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21/06/2016

Dedalus

On parle beaucoup d'Ulysses, moins de Finnegans, c'est curieux. Néanmoins avec Ulysses on commence à bien s'aventurer dans ce qui fait Joyce, et entre autres Passou, d'ailleurs c'est un peu la première fois que pour Joyce on rentre un brin dans les bouquins, relève la multiplicité des styles, au nombre de huit ; ce qui fait beaucoup, trop pour l'être humain qui ne peut guère dépasser les trois, quatre, momentanément cinq préoccupations, chantiers, activités simultanées. Deux, trois, cela peut être un tout, simplement qui se décompose, thèse antithèse et caetera ; huit c'est vraiment huit isolés, en rang d'oignons, cela sort de la construction, de l'éventuel schéma. C'est une juxtaposition, non une progression et encore moins une idée directrice.

 

Le grand mot, l'idée directrice, WGG insistait là-dessus. Il faut qu'une création corresponde à une raison d'être, ce qui n'empêche que l'on peut très bien s'en tirer avec du bruit blanc, on le fait assez en peinture. Parce qu'il n'y a pas que les styles, qui sont là en vrac, il y a les thèmes, les lieux etc. Un catalogue touristique, tel que l'on peut généraliser à plusieurs plans (dont le nombre des plans lui-même !) les remarques que l'on peut être amené à faire sur ce groupement de styles. Et justement, je crois que c'est Charles, relayé par Bérénice, qui d'une certaine manière le dénonçait : un ramassis ne fait pas une oeuvre, enfin c'est ce que j'extrapole.

 

Parce que l'on a envie, dans un bouquin, d'être quelques semaines, quelques jours, parfois quelques heures (!) dans un monde qui nous plaît assez pour continuer la lecture. On veut un machin qui se barre pas en brioche dès qu'on i souffle dessus, en gros on veut des repères, pas un puzzle qui tombe par terre. Donc sur le moment je voyais bien cette idée, pourfendre cette multiplicité en tout qui ne construit rien, qui ne fait rien avancer au contraire du Marcello ou de Ferdine, les deux autres supposés d'un éventuel trio canonique.

 

Mais ensuite réfléchissant, que finalement Joyce c'est comme un type du CNRS qui chercherait vraiment dans toutes les directions, ou alors comme Bouvard et Pécuchet, tiens, la lumière s'est faite dans l'oeuf de Colomb. Bien sûr il n'y a pas une belle carrosserie, un moteur au petit poil, il n'y a que du bric et du broc ; mais c'est la vie ! Il y a peut-être une volonté générale, cela on n'en sait rien, mais en réalité on ne fait qu'être au milieux de réseaux, que l'on peut essayer de différencier mais eux-mêmes toujours à la recherche d'une identité, de ce pas qui fait dire que cela c'est cela, autrement dit qui colle ces maudites étiquettes. Elles existent, l'identité existe, mais pour se déformer à une vitesse qui nous confond toujours.

 

Et alors ce n'est pas beau, comme par exemple le train de Стпелников, une image d'une demi-minute, non, c'est quelconque, ça prolifère, disparaît, c'est matriciel, mais matriciel infini, aussi !

17:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (67)

14/06/2016

Yvarely

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Halor là pour avoir ma période c'est tout le temps. Des machins comme ça (cela a un nom, d'ailleurs), j'en ai fait des quintaux. Attation c'est mathématique, pas spécialement informatique, bien qu'Yvaral ait utilisé déjà en son temps des ordinateurs. L'intérêt c'est que c'est parfait : ça peut être mauvais mais parfait. Et c'est vrai que pour compter les pixels, quand les carrés noirs sont devenus énormes... Alors en gros on ne fait jamais que changer la raison, enfin les raisons, parce qu'il y a deux suites, celle des carrés noirs et celle des intervalles blancs ; ensuite on recommence parce qu'on a trouvé une nouvelle idée...

 

Bien entendu ça peut se faire au petit gris double zéro, et sans pochoir ; c'est ce qui m'est arrivé une fois, tout au début, à l'huile, sur rien moins qu'une quarante F. (un mètre par quatre-vingt-un centimètres, F. pour figure). Mais le petit gris, il était déjà au bord de la fatigue quand j'ai commencé, à la fin ne restaient que deux poils ! Comme on termine par les tout petits carrés, cela tombait bien. Et c'est à ce moment-là, chez des amis, que j'ai découvert la reproduction dans un livre d'art de pratiquement la même chose par Vasarely, seulement lui il avait les quatre secteurs ce qui rendait encore mieux.

 

Et moi je n'y avais pensé, aux quatre secteurs, preuve que quand ça veut pas ça veut pas, j'étais obsédé par le truc comme il se présente sur un seul quadrant, plus dynamique, quoi. Sinon pour les petits gris naturellement il en aurait fallu quatre... Mais c'est bien, un pinceau à deux poils, on fait presque ce qu'on veut !

 

03/06/2016

TGV

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Bon celle-là je l'ai appelée TGV passeque c'est un TGV. Enfin non, c'en est pas un, ce sont des rails comme rails sans ambiguïté, mais surtout je l'ai faite l'année du TGV : donc je l'ai appelée TGV. Il faut dire que le TGV ou les aérodromes en Lorraine c'est Clochemerle ou alors Longeverne contre Velrans. Chaque fois c'est la même histoire le nouveau truc on le fait passer pile entre Nancy et Metz, on prend un compas, des arcs et c'est pesé. Seulement à ce compte-là sur la médiane on a déjà huit lignes de chemin de fer trois péages d'autoroute neuf taxiways quarante départementales donc on peut vraiment plus rien y mettre. Du coup le nouveau truc on le décale un peu, et chacun le tire à soi au max comme la grande toile des pompiers ; toutes manières faut être clair chaque fois on se fait lober par Metz donc maintenant tout est là-bas y a plus rien d'équidistant et surtout pas le TGV.

 

Dcnc comme c'était l'année du TGV et que je savais pas comment l'appeler... Mais ce qui se complique, c'est qu'elle a été prise à une essepostion des conseils généraux où personne peut jamais rien mettre sauf peut-être la Joconde, et qu'en plus peu après à sa deuxième sortie elle a été vendue incontinent sans crier gare ni rien prévenir ; tout cela parce qu'elle s'appelait TGV et que c'était l'année du TGV ! Si c'est pas un fabuleux coup de marketing... Et alors c'est très marrant contrairement à ce q'on pense les ventes les trois quarts du temps ça se fait au galop, l'acheteur en général il a tout mijoté cunuté avant sait parfaitement ce qu'il veut, juste le temps d'aller chercher le papier ou le plastique pour emballer. Tous les machins à grand renforts de tortillements du postérieur genre je te fais un prix à toi passeque t'es un ami de l'art, ben je dirais pas que ça peut pas se produire, mais enfin c'est surtout pour s'occuper...

 

Ce qui est comac c'est pour les nus aussi ; en général c'est déjà plus un gringalet qui s'amène, plutôt le gus content de soi bien mis téléphonant à six types à la fois, i rentre dans l'essepo comme un troupeau d'éléphants à lui tout seul, pose quatre questions et c'est marre. Souvent on imagine la garçonnière qu'il est en train de pourvoir de la sorte ! On revoit toujours les mêmes personnages finalement y a que la marque du téléphone qui change...