entre ombres et lumière, entre l'affolement du carnage, ses brèches dans le temps et la paix d'un ruisseau transparent sur les pierres,ses scintillements légers. S'enchanter des bruits de l'été, là où on est, de la douceur de la lumière. Se tenir alerté par le plus humble souffle de vie dans une solitude peuplée. Écriture ligneuse à la lisière du silence.
Tu parles trop, parfois comme si tu ne pouvais t'empêcher. Langue débardée car broussailleuse.
Dans les années 60, j'ai vu un film austère, lent (en noir et blanc): "L'île nue" de Kaneto Shido. Personne ne parle. La vie quotidienne d'une famille de paysans pauvres sur une île aride, la corvée de l'eau pour entretenir une rizière. Une musique lancinante (piano et contrebasse), j'ai oublié le nom du compositeur.
La mère regarde un feu d'artifice sur la rive lointaine de l'autre côté de la mer. Son fils est mort. Elle arrache le riz...

Écrit par : christiane | 16/07/2016

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La mère regarde un feu d'artifice sur la rive lointaine de l'autre côté de la mer. Son fils est mort. Elle arrache le riz...
Écrit par : christiane | 16/07/2016

Ha ben voilà ça me refait penser à la Mendiante du Gange ! On n'en parle jamais, mais mine de rien il y a de sacrés développements, là-dessus...

Écrit par : Sergio | 16/07/2016

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"C'est vrai que pour un président de la république ça fait vite rigoler. Mais dans la monarchie héréditaire..." Sergio

Ah mais oui, mais non. Je veux dire que c'est peut-être justement l'échec tonitruant du petit gros : ne pas avoir été à même de faire oublier ce qu'il nous coûte. Nous avons toujours payé rubis sur l'ongle les "ors" de la République, mais attation ! il faut qu'on croit au donneur d'ordres des Ors, sinon on fait du rififi. Déjà, c'était très mal parti : prendre pour ministre des Affaires Etrangères le type qui disait de vous quelques semaines auparavant "vous voyez ça président ?" , c'était cuit. Mort. On n'allait pas y croire. On n'y a pas cru, donc maintenant on lui présente la note du coiffeur. D'ici qu'il tombe d'un train, le garde barrière il s'en fout.

Olga, d'accord avec vous, l'information non-stop, l'avis des experts après-coup, la reconstruction 3D, les psychologues ...

Christiane, tout aussi d'accord avec vous; pas de rapport entre la haine et l'amour. Rien à voir. La haine ne m'étonne plus...mais qu'on puisse encore aimé, ça ça m'épate.
Hum il a l'air bien votre film...vais voir si je trouve !

Écrit par : chiara | 16/07/2016

aimeR !

et j'ai trouvé le film :
https://www.youtube.com/watch?v=watGzwZ6S-c

;)

Écrit par : chiara | 16/07/2016

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D'ici qu'il tombe d'un train, le garde barrière il s'en fout.
Écrit par : chiara | 16/07/2016

Faut dire qu'avec les TGV à l'hallure où i se ramènent le garde-barrière il a plutôt intérêt à souquer ferme pire que les Dupondt...

- Mais... Nous pompons, nous pompons !

Ca devait être bien, une vie de garde-barrière... Pour le mec par exemple qui écrit son premier roman...

Écrit par : Sergio | 16/07/2016

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Quel bonheur de revoir "l'île nue"... Oh, merci, Chiara.

Écrit par : christiane | 16/07/2016

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une flûte, une harpe, aussi, peut-être un harmonica...
Et des haricots plutôt que du riz...
Quelle beauté dans les visages, les marches des parents, dignité et fatigue et quelle agilité bondissante que celle des deux garçons. Une merveille.

Écrit par : christiane | 16/07/2016

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la dernière demi-heure en fait un chef-d’œuvre. Voilà, JC, ce que c'est qu'aimer. Ce cri de la mère, le regard si doux et triste du père, les enfants venus dans l'île nue pour un dernier hommage et le soin donné à ces jeunes plants jusqu'au bout. Magnifique...
Les années ont passé, plus de cinquante ans... Il fallait ce temps pour le revoir dans sa vérité, ce soir. Ma façon de rejoindre le silence de Nice...

Écrit par : christiane | 16/07/2016

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"La mendiante du Gange" ? Qu'est-ce que c'est Sergio ?

Écrit par : christiane | 16/07/2016

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Dans le Vice-consul, apparaît ce personnage du début à la fin, en alternance (un peu moins au total quand même) avec la trame principale, à laquelle elle va se raccrocher par un seul détail : la mendiante trouve sa nourriture dans les poubelles des grands hôtels, à Calcutta donc.

Mais cette mendiante est partie du Cambodge, longe la côte jusqu'en Birmanie, remonte lla vallée de l'Irrawady, pique enfin sur le Gange ; dix mille kilomètres annoncés, deux ans de voyage ! Elle aussi perd un petit mais fait en sorte qu'il soit adopté par une dame aisée. Tout cela dans le style que l'on connaît à Marguerite Duras, avec parfois des descriptions très étudiées.

Et c'est tout. Pas de contact avec les autres protagonistes, Anne-Marie Stretter, l'ambassadeur, le vice-consul, les godelureaux...

Elle a sûrement un rôle de point d'appui, de rééquilibrage du bouquin, un professeur de lettres le saurait mieux que moi...

Écrit par : Sergio | 16/07/2016

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Merci, Sergio,
ce personnage ne me rappelle rien.
Dans "L'île nue", du silence mais du silence habité par l'effort incessant pour porter l'eau et arroser les plants de haricots, d'autres plantes que je ne connais pas, qui font vivre la famille. Jusqu'à la mort foudroyante de l'ainé, les enfants sont actifs, joyeux, complices, assurant la préparation du repas, le soin des quelques volailles de l'enclos, dévalant les pentes de l'île, pêchant des poissons qui deviendront trésor inespéré. Puis, il y a le va-et-vient de l'ainé sur une autre terre (île, continent ?) où il va à l'école. Quelques séquences.
Cette famille est unie, heureuse malgré cette vie éreintante pour les parents.
La mort de l'enfant fera naître la seule parole du film : le cri de souffrance de la mère et ce regard immense de tendresse muette du père.
Le dernier plan, tournoyant lentement autour de l'île nue, aux pentes pelées, enfermant dans l'invisibilité les trois qui restent, exprime la fatalité mais aussi le secret de ce trio amarré autour de la tombe de l'enfant.
Chiara m'a offert le seul film que je pouvais regarder hier et écouter. Ah, cette musique retrouvée. Et les reflets et les bruits de l'unique rame. Et le passage des saisons, les brumes, les nuages mais surtout le soleil et la chaleur qui assèchent la terre. Et tant de tendresse muette qui lie ces quatre-là.
J'avais découvert ce film au studio 28, rue Tholozé à Montmartre. Une petite salle d'art et d'essai, décorée de magnifiques luminaires créés par Cocteau. J'étais sortie de cette séance sentant que ce film aurait besoin de temps pour dérouler sa force en moi. Je devais avoir 17 ans. L'âge où on est si grave...

Écrit par : christiane | 17/07/2016

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On est pas fait pareil, ça c'est sûr ! A 17 ans, j'étais tout, sauf grave ! .... et ça continue... et "grave", ça veut dire lourd, non ?....

Écrit par : JC..... 8h54 | 17/07/2016

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Grave ? JC, c'est aller à l'essentiel en solitaire. Je lisais, marchais, écrivais, écoutais des amis bien plus âgés que moi. Je n'aimais pas l'amusement en groupe des amies de mon âge. C'était comme si la vie était précaire et qu'il fallait trouver le sens de ce passage. Bergson... Bachelard... Giono... et des peintres. La musique était encore celle du vent et de l'eau. J'aimais l'encre de Chine, travailler avec un bambou. Je dessinais des arums sauvages cueillis dans les forêts. Les violettes c'était pour le parfum et pour les livres de Colette. Oui, c'était grave mais pas lourd. Comme une île.

Écrit par : christiane | 17/07/2016

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A 17 ans, j'étais tout, sauf grave !
Écrit par : JC..... 8h54 | 17/07/2016

On n'en est pas dupe quand même... C'est précisément parce qu'on vanne toute la journée que l'on se méfie encore plus de l'humour que du reste... Mais c'était bien ça bombait !

Écrit par : Sergio | 17/07/2016

https://www.youtube.com/watch?v=yKQ8U96YbwA

Écrit par : christiane | 17/07/2016

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Un camion vient de heurter le blog presse-tige-yeux de Passou : des cadavres inanimés partout !!!

Écrit par : JC..... 10h23 | 18/07/2016

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Pour vous, guys and dolls, Tony Bennett et la malheureuse Amy !
https://youtu.be/_OFMkCeP6ok

Écrit par : JC..... 10h23 | 18/07/2016

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MIRACLE ! en passant par le billet LATIN-GREC.... on arrive à poster chez Passou !!! Le numérique rend fou....

Écrit par : JC..... 11h28 | 18/07/2016

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Un camion vient de heurter le blog presse-tige-yeux de Passou :
Écrit par : JC..... 10h23 | 18/07/2016

Non mais on a les papiers du véhicule ?

Écrit par : Sergio | 18/07/2016

12h22 .Le mystère s'épaissit, IL avait un amant....La promenade est dégagée, je mets les voiles.Faites de beaux rêves ....

Écrit par : olga | 19/07/2016

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Le camionneur était sodomite ? Gomorrhien !...

Écrit par : JC..... 11h28 | 19/07/2016

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On voyait tout de suite que ce taré franco-tunisien y marchait en dehors des clous... quelle fiotte à roulettes !

Écrit par : JC..... 15h07 | 19/07/2016

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Le camionneur était sodomite ? Gomorrhien !...
Écrit par : JC..... 11h28 | 19/07/2016

Il y a autre chose... S'il avait été un bon communiste, il serait venu avec un camion молотова !

Écrit par : Sergio | 19/07/2016

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Ben il a fait des sandwiches tunisiens, quoi...

Écrit par : Sergio | 19/07/2016

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"Ceux qui commettent ces actes veulent être connus et reconnus, ils escomptent une gloire planétaire d'autant plus grande qu'elle est sanglante. Il s'agit de l'un des ressorts qui conduisent des individus anonymes, des délinquants à devenir le point de mire de tout un pays et, pour la mouvance à laquelle ils appartiennent, à devenir des héros.(...)
Refuser l'amplification du crime en ne leur offrant pas la renommée...."
(Entretien F. Benslama /N.Truong - p.12- "Le Monde" mardi 19 juillet)

Écrit par : christiane | 19/07/2016

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Une jeune fille vient de se jeter à mon cou avec un fort accent étranger, genre venu de l'est Alsace/Lorraine :
- je t'adore, Sergio !
Net, je l'ai stoppée :
- vous faites erreur, mademoiselle ! ...
Mon honnêteté me perdra...

Écrit par : JC..... 14h24 | 20/07/2016

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La différence entre Florence et Souffelweyersheim c'est qu'à Souffelweyersheim il y a des filles qui s'appellent Florence, mais qu'à Florence il n'y a pas de filles qui s''appellent Souffelweyersheim...

Écrit par : Sergio | 20/07/2016

la salade niçoise a comme un goût de rance; le "bycker"a mis les gaz,ça pétarade dans tous les micros généreusement tendus; les fleurs pourrissent sur le trottoir; "le goût..de ..nice". Tristesse .Anywhere.. plus loin.

Écrit par : olga | 20/07/2016

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Olga,
la façon de peindre peut parfois être une forme de résistance. Écrire aussi. Écouter de la musique ou en composer, également. C'est l'envers du décor de l'Histoire. Des artistes ont prouvé qu'ils étaient parfois plus conscients de l'état du monde que leurs contemporains. Les femmes peintes par Matisse révèlent une soif de vie, de liberté. Bram van Velde dans ses compositions déchirantes -ou Rohtko- étaient parfois dans un tel vide, un tel néant, une telle méditation silencieuse... Les surréalistes et bien d'autres artistes (Bellmer, W. Lam, A.Breton, Soulages, Hartung, P.Delvaux, P.Klee, Picasso, M. Ernst, V. Brauner, Giacometti, De Staël, L.Freud, J.Dubuffet, A.Artaud...) créent des toiles, des sculptures à l'angoisse affleurante, écorchées pour survivre dans une société en lambeaux, dans une impasse mortelle. L'après-guerre, l'après-attentats, ça se ressemble.
Ça ne me choque pas que Jibé étreigne la beauté de Nice pour éclairer cette nuit... qu'il se souvienne d'une vierge de miséricorde dans l'église de son enfance.
Picasso a dessiné, peint, sculpté tant de crânes... et Guernica....Bonnard, Matisse, Chagall, Lurçat nous redonnent le goût de la vie, de la douceur de vivre. Les grands photographes aussi (Cartier-Bresson, Brassaï, Doisneau, Boubat, Izis...).
Les fleurs pourrissent sur le trottoir, oui... Tristesse portant en elle des lendemains où la joie sera encore possible et la beauté aussi.
Bises.

Écrit par : christiane | 20/07/2016

Christiane, j'ai lu votre post, beaucoup de finesse; mais je me suis mal exprimée ou mal fait comprendre. Les responsables politiques s'arrosent copieusement ,sur tv-radio depuis 1 sem. et,in ipso loco,illico; à vomir; sur l'avenue,il y a une sorte de foire mediatico-touristique;photos, clic clac; les medias ne sont pas repus,non plus; ils veulent du frais, de l'exclusif, les micros traînent, les caméras aussi.Partir, un peu loin. Levez-vous, orages désirés etc....

Écrit par : olga | 21/07/2016

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Oui, là, je vous rejoins ! Transparence, donc.

Écrit par : christiane | 21/07/2016

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Arrêtons les pleurnicheries, au boulot : tuons les tueurs.

Écrit par : JC..... 10h42 | 21/07/2016

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On doit rétablir la peine de mort, et en faire grand usage : c'est raisonnable non ? Soyons des républicains "modérés".... la guerre !

Écrit par : JC..... 10h42 | 21/07/2016

J.C sur RdL: serrons-nous la pince, je n'ai pas lu la correspondance entre Louise Colet et Gudtave(sic), où selon P.E on voit l'abominable Tatave abandonner Louise sa bien-aimée, en chemise de nuit, dans un caniveau, sous un déluge de grêle...Toute ma vision de son génie tombe en lambeaux..
mais pourquoi donc PE n'en a-t-il pas parlé plus tôt???D'ici qu'on découvre que ...des visions d'horreur traversent mes yeux,ciel, qui va brûler toutes ces horreurs ? ou organiser une danse du scalp sur la tombe de Tatave ..

Écrit par : olga | 21/07/2016

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Hier au soir, pom, pom,
Le roi, sa femme et le petit prince, pom, pom,
Sont venus chez moi, pom, pom,
Pour me serrer la pince, pom, pom...

Écrit par : Sergio | 21/07/2016

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On doit rétablir la peine de mort, et en faire grand usage : c'est raisonnable non ? Soyons des républicains "modérés".... la guerre !
Écrit par : JC..... 10h42 | 21/07/2016

Non mais y a plus personne qui saurait remonter "la Veuve" ! Ca se coincerait par tous les bouts...

D'après le Maurice Garçon, il en restait deux en France à la veille de la Libération, une à Paris et une autre, si je me souviens bien, dans le Sud-Ouest ; pour aller retrouver ça maintenant...

Écrit par : Sergio | 21/07/2016

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