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14/02/2016

Zéro plus zéro

De temps à autre, probablement pour essayer d'égayer quelque soirée un peu désertique sur l'excellentissime RDL, la non moins excellentissime LVDB s'avise de catapulter dans mon jardinet encore plus réduit que le balcon de Colette un bon pavé, antienne rassurante toujours de la même marque, "binaire", s'en prenant ainsi à ce qui est généralement admis comme logique informatique, aggravé des non moins prégnantes étiquettes de Weltanschauung mâle, motard, bloc ainsi que l'on disait à une certaine époque.

 

Elle n'a pas tort mais en fait, c'est comme pas mal de choses ça cache l'essentiel. Passeque deux, on commence déjà à compter ; or il faudrait déjà avoir défini un, et même zéro mais là c'est encore une autre histoire. Il y a une impuissance des mathématiques devant ce phénomène, couramment appelé passage du discret au continu, ou plutôt l'inverse, d'ailleurs. On le retrouve certes dans l'affaire analogique-numérique, tant il est vrai que le numérique n'est rien d'autre que de l'analogique échantillonné. Maintenant on peut échantillonner comme des brutes, seulement sur le plan de l'analyse théorique on reste cloué. 

 

Adonc deux doigts, dix doigts, je veux bien le deux et le dix. Mais doigts ? C'est qu'un bout de l'enveloppe humaine ! Et aussi du croco d'ailleurs ; mais pas du boa comme Gros-Câlin puisque c'est la saint-Câlin. Et le reste à l'avenant, qu'est-ce que c'est qu'une branche, une pierre, une montagne, une planète et caetera ? Pour tout il y a réseau, mais réseau suppose un peu identité. S'il avait réseaux sans identité ?

 

En plus il y a une notion de temps : lorsque l'on compte, on s'arrête comme le tramway de Claude Simon ; parce qu'on a oublié ce qui vient après, ou pour se verser un verre de rhum, ou parce que la police sonne à la sonnette. Le continu ça n'a pas de temps puisque ça s''arrête pas ça commence pas ça finit pas. A un moment je parlais de mathématiques "topologiques", sans chiffres. Pourquoi pas ? Mais alors, il faudrait que cela débouche sur une physique qui exprime les phénomènes au même titre que l'autre, la numérique, l'habituelle. Et si les gus des soucoupes avaient déjà quelque chose comme cela ?

16:07 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (85)

Commentaires

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Le continu n'est qu'une facilité pour nous autres, macro-organismes lourdingues, toujours avides de simplification. Le monde, l'espace dans lequel nous vivons, est totalement formé de grains d'espace en interactions aléatoires ! Le continuum spatiotemporel n'existe pas !

Écrit par : JC..... | 14/02/2016

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" jardinet encore plus réduit que le balcon de Colette"...
Au Palais-Royal ? L'époque du "Fanal bleu" ?

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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"je parlais de mathématiques "topologiques", sans chiffres."
De quoi rêver au nombre d'or comme le silence...

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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"comme le tramway de Claude Simon"
Le tramway de Perpignan qui reliait la « place à ragots » au centre ville ?

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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A propos du "Tramway" de C.Simon, Pierre Lepape écrivait dans Le Monde du 30/03/2001 :
"Le Tramway devrait y inviter : c’est un livre du souvenir, qui s’achève sur le mot “ mémoire ” après des détours multiples par l’enfance passée et l’hôpital du présent. C’est un livre de mort, si l’on veut, mais aussi un roman du départ, dont les rails obéissent au titre pour figurer l’ellipse d’une vie. L’auteur y retourne à la ville de ses premières années, Perpignan, dont le tramway sert de métaphore à un voyage singulier. Reliant la cité à la plage, la machine se met en branle dès les premières pages et suggère bien vite les allers-retours de la phrase entre les images d’autrefois et la chambre d’aujourd’hui, où veille un vieil homme malade qui se remet d’une opération et se sent plus que jamais en “ transit ”…
On ne peut alors s’empêcher de penser à ce qu’écrivaient Deleuze et Guattari au début de Qu’est-ce que la philosophie ? : “ Il y a des cas où la vieillesse donne, non pas une éternelle jeunesse, mais une souveraine liberté, une nécessité pure où l’on jouit d’un moment de grâce entre la vie et la mort, et où toutes les pièces de la machine se combinent pour envoyer dans l’avenir un trait qui traverse les âges : Le Titien, Turner, Monet. ” Ne nous pressons pas trop d’y ajouter le nom de Claude Simon : il est sans doute le plus grand peintre vivant de la littérature d’aujourd’hui. »

Ça me donne bigrement envie de lire ce livre qui fut le dernier qu'il écrivit. Merci, Sergio.

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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Christiane, enlevons à Pierre Lepape ce qui est à Fabrice Gabriel (Les Inrockuptibles, 27 mars 2001), où il écrit aussi :

"C’est l’éternel bon élève, le Nobel qui sourit peu, le grand écrivain qu’on ne lit pas. [!!!] Le Tramway devrait y inviter...."

J'ai aussi envie de le lire.

Écrit par : Lucy | 15/02/2016

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ouah ! un vol d'identité !!! Alors bravo à Fabrice Gabriel et aux "Incorruptibles !"
Mais elle est vraiment méchante cette critique. M'en fiche, j'ai commandé le livre. Ce n'est même pas vrai qu'on ne le lit pas mais c'est vrai qu'il sourit peu. Quant à ce portrait d'éternel bon élève, ça veut dire quoi au juste ? c'est que des jaloux !!!

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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Topologie
Imaginez une fourmi se déplaçant le long d’une bande de Möbius : après un tour, elle revient au point de départ mais pas tout à fait puisqu’elle a la tête en bas. Après deux tours, elle revient vraiment au point de départ :

http://jacquesderic.free.fr/RastellToull/RT_C114B10.jpg

Ruban de Möbius d’après Escher

Écrit par : Lucy | 15/02/2016

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Le Tramway, il a ceci de tramway qu'il est pas tellement tramway ; enfin, il l'est moins qu'on l'imagine, et moins que l'annonce la quatrième de couverture (Gallimard) ; je veux dire, il est moins au centre, moins présent que ce à quoi l'on pourrait s'attendre, sauf bien sûr dans les premières pages. Mais cela ne lui ôte rien, naturellement, de toutes manières on ne peut demeurer à l'infini sur un engin.

Quand je pense que je me suis farci tout Crime et châtiment (dans les treize quatorze ans, quand même, ça fait tôt) en espérant, en guettant à chaque page une bonne scène du calibre de celle du premier chapitre, avec des haches qui volent de partout...

Écrit par : Sergio | 15/02/2016

C'est une question pour vous, Sergio, mais lisible par tous. Moins 273° est la température du Zero absolu, à laquelle tout mouvement est impossible.... Y a-t-il une contrée du globe où elle a pu être mesurée? en dehors d'un laboratoire ( ou des usines ultra perfectionnées où sont fabriquées et entreposées les délicieuses nourritures qui nous aguichent aux SuperMarchés) .
C'est encore une question pour vous, Sergio, tout autant lisible par tous. Une chambre anéchoïque est une chambre sourde où, dit-on, on ne saurait rester plus de 15mn ,sinon les hallucinations s'amènent groupées en longs cortèges
Karajan le grand Karajan répétait dans une chambre" sourde",mais pas anechoïque, je suppose..
Pouvez'vous me dire 2 mots de ces phénomènes. Pour l'instant la Température chez moi n'a pas encore chuté jusqu'à moins 273, même si j'ai retrouvé la chaudière arrêtée par manque de fuel, c'est d'un banal ...je tél. aux Emirats ...

Écrit par : lola | 15/02/2016

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Moins 273° est la température du Zero absolu, à laquelle tout mouvement est impossible.... Y a-t-il une contrée du globe où elle a pu être mesurée? en dehors d'un laboratoire ( ou des usines ultra perfectionnées où sont fabriquées et entreposées les délicieuses nourritures qui nous aguichent aux SuperMarchés) .
Écrit par : lola | 15/02/2016

Je ne crois pas qu'on l'ait atteint, mais on arrive très près (fraction de degré bien sûr) ; mais dans la réalité rien de tel : dans l'espace c'est du moins cinquante, sur la Terre le pôle du froid (Верхоянск) c'est du moins soixante-dix, dans les camps "cool" le directeur faisait arrêter le travail à moins cinquante-cinq, dans les "durs" on continuait jusqu'à moins cinquante-sept soixante...

Pour l'affaire de la température la plus basse réellement atteinte en labo peut-être que JC...

Écrit par : Sergio | 15/02/2016

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L'armée anglaise un moment étudiait, disons pudiquement les réactions, d'éventuels prisonniers (pour les faire parler sans les toucher !) dans ces chambres sourdes, et je crois que c'était ce genre de chiffres : ce serait vraiment insoutenable.

Pour les musicos on a plus fort encore, Horowitz, qui paraît-il faisait désaccorder, ou décaler ses pianos, tout ou partie je ne sais pas exactement, en sorte d'obtenir un velouté qui n'appartenait qu'à lui...

Écrit par : Sergio | 15/02/2016

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Lola, je vous ai répondu sous le billet précédent.

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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Lucy,
Ta fourmi me fait penser aux romans de Jules Verne et la question que tant se sont posé, à savoir si les hommes de l'autre côté du globe marchaient la tête en bas et pour quelle raison ils ne tombaient pas dans le vide !

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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oh, la petite chatte de JC est morte. Je comprends qu'il est triste.

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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Au Palais-Royal ? L'époque du "Fanal bleu" ?
Écrit par : christiane | 15/02/2016

Je pensais à la Chatte... Je l'ai lu deux fois ; c'est très curieux, comme histoire... Pas forcément rare, mais au moins cocasse...

Écrit par : Sergio | 15/02/2016

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Ha la fourmi elle est bien, hein !

Écrit par : Sergio | 15/02/2016

Sergio, pour vous remercier, je vous offre la "tribologie" facile à trouver. Ce sont les Haïkus qui m'ont amenée à un ingénieur en tribologie ! ça vient du grec "tribein" user. Stop, je suis verglacée, quasi proche de l'hallucination...
Où nichent les fourmis de Lucy ??

Au fait, Madame le Secrétaire perpétuel a piqué une crise: nous gardons le tréma et l'accent circonflexe; peut-être même Rhythme va t-il récupérer son Hache ....ça chauffe sous la coupole..

Écrit par : lola | 15/02/2016

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Lola, Où nichent les fourmis ? Ici :

http://atmeryls.t.a.f.unblog.fr/files/2014/03/escher-monter-descendre.jpg

Écrit par : Lucy | 15/02/2016

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Escher ? régal absolu !

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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je suis verglacée, quasi proche de l'hallucination...
Écrit par : lola | 15/02/2016

Dans ces cas-là, radiateur électrique ! Ca change tout... J'ai toujours fini par craquer ! Autant commencer tout de suite...

Écrit par : Sergio | 16/02/2016

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La tribologie c'est quelque chose qui me fait peur, parce que je pense à mon disque d'ordinateur qui tourne à quinze mille tours (le double de la vitesse courante) depuis six ans ! Je l'arrête trois quatre fois par an... C'est pas bien cher, un disque, et puis je peux en prendre un standard, seulement c'est une station Sun les baies sont particulières... Chaque seconde y a des atomes qui s'en vont ça c'est sûr ! Pour les retrouver après dans toute la pièce...

Écrit par : Sergio | 16/02/2016

Sergio, radiateur électrique seulement pour me sécher...les courants d'air descendent par les cheminées , s'insinuent sous les fenêtres....mais l'été, un régal..Pas envie de vivre dans une cage de Faraday,un prix à payer, celui du fuel, et un sacrifice à faire: impossible de manger des ortolans à tous les repas ! c'est une histoire, à dormir sous la couette!
Demain, livraison, peut-être...
Le type qui travaille sur la Tribologie, est un russe né à Krasnoïarsk , il travaille à Singapour et pour égayer son labo, il compose des haïkus...
Pour récupérer vos atomes volages, il y a le filet à papillons, ou bien, rappelez-vous, le long ruban autocollant que votre grand'mère ou arrière grand' suspendait au plafond, entièrement écologique, entièrement efficace ! Je croyais les disques durs garantis à vie; je perds encore une de mes illusions.
Les fourmis et Escher, fantastique, les 2 réservoirs d'encre de mon imprimante sont à sec et je n'ai plus de papier photo, demain, je sors dans le vent glacial et je me réapprovisionne. Punaisés dans l'escalier à côté de l'escalier du Vatican, sur une feuille de liège.
En attendant, tisane bouillante.
La RdL dit que la noble Mimi von Maurlaw n'a pas quitté son panier. Qu'en penser ....

Écrit par : lola | 16/02/2016

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Ce matin dans le bureau ...morte hier... elle est tout de même là. Mon regard la cherche inconsciemment. Elle sautait sur mes genoux et restait là à ronronner ce qui inspirait la plupart de mes commentaires. Je lui ai fermé les yeux avant de la glisser dans son suaire de tissu, pauvre petit corps à bout de souffle, encore tiède ..... Ce matin, j'ai mal aux jambes d'avoir creusé la terre profond, j'y ai cassé un manche de pelle usé contre une grosse racine, un lit de pierre pour protéger, on referme, on pleure un peu, avec sincérité, sans aucune honte, 18 ans ce n'est pas rien.

Écrit par : JC..... | 16/02/2016

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Pour la température la plus basse mesurée sur Terre : -93° environ en Antarctique. Dans l'espace, pas partout mais entre les galaxies distantes, on approche le zéro absolu ; les plus hautes températures étant au cœur des réactions thermonucléaires stellaires en activité.

Écrit par : JC..... | 16/02/2016

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Vraie ou fausse, l'annonce de la mort de cette petite chatte pèse son poids d'absence et de chagrin dans la mémoire de ceux qui ont vécu telle disparition. Je choisis que cette confidence soit vraie et partage donc ce désarroi de JC.

Écrit par : christiane | 16/02/2016

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Merci Christiane, c'est malheureusement vrai ....

Écrit par : JC..... | 16/02/2016

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Mamzelle Mimi, consultée ce matin, m'a confirmé qu'il existait bien un Paradis des Chattes, réservé aux vieilles chattes aimantes, caressantes et bien fatiguées.
(Les gros matous ronchons et batailleurs n'y sont pas admis)

Écrit par : Lucy | 16/02/2016

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D'ailleurs : "L’Église Orthodoxe de Constantinople a pris une position forte en devenant la première Église du monde a reconnaître l’existence du paradis des Chats. Selon le Patriarche Bartholomée Ier, un pope archiviste aurait retrouvé un manuscrit du XIIe siècle dans le grenier de l’Église byzantine Sainte-Sophie, à Thessalonique, attestant l’existence d’un paradis des Chats juridiquement indépendant de celui des hommes. Sa gestion aurait été confiée au méconnu Saint-Kevin en 5500 avant J.-C., après que Saint-Pierre ait refusé l’offre pour cause d’allergie aux poils de chats.

Le Patriarche a précisé qu’outre le manuscrit sacré, la Bible elle-même fait référence à un paradis spécial pour chats dans le verset 17:25 du Nouveau Testament : “et elles seront également acceptées dans le Royaume de Dieu, ces créatures du Seigneur qui se seront dévouées à lui”. Si le mot “créatures” a longtemps été considéré comme désignant les humains, l’Église Orthodoxe estime qu’il peut également s’appliquer aux chats, aux dauphins et aux pandas." ........."« Personnellement je suis convaincu que mon chat finira en enfer, et pour tout vous dire ca me fait bien plaisir » a confessé le Patriarche dont le chat est réputé extrêmement méchant."

http://www.bilboquet-magazine.fr/leglise-orthodoxe-reconnait-lexistence-du-paradis-des-chats/

Écrit par : Lucy | 16/02/2016

Soleil grand froid grand soleil. Un sms ce matin, Sim ,l'une de mes plus vieilles amies est morte, cette nuit. Sa famille vit à l'autre bout du Monde... Hier soir, au tél, je lui avais lu "le rêve de la fleur bleue" de Novalis( H.d'Of..)et un poème de Pétrarque; elle était, com d'hab, à bout de souffle. Elle était peintre.
. J'ai besoin, je pense de le dire, comme pour me délivrer d'un secret . Ne me dites rien. Quelques jours difficiles , et la hantise de nos souvenirs communs....
Je comprends la tristesse de J.C. Ma dernière chatte (22 ans) Mina de Vanghel, est morte dans mes bras, il y a quelques années. Dans un abandon absolu.Je n'ai jamais oublié sa légèreté.
Le soleil revient. Bientôt, je reviendrai; ne me dites rien .L

Écrit par : lola | 16/02/2016

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Convaincu que Mimi von Maurlaw sera admise au Paradis des Chattes, de droit, je suis tout aussi certain de n'avoir aucun problème pour intégrer l'Enfer, en ce qui me concerne.
Ma seule satisfaction : savoir que j'y retrouverai la plupart d'entres vous !

Écrit par : JC..... | 16/02/2016

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Dans la mesure où l'Enfer est un endroit extrêmement fréquenté, je crois sage de vous informer, de source sûre, qu'il vaut mieux réserver ! Le dortoir des politiques est, parait il, dégueulasse : des siècles qu'ils promettent de le ranger.
Pourquoi ne pas viser celui des auteurs non publiés ? des criminelles conjugales trompées ? des actrices sans succès suicidaires ? des bavardes muettes ? des généraux battus ? ...

Écrit par : JC..... | 16/02/2016

pour Lola et JC
https://www.youtube.com/watch?v=hFBAVF93ve8

...

Écrit par : christiane | 16/02/2016

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Je croyais les disques durs garantis à vie; je perds encore une de mes illusions.
Écrit par : lola | 16/02/2016

Je me trompe peut-être, surtout pour les sept mille deux cents tours, qui finalement n'ont pas varié depuis les origines. J'avais pris ce quinze mille un peu pour faire une belle station, tant il est vrai que l'on passe quand même plus de temps à réfléchir que la machine à faire ses accès disque... J'avais lu un MTBF (Mean Time Between Failure) de cent mille heures, dix ans, avec en outre cette particularité que je ne l'arrête jamais : ou c'est tout bon, ou tout mauvais...

N'importe comment tout cela, heureusement, s'achève, cette folle mécanique tournant follement, au profit des SSD (Solid State Drive), en gros de la mémoire genre clé USB ; comme cela se détériore un peu, c'est pas encore l'idéal, mais quand même ça va viendre...

Écrit par : Sergio | 16/02/2016

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Ha les papillons j'ai fait, hein ! On allait chez Boubée à Paris pour les étaloirs. En Auvergne les premiers qui se présentaient naturellement c'étaient les piérides du chou, puisqu'on a des choux ! Et puis des magnifiques machaons ; quand même je me dis que le pot de cyanure c'est une idée à reprendre... Mais la chaux vive c'est encore plus complet ! N'oublions pas qu'on vient d'un monde agricole... Le paysan il est pas plus manchot qu'un autre pour certains trucs ! C'est des trucs qui mentent pas...

Écrit par : Sergio | 16/02/2016

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L'enfer c'est chauffé au moins je sais pas si on paye tous les deux mois... Sauf çui de Dante, mais enfin on se permettra de pas faire trop confiance aux Italiens sur ces questions de chauffage...

Écrit par : Sergio | 16/02/2016

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Chez Dante, de cercle encercle, au centre du dernier c'est un cratère de glace où Lucifer est planté jambes en l'air, comme il y est tombé.

Écrit par : christiane | 16/02/2016

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Le continu n'est qu'une facilité pour nous autres, macro-organismes lourdingues, toujours avides de simplification. Le monde, l'espace dans lequel nous vivons, est totalement formé de grains d'espace en interactions aléatoires ! Le continuum spatiotemporel n'existe pas !
Écrit par : JC..... | 14/02/2016

Ce qui est remarquable dans cette affaire, attendu que ce qui était vrai la semaine dernière ne le sera peut-être plus dans un quart d'heure, c'est que les mathématiques, pourtant la première, et partant la plus invariante des sciences (Comte : mathématiques, astronomie, physique, chimie, biologie, sociologie) ont un tel besoin des suivantes, au premier chef astronomie et physique, pour poser leurs bases ; en d'autres termies, on n'est pas affranchi de la réalité, c'est-à-dire la perception que nous en avons... Autrement dit pas grand-chose !

Et encore, quand on a bu ça va un petit peu mieux...

Écrit par : Sergio | 17/02/2016

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Il vaut mieux parler au pluriel : les réalités, les vérités.... des réalités, des vérités. Plus on descend vers elles, en voulant monter, plus l'aléatoire et le chaos apparaissent : l'universel, l'absolu, le bien, le beau, le bon, n'existent pas dans ce monde.
(pour l'autre monde... j'attends un retour d'information !).

Écrit par : JC..... | 18/02/2016

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je suis d'accord avec JC. Il y a des vérités, réalités multiples. Tout dépend de celui qui cherche et de ses références. Une sorte de mirage qui s'éloigne quand on s'approche...

Écrit par : christiane | 18/02/2016

que de messages codés pour chanter lalali sur le cdi sinon c'est le brexit.. voilà le vrai !..le beau c'est mélanchon..le bien la lutte finale

Écrit par : bouguereau | 18/02/2016

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Mélenchon ? c'est comme qui dirait un ivrogne qu'aurait le vin triste, même sans avoir bu une goutte ... !

Écrit par : JC..... | 18/02/2016

tu manques cruellement de rigueur scientifique jicé..

Écrit par : bouguereau | 18/02/2016

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Bougboug,
Ne confondons pas rigueur, qui conduit à la rigidité intellectuelle non inventive, et vigueur qui conduit à guetter les fillettes à la sortie des lycées pour leur causer de "l'amour qui fait se mouvoir le soleil et les autres étoiles !" ...

Écrit par : JC..... | 18/02/2016

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guetter les fillettes à la sortie des lycées pour leur causer de "l'amour qui fait se mouvoir le soleil et les autres étoiles !" ...
Écrit par : JC..... | 18/02/2016

Houi, oui... Enfin faut quand même pas trop s'emballer et surtout pas oublier de leur déplier les repose-pieds passagère, sinon si on démarre trop sec à l'arrivée on se retrouve tout seul c'est pire que mal accompagné !

Écrit par : Sergio | 18/02/2016

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voilà le vrai !..le beau c'est mélanchon..le bien la lutte finale
Écrit par : bouguereau | 18/02/2016

Et on a Badiou !

Écrit par : Sergio | 18/02/2016

Von Maurlaw est-elle morte de faim, svp ?

Écrit par : lewshima | 18/02/2016

Bouguereau ? pas possible ! je suis Lola! enfin pour vous ,lolo....C'est cousu de fil blanc !Savez-vous que dans les coins les plus reculés de l'hexagone, vous représentez l'excellence française? Y circulent des Chrestomathies-Bouguereau, vous savez ces florilèges choisis pour apprendre une langue.Il y a peu, je recevais de jeunes Polonais, et.. ce qu'ils voulaient savoir? des gros mots.Les Russes ? idem. Les chrestomathies( modernes) sont indispensables...

Écrit par : lola | 19/02/2016

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Apparemment non ?

Ferdine à Meudon raconte aussi la fin de son chat, effectivement quasi-foudroyante, en pleine journée, alors que le matin comme on dit tout semblait aller bien...

Écrit par : Sergio | 19/02/2016

Sergio, y a-t-il un paradis pour les machaons ??je viens de lire l'article posté par Lucy, il pose bien des questions. Mais enfin,Notre Président a fait modifier la Constitution pour faire reconnaître les "animaux" comme des personnes. Je ne mange que des légumes, des fruits depuis ma tendre enfance, par goût, et non par choix discriminatoire. Nos chats nous ont appris tout ce que nous ne savions pas, par la beauté de leur fourrure , impeccablement léchée ,et la douceur de leurs mouvements.
Quitte à aller en Enfer, j'aimerais bien visiter ,,seulement, l'Enfer des généraux battus. J'avais lu un livre, il y a 2 ou 3 ans, qui racontaient les plus malheureuses initiatives des plus mauvais généraux de l'histoire. Désopilant ou ...désespérant. J'ai oublié le titre.

Écrit par : lola | 19/02/2016

Christiane, merci pour Schubert, l'Arpeggione. Dimanche j'avais entendu sur Mezzo " la jeune fille et la mort" joué par le quatuor "Arod" ( c'est le nom d'un cheval) en replay, on peut encore l'entendre. Ils disaient à peu près : quand on décide de commencer, on sait qu'on va faire un voyage extraordinaire tous les 4, pendant 40 mn,on ira jusqu'au plus profond de nous-même, humainement et techniquement.
[ Mettre en terre un être humain présente parfois des difficultés insoupçonnées;je vais être très occupée pendant qq temps.]

Écrit par : lola | 19/02/2016

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Tiens c'est vrai, cela, on ne parle plus du principe de Peter !

De tête Soubise avec sa lanterne, des politiques à la Révolution, l'amiral Villeneuve (Trafalgar : on avait plus de navires qu'eux !), les limogés (vingt ou cinquante, je ne sais plus) de quatorze, toujours en quatorze à Tannenberg Самсонов côté russe, tellement boeu et immobile que Hindenburg, qui n'avait rien d'un foudre, en a tout de même eu raison, plus près de nous Gamelin, Navarre mais lui c'est un sournois il aurait très bien pu sauver Diên Biên Phu mais il gardait ses réserves pour un plan à lui qui du coup n'a jamais vu le jour...

Et puis le général Dupont (1809 capitulation de Baylen en Espagne) ; le général Hugo, père officiel de Victor, a lui aussi accédé aux étoiles en Espagne, donc tard ; sans être un franchement mauvais, il n'avait rien non plus du "héros au sourire si doux", c'était avant tout un officier d'intendance.

Les animaux comme des personnes ? Mais est-ce qu'ils remplissent une déclaration d'impôts, d'abord ? C'est ça, être citoyen actif on apprenait...

Les pauves machaons dans le pot de cyanure c'était quand même pas très chrétien, faut dire...

Écrit par : Sergio | 19/02/2016

Sergio, qu'est-ce qu'il a de particulier ce balcon de Colette par rapport aux autres balcons ? A part que Jean Marais y saute ?

"Entre Cocteau et moi, il y a juste la longueur d'un saut, d'un saut de Jean Marais qui saute l'obstacle comme un cheval..."

Vous l'aviez déjà cité sur la RdL.

Écrit par : Lucy | 19/02/2016

Sergio, grande déclaration: ce que j'aime en vous, c'est vous! le savoir est toujours dissimulé sous l'humour, suprême élégance. "le principe de Peter" c'était bien le titre ? m'avait été prêté par un ami , qui m'avait dit: rire garanti. extra, à conserver à portée de mains. J'ai revu "le mechano de la general" de B.Keaton, entièrement rénové; il y a ce passage magnifique où Keaton et son amoureuse, seuls sur la loco manoeuvrent à qui mieux mieux pour protéger leur fuite et mettent le feu au grand pont de bois qui enjambe la rivière.En même temps nous voyons d'innombrables troupes qui s'ébranlent,
armées jusqu'aux dents ,et qui finissent par arriver devant le pont." y'a le feu, mon général ! dit l'homme de tête --Mais non, dit le général, allez-y, ça craint rien , hurry up !" et toute la troupe avec l'autre morceau du train de basculer dans la rivière....

Écrit par : lola | 19/02/2016

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Keaton et son amoureuse, seuls sur la loco manoeuvrent à qui mieux mieux pour protéger leur fuite et mettent le feu au grand pont de bois qui enjambe la rivière
Écrit par : lola | 19/02/2016

C'est quand même plus humain que African Queen... Parce que là, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle profite de son (Bogart, je crois) sommeil où il ronque et cuve comme un bienheureux pour vider les flancs du rafiot (une sorte de canonnière fluviale, mais sans canon) de leurs énormes réserves de gin, et hop ! A la baille... C'est tout juste si c'est pas les poissons qui sont bourrés comme Milou...

Le pauvre homme ! Passeque le gin, il en fait pas commerce, c'est juste le sien... Un crime bel et bien véritable, i say !

Écrit par : Sergio | 19/02/2016

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ce balcon de Colette par rapport aux autres balcons ?
Écrit par : Lucy | 19/02/2016

C'est son roman "La chatte" : un beau couple dans un beau roadster, mais voilà, le jeune mari a une chatte, laquelle finit par rendre jalouse la jeune épousée ; l'ouvrage tourne autour de cela, et un jour, seules dans l'appartement, cela se déplace vers le balcon, on verrouille les portes-fenêtres et hop ! La chatte est partie du sixième en vol plané...

Elle tombe sur un auvent comme dans Tintin ! A suivre...

Écrit par : Sergio | 19/02/2016

Des machaons dans le cyanure, la"chatte" de Colette qui se jette du 6°étage, le couple Hepburn-Bogart qui écluse des tonnes de je ne sais plus quoi dans des fumées pas possibles, de qui défaillir. Avant d'aller au funérarium , j'avais vu "a touch of sin" de Jia Zhang-k
qui n'fait pas dans la dentelle; un mort à bout portant, pour commencer, un cheval attelé à une charrette battu jusqu'à ce qu'il s'écroule par terre,le reste à l'avenant; une Chine qui sue le brouillard et la fumée, dans des quartiers paumés où des machines roulantes transportent on ne sait quoi dans des entrepôts où l'on se tue , et des femmes giflées, battues, violées sont les jouets d'hommes qui les exploitent...on est loin de la Chine du "nid d'oiseau"
Rythme,infernal, succession d'images à la limite du soutenable, film qui "alerte", ébranle,épuise, il se passe en 4 endroits différents, c'est le même mépris de l'humain, et la pauvreté matérielle, humaine qui suinte partout.
Heureusement que la bluette Hepburn-Bogart me renvoie à des images qui me faisaient me tordre de rire, jusqu'au mariage final, gros abricot sur le gâteau; ô America !
Voilà, j'ai évacué les imagesfunèbres qui me hantent; n'en parlez à personne.
C.P avait précisé que le chat de Colette était un "once"; pas étonnant qu'il ait mordu les mollets des belles au Palais Royal, un once est carnivore ??
J'ai peur des rêves qui m'attendent; Totor, au secours, fait tourner le trépied de ma grand'tante, elle qui m'offrait des madeleines, et fait rentrer sous terre les pavés qui dépassent.

Écrit par : lola | 20/02/2016

Des machaons dans le cyanure, la"chatte" de Colette qui se jette du 6°étage, le couple Hepburn-Bogart qui écluse des tonnes de je ne sais plus quoi dans des fumées pas possibles, de qui défaillir. Avant d'aller au funérarium , j'avais vu "a touch of sin" de Jia Zhang-k
qui n'fait pas dans la dentelle; un mort à bout portant, pour commencer, un cheval attelé à une charrette battu jusqu'à ce qu'il s'écroule par terre,le reste à l'avenant; une Chine qui sue le brouillard et la fumée, dans des quartiers paumés où des machines roulantes transportent on ne sait quoi dans des entrepôts où l'on se tue , et des femmes giflées, battues, violées sont les jouets d'hommes qui les exploitent...on est loin de la Chine du "nid d'oiseau"
Rythme,infernal, succession d'images à la limite du soutenable, film qui "alerte", ébranle,épuise, il se passe en 4 endroits différents, c'est le même mépris de l'humain, et la pauvreté matérielle, humaine qui suinte partout.
Heureusement que la bluette Hepburn-Bogart me renvoie à des images qui me faisaient me tordre de rire, jusqu'au mariage final, gros abricot sur le gâteau; ô America !
Voilà, j'ai évacué les imagesfunèbres qui me hantent; n'en parlez à personne.
C.P avait précisé que le chat de Colette était un "once"; pas étonnant qu'il ait mordu les mollets des belles au Palais Royal, un once est carnivore ??
J'ai peur des rêves qui m'attendent; Totor, au secours, fait tourner le trépied de ma grand'tante, elle qui m'offrait des madeleines, et fait rentrer sous terre les pavés qui dépassent.

Écrit par : lola | 20/02/2016

Mille excuses, je vois double sans avoir bu. Je m'en vais écouter le quatuor Arod, "la jeune fille et la mort"
Impossibles de dormir ; CUT

Écrit par : lola | 20/02/2016

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Lola, réduis la voilure ! la mer est forte ...

Écrit par : JC..... | 20/02/2016

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la bluette Hepburn-Bogart
Écrit par : lola | 20/02/2016

Ca fait du bien par où que ça passe, comme le pinard : celle-ci je l'avais prise, n'ayant jamais lu le livre, en souvenir d'une étude qu'en revanche j'avais rencontrée dans Ecrire, de Jean Gueunot ; il s'emploie à montrer qu'il n'y manque rien à ce qui fait l'honnête récit de fiction mais d'action, en commençant par la charpente bien sûr puis en évoquant le reste. De toutes manières, les cas où l'on n'est pas déçu par le cinéma, même comparé à deux pages d'étude et non à l'original complet...

Écrit par : Sergio | 20/02/2016

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Ce n'est pas une chatte mais un chien.
La nouvelle éditée en livre de poche bilingue est de Stefan Sweig : "Un soupçon légitime".
C'est un récit d'une forte intensité dramatique dont le personnage principal est, fait assez rare, un chien, comme dans une fable ou un conte.
L'histoire est racontée par un témoin extérieur au drame, la voisine : "... Mais chaque fois que je le croise et qu'il s'approche de moi, brave et amical, mon cœur s'arrête de battre. Et une voix intérieure me dit : c'est lui et lui seul, le meurtrier...."
Ponto, le chien en question, va devenir complètement tyrannique et d'une jalousie telle qu'elle va permettre à l'impensable de se passer...
Soudain, tout le monde semble se désintéresser de lui. Tous, se pressent autour de Madame Limpley et de son ventre curieusement arrondi...

Avez-vous lu ce tout petit roman ou nouvelle ?

Écrit par : christiane | 20/02/2016

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- Pas moi dit le canard...

Écrit par : Sergio | 20/02/2016

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J'ai lu, dans les années 30 en maternelle, un truc russe, il me semble que c'est "Cœur de Chien" de Boulgakov, où un chien devient homme.... càd tout le contraire d'un animal de compagnie sympa.

Écrit par : JC..... | 20/02/2016

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Pas lu le Boulgakov, dit celle qui court après le canard avec une badine !
Ponto, n'est pas vraiment un animal de compagnie sympa à la fin de l'histoire...

Écrit par : christiane | 20/02/2016

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Ben j'ai eu mes premiers "piquet" parce que je lisais la Petite poule rousse et Ysengrin le loup au lieu de suivre comme un bon élément ; j'aurais dû mettre la crosse en l'air, tiens... L'Internationale le Black Power tout ! C'aurait été la Petite poule noire !

Écrit par : Sergio | 20/02/2016

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idem !

Écrit par : christiane | 20/02/2016

Je me souviens des ciseaux dans le sac qui permettent à la petite poule rousse de s'échapper et des malheurs d'Ysengrin, la queue coincée dans la glace pour avoir voulu que le seau s'emplisse de poissons ! Quel idiot ! Renard s'en tirait toujours très bien...
Que d'animaux fabuleux... Bestiaire d'enfance pour citadins privés de campagne. Il y avait le zoo de Vincennes; mais comme les animaux avaient l'air triste. Tous ces barreaux, ces cages et cette odeur de fauves dans la ménagerie.
Au jardin des Plantes ce n'était pas mieux. Les aigles et vautours régnaient sur des cadavres de souris mortes et les serpents semblaient bien à l'étroit dans leur bocal.
Aussi, Le livre de la Jungle était le bienvenu...

Écrit par : christiane | 20/02/2016

P'tain c'est dur de s'apercevoir que certains n'ont pas appris "les livres" dans l'"Idéal-Bibliothèque" avec d'Artagnan et son cheval jaune, Emile et ses copains, Montcalm et les Hurons, Ivanhoé (Robin, Quentin,..), Long John, Dagobert, ............
Est-il possible que l'enfance n'ait pas été égale pour tout le monde ?

Écrit par : pado | 20/02/2016

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Mais c'est plus tard, Pado, ces livres-là ! Bibliothèque verte (pas la Rose) et la Rouge et Or et les BD d'époque... et les livres couverts de kraft bleu des bibliothèques d'école. Sans oublier l'irremplaçable Larousse avec ces planches en couleur !

Écrit par : christiane | 20/02/2016

Mais non christiane, ce que vous décrivez ce sont vos souvenirs à vous et non ceux de vos "écouteurs", l'image que l'on a des premiers livres n'est pas celle de vos "lectures".
Je ne sais pas dans quel livre j'ai appris à lire, je sais que d'Artagnan est mon premier (et unique ?) héros.

Écrit par : pado | 20/02/2016

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je ne comprends pas, Pado, cette histoire d'écouteurs. Mes premiers livres étaient vraiment des albums du père Castor. Et ce n'est pas une image mais une voix qui accompagne ces souvenirs lointains. J'écoutais et je sentais que ces mots-là n'étaient pas ceux du quotidien. Il n'y avait jamais, à la maison, cette longue longue musique des mots, ce rythme, cet ensorcellement de se blottir dans une lecture comme quand ma mère nous lisait le livre. C'était comme entrer dans un, monde différent. Je ne me souviens pas avoir appris à lire, des sons, des syllabes, des mots. Un jour j'ai pu me lire des histoires et les écouter. Un jour j'ai pu me raconter des histoires avec la voix des livres. J'étais entre deux eaux, sertie entre deux voix appartenant au livre. Écrire, ensuite a toujours été retrouver cette voix. Parfois elle venait avant le destinataire. J'avais eu envie comme on a envie d'un baiser. Puis, éveillée de ce long sortilège apaisant je me demandais ce que j'allais faire de ces mots. C'était entre la lettre et le manuscrit. J'arrachais, j'envoyais, j'oubliais. C'était bien ainsi.
Dumézil a regroupé, au seuil du grand âge, différents textes dans un livre "Esquisses de mythologie". Dans ce livre (Quarto Gallimard) on peut lire quelque chose de troublant. Vous permettez ?
C'est dans le premier chapitre "Apollon sonore", tout au début, puis dans les pages suivantes :
"Dans un hymne védique, une abstraction personnifiée, Vàc, c'est-à-dire à la fois la Voix et la Parole, analyse elle-même ses modes d'action (...) la voix articulée et signifiante, la parole.(...) c'est elle qui "porte" les dieux,(...) qui a pénétré le ciel et la terre.(...)
La nature humaine en fournit l'instrument : la parole, directement comprise ou traduite par des interprètes."
Il évoque, sur "l'île la plus déshéritée, Dèlos,un gos caillou émergeant des flots, la naissance de l'enfant de Létô, Phoibos Apollon".
"L'enfant naît, les déesses assemblées le langent de blanc et l'entourent d'une bandelette d'or, et Thémis lui fait absorber ses premières gorgées de nectar et d'ambroisie."
Le bébé se débat. Il dit aux immortelles : (traduction du grec) :
"Qu'on me donne ma lyre et mon arc recourbé."
C'est beau, Pado. Ca s'est passé comme ça... (peut-être...)
Dumézil avait quatre-vingts ans passés quand il commença l'écriture paisible de ses explorations, un demi-siècle de recherches. Une sorte d'aventurier de l'arche perdue...
Bonne nuit, cher Pado.

Écrit par : christiane | 20/02/2016

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Les Mémoires d'un âne... Huit fois je l'ai relu ! Par la comtesse née Ростопшин... C'est un peu proustien finalement ! Enfin je veux dire tous les autres, pas les Mémoires d'un âne...

A un moment j'allais sur le blog à Brighelli ! J'étais un peu largué...

Mais le cheval jaune c'est vrai que... Un regard mauvais ça se voit à six cents mètres faut pas hésiter ! Enfin y a toujours les six cents mètres à se taper...

Écrit par : Sergio | 20/02/2016

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Philémon arrivera-t-il à échapper au monde des lettres de l’océan atlantique ?
Fred devait avoir aimé les mémoires d'un âne...

Écrit par : christiane | 21/02/2016

cadeau matinal :
https://www.youtube.com/watch?v=6gawlLRn12o

Écrit par : christiane | 21/02/2016

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Philémon... Le graphisme nous paraît bien sage, même intéressant, à l'époque il m'impressionnait un peu ; mais impossible de me souvenir si c'était dans Pilote, ou dans Actuel...
Peut-être les deux...

Écrit par : Sergio | 21/02/2016

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Sergio, "graphisme bien sage "? Je n'ai jamais trouvé de convention dans ses dessins extraordinairement absurdes, poétiques. Ce qui ne peut se faire dans la réalité il le dessinait et cela devenait réel.

Écrit par : christiane | 21/02/2016

C'est beau Lola : "Dimanche j'avais entendu sur Mezzo " la jeune fille et la mort" joué par le quatuor "Arod" ( c'est le nom d'un cheval). Ils disaient à peu près : quand on décide de commencer, on sait qu'on va faire un voyage extraordinaire tous les 4, pendant 40 mn,on ira jusqu'au plus profond de nous-même, humainement et techniquement."
Oui, j'ai écouté. Bonne soirée.

Écrit par : christiane | 21/02/2016

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Ensuite j'ai été adepte du Génie des alpages, mais plus tard...

Écrit par : Sergio | 21/02/2016

Jerôme Briot (Bédéka) a interviewé F'Murrr le 6 mai 2004.
Extrait :
"F’Murrr :Quand je vois un chien, je l'appelle "Le chien". Et je trouvais intéressant d'avoir un berger qui donnerait un nom à toutes ses brebis, mais pas à son chien ! L'anonymat du chien coïncide aussi avec le fait qu'on ne voit pas ses yeux. Il est un peu absent. Il n'est pas réellement intégré à ce monde-là. Le berger, lui, ça va… enfin, Athanase, parce que j'ai été obligé de virer le vieux !

BDK : Mais oui… Pourquoi ! ?

F’Murrr : Parce qu'il m'ennuyait ! Il devenait trop souvent le souffre-douleur. Il était toujours en retrait, spectateur des fantaisies du chien ou des brebis. Ca finissait par être déprimant ! C'est peu être ce qui s'est passé pour Franquin avec Fantasio dans les histoires de Gaston. Fantasio et Gaston finissaient par ne plus se supporter. L'agressivité entre les deux devenait de plus en plus forte. Jusqu'à son remplacement par Prunelle. C'est amusant, comme les personnages vivent malgré leurs auteurs !

Ce berger m'emmerdait, je me suis dit qu'il en fallait un plus jeune, plus apte à essuyer les tempêtes et quelquefois à en provoquer. Athanase se laisse moins avoir que le vieux. Et puis cela permettait de le confronter à une bergère, et ça, c'est bien, parce que sinon, cela manque un peu de gonzesses ! À part les brebis qui sont une assemblée de demoiselles !"

Écrit par : christiane | 22/02/2016

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C'est marrant, parce que finalement cette interview vient rappeler, un peu subliminalement comme on dit, qu'il s'agit d'un monde clos : peut-être ces alpages ont-ils été choisis pour cela, d'ailleurs ; travail de laboratoire...

Écrit par : Sergio | 22/02/2016

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Je n'avais pas pensé à cela. Très juste !

Écrit par : christiane | 22/02/2016

Le génie réside en Tarentaise,
épicétout.
Monde ouvert s'il en est,
quoi que un poil fermé à ces sauteurs de Mauriennais (blague locale) et à tous les chinois (les autres) qui viennent s'aventurer.
T'achètes ton Beaufort, tu prends ton cours, tu te tapes un diot aux gratin de crozets et surtout, surtout tu repasses la barrière d'Albertville, et vite.
A quoi tient le génie ?

Écrit par : pado | 22/02/2016

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tu repasses la barrière
Écrit par : pado | 22/02/2016

Halor là c'est si on peut, parce qu'une fois en effet j'ai voulu faire Besac-Briançon (tu vas me dire que c'est à l'Equateur !) en février avec ma splendide MG déjà quand même un peu fourbue, par le Galibier puisque ça y passe. J'ai bien vu des panneaux, mais j'ai cru que c'était des dons de l'Automobile-club ou alors à caractère publicitaire, donc ça m'a pas intéressé.

Et alors je suis bien arrivé au Galibier, mais on avait mis (l'Automobile-club ?) de la neige sur la route, sur la chaussée même, dans les quatre à cinq mètres de haut ; je me suis arrêté pour demander à Romuald s'il avait pas une pelle par hasard, puis comme y avait personne qui pouldroyait j'en ai profité pour faire demi-tour avant qu'on me voie... Mais j'ai pas recapoté, hein ! Faut pas se dégonfler, quoi...

Écrit par : Sergio | 23/02/2016

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Et là, les mecs en bas, ils étaient soufflés ! Ils ont cru que je l'avais passé, mais dans l'autre sens...

Écrit par : Sergio | 23/02/2016

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