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03/02/2016

Et tout là-haut

rand01.jpg

 

I faut pas hésiter, quand même, à des bras un peu consistants, sinon ça ne va pas. Et en tous cas il a pas fallu les garder croisés pour les lui croiser, à elle, surtout avec cet emberlificotement textile ; passeque une robe, un châle une serviette ou n'importe quoi, on sait bien comment il faut s'y prendre pour l'ôter, mais... de l'extérieur ! Là on n'y peut rien c'est elle qui le fait...

 

Toujours un peu de Chassériau, dans l'affaire, mais ce qui peut appeler un peu d'intérêt, c'est la physionomie, qui ramène d'une certaine manière à la discussion de l'autre jour about. La pénombre d'une part, le fait que l'on ne voie pas le front (c'est Modiano qui veut des fronts bombés !), c'est radical.

 

Comme disait Renaud, j'aime bien c't'ambiance, pas vous ? Ah bon...

Commentaires

Où l'on voit que Sergio fréquente assidûment les salles de gym tant la musculature du ventre est belle. Je ne suis pas capable d'apprécier l'image, mais le visage dans l'ombre me laisse l'impression d'un mannequin. Ne prenez pas ces mots pour une critique Sergio, l'oeil doit apprivoiser un nouveau media, se laisser saisir. Suis une vieille bourrique rétive épicetou !

Écrit par : chiara | 03/02/2016

J'avoue que j'ai bien ri ...seins, cou et bras, c'est extra, elle doit assurer tout cela comme les pianistes assurent leurs mains ! L'ombre noire du foulard à gauche empâte un peu la silhouette. Comment avez-vous réalisé la "chose", Sergio ? par morceaux ? Ne manque-t-elle pas un peu de Charme, alors qu'elle en a tant d'évidents ? Elle avait un nombril en forme de 5 chantait Yvette Guilbert ...
J'aime les pieds, comme l'écrivain japonais, alors, forcément, je suis un peu lésée .
J'espère que Christiane ne s'est pas fait dévorer par le loup, qu'elle a eu le temps de tirer le rideau à la fin de cette danse érotique et désopilante. Elle disait avoir une crève; bien soignée, rétablie bientôt ?auguri.

Écrit par : lola | 03/02/2016

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Oui, Lola, suffisamment de mal-être pour connaître le bien-être du chez soi, entourée de livres, de lampes douces, de laines (pas de couverture sentant le cheval !), et de silence à portée de mots mais pas dans les mots.
Le nu de Sergio me fait penser aux poupées de Hans Bellmer. Objets fétiches et transgressifs. "organismes hybrides, polymorphes, et instruments manipulables et transformables à l’infini".
Pour en revenir à la superbe citation de Chiara (ci-dessous) et à ses réflexions, je reviens à Susan Sontag. (Mon seul aliment possible en ces jours. Elle est tellement honnête. Elle en crèvera !)
"2/1/58
Pauvre petit ego, comment t'es-tu senti aujourd'hui ? Pas très bien, j'en ai peur - plutôt contusionné, blessé, traumatisé.(...)
Blake dit :
Soleil et la lune, s'ils entraient jamais en doute
Ils sortiraient aussitôt de leur route.
[traduction Pierre Boutang]
(...)
Je n'écris pas pour divertir les autres, ni moi-même. C'est un instrument, un outil - et il doit être dur + formé comme un outil, long, épais, et émoussé.
Ce carnet n'est pas un simple agenda. Ce n'est pas un aide-mémoire, pour que je puisse me souvenir ..."

Écrit par : christiane | 03/02/2016

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Chiara,
je n'oublie pas de revenir à ce que tu as écrit. Mais là c'est encore embrouillé.

Écrit par : christiane | 03/02/2016

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Cou trop long. Cependant pour le reste ... encore une que je ne ferai pas payer !

Écrit par : JC..... | 04/02/2016

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L'écriture... on y entre par le plaisir, la jouissance. Puis on y patauge avec moins de certitudes. Puis le silence.

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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Bon jour à tous,
Oui Sergio, désolée de l'écrire mais il eût fallu lui couper le cou, pour ne pas voir ses dents de requin et son œil mort et qu'il ne reste que son corps magnifique avec son nombril en trou de serrure... ou alors le lui tordre à la Bernini :

http://i.imgur.com/wJ1c1a2.jpg

ici l'original :

http://www.settemuse.it/pittori_scultori_italiani/bernini/gian_lorenzo_bernini_023_apollo_e_dafne_dett_1622.jpg

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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Chiara,
je crois que j'ai un peu réussi à vous répondre sous le fil précédent.
Lucy,
Hum...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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Christiane, vous n'aimez pas Le Bernin ? -;)

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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Une raison d'aller à Rome, pour rester immobile et subjuguée devant ce couple magnifique : Apollon poursuivant Daphné. Spirale enchantée. Grâce et envol. Le désir magnifié dans le marbre.
Oui, Lucy... un moment d'extase... dans la villa Borghèse.

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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Toujours Rome, toujours Le Bernin, toujours l'Extase....

http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/IMG/jpg/transervberation.jpg

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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Ah... cette Thérèse-là avait une passion érotique pour son Dieu...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

Le Bernin Le Bernin Le Bernin Il Barocco Il Barocco Il Barocco Roma Subito Subito Subito
ô Lucy ajoutez pour rendre complète l'extase, le tombeau de ludovica Albertoni cahée sous les plis de sa robe...

Écrit par : lola | 04/02/2016

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Complétons l'extaaaaase

https://labyrintheque.files.wordpress.com/2013/06/gianlorenzobernini_beataludovicaalbertoni.jpg

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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Je rougis de me trouver sur un blog manifestement hanté par de lubriques érotomanes !!! Je m'en vais trouver retraite dans un monastère du coin. Mixte ....

Écrit par : JC..... | 04/02/2016

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Oh, c'est géant ! je m'amuse beaucoup. JC, le loup dans la bergerie... Laissez les nonnes s'amuser en paix !

Écrit par : christiane | 04/02/2016

Lucy Bravo, votre Ludovica est splendide. Tous ces plis, toutes ces étoffes, tous ces coussins langoureux, et l'extaaaaaaase, mon Dieu Mon Dieu Quelle journée des éclats de spiritisme érotique ,à oublier la soupe poisseuse de la pluie...

Écrit par : lola | 04/02/2016

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J'aime les pieds,
Écrit par : lola | 03/02/2016

Certes certes... Au reste tous les peintres, à l'huile, l'encre, le fusain et même le trombone à coulisse sont anonymes pour les regarder avec perturbation et surtout circonspection, tant les pieds sont avec les mains les thèmes les plus casse-gueule qui soient... C'est comme Brennus y a rien qui pardonne avant même de commencer c'est déjà cuit...

Mais j'en ai d'autres avec les Fuss et les mains, seulement pas de trop près !

Écrit par : Sergio | 04/02/2016

J.C. Vous devriez partir tout de suite pour Rome, Santo Subito,les églises feraient s'enivrer vos fantasmes ...

Écrit par : lola | 04/02/2016

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Allons, allons, laissons Bernini sous son baldaquin, escaladons sa chaire de Saint-Pierre

http://www.bibleetnombres.online.fr/album43/Messe_basilique_St-Pierre.jpg

pour envoyer depuis cette merveille de vitrail en albâtre, le saint esprit sur un pauvre JC.... perdu dans les limbes

http://gesves-ohey.secteurpastoral.be/wp/wp-content/uploads/2015/05/Saint_esprit_vitrail_Vatican.jpg

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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La seule erreur de Louis Le Quatorzième en matière d'art : n'avoir pas donné suite au projet de façade du Louvre par Le Bernin ( façade est ) et avoir à peine regardé la statue équestre à son effigie. Bon, tant pis, cela n'était pas dans le goût français et nous avions bon goût !

Sergio rassurez-vous, la nature rate un nombre incalculable de pieds ! Et pourtant elle s'entraîne depuis un bail, mais non !

Écrit par : chiara | 04/02/2016

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ses dents de requin et son œil mort
Écrit par : Lucy | 04/02/2016

Les dents de requin c'est un peu de ma faute, j'aurais pu tout simplement lui laisser la bouche fermée, seulement évidemment je voulais tout, le contraire et le beurre ; l'oeil c'est autre chose, maintenant on a beaucoup mieux, restait la retouche mais là je suis tellement parano que... Ben j'y serais encore !

Écrit par : Sergio | 04/02/2016

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"sa chaire de Saint-Pierre"
Là, j'ai vraiment du mal à supporter... J'aime la sobriété des abbayes cisterciennes, les murs nus, les vitraux de grisaille. Une sculpture du Bernin et du vide autour...
Sergio, au lieu de corriger, ce serait intéressant que vous accusiez ces parties qui vous échappent... Le résultat serait très SF...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

C'est pas trop grave Sergio, le reste est très beau, mais c'est vrai il aurait mieux valu oublier les dents.
Question indiscrète : avez-vous la clé de son joli nombril ?

Chiara, tant pis pour Louis xiv, il n'y a pas que lui qui n'aimait pas sa statue puisqu'elle a été vandalisée, il nous en reste tout de même quelque chose :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_%C3%A9questre_de_Louis_XIV_sous_les_traits_de_Marcus_Curtius#/media/File:Louis_XIV_sous_les_traits_de_Marcus_Curtius,_Le_Bernin,_modifi%C3%A9e_par_Girardon_-_DSC_0856.JPG

sans compter les deux copies et le Bernin a eu sa revanche puisqu'une des copies trône à présent dans la cour du Louvre !

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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Christiane, vous avez les même goûts que le grand Louis... ;-)

Mais j'avoue que j'ai mis du temps à apprécier la baroque et il est mieux à sa place en Italie qu'en France.

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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par morceaux ?
Écrit par : lola | 03/02/2016

Oui ; la grande affaire fut naturellement d'essayer d'entortiller de manière au moins passable cette espèce de châle. Mais enfin lui-même me sauvait bien la mise, d'abord c'est un thème que j'aimais bien, et ensuite à ce moment-là on ne savait pas faire les cheveux en 3D, ce qui fait que tous les essais tentés çà et là restaient dans un ridicule achevé, surtout comparés à la quasi-perfection que promettait déjà le reste...

Écrit par : Sergio | 04/02/2016

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Les grands cous c'est la marque des femmes peintes par Modigliani ou... des femmes girafes de Birmanie (mais là quelle torture...)

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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"j'ai mis du temps à apprécier la baroque et il est mieux à sa place en Italie qu'en France."
Ou à Vienne, mouvement arrivé tardivement, où l'on entre dans des églises baroques flamboyantes pleines de torsades dorées, rocaille et rococo, brillant de tous leurs éclats d'or et d'argent avec des décors très chargés, souvent.
C'était si loin des toiles de Schiele, Boeckl, Gerstl, Kokosghka pour lesquelles j'avais fait ce voyage et du mouvement "Sécession" (Klimt, Moser). Et bien sûr de l'ombre des écrivains (Zweig , T.Bernhard, Musil, Schnitzler, J.Roth, Freud, Wittgenstein...)
C'est ainsi... Monde étrange...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

Lucy vous êtes très douée, la colombe est une beauté, celle de Picasso à côté est bien déplumée. Les jambes du cheval sont un peu courtes et le maître du Monde un rien crispé. La beauté au long cou de Sergio ,nettement plus performante. Pour les pieds, je vais réfléchir....

Écrit par : lola | 04/02/2016

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Lola, deux pieds qui écrasent un serpent, ça vous irait ?

http://temporel.fr/IMG/jpg/Caravaggio-madonePalefrdetail.jpg

Christiane, Vienne c'est le baroque rococo mais sans les grandes oeuvres d'art. J'ai vu une émission amusante sur le baroque anglais où l'on apprend que Christopher Wren a "triché" pour construire la cathédrale Saint-Paul à Londres, triché pour imposer les plans qu'on lui avait refusés, et triché pour faire croire que l'église était plus imposante qu'elle n'était en réalité et que la coupole était en fait la superposition de trois coupoles, mais de l'extérieur on n'y voit que du feu !

Écrit par : Lucy | 04/02/2016

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Peut-être que c'est gentil, un serpent, hein, on peut pas savoir... Puis vaut mieux pas le savoir non plus !

Écrit par : Sergio | 04/02/2016

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Lucy,je n'avais pas vu vos deux premières photos du Bernin (Daphné etApollon). C'est extra car c'est justement sur cette sculpture que je réponds à votre question : "Vous n'aimez pas Bernin ?"
Parfois nous posons les commentaires en même temps et un des deux reste non lu !

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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Mais si je ne les ai pas vues, pourquoi ai-je écrit "hum...". Je crois que c'est parce que j'étais encore dans l'échange avec Chiara sous le fil précédent à propos des mots et de Susan Sontag. C'est vrai que ça part un peu dans tous les sens et voilà maintenant ce détail du pied et du serpent qui aurait ravi Daniel Arasse...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

Lucy votre pinacothèque vaut de l'or. Caravage, bien sûr, et la queue du Serpent fait frémir d'émotion. J'aime Caravage, et souvent ses personnages sont pieds nus, orteils retournés, doigts en éventail. Tout l'inverse des pieds rosés et mignons des anges de la Renaissance. Votre prochain chef-d'oeuvre, Sergio, une efflorescence de pieds, Lucy, Christiane,Chiara fournissent les morceaux, je fournirai les mots.
Nous devrions nous inquiéter, J.C. n'a pas donné de nouvelles, est-il arrivé à Rome ? Pourvu que Paul Edel ne l'ai pas entraîné dans une trattoria, ah la la Vite envoyons des ondes vers les Madones, qu'elles le ramènent dans le droit chemin, au moins vers le ...Baldaquin
Lucy, sortez vite quelqu'autre merveille de votre collection personnelle...
Sergio, votre beauté'sans-nom a simplement le cou un peu raide ..

Écrit par : lola | 05/02/2016

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" J'aime la sobriété des abbayes cisterciennes, les murs nus, les vitraux de grisaille."

Zut, j'allais vous emmener visiter le baroque Espagnol et portugais. Bon c'est raté alors, parce que, comme diraient les jeunes "ça pique les yeux !". J'eus pourtant comme professeur principal le spécialiste de l'art baroque espagnol, portugais et Américain du sud d'alors, un temps conservateur en chef de Versailles. Un grand monsieur, un grand professeur.

Si vous aimez la sobriété Christiane ( je l'apprécie aussi ), je ne doute pas que vous aimiez Notre-Dame du Haut de Ronchamp. Là-haut se passe quelque chose.

Écrit par : Chiara | 05/02/2016

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et sud-américain trommel truc !

Écrit par : Chiara | 05/02/2016

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Chiara,
vous écrivez " je ne doute pas que vous aimiez Notre-Dame du Haut de Ronchamp. Là-haut se passe quelque chose."
J'avais un ami... qui me donna le goût de ce lieu par des photos très belles. C'était comme un Brancusi dans l’œil de cet étrange Le Corbusier.
Quant au baroque... pas d'allergie. je suis restée dans ces églises à comprendre ce qui en moi refusait et ce qui me parlait. Les abbayes cisterciennes sont une part de mes préférences mais leur austérité très pascalienne est parfois oppressante.
Je suis un peu caméléon. J'aime perdre mes repères par empathie. Une façon de voyager en l'autre. Ça aère !
Vos photos sont passionnantes parce qu'elles sont comme l’œil de l'enfant, elles ciblent un détail et là , quelle aventure...
A Harlem, devant une toile de Frans Hals, j'ai oublié le XVIe siècle. La touche était tellement surprenante, tellement en avance sur son temps. Coups de pinceaux puissants et marqués. Monet et Manet ont été subjugués...
Alors, offrez toutes ces images. Je ferai mon chemin.

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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"J'aime la sobriété des abbayes cisterciennes, les murs nus, les vitraux de grisaille". Christiane venez en Berry voir l'abbaye de Noirlac !

http://www.route-jacques-coeur.org/imginc/ph-noirlac4.jpg

Chiara, j'ai le souvenir d'avoir visité au Brésil il y a très, très, très longtemps à Bahia une église rococoquissime entièrement recouverte de feuilles d'or (église du couvent Saint-François ?)

http://img1.svstatic.com/salvador-de-bahia/salvador-de-bahia-eglise-saint-francois-autel-credits-photo-violinha-flickr_3857_wide.jpg

(ce n'est pas pour vous Christiane !) dont on nous avait dit qu'elle avait été recouverte de mortier et que l'on avait découvert les dorures à l'occasion de travaux électriques, mais je crois que notre guide occasionnel* avait confondu avec la façade de l'église du tiers ordre St François.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_historique_de_Salvador_de_Bahia#.C3.89glise_du_Tiers-Ordre_de_Saint-Fran.C3.A7ois

* il n'y avait pas à l'époque tous les voyages organisés par les tour operators ni les villages "club med" et nous étions quasiment les seuls touristes à Bahia, mon mari et moi (les autres étaient à Copacabana), propulsés au Brésil parce qu'il avait gagné un voyage en .....Concorde !!! Charge à nous de nous débrouiller sur place ce qui a entraîné quelques aventures cocasses.

Écrit par : Lucy | 05/02/2016

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l'abbaye de Noirlac
Belle lumière et quelle envolée...
La voûte du dortoir des Convers comme une coque de bateau, renversée...
Je viens de m'y promener !
http://www.opsine.eu/visite-noirlac/
Pour les deux autres documents...

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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l'abbaye de Noirlac
Belle lumière et quelle envolée...
La voûte du dortoir des Convers comme une coque de bateau, renversée...
Je viens de m'y promener !
http://www.opsine.eu/visite-noirlac/
Pour les deux autres documents...

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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A propos du contraste choquant entre la richesse de l'église et la pauvreté pronée par François d'Assise :
"Même si la somptuosité était une caractéristique commune des églises baroques, l'extraordinaire richesse de l'église a soulevé des questions dès le début. Au XVIIIe siècle, l'église a été visitée par des capucins italiens, qui étaient outrés avec une telle ostentation, et rédigé un document dans lequel ils ont déploré les abus et les demandes constantes pour l'aumône par les frères pour compléter le décor. Au XIXe siècle des franciscains allemands ont également protesté, affirmant qu'il fallait éliminer tout l'or des églises, sauf dans un appareil liturgique et le tabernacle du Saint-Sacrement , mais la mesure n'a pas été acceptée" (d'après wiki en portugais)

et ici :
http://www.istoe.com.br/reportagens/44502_POBREZA+PRECIOSA

avec un clic droit (désolée pour ceux qui n'ont pas le clic) vous pouvez obtenir la traduction !

Écrit par : Lucy | 05/02/2016

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Merci pour les photographies Lucy !
Heureusement, votre troisième lien replace ce luxe "outrancier" dans son époque en rappelant notamment le rôle du Concile de Trente qui avait ouvert la voie au baroque.

Et quand on pense que Sergio rechigne à faire toutes les dorures minuscules de la place Stanislas ... de la mauvaise volonté épicétou.

Écrit par : Chiara | 05/02/2016

Photos absolument somptueuses; j'aimerais prendre des leçons avec vous; avec mon nouveau PC , tout est riquiqui.....
Le baroque a horreur du vide, et lorsque l'église est immense, j'étouffe un peu, le luxe, l'or, les anges, les torsades..ces artistes étaient un peu fous.

Si vous avez jeté un oeil sur la RdL ce matin, c'est un régal. Très bonnes nouvelles de J.C qui ,c'est évident, n'a pas rencontré PaulEdel mais a affùté sa plume, de la plus belle façon.Un ex:
"Casanova était bisexuel, ayant un sens aigu de l'opportunité. Il avait en outre, lorsque la victime le méritait , une capacité d'enthousiasme proche de la kalachnikov de banlieue...disons largement supérieure aux possibilités du capucin de base."
C'est comme ça qu'on vous aime,J.C un grand styliste-ironiste.

Écrit par : lola | 05/02/2016

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Oui Lola, j'apprécie aussi beaucoup JC.... et son humour décapant, mais il ne faut peut-être pas le dire trop fort....

Il y a une autre photo que j'aimerais beaucoup vous montrer, trois chérubins endormis l'un contre l'autre sur une table ronde à la Galerie Borghèse, on les croquerait, mais je ne trouve pas de photo qui me convienne, ou il faudrait que j'exporte les miennes.... et je n'ai pas envie qu'elles traînent n'importe où.

Je ne sais pas combien de fois je suis allée à Rome, mais pour la première fois j'ai découvert le magnifique escalier du Vatican :

http://www.camille-gh.com/wp-content/uploads/IMGP0457bl.jpg

http://previews.123rf.com/images/Baloncici/Baloncici1405/Baloncici140500069/28051715-ROME-ITALIE-OCTOBRE-26-Chambres-doubles-Helix-escalier-du-Vatican-le-26-octobre-2009-le-Bramante-Esc-Banque-d'images.jpg

parce que jusqu'à présent je sortais toujours par la chapelle Sixtine, ce qu'on ne peut plus faire à présent (sécurité oblige, il y a des portiques comme ceux des aéroports pour entrer à Saint-Pierre et dans les églises comme Santa Maria Maggiore), on sort donc du même côté que l'entrée mais en prenant un escalier différent.

Écrit par : Lucy | 05/02/2016

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et sud-américain trommel truc !
Écrit par : Chiara | 05/02/2016

Depuis six cents ans que j'y réfléchis, je n'arrive pas à comprendre pourquoi les blogs ne disposent pas de cette fameuse fonction "edit" (pour corriger, rajouter etc.), même celui de Clopine qui a l'air ultra-moderne, alors que le moindre forum technique l'a en hifi et en stéréo, voire avec des dorures ; cela reste vraiment un mystère...

Écrit par : Sergio | 05/02/2016

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J'ai enfin trouvé mes chérubins, il suffisait de chercher en italien avec le mot magique "putti"

https://d3dupjkkwlat3o.cloudfront.net/528281015128/6974033/780w?1411079996

par Alessandro Algardi

Écrit par : Lucy | 05/02/2016

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Ah mais la fonction édit existe sur certains blogs vraiment basiques comme blogspot Sergio.
Je me demande si on ne peut importer cette fonction avec des dorures XVII et XVIII °...vais regarder.

Écrit par : chiara | 05/02/2016

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Beaucoup apprécié la spirale de l'escalier et les putti endormis.
Vous êtes un sacré photographe, Lucy.
Vous semblez en ces lieux préférer les images aux mots. C'est reposant, l'art.
Pourtant, ce sont des mots qui me donnent cette paix en cette heure lente :
"L"Arno et son estuaire, et le regarder entrer en grande inaltérable paix dans la mer, et plus tard, dans le couchant, et enfin dans la nuit, aussi limpide que ses eaux copiant le silence des étoiles. En barque, au centre du courant, le regard au niveau des rives heureuses et de leurs perspectives de prairies de bois de pins maritimes, de villas médicéennes (le domaine royal de San Rossore), le regard concilié, sollicité, conquis par la nature la plus magnifique et douce et courtisane, allait chercher loin les cassures bleues puis mauves, puis violettes et orangées des monts pisans, tandis que coulaient fraîchement sur le front du rameur au repos le souffle et les odeurs de toutes les vallées toscanes..."
Cette lettre d'Italie m'enchante et ce fleuve prend possession de mes rêveries, durablement. Valéry Larbaud y peint avec des mots... ces langueurs qui nous viennent de l'endormissement.
Mais vos photos sont une merveille.
J'ai refermé le livre de Ph. Claudel. Quel courageux face à face avec la vieillesse et la mort... Un sommet : la rencontre rituelle de deux absences : sa mère, muette dans son fauteuil roulant, lui luttant contre le désir d'accélérer le temps de la visite. Un amour déchiré, râpe, ténu dont on sent que le fil fragile va casser et renvoyer ces deux-là, l'un du côté des survivants l'autre dans le royaume des morts. Quant à l'ami qui hante ces pages, comme P.C. a dû frissonner quand il s'est trouvé séparé de lui par l'irréversible.
Vous êtes chic toutes les deux, tissant un dialogue mystérieux venu d'ailleurs. JC n'y est pas oublié mais la RDL... joker !

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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blogspot
Écrit par : chiara | 05/02/2016

Je savais pas ; c'est encore plus curieux que les autres ne le fassent pas. En revanche, en dehors de quelques crises qui ne dépassent jusqu'à maintenant jamais quelques semaines, on est pratiquement exempt de captcha, ce qui n'est quand même pas un mal ; pourvu que ça dure comme disait Laetitia...

Écrit par : Sergio | 05/02/2016

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Capcha on l'utilise pour faire fuir les commentateurs Sergio...Quand ils ont tenté 18 interprétations du truc illisible ils renoncent.

Rien de concluant pour l'"edit", juste des prothèses externes. Dommage.

Écrit par : chiara | 05/02/2016

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Oui c'est horrible ; ceux d'ici sont bons, dans les trois chiffres bien imprimés, bien affichés ; et on l'a pas vu depuis un an. Mais j'en ai rencontré, je me suis demandé si j'allais pas essayer le machin pour les sourds, ou les aveugles, enfin je sais plus trop...

Écrit par : Sergio | 05/02/2016

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Mais de quoi parlez-vous Chiara et Sergio ? C'est quoi le machin pour les sourd ou les aveugles ? et les prothèses externes ? Capcha ou chapka, ça vous a un air de froid russe avec troïka et clochers dorés sous la neige...
Bon, je retourne à mes livres. Le son annonçant l'arrivée d'un commentaire sur Ameyerling m'avait arrachée au silence du livre.

Écrit par : christiane | 05/02/2016

Sergio désolée mais amusée : sur la RdL j'ai posté un message bien senti -qui ne sent pas la rose- pour Monsieur Verdoux qui déjà plusieurs fois a posté sa harangue contre les vieilles mémères pourries du blog à Sergio. Comme je ne suis ni ne me sens Vieille Mémère, pas plus pas moins que Christiane, Chiara ou Lucy, j'ai eu envie de lui clouer le bec, sinistre individu qui sans un gramme d'humour dépose ses crottes dépourvues d'intelligence sur les trottoirs de la RdL.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Mes excuses aux pieds de la statue du jour.

Écrit par : lola | 05/02/2016

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Lola, j'adore quand la moutarde vous monte au nez ! Oui, le blog à P.Assouline est rongé par ce genre de vermine. Seul lui, pourrait faire passer une sanisette mais il s'en moque, pris par une vie passionnante, tourbillonnante, oublieuse, ailleurs, bien loin d'ici.
A remarquer quand même que ce corbeau aime venir lire ici les commentaires "des mémères" et même les citer. La RDL ne lui suffit donc pas ?
Vous soulignez la qualité des billets de P.Assouline. Oui.
C'est étrange ce monde d'internet où certains, dont ce corbeau, ne sont attirés que par la possibilité de jouer les sangsues pour critiquer très superficiellement, du reste, sans arguments... des intervenants inconnus. Comment sont-ils dans la réalité ? L’œil au trou de la serrure, affairés à voir sans être vus. Tristes sires...

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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"C'est reposant, l'art." (Christiane)
Pas évident d'adhérer à ce point de vue. Pas évident du tout ... Le pinceau en main, la glaise à triturer, à l'écrit les phrases qui se dérobent dans leurs voiles, toujours hostiles, toujours moqueuses, toujours distantes, innocentes aux yeux clairs qui ne seront jamais vos soumises ... Où est le repos ? pour le voyeur, le lecteur, le client, peut être... Okay !

Écrit par : JC..... | 05/02/2016

Je ne me souviens plus du com. que j'ai posté à Monsieur Verdoux mais voici ce que j'ai posté au garçon qu'on appelle monsieur 17h44 17h46 17h48 17h51 17h52 ;
" Keep yourself your wee wee containers closed. Get away; you stink in one thousand miles. Good and flavoured journey.Bye"
"Gardez vous-même vos pots de chambre ( wee wee/pipi) bien fermés. Décampez, vous empestez à mille miles à la ronde; bon voyage parfumé;bye"

Écrit par : lola | 05/02/2016

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La mobilisation n'est pas la guerre ! D'un autre côté pour le sang impur c'est le jour y a personne dans les sillons... On a au moins une division blindée de moissonneuses-batteuses sur la place Stan !

Écrit par : Sergio | 05/02/2016

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Ah, bonsoir, JC.
Vous posez les bonnes questions à ce propos.
Je pensais à cette immobilité tranquille devant une toile, une photo, une sculpture qui nous ravit (le verbe n'est pas trop fort, on embarque...). Même glissement dans un livre aimé ou dans l'attention portée à une musique. Juste elle, pas une musique de fond, non, une musique choisie que l'on écoute avec tout son corps à l'arrêt comme un chat qui suit les déplacements d'une souris.
Cela est reposant car nous déleste de la diabolique machine intérieure, celle qui redonne à volonté des souvenirs et des regrets, des nostalgies et des colères. C'est comme ce fleuve saisi au mot par V.Larbaud. Grande puissance claire et paisible qui nous entraine ailleurs, dans ce monde irréel où l'artiste a créé.
Heureuse de vous lire. En cadeau une phrase que je viens de lire : "Ce qui nous attirait le plus, c'était l'air froid de la cave, un souffle qui nous rafraîchissait au printemps et en été. nous aimions bien aussi les barreaux avec les toiles d'araignées, l'obscurité et le grillage épais qui, rougi par la rouille, s'enroulait de mon côté et aussi du côté de Lila, créant deux fentes parallèles par lesquelles nous pouvions lâcher des cailloux dans le noir, et écouter le bruit qu'ils faisaient en touchant terre. en ce temps-là, tout était beau et inquiétant..."
Tu vois, JC, j'y suis, assise près du soupirail entre ces deux gamines...

Écrit par : christiane | 05/02/2016

Je viens de retrouver le co. que j'ai posté pour Monsieur Verdoux, des fois qu'on l'effacerait! Il va sans dire que je m'amuse. J'aurais pu être plus cinglante,ms j'avais écrit vite.
@Monsieur Verdoux 16h23: je suis l'une des Mémères qont vous parlez. Votre grossièreté, votre vulgarité vous tiennent lieu de style. Si vous lisez le blog de Sergio et si les Mémères vous y amusent, venez donc déposer là-bas vos crottes de chien,vous y serez reçu à bras ouverts, vous pourrez le vérifier. Que la RdL soit devenu un trottoir-dépotoir par le fait de gens comme vous est regrettable car les billets de Pierre Assouline ne méritent pas cela. Apportez un grand rouleau de papier-toilette, il y aura sûrement beaucoup d'étrons à essyuer et les Mémères dont vous ignorez tout ne veulent pas se salir les mains. Apportez aussi slip et pantalon de rechange, il semblerait que la couche de saletés soit importante"

Ce n'est pas la 1° fois que lui ou son semblable traite les femmes du blog de vieilles mémères gâteuses; alors, il faut foncer.La RdL acceptant tout et n'importe quoi , c'est insultes à gogo. Rassurez-vous Sergio, je suis une femme adorable, à la voix d'or, dit-on, et je n'ai nullement l'intention de transformer Amayerling en champ de ruines! Pour moi, cut.Je vais au restaurant, bonne soirée. Vive l'art, le Baroque et l'humour. Champagne!

Écrit par : lola | 05/02/2016

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Ben faut faire déminer par les prisonniers... Après ils ont mauvaise mine !

Écrit par : Sergio | 05/02/2016

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Les fois, rares fois, où je me suis aventuré dans des territoires de création qui ne m'étaient pas familiers, disons ceux où la logique était, devait être, domptée j'en ai bavé comme un prisonnier libéré : c'est ce que je voulais dire, tu comprends ?

Écrit par : JC..... | 05/02/2016

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oui, je comprends, JC, C'est comme plonger dans l'eau en sachant juste un peu nager...

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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C'est le problème... On cherche du nouveau, de nouveaux sujets, de nouvelles manières, méthodes, et comme le passé est toujours doré, on se souvient du jour où "ça marchait bien" ; c'était pas faux, du reste, mais ayant moins de recul on s'émerveillait plus...

Écrit par : Sergio | 05/02/2016

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Ah, s'émerveiller... ça arrive encore... fulgurant comme une aurore boréale dans le noir de l'encre ou de l'écran.

Écrit par : christiane | 05/02/2016

Avant de sortir, ce petit texte, qui va comme un gant à la statue sans nom de Sergio . Il fait partie du catalogue de l'exposition de Paul de Pignol du 28 janv au 12 mars ,intitulée "Incarnations" (gal. Fred Lanzenberg Bruxelles ) texte de Zoe Balthus.
"Splendides tragédiennes, femmes insomnieuses, filles des meurtrissures séculaires, érigées dans la lumière, d'une beauté sans visage, sauvage et parfois menaçante...
Apparitions victorieuses pourtant, aux allures de Parques, aux ventres bombés, hanches généreuses, porteuses de vie et d'espérance, cernées de ténèbres irrémédiables, adversaires implacables de la résurrection. Ces dames bruissent, elles chuchotent, certaines chantent, rient ou soupirent, quand d' autres pleurent et expirent dans le noir. Chacune appelle et s'exprime en langage pur et majestueux, ancré dans les tréfonds de l'être, qui se rapproche de la vérité la plus crue, l'émotion même, proche de l'agonie ou de la jouissance parfois."
[superbe ...mais D.R.]

Écrit par : lola | 05/02/2016

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Christiane, réponse en image, le fameux "plongeur" de Paestum 'della tomba del tuffatore' :

http://ekladata.com/RE7ml4z7SrVxy42QMRZJrONbYVM.jpg

et si vous voulez des explications métaphysiques c'est ici :
http://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1979_num_196_1_6885

Écrit par : Lucy | 05/02/2016

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C'est un grand bonheur, Lucy, de voir que tu n'as pas oublié cet échange sur ce beau livre de P.Quignard "Boutès". La méditation de Pierre Somville est passionnante. Ce plongeon pour passer de la vie à la vie par la mort est à l'amble de ce que j'écrivais à Sergio il y a peu de temps, ici. Plonger tout en sachant qu'on ne sait pas tout à fait nager. Un risque que nous trouvons à chaque choix important de notre vie. Cette photo est parfaite, juste de la grandeur de mon écran. passant presque la main dessus je sens la pierre palpiter.
Il y a ce soir une douceur étrange ici. Douceur qui me fait toucher du doigt deux absents...
Bon, je vais écouter Greco sur France Inter. C'est sa soirée anniversaire retransmise en direct de l'auditorium du Louvre. Cette femme m'impressionne, libre, élégante, sensuelle, rebelle, toute pétrie des années après-guerre de Saint-Germain des Près. Et ses amis vivants ou morts comme un cocon de tendresse.
Merci, Lucy, d'être vous.

Écrit par : christiane | 05/02/2016

Magnifiques textes, Christiane , dont celui de Larbaud
"lettre d'Italie" Allia petite collection. Toujours en petite collection allia Hans Bellmer 1957 " petite anatomie de l'image" dont est tirée cette phrase .....
"Un pied féminin, par ex, n'est réel que si le désir ne le prend pas fatalement pour un pied"
à méditer tout le Week-end......lundi je vous parlerai de Bellmer et du pied chez Tanizaki.
µµtiens, on sonne ...µµµµµ !!!!

Écrit par : lola | 05/02/2016

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C'est la fête ce soir ! Oui, ce petit "Allia" est un vrai trésor. Et ne connaissant pas celui de Hans Bellmer j'ai hâte de votre cadeau-mots. Ses poupées me fascinent.
J'écoute les amis de Greco sans pouvoir renoncer à la lecture de mon livre si étrange, si envoûtant "L'amie prodigieuse" d'Elena Ferrante traduit de l'italien par Elsa Damien. (Gallimard - coll. du monde entier)
Alors je suis double, avançant sur deux rythmes, privilégiant tour à tour la radio ou le livre... Puis l'émission de radio sera terminée et il restera le livre et la nuit. J'avancerai et je sais déjà que je relirai les pages un peu volées à un temps double.
Belle soirée avec tes amis.

Écrit par : christiane | 05/02/2016

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"On a au moins une division blindée de moissonneuses-batteuses sur la place Stan !"

Han, quoi, qu'est-ce, Lola, Sergio, la guerre ?! On nous a déclaré la guerre par blogs interposés ? Ca existe les guerres de blogs ? Le clash of clans des littérateurs ! Va y avoir du sang ? des blessés ? On a une stratégie ou bien ?

Je suis nulle en jeu de guerre mais attention, les autres ont du lourd ! une madame V. qui connait tous les trucs comme la lettre anonyme de dénonciation du voisin avec ses coordonnées aux autorités occupantes ! y a des traditions comme ça, elles restent.

Bon je vais faire cantinière, je vois que ça : à midi ce sera gyosa pour tous ... et champagne pour trinquer avec Lola la plus pétillante des jeunes femmes. Sergio vous matez les blindés, on vous fait confiance !

Sur ce retour à la vraie vie : café croissant sur la place du village, au soleil, avec le journal. Belle journée à toutes et tous, laissons les tristes sires à leur vanité.

Écrit par : Chiara | 06/02/2016

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On sonne ! J'entend la cloche au grand portail... j'y cours : deux types d'une secte évangélique qui me regardent comme Mao Zedong regardait un poisson à Beijing... "On le pourrit par la tête, ou par le cul, ce maquereau ?"

Je décide de brouiller les cartes, d'empoisonner leur data base bien à jour, de réveiller ce qu'ils ont de pire en eux-mêmes, enfoui sous l'ancien Testament, ou sous le Nouveau... J'attaque...

Oui, je suis bien un ancien proxénète vivant de ses rentes ayant conservé une fonction éducatrice auprès de la jeunesse lubrique, prête à leur consentir de gratuites saillies. Non, je ne crois pas en Dieu, qu'est ce que c'est que cette invention, Dieu !? Vous y croyez vous ? Mais c'est idiot de croire un truc pareil !

Ils faiblissent, s'observent, s'inquiètent... vont ils enfin douter ?!

Je me lasse. Prendre congé ... vite... on n'ira pas loin avec ces brebis là ! on se quitte rapidement.

Je leur souhaite de bien réfléchir, eux mêmes, avant d'inviter les autres à le faire !

Écrit par : JC..... | 06/02/2016

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Une énigme double (puisque que nous sommes bipèdes ) pour Lola et Lucy : Le modèle rouge de Magritte :
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cLjzM5/r6rKo4q

Écrit par : christiane | 06/02/2016

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deux types d'une secte évangélique qui me regardent comme Mao Zedong regardait un poisson à Beijing... "On le pourrit par la tête, ou par le cul, ce maquereau ?"
Écrit par : JC..... | 06/02/2016

Oui mais justement normalement c'est binaire y a le méchant le gentil, çui qui parle çui qui regarde, celui qui donne le calendrier celui qu'encaisse le pognon... Celui-là il a un sac c'est pas dur !

Écrit par : Sergio | 06/02/2016

Une autre énigme pour Chiara et JC :
" - Le S.A.M.U. arrive, Padovani.
J'étais triste, triste, triste ! Triste pour tout et tous. Une feuille dégringolant de son arbre, à ce moment précis, m'aurait fait fondre en larmes.
- Monsieur le Divisionnaire ?
- Oui ?
- Quand j'étais petit garçon, j'avais un chapeau de Davy Crockett.
- Oui.
Je les vis échanger un regard.
Une dans la cuisse, l'autre dans les côtes. trois fois rien. Je m'en sortirai. comme d'habitude.
A moins que je ne crève sur la table d'opération...
- Monsieur le Divisionnaire ?
- Ménagez-vous, Padovani.
- La souris...
- La souris ? Quelle souris ? Où ?
- Oui, la souris de la comptine ! Pourquoi était-elle verte, cette foutue souris ?"
Bien sûr monsieur le Divisionnaire n'a pas pu répondre au commissaire Padovani, ce foutu flic, d'abord parce que malicieusement Frédéric H. Fajardie a écrit sous cette drenière ligne de ce beau polar "Polichinelle mouillé", le mot FIN, ensuite parce que nul n'a jamais pu répondre à cette question : pourquoi la souris était verte ? Bien sûr elle courait dans l'herbe mais ce n'est pas une raison suffisante...
Ah, un indice. Ça se passe dans le métro, à la station bel-Air. En attendant la rame, "Quentin observe les traverses jonchées de détritus : mégots, tickets, vieux paquets de Malboro, boîtes d'allumettes, papiers argentés de chewing-gum, feuilles de marronniers arrachées par le vent aux arbres de l'avenue, canette de bière éclatée... il allait même se laisser reprendre par ses rêveries lorsqu'il aperçut au bord des rails, une toute petite souris qui, après avoir trottiné pendant un mètre ou deux, semblait hésiter sur la conduite à tenir.
Schizothymique, il fut pris d'une subite et grande tendresse à l'endroit du petit rongeur qu'il imagina immédiatement à son image : seul au monde, abandonné, terrorisé par des périls à venir..."
Ça c'est le début de ce roman noir si lumineux. Et puis, ce commissaire Padovani, je ne m'en lasse pas !

Quentin, les ados s'en moquent en l'appelant "Polichinelle mouillé"

Écrit par : christiane | 06/02/2016

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vous matez les blindés, on vous fait confiance !
Écrit par : Chiara | 06/02/2016

Oui mais avec un sandwich ! Comme Nabulione qui planquait le sien derrière son dos en regardant passer sa squelettique armée à tous les sens du terme du côté de la Bérézina (Bérésina selon Ferdine)...

(Dessin de Lauzier)

Écrit par : Sergio | 06/02/2016

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Ça ce n'est pas du Lauzier mais quelle "Bérésina" ! Céline - "Voyage au bout de la nuit" :
"Sous ce regard d’opprobre, le messager vacillant se remit au « garde-à-vous », les petits doigts sur la couture du pantalon, comme il se doit dans ces cas-là. Il oscillait ainsi, raidi, sur le talus, la transpiration lui coulant le long de la jugulaire, et ses mâchoires tremblaient si fort qu’il en poussait des petits cris avortés, tel un petit chien qui rêve. On ne pouvait démêler s’il voulait nous parler ou bien s’il pleurait.
Nos Allemands accroupis au fin bout de la route venaient justement de changer d’instrument. C’est à la mitrailleuse qu’ils poursuivaient à présent leurs sottises ; ils en craquaient comme de gros paquets d’allumettes et tout autour de nous venaient voler des essaims de balles rageuses, pointilleuses comme des guêpes.
L’homme arriva tout de même à sortir de sa bouche quelque chose d’articulé.
« Le maréchal des logis Barousse vient d’être tué, mon colonel, qu’il dit tout d’un trait.
— Et alors ?
— Il a été tué en allant chercher le fourgon à pain sur la route des Étrapes, mon colonel !
— Et alors ?
— Il a été éclaté par un obus !
— Et alors, nom de Dieu !
— Et voilà ! Mon colonel…
— C’est tout ?
— Oui, c’est tout, mon colonel.
— Et le pain ? » demanda le colonel.
Ce fut la fin de ce dialogue parce que je me souviens bien qu’il a eu le temps de dire tout juste : « Et le pain ? » Et puis ce fut tout. Après ça, rien que du feu et puis du bruit avec. Mais alors un de ces bruits comme on ne croirait jamais qu’il en existe. On en a eu tellement plein les yeux, les oreilles, le nez, la bouche, tout de suite, du bruit, que je croyais bien que c’était fini ; que j’étais devenu du feu et du bruit moi-même.
Et puis non, le feu est parti, le bruit est resté longtemps dans ma tête, et puis les bras et les jambes qui tremblaient comme si quelqu’un vous les secouait de par-derrière. Ils avaient l’air de me quitter et puis ils me sont restés quand même mes membres. Dans la fumée qui piqua les yeux encore pendant longtemps, l’odeur pointue de la poudre et du soufre nous restait comme pour tuer les punaises et les puces de la terre entière.
Tout de suite après ça, j’ai pensé au maréchal des logis Barousse qui venait d’éclater comme l’autre nous l’avait appris. C’était une bonne nouvelle. Tant mieux l que je pensais tout de suite ainsi : « C’est une bien grande charogne en moins dans le régiment ! » Il avait voulu me faire passer au Conseil pour une boîte de conserve. « Chacun sa guerre ! » que je me dis. De ce côté-là, faut en convenir, de temps en temps, elle avait l’air de servir à quelque chose la guerre ! J’en connaissais bien encore trois ou quatre dans le régiment, de sacrés ordures que j’aurais aidés bien volontiers à trouver un obus comme Barousse.
Quant au colonel, lui, je ne lui voulais pas de mal. Lui pourtant aussi il était mort. Je ne le vis plus, tout d’abord. C’est qu’il avait été déporté sur le talus, allongé sur le flanc par l’explosion et projeté jusque dans les bras du cavalier à pied, le messager, fini lui aussi. Ils s’embrassaient tous les deux pour le moment et pour toujours. Mais le cavalier n’avait plus sa tête, rien qu’ une ouverture au-dessus du cou, avec du sang dedans qui mijotait en glouglous comme de la confiture dans la marmite. Le colonel avait son ventre ouvert, il en faisait une sale grimace. Ça avait dû lui faire du mal ce coup-là au moment où c’était arrivé. Tant pis pour lui ! S'il était parti dès les premières balles, ça ne lui serait pas arrivé.
Toutes ces viandes saignaient énormément ensemble.
Des obus éclataient encore à la droite et à la gauche de la scène.
J’ai quitté ces lieux sans insister, joliment heureux d’avoir un aussi beau prétexte pour foutre le camp. J’en chantonnais même un brin, en titubant, comme quand on a fini une bonne partie de canotage et qu’on a les jambes un peu drôles. « un seul obus », que je me disais. « Ah ! dis donc ! que je me répétais tout le temps. Ah ! dis donc !… »

Quel regard sur la guerre...

Écrit par : christiane | 06/02/2016

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La souris verte*

D'après la psychothérapeute Marie-Claire Bruley dans son livre « Au bonheur des Comptines » :

"Le pouvoir de la comptine est d’accoucher de personnages hauts en couleurs et défiant eux aussi, par leur aspect physique ou par l’activité dans laquelle ils sont, le bon sens et la raison. […] Le côté incongru de ces formulettes tient en partie des inventions touchant à la perception de ce qui nous est de plus personnel, l’image du corps. Celle-ci constitue pour l’enfant l’enracinement même de son sentiment identitaire. C’est bien la façon dont il perçoit son propre corps qui l’assure de la réalité de la personne qu’il est. Quand ces petits textes […] décrivent la métamorphose d’une souris, verte de surcroît, en un escargot tout chaud, ils touchent à un rapport très intime que chacun entretient avec son propre corps. L’aspect fantastique qui s’en dégage alors naît d’un sentiment d’étrangeté déstabilisant le ressenti corporel habituel. Paradoxalement, ces comptines sont parmi les plus populaires et les mieux connues : ceci confirme l’hypothèse selon laquelle les enfants recherchent dans cette petite forme littéraire l’imagination la plus farfelue, les expériences les plus extrêmes. Il faut sans doute imaginer, jusque dans la démesure et dans l’absurde, pour s’enraciner avec profondeur et de façon paisible dans le sentiment que l’on est bien chez soi."

Personnellement je ne me souviens pas m'être posé des questions à propos de la couleur de la souris, cela faisait partie des choses étranges (mais drôles) comme les ogres, les fées, les formules magiques.... toutes ces choses qui se passent dans le pays où l'on n'arrive jamais...

* je ne suis pas sûre que ça marche pour le "modèle rouge"

Écrit par : Lucy | 06/02/2016

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Connaissez-vous le "gang des souris vertes" ?

"Le surnom du gang vient du procédé utilisé pour empêcher que les billets de banque, volés dans des caisses de transport de fonds, ne soient rendus inutilisables par la cartouche de sécurité censée les imprégner d'encre indélébile en cas de vol. Afin d'isoler les billets de l'encre antivol, les malfaiteurs faisaient pénétrer de l'huile dans les mallettes, en les entrouvrant à l'aide d'une pince-monseigneur, avant de les forcer complètement. L'explosion avait bien lieu mais sans conséquence sur les billets, qu'il ne leur restait plus qu'à laver à l'eau chaude et sécher sur des fils à linge, accrochés à des épinglettes. Le nettoyage des billets ainsi volés vaut au gang d'être un temps connu sous le nom de « gang des lessiveurs ». Cependant, la procédure de « lessivage » impliquant de tremper successivement les billets dans de l'huile puis de l'eau, ce groupe est resté plus connu sous le nom de « gang des souris vertes » en référence à la comptine enfantine éponyme dont les paroles sont notamment : « trempez-la dans l'huile, trempez-la dans l'eau ». (wiki)

Personne n'a précisé si les billets se sont ensuite transformés en escargots...

Écrit par : Lucy | 06/02/2016

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Comme c'est intéressant cette approche, Lucy ! et comme Fajardie est subtil quand il fait venir du lointain des terres de l'enfance cette comptine dans le souffle d'un homme blessé, ce commissaire Padovani devenu son alter ego, dans ces polars décalés.
Un entretien paru sur le "Matricule des Anges" (excellente revue littéraire) donne à connaître un peu mieux cet homme que j'aurais aimé connaître.

pour les pieds-chaussures de Magritte, ça m'est venu en regardant cette belle photo de ce pied sur le serpent. je me souvenais de cette absence insolite et si proche présence qui a quitté ses pieds comme on quitte une enveloppe. Un être chrysalide, une sorte de papillon... Ou un être qui veut retrouver la terre sous ses pieds nus. On ne sait. c'est étrange, un peu inquiétant comme le pied de cette femme écrasant le serpent (Le Caravage ?).

Écrit par : christiane | 06/02/2016

http://www.lmda.net/din2/n_par.php?Idpa=MAT00949

Écrit par : christiane | 06/02/2016

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Il y a bien sûr le pied de l'enfant posé sur celui de sa mère mais ce petiot que peut-il face à cette bête monstrueuse ?

Écrit par : christiane | 06/02/2016

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Christiane, je pensais que les pieds-chaussures vous étaient venus à l'idée en lisant "la nuit des chats-bottés" de Fajardie ! ;o)

La femme écrasant le serpent, oui c'est le Caravage, "la Madone des palefreniers" (d'après le nom de l'église)

http://acoeurparcoeur.com/wp-content/uploads/2010/12/Caravage_Madone_des_Palefreniers.jpg

Écrit par : Lucy | 06/02/2016

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Excellent Lucy ! Je n'ai pas lu ce livre. Effectivement le tableau de Magritte pourrait en être la couverture. Je viens de lire quelques éléments sur ce polar, ça donne envie ! Merci !!!
Merci aussi pour cette belle madone qui a dû choquer les bien-pensants car c'est une femme du peuple, le gamin aussi. Caravage, fidèle comme Pasolini à ses racines.

Écrit par : christiane | 06/02/2016

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Je me souvenais plus de ce genre de développement dans le Voyage ; c'est pas rien ! Et sans la future ponctuation... Il faut dire que le Voyage est celui que je lis le moins, peut-être parce qu'on lui a seriné tout au long de sa vie de refaire des Voyage...

Et puis aussi il faut savoir que les débuts de guerre sont toujours le plus effroyable, parce que tout le monde découvre. Dans le Remarque, on trouve cette réflexion que, même in fine vers dix-huit, un vétéran (de vingt-cinq ans !) vaut à lui seul une section (trente) de recrues, lesquelles ne sont malheureusement bonnes les premiers jours qu'à se faire tuer par tout et n'importe quoi...

Écrit par : Sergio | 06/02/2016

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oui, Sergio, ce n'est pas rien... Cette guerre-là, en Syrie avec ces bombardements sur Alep, ça doit ressemblait à ça.
Les attentats aussi... Tout ce sang, ces corps explosés, enchevêtrés. Ailleurs des enfants morts posés par les marées sur des rivages si lointains, si proches avec des mères, des pères, des jeunes, des vieux.
Ici, chez toi, on louvoie entre réalité, imaginaires, avec des mots, ceux des autres et les nôtres, des photos, tes fractales... Des rires aussi. Et c'est important. C'est comme ça la vie : précaire, insolente, insouciante, légère puis grave et sombre et pas très gaie.
Mais que de belles choses, ici, pour pencher malgré tout du côté de la vie. Merci pour les portes du blog ouvertes et la maison accueillante.
Sur la RDL, notre Lola s'est trouvé un frère de lait. C'est une belle histoire... et chez Paul, Lucy raconte son Italie. C'est aussi une belle histoire.

Écrit par : christiane | 06/02/2016

Christiane, quoi, que, qu'ouïs-je ? sur la RdL ,? ces malfrats qui nous traitent de vieilles omelettes baveuses, qui pètent et pissent dans leur slip .....Il paraît, je n'ai pas vérifié que les 6 ou 7 posts du type qui disait ça, ont disparu DONC mon post est incompréhensible ! j'ai l'intention de me manifester, lundi !! "Passou" est dépassé; son blog est lamentable, c'est le pt de vue de mes amis étrangers et francophones. Si je blogue, c'est pour rire, m'éclater, apprendre plein de trucs que j'ignore, découvrir Fajardie que je ne connais pas; je n'ai pas envie de lire WGG raconter comment il a passé les CONCOURS, il y a 40 ans, ni parler de ses dîners avec le spécialiste mondial de Platon !!!!! ni des élèves qu'il drive en leçons particulières; ça empeste, tout ça !! j'ai envie de lire le post de Christiane sur les belles endormies egyptiennes; j'ai envie de raconter comment j'ai été enfermée dans le Louvre,vide, un jour de grève, et comment les gardiens ont fini au bout de 2 h par récupérer l'un de mes fils (10 ans) caché derrière le scribe accroupi et tremblant de peur !! On est vivant chez Sergio, on n'est pas des kh^^^^AAAAA gneux endormis ds le formol ! J.C. est un formidable styliste , décapant,plein de bon sens souvent " votre mari vous cogne, il est violent? au lieu de bêtement le quitter pour aller ailleurs, TUez le" On sent que J;C. adore Topor!C'est pas sur la RdL qu'on va trouver des trucs pareils... marre de ces gens qui déplient leurs parchemins ! je vais un de ces jours leur brandir les miens, avec les vôtres et on les fera cuire au milieu dans les flammes .;.. may be je vais un peu trop loin, seraient-ils si délectables ????,
A lundi; j'ai cru que les "pieds" c'était du Topor..... fine, fine, fine night

Écrit par : lola | 07/02/2016

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C'est le matin, le matin d'un dimanche, Lola.
J'avais retenu de ma glissade sur la pente des commentaires de la RDL, votre coup de gueule très tonique et une incise belle comme un matin d'enfance d'un certain PE évoquant comme un bruit de grelots de noël votre complicité. "Nous échangions nos biberons de berceau à berceau". L'image très drôle et poétique dans ce monde de brutes était là pour clouer le bec à un pisteur jaloux qui l'accusait de favoritisme dans ses choix d'intervenants. N'est-ce pas une jolie façon de fermer le bec du corbeau, qui tout confus avala son fromage et le fin renard disparut dans la forêt des commentaires un peu lourds de cet espace.
Oui, nous sommes bien ici, découvrant par l’œil de l'ami toujours plus pour comprendre que la création, l'imaginaire sont plus forts que tous les barbelés.
Topor... immense poète à l'humour grinçant. En son regard les pieds-chaussures de Magritte deviennent trace d'une douleur.
J'ai avancé dans le beau livre d'Elena Ferrante "L'amie prodigieuse". La première partie sur l'enfance est tellement réussie que je trouve un peu longue la suite sur une adolescence qui s'étire à n'en plus finir comme les jambes de ces jeunes filles rageuses et jalouses l'une de l'autre. Les garçons de Naples sont de gros benêts prompts à se bagarrer. Les filles sont plus mûres et les études au lycée un peu poussives. Lila est un très beau personnage toujours révoltée, avide d'apprendre en autodidacte. Puis je l'ai laissée avec ses chaussures de noël pour relire "Polichinelle mouillé". Quelle tendresse dans les crimes de ce vieux clown désespéré... On ne saura jamais pourquoi Padovani a soudain eu en sa mémoire la comptine de la souris verte qui lui est apparue absurde, effrayante, irrationnelle. Et ce qu'il en dit ressemble à l'histoire de Quintin, le "Polichinelle mouillé" :"Cette histoire de souris verte, je n'y crois pas une seconde. Sauf dans l'hypothèse fragile où la souris, dépressive et suicidaire car atteinte d'une longue et douloureuse maladie se soit précipitée tête la première dans un pot de Ripolin vert Irlande."
JC en frère de "lait" de Topor, c'est intéressant !

Écrit par : christiane | 07/02/2016

Ah, j'ai oublié ! j'aime beaucoup le Louvre désert et votre fils pelotonné derrière la statue du scribe accroupi. (digne de Greco portant le masque de Belphégor !)
Pour la suite de vos remarques, oui, ils sont nostalgiques de ce qu'ils auraient pu être... échardes douloureuses qui les empêchent de marcher léger. Comme l'écrit Susan Sontag dans ses carnets : "En philosophie le serpent se mord la queue ; penser, à ce qu'est penser ...
(...) vous sondez, tendrement, les limites de la pensée - ou bien vous les bousculez - ou vous les tirez vers vous - ou vous leur crachez dessus - ou vous peignez de belles frises tout autour d'elles.
Qu'est-ce que penser sans les mots ? Essayez, c'est impossible. La pensée lutte pour devenir des mots, de manière perverse (...) Les trois philosophes que j'admire le plus, Platon, Nietzsche, Wittgenstein, furent de leur propre aveu des penseurs antisystème."
Elle vole haut sans le savoir comme un moineau qui serait devenu un aigle. Cette femme me subjugue.

Écrit par : christiane | 07/02/2016

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"Qu'est-ce que penser sans les mots ? Essayez, c'est impossible." (Susan Sontag)

Faux, penser n'est pas qu'une activité humaine ! Les animaux pensent sans les mots, les végétaux pensent sans les mots eux aussi, et que dire des computers, et des machines à intelligence artificielle ?! ......

Écrit par : JC..... | 07/02/2016

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bonjour l'extra-terrestre. Alors tu es noué avec ces mondes sans mots qui courbent ce qui de l'un à l'autre chante en Baudelaire cette harmonie du soir :
"Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!..."
Enfin, l'encensoir ce n'est pas trop ta tasse de thé !
Quant aux machines... j'ai remplacé même la calculette par du calcul mental. La vie est autant onéreuse mais au moins j'ai le plaisir de l'addition à fond la caisse !
A part ça, as-tu fini de jouer au bouliste sur la RDL. Les quilles tombent à grand fracas et tu jubiles, croquemitaine !

Écrit par : christiane | 07/02/2016

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Les animaux pensent sans les mots
Écrit par : JC..... | 07/02/2016

Là faut pas exagérer y a le serpent à lunettes ! Sûr qu'il a happris par la méthode Boscher, instituteurs à Loudéac...

Écrit par : Sergio | 07/02/2016

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Je suis désolé, Sergio, la pensée n'est pas une activité limitée à une espèce particulière ... je maintiens une vision large de l'activité neuronale !
(j'entend gémir mon computer lorsque je poste sur ton blog !)

Écrit par : JC..... | 07/02/2016

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Mais je suis parfaitement d'accord ! Encore que... Ils ont peut-être des mots propres ! Dès qu'il y a modulation, il y a langage...

Sinon j'ai un bon exemple, la musica ; on peut la composer d'une première manière en laissant courir les doigts sur le clavier, un peu comme on écrit, finalement : on fait parler le subconscient et c'est comme cela que viennent de belles mélodies.

Et puis l'on peut composer en architecte, je veux un quatre cent quarante hertz (la) avec tant d'harmoniques et tant de déviations aléatoires pendant douze secondes, à la huitième je rajouterais bien un coup de trombone à la Nini Rosso : on va voir ce que cela donne ; méthode du conscient, heuristique parce que le conscient ne sait rien faire d'autre. Et c'est bien sûr la création littéraire construite, tant pour le style, d'ailleurs, que pour le développement.

Écrit par : Sergio | 07/02/2016

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ah, le serpent à lunettes devant son abécédaire avec l'ophtalmo qui note ses réponses, c'est irrésistible !!!

Écrit par : christiane | 07/02/2016

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pour Lola de la part de la souris verte !
https://www.brainpickings.org/2014/05/15/ronald-searle-cats/

Écrit par : christiane | 07/02/2016

Christiane, you are a gentle lolcat. Thanks ,mille grazie. J'avais vu (3 fois !) une expo Ronald searle à la BNF oui la BNF ...à chaque fois j'en ressortais pliée en quatre; absolument hilarant, isn't it ??

Écrit par : lola | 07/02/2016

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délicieux !

Écrit par : christiane | 07/02/2016

Chères petites souris, aujourd'hui ne c'est pas passé comme je le souhaitais; mais clap clap clap c'est à vous que je dois le "Gang". Je me suis quand même bien amusée. Je suis très sincère, qu'a à faire WGG au milieu de certains argousins, qui n'ont que la grossièreté pour bagages. J'ai promis un texte sur "les pieds" pour demain, je vais y arriver. Ensuite une éclipse; une amie malade...J'ai trouvé un texte pour la Statue de Sergio; les mots sont-ils nécessaires pour penser ?j'ai un jour rencontré un type qui travaillait sur l'intelligence des corbeaux, il y en avait plein son château...

Écrit par : lola | 07/02/2016

le petit poème est de Angèle Paoli (terres de femmes que je lis depuis longtemps et que fréquente Christiane je crois)
eclipse de seins

vérité illusoire du faux
violines pupilles diffractées
elliptiques rondeurs primaires
graines de sureau mauves à croquer
éclipses des seins croissants lunaires
aréoles du temps
dilaté .

Écrit par : lola | 07/02/2016

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Lola, pour vous, les pieds de la statue de la Liberté :

http://www.statue-de-la-liberte.com/images/Construction/Pied-de-la-statue-de-la-liberte.jpg

et le texte:

http://www.statue-de-la-liberte.com/Construction-de-la-statue-de-la-Liberte.php

Vous croyez que "ça leur fera les pieds" aux importuns ? ;o)

Écrit par : Lucy | 07/02/2016

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oui, Lola, j'apprécie la revue littéraire "Terres de femmes", Angèle Paoli et ses créations (poèmes - livres divers). Elle vit et écrit à l'écart des foules sur sa terre du Cap Corse, dans un village retiré entre mer et montagne, tout enserré par le maquis. Après des années citadines où elle exerçait le métier de Prof de littérature française et italienne, elle a choisi un retour à sa terre natale pour écrire. Son mari (ex éditeur)l'aide beaucoup et avec talent dans la mise en page des textes, liens et illustrations et dans le partage de ses lectures et écritures.
Dix ans, déjà, d'une amitié rare, si précieuse...
Ce qui est important pour elle : écrire, lire, donner la parole aux femmes mais pas seulement. Ce poème que vous citez (que je ne connaissais pas) fait lien entre nature et beauté sensuelle d'un corps de femme. Toujours cet érotisme discret à fleur de mots...
Quant au commentaire précédent, vous évoquez WGG comme un Robinson naufragé sur la RDL. Ce n'est pas faux. L'homme est irascible, péremptoire mais très profond dans ses analyses littéraires. Il revient souvent à sa blessure identitaire très présente sur son blog (Le serment du puits). Passionné de littérature allemande qu'il traduit volontiers et magnifiquement.
Souvent, il évoque son métier. Il doit être un prof exigeant mais juste et convaincu qu'il est possible d'ouvrir les élèves qui lui sont confiés à la haute littérature et à la pensée philosophique. (Quant aux réticences que vous lui avez adressées dans un com-RDL, je les partage... On s'en fout de ses diplômes.)
Enfin, Lola, vos guérillas... elles m'amusent mais que de temps perdu à entrer dans ces querelles sans intérêt... L'essentiel est la littérature, l'art sous toutes ses formes, une éthique (la vôtre est comme une flèche) et l'amitié.
J'ai vu cet après-midi un film délicat et pudique "45 ans" de A.Haigh avec C.Rampling et G.James. Les fantômes qui sont prêts à surgir dans notre passé et qui soudain font fêlure dans un couple. Peut-on être jaloux d'une morte, de la place secrète qu'elle a pris dans le cœur d'un être qui partage notre vie ?

Écrit par : christiane | 07/02/2016

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Lucy,
ce pied est extraordinaire. On regarde toujours la main brandissant le flambeau... et le texte passionnant. Je l'ai vu un soir des rives de l'Hudson, au loin. Des petites vedettes emplies de touristes tournaient autour d'elle. Sur la rive des flots battaient les piles du ponton et des oiseaux songeurs se reposaient. Je me souviens de la couleur des nuages dans le soir rose. Et d'une certaine mélancolie.
Dans le roman que je lis ce soir (L'amie Prodigieuse d'Elena Ferrante) Il y a quelques pages extraordinaires à propos d'une lettre. C'est si rare cette intuition :
"Je déchirai l'enveloppe. Cinq feuillets très denses en sortirent, je les dévorai mais ne compris presque rien de ce que je lus (...) avant d'être saisie par le contenu, ce qui me frappa fut que l'écriture de Lila contenait sa voix.. (...) Lila savait parler à travers l'écriture. (...) Cette voix sertie dans l'écriture me bouleversa et me ravit."
C'est tellement juste. Ces lignes me rappellent bien des souvenirs. Recevoir du dessin d'une écriture aimée toute une (re)connaissance avant même d'accéder au contenu du message. C'est ce qui manque, ici, sur ces blogs. Comme j'aimerais connaitre votre écriture, celle de Lola, de Sergio, de JC... Là, on ne peut pas se tromper. C'est comme de regarder longuement un dessin de Matisse, de Delacroix, de Hugo, de Michel Ange, de Degas... Un accès direct au cœur de l'autre par le geste qui a tenu la plume et a laissé sur la feuille un poids de vie, des fulgurances, des rages, des tristesses ou une grande fatigue. Et puis il y a des écritures qui mettent en alerte (celui-là ou celle-là, ment, n'est pas fiable...) et là j'hésite à répondre, à m'engager dans une correspondance. Ici, tous les mots sont calibrés par l'ordinateur. Seuls des gestes manqués (Paul Edel) peuvent rendre, embrouillant les lettres, une émotion Ou parfois et là c'est une grande chance, les mots se mettent à vibrer et on devine à quelle écriture ils pourraient correspondre. J'ai passé beaucoup de temps au musée des manuscrits. Dans les vitrines tant d'écritures. C'était bouleversant... comme ce pied de la statue de la liberté.

Écrit par : christiane | 07/02/2016

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écriture
Écrit par : christiane | 07/02/2016

C'est une grande question. J'ai très longtemps rêvé d'un Montblanc, finalement je l'ai jamais fait... Est-ce qu'on ne va pas finir par oublier l'écriture manuelle ? J'avais un oncle, très balèze scientifique, qui n'a jamais rien voulu d'autre que le porte-plume.

Et puis, quand même, je crois que vers la fin de l'adolescence on la construit, cette écriture ; on a lu quelques articles de graphologie et hop, faut pencher du bon côté, des grands paraphes, masques et bergamasques. Comme tout le monde le fait c'est pas grave ! Les graphologues devraient voir la filouterie, mais au bout d'un moment ce devient tellement naturel, ancré... C'est le caractère qui change ! La forme crée le fond... Enfin peut-être pas quand même dans ce domaine !

Écrit par : Sergio | 07/02/2016

Christiane, vos réflexions sont pertinentes et encore plus, poétiques. Je les relirai demain, à tête reposée. Vous avez sûrement et subtilement raison; pour WGG,il est exaspérant et il se tue, à rappeler toutes ses prouesses passées. Je ne le connais pas du tout mais quand il cesse de répondre aux "flèches" des Picadors, il est passionnant. Ex, ce poème en prose de Baudelaire, opposé en qq sorte à Flaubert. Il y a des gens passionnants passionnés de littérature,et c'est bien pour cela qu'on vient ici et là.
Je vais chercher le livre de E.Ferrante: je me souviens de votre "plongée" dans "Boussole"...
Je suis une pacifiste ,pas du tout mollasse. Je n'ai pas perdu mon temps;ce qui m'a épuisée ce sont les pensionnaires de la maison d'à côté qui se st tapés dessus et ont hurlé à mort; c'est une autre histoire. CUT ///

Écrit par : lola | 08/02/2016

Vrai question, Sergio, l'écriture. J'avais offert un montblanc à chacun de mes enfants...parce que je pensais... ? Quand je relis des textes que j'ai écrits, à 12/15 ans, je suis surprise,c'est un élément pour me comprendre, mieux ?? je pense que la voix et la main laissent transparaître beaucoup de nous "la forme et le fond", sont liés indissolublement, et non pas parce que la forme ornemente le fond. il faudra que vous développiez cela bientôt. Je pense à des amis céramistes; je n'aime pas le mot, je préfère ceux qui domptent le feu ,et s'y soumettent.Il y a un livre de R.Caillois sur les pierres.

Écrit par : lola | 08/02/2016

Lucy quel pied, j'ai peur qu'il ne plaise pas à Tanizaki! on verra! et le texte ....vous dénichez de ces trucs. Je ne suis jamais allée à NY, pas trouvé le temps. L'un de mes fils y avait passé 2 mois chez des NY exceptionnels ,j'avais eu droit ensuite à ses quolibets bien acérés. Si ma machoire se redresse, je prends le ...bateau. J'aime les longs voyages avec des arrivées somptueuses.J'ai vu un reportage sur NY ,intéressant: visite des nouveaux super buildings , réservés à ..."l'élite"; et l'élite se reconnaît au portemonnaie, bien sûr. L'odeur des milliards passait à travers la bouche et à travers l'écran; la vue..splendide.. Vite sous la couette en vrai duvet .

Écrit par : lola | 08/02/2016

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Les graphologues ? Cela fait penser à ces tentatives historiques de déceler une personnalité en mesurant un visage au rapporteur... On confondrait pas un peu apparences et fondamentaux, là ?
Ceux qui sont allés à la mer, au large, ou dans des coups durs, savent bien que dans l'action on est souvent surpris : les résolus, les solides, les grandes âmes ne sont pas celles qui ont bellegueule ou beaugraphouillis !
Aveu : j'écris comme je pense, comme je vis, en dépit du bon sens... et je ne me soigne pas !

Écrit par : JC..... | 08/02/2016

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Oh, JC, je n'évoque pas une connaissance de graphologue -que je n'ai pas - mais une intuition de l'autre par l'écriture -entre autres approches- . Ce peut être aussi un geste, une allure, une démarche, une façon de rire ou de se taire, une poignée de mains ... Le regard c'est plus difficile. Il est presque impossible de fixer longtemps le regard de l'autre. C'est comme un puits sans fond, vertigineux, aspirant.
J'aime les gribouillis, les notes prises dans l'urgence, les mots écrits sur un coin de feuille de journal ou de nappe en papier que l'on déchire et que l'on roule en boule au fond de la poche pour se souvenir. J'aime écrire dans le noir de la salle quand je vais au théâtre et mêler à ces mots, des croquis. A la lumière revenue ces traces sont plus indéchiffrables que des hiéroglyphes et nul Champollion pour m'aider !
On regarde bien les traces des pattes d'un oiseau marin sur le sable mouillé des plages pourquoi pas les traces d'une écriture manuscrite ? les rides d'un visage ?

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Lola,
je sais que vous êtes combattive. Vos réactions - hautes en couleur cramoisie - m'amusent et me sont sympathiques. Ce n'était pas un reproche. Quand j'évoque du temps perdu c'est en rapport à l'inefficacité de ces réactions face à des personnalités (daphnée ou l'autre quidam dont j'ai oublié le pseudo) qui ont aussi perdu le leur en utilisant leur force de parole à cibler un intervenant par la moquerie, l'invective, voire l'infamie. Face à ce néant de mots j'opte maintenant pour la froideur, la résistance, le refus, le silence. Ce n'est pas de la passivité, de l'incertitude mais une sorte d'insensibilité. Leurs remarques, je les laisse comme les feuilles mortes emportées tôt ou tard par le vent qui, là, sera un nouveau billet suivi de quelques centaines de commentaires. Ce n'est pas de celles-là dont je me souviendrai. La parole doit tellement donner du sens à la vie, ne pas être gaspillée.... La méchanceté, l'envie, la jalousie dont ils sont emplis soudain ne sont que moisissures qui les rongent. Ces batailles sont insensées. De plus, daphnée écrit parfois justement sur des livres, des spectacles, dans des interpellations. Si elle aime jouer à la marâtre de Blanche-Neige ("Miroir, mon beau miroir, suis-je la plus belle ?") c'est qu'elle doit être encore très "petite-fille"... Sa démangeaison d'envie de vous donner une claque en est une démonstration !
Je pense soudain à un petit tableau vu au Louvre, "l'indifférent" de Watteau. Ce personnage est si léger, délicat Il passe, le regard ailleurs, gracieux, presque un elfe. Même les tons de cette précieuse huile sur panneau de bois sont passifs, empreints d'une certaine torpeur indéfinissable de silence... Avoir le cœur vide face à la sottise (xu-xin)... et le réveiller quand soudain la beauté apparait.
Tout petit personnage perdu dans le paysage comme dans un tableau chinois, presque effacé par la brume, attentif, disponible, éveillé. Lumineuse douceur... Présence.

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Christiane, juger une personne sur son écriture, n'est-ce pas un peu comme la juger sur son physique ? avec le "délit de faciès" que cela peut inclure ? Cette écriture informatique peut paraître froide et impersonnelle, mais seulement au premier abord, lorsque vous lisez depuis un certain temps les textes de quelqu'un vous vous faites une idée de son caractère ; lorsque vous lisez un livre, vous l'aimez ou pas pour les mots de son auteur, sans voir son écriture, ici c'est la même chose. Il peut y avoir des 'faussaires' mais en général, ils finissent toujours par se trahir à un moment ou un autre, comme votre JC.... qui s'essaye à faire le méchant...

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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J'ai oublié le meilleur (c'est un peu ancien mais toujours d'actualité) :

http://idolizeyourkillers.com/wp//2009/12/ontheinternethro.jpg

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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Ce n'est pas juger, Lucy, c'est instinctif, animal, de l'ordre de la sensation. Comme j'aime certaines écritures... lettres gardées au fond de paniers d'osier, dans des petites boîtes. Enveloppes entrouvertes pour retrouver ce bonheur d'une écriture et toute sa brume de mots... Quant aux écritures cabossées par l'âge ou la maladie, elles sont la trace d'un tel effort pour offrir encore quelques mots, qu'on les parcourt, l’œil embué...
Pas mal votre chien inconnu mais que le monde serait triste dans cet anonymat.
C'est le mensonge que je fuis.

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Vous êtes une sentimentale Christiane.

Mais est-ce mentir que de vouloir se présenter sous son meilleur jour ? Comme se mettre une belle robe, se maquiller... nous faisons de même par écrit.

J'ai beaucoup écrit à la main mais aujourd'hui à part quelques cartes postales et la liste des courses, je préfère l'ordinateur ! Cela m'évite les ratures (mais pas forcément les fautes !)

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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Sentimentale ? Peut-être... L'inverse aussi...
Un être avec qui l'on correspond en vérité n'a que faire de vouloir, par son écriture, se présenter sous son meilleur jour. Il écrit, rature, surligne, fait des ajouts dans tous les sens et ça c'est un trésor.
Mais ce qui tente de se dire par les mots est un autre trésor et parfois à cause des incompréhensions, on regrette d'avoir écrit... On devient traducteur de sa propre pensée et ça devient inextricable comme des cheveux en bataille au réveil. Alors...
https://www.youtube.com/watch?v=W6lchS8ICaM

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Lucy, je suis adorablement méchant, je vous jure, et terriblement gentil (et je mens une fois sur deux... !)

Écrit par : JC..... | 08/02/2016

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JC..... et je vous crois une fois sur deux....! euh... enfin presque....

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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adorablement méchant ?
Comme on le dit de Jules Barbey d’Aurevilly ? "Détestablement personnel, adorablement méchant, spirituel comme un mauvais diable, au fond bon diable, avec d’immenses erreurs, d’énormes paralogismes, des préjugés sans nombre d’idées et de personnes, aussi des engouements d’hommes et de théories, mais formidable, ô que non pas ! Tous ceux qu’il a tués se portent assez bien..."

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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"on" le dit ? Verlaine le dit ! " Verlaine ajoute (en se rappelant certaines critiques féroces de Barbey à son égard) : “ Il a jadis égratigné les poètes et je ne pense pas qu'il les prise fort encore aujourd'hui, quelque réel progrès qui se soit opéré, vrai miracle intellectuel !, dans cet esprit mûr depuis longtemps et pour cause. Mais qu'importe et aux poètes et au mérite éclatant de cet homme extraordinaire ! Les poètes l'apprécient hautement, les poètes le lisent avec ferveur, et c'est encore le plus beau fleuron de sa couronne ! ”

° ° ° ° ° °

http://galerie.alittlemarket.com/galerie/sell/1144933/decoration-pour-enfants-tableau-pour-decoration-de-chambr-16637177-dsc06386-copie-8f9e-01842_big.jpg

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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Lorsque je vous ai écrit : "Lucy, je suis adorablement méchant, je vous jure, et terriblement gentil (et je mens une fois sur deux... !)".... ben, j'ai menti !

Écrit par : JC..... | 08/02/2016

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JC..... ben, j'ai menti ! Et là vous mentez encore !!!

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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miel-citron dans les deux cas, JC.

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Christiane, je ne me souviens pas avoir envoyé une seule lettre raturée, je ne dois pas être assez "spontanée". Surtout depuis l'invention de l'encre effaçable, du blanco et des petites souris Tipp-Ex...

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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Lucy, vous êtes très drôle. J'en ai envoyées et reçues avec tant de bonheur... C'était comme une énigme : quelle pensée se construit de rature en rature. Comme deux amis qui se raccompagnent toute une nuit de porte à porte car ils avaient encore quelque chose à se dire...

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Oui Christiane, c'est comme le "lapsus révélateur", funny as a 'Freudian slip' .... isn't it ? Non JC, pas de mauvais esprit !!!

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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Enfin, c'est vraiment un privilège réservé à ceux qui importent, pour les autres, bien sûr pas de rature et écriture lisible.
Il m'est arrivé aussi de faire voyager un carnet qui mêlait courrier et carnet de notes pour soi. Idem dans le sens retour. L'âme mise à nu, l'écriture sans destinataire à l'origine, juste faire quelque des mots puisque l'on sait écrire ce qui de la lointaine enfance a été le vrai jour de naissance. tracer des signes, être compris, établir un dialogue par delà l'absence et le temps.

Écrit par : christiane | 08/02/2016

Christiane, c'est que je suis trop rationnelle... je n'ai pas l'âme torturée et si je l'avais un peu, je me suis endurcie. Ma vraie torture enfantine était de changer perpétuellement d'école et de me retrouver avec des enfants que je ne connaissais pas (dont un, le premier jour à la récré s'est approché du banc où j'étais seule assise pour me dire : "Toi, je vais te casser la gu.eule !", j'avais 8 ans et j'ai ravalé mes larmes jusqu'à la maison) mais l'avantage c'est que j'ai énormément voyagé et que cela me fait de beaux souvenirs.

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

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Cet enfant de quoi avait-il peur pour ainsi vouloir vous briser ? L'enfant que vous étiez a eu peur et ça se comprend mais vous avez la chance de vous souvenir de son visage, de sa voix, de sa menace. il était jeune comme vous. Comment un enfant de huit ans face à une nouvelle arrivante dans la classe peut-il émettre cette menace. de quoi avait-il peur ?
N'est ce pas de l'étranger ? N'est-il pas comme ces européens ayant peur de l'invasion des réfugiés ? ou plus avant dans l'histoire de cette peur incontrôlable de l'étranger ? Comment faut-il regarder l'autre pour ne plus en avoir peur...
En plus vous étiez une fille, non ? (sauf si votre pseudo cache l'étoffe d'un homme qui a voulu penser, écrire, sentie comme une femme)... Donc, un garçon aborde une fillette nouvellement arrivée dans sa classe et l'aborde avec cette menace ... On peut se demander quels rapports avaient les hommes et les femmes dans son entourage ? s'il avait des sœurs détestées ? Le monde des enfants est une jungle.
Avez-vous vu "Le Ruban blanc" de Michael Haneke ? et ce sadisme avec lequel ces enfants au visage indéchiffrable torturent l'un des leurs ? et ce rituel morbide qu'ils mettent au point en regard de la violence et du rigorisme des adultes qui les "éduquent" ?
La voix d'un vieillard raconte cette histoire, celle de l'instituteur qui avait tout compris et s'était tu... Et toute cette horreur sera balayée par la guerre qui s'annonce.
J'aime bien vous lire, Lucy et regarder longuement vos photos. Pourquoi votre famille déménageait souvent - si ce n'est pas indiscret ?

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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les solides, les grandes âmes ne sont pas celles qui ont bellegueule ou beaugraphouillis !
Écrit par : JC..... | 08/02/2016

Oui. On apprend cela en philo, cela m'a tout de suite semblé pour le moins louche, d'une facilité relativement saugrenue. D'autant que l'écriture, pour simplifier ce que je racontais plus haut, on prend rigoureusement celle qu'on veut ; se faire faire la tête à Bronson évidemment c'est plus cher, restent les masques en caoutchouc qui ont fait la fortune de films genre "Neues vom Hexer"...

Maintenant c'est comme tout, dans les légendes, les idées reçues, les images d'Epinal on peut toujours déceler un fond de vérité... Il y avait une émission avec une graphologue, à la radio, elle chouchoutait les invités, y avait jamais de franchement débile !

Écrit par : Sergio | 08/02/2016

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Sergio, JC,
qui vous parle d'une belle écriture ? D'un camouflage réussi ? Nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde... J'ai lu cette page. Elle m'a saisie.
Une écriture c'est comme un visage qui se burine avec le temps, plus ça vieillit, plus se rapproche de ce que l'on est. Il est un temps où ce qui est notre vérité n'a pas à être dissimulé. Je pense aux visages des deux acteurs de "45 ans", film vu hier. Quelle beauté sans artifice.

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Réforme de l'orthographe ? Rabelais dans son jus :
"Ce nonobstant il en jecta sus le tillac trois ou quatre poignées. Et y veids des parlles bien picquantes, des parolles sanglantes, les quelles le pillot nous disoit quelques foys retourner on lieu duquel estoient proférées, mais c'estoit la guorge couppée; des parolles horrificques, et aultres assez mal plaisantes à veoir."
Le Quart livre, LVI
Publié sur le texte définitif, établi et annoté par Pierre Michel. Au début de 1546, le "Tiers Livre" est publié par Chrestien Weckel à Paris. La censure de la Sorbonne ne se fait pas attendre, et Rabelais juge prudent de prendre le large pour éviter le sort de son ami et éditeur Etienne Dolet. A Metz, il commence à rédiger le "Quart Livre".
Editions partielles en 1548, 1552 Abel Lefranc, R.Marichal, J.Boulanger et Jourda...
La langue a changé ...sa réédition en langue... actuelle : Mireille Huchon, La Pléiade - en 1994 (Gallimard - Œuvres complètes), puis Collection (Folio classique, Gallimard) - en1998... Maintenant en ligne (BNF- Gallica)...

Écrit par : christiane | 08/02/2016

__________________________________________________________Merci Lucy pour l'auteur de ces lignes splendides. Verlaine... Cela m'a semblé si impossible, si loin de sa poésie. Alors j'ai mis "on"... espérant que l'un d'entre vous préciserait le nom de l'auteur. Dans quel livre ces portraits sont-ils regroupés ?
A propos de votre dernier commentaire.
(Question oubliée tant l'agresseur m'a choquée.) Comment avez-vous réagi dans les jours qui ont suivi ? Est-il passé à l'acte ? Cela s'est-il apaisé ? avez-vous fait intervenir des adultes ou d'autres enfants (famille - école - ami) ?

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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se rapproche de ce que l'on est.
Écrit par : christiane | 08/02/2016

J'y avions point songé, cela c'est effectivement fort possible...

Mais alors un jour je me suis mis à écrire dans pratiquement du script pour être sûr que ce soit lisible, ce qui fait que je n'ai plus tellement de réelle écriture, fors les inévitables déformations dudit script...

Écrit par : Sergio | 08/02/2016

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mon fils écrit en script depuis des années. Quand il crée ses B.D., c'est très pratique. Je reconnais son écriture entre beaucoop d'autres... Les yeux du cœur ou une réelle empreinte ?

Écrit par : christiane | 08/02/2016

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Christiane, je réponds à votre mail de... (Sergio, pourquoi l'heure n'apparaît-elle pas ?) cet après-midi !

Je changeais souvent d'école, parce que mon père fonctionnaire aimait partir "outremer" comme on disait alors et changer de pays chaque fois (j’ai commencé à 15 mois). Je suis fille unique mais mes parents étaient gentils et j'aimais lire et marcher pieds nus et j'étais bonne élève, donc la vie était belle, sauf.... ces premiers jours dans une nouvelle école qui étaient toujours angoissants. Ma dernière nouvelle "école" a été le lycée en classe de 3ème où ma mère a dû m'accompagner !!! pour la dernière fois ! Cela a dû m'aguerrir aussi car ensuite je n'ai jamais hésité à faire n'importe quelle activité ou voyage en groupe en partant seule au départ.

Pour en revenir à mon agresseur, c'était un petit coq qui n'était pas si méchant que cela, je ne me souviens pas de son visage, il était plus vieux que moi car j’étais quasiment toujours la plus jeune de la classe ; il m'avait impressionnée, il était content, je n’ai fait intervenir personne (l’époque n’était pas la même, nous étions censés nous débrouiller seuls sauf cas d’urgence), je suis restée assise sur mon banc une petite semaine jusqu’à ce que j’ai apprivoisé les autres et qu’ils m’aient acceptée ensuite cela s’est bien passé mais je me rends compte en vous écrivant que c'est à partir de cette année là que j'ai angoissé pour chaque nouvelle rentrée.

Pour Verlaine, ses œuvres complètes chez wikisource :

https://fr.wikisource.org/wiki/Jules_Barbey_d%E2%80%99Aurevilly_(Verlaine)

Et ici, un document qui aurait plu à M.Court :

http://www.auction.fr/_fr/lot/verlaine-paul-jules-barbey-d-aurevilly-manuscrit-autographe-signe-ldquo-paul-verlaine-rdquo-8536#.Vrj4shjhCt8

Écrit par : Lucy | 08/02/2016

Vos com. sont exceptionnels; je les relirai demain ,ce soir ,affamée.
Christiane, je n'ai pas l'intention d'engager une lutte armée avec la RdL, je n'étais jamais intervenue, sauf pour Clopine. Que P.A. fasse son ménage; qu'il s'offre un Webmaster. Diagonal (que je ne connais pas) avait fin 2015, posté un com. assassin. Je lis le billet, les com.? non; je jette un oeil , je n'ai jamais rien retenu sauf des insultes; cela entraîne tt de même à se poser des questions .( je n'avais pas lu le truc des biberons de PE, marrant. Je ne savais d'ailleurs pas qui était PE, et je n'ai lu de JP.A que les 2 policiers)

Lucy vs êtes épatante, vos liens, j'aime. Le chien est un dessin du new yorker; j'en avais enregistré de 1920 sq, sur mon ancien PC; ils ont coulé; maintenant les images du N.Y. sont DR, impossibles à télécharger.
Vite je tape le texte de Tanizaki extrait de "le tatouage" trad remarquable de Marc Mécréant.
"les pieds d'un être humain reflètent autant que le visage tout un jeu d'expressions complexes et le pied de cette femme lui apparut comme un inestimable joyau de chair.La disposition harmonieuse des cinq orteils déployant leur délicat éventail depuis le pouce jusqu'au petit doigt,le rose des ongles qui ne le cédait en rien aux coquillages qu'on ramasse sur les plages d'Enoshima, l'arrondi du talon pareil à celui d'une perle, la fraîcheur lustrée d'une peau dont on pouvait se demander si une eau vive jaillissant entre les rochers ne venait pas inlassablement la baigner."
Les nouvelles de T. sont en poche, pas toutes; des descriptions de pieds , féminins, il y en a d'autres! le fétichisme du pied ....
Funny as a freudian slip, je ne connaissais pas....

Écrit par : lola | 08/02/2016

Je viens de me cultiver !
" The other day I meant to say to my wife : cold you pass the salt please ? But I said ; bitch you ruined my life "
c'était la minute féministe... freudian slip

Écrit par : lola | 08/02/2016

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Tiens c'est vrai, ça, on n'a pas de pendule ! Faudrait que j'essaie de faire un cadran solaire en 3D... Un beau monumental qui émerge du brouillard...

Écrit par : Sergio | 09/02/2016

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Et ici, un document qui aurait plu à M.Court :
Écrit par : Lucy | 08/02/2016

Ben faut lui remettre, non ? Ca doit cafouiller un peu, j'en ai un sur Don Camillo hier qui a sauté, mais pas tout de suite, et ce soir un sur le Chat de Geluck, adressé à MC, justement, et qui est bien resté...

Écrit par : Sergio | 09/02/2016

Passé minuit, c'est la nuit profonde en semaine. La ville dort. J'allume l'ordi. Quel beau trio. Merci Lucy pour le texte de Verlaine en entier et pour cette annonce qui effectivement intéresserait M.COurt.
Heureuse de connaitre la fin heureuse de l'histoire d'école. Je ne m'étonne pas qu'elle se soit bien terminée. La patience a aplani ce chemin d'adaptation mutuelle difficile. C'est frais et insouciant votre façon de rebondir dans la vie vagabonde de votre famille. Toutes ces photos, si étonnantes, pour continuer ce voyage...
Lola de retour avec les pieds chers à Junichirô Tanizaki. C'est intime des pieds et terriblement sensuels. Les "Talons aiguilles" d'Almodovar ne sont pas mal non plus (ceux de la mère entendus par sa fille quand elle rentrait tard le soir..."talons lointains" (titre original) - et cette scène digne du Truffaut fétichiste de "L'homme qui aimait les femmes") )....De J.T, je ne connais qu'un livre, envoûtant : "Éloge de l’ombre"- Verdier, 2011. P. Assouline avait écrit un grand billet au sujet de ce livre. J'ai lu. C'est resté un de mes livres préférés. Pour l'heure, il passe la nuit dans une pile de livres, quelque part dans mon campement !
Pour JPA, de très subtils romans à découvrir. Mon préféré, bien dans l'ambiance Tanizaki : "Journal météorologique (Ed. des Équateurs). Cet été-là vous plairait, Lola. Tout de brumes, du temps qui passe, du vide, de la présence-absence d'une femme aimée, d'amitié, des eaux miroitantes de la baie, de lumière, de nuages (comme l'étude de ciel nuageux de Delacroix qui couvre le livre).
Sergio,
Quelle idée monumentale que ce cadran solaire en 3D émergeant d'un brouillard lui donnant aucune chance de jouer avec les ombres du soleil. Il sera l'heure que l'on veut. Notre méridien ne passera ni par Greenwich, ni par Villers-sur-mer mais par Amayerling.

Écrit par : christiane | 09/02/2016

Lola,
pour Freud, c'est pire qu'un lapsus, c'est un acte manqué !!!

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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Je maintiens qu'une écriture, un visage, un habillement, n'est en rien révélateur de la personnalité et qu'on peut en changer sans difficulté ni impact sur le fond de la cuve !!!
Pourquoi les femmes se maquilleraient elles, se teindraient elles les cheveux, si ce n'était pour nous cacher, pauvres hommes, toute la fourberie de leur sexe matois ... !?
Nous ne les connaitrons jamais... malgré nos efforts méritoires !

Écrit par : JC..... | 09/02/2016

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JC !!!
et en plus têtu, tête de mule ! Non, non, pas admiratrice, ni dévote, ni groupie, rien de tout cela. Tu m'exaspères, tu me révoltes, me mets en boule (genre pelote de laine dans les griffes d'un chat), m'insupporte,
mais
quand tu n'es pas là je te cherche, inquiète.
Où donc-es-tu sale gamin dévergondé ? Encore en train de sonner aux portes, de casser une vitre avec ton lance-mots sur la RDL, d'uriner sur le gazon de la comtesse. Comment dit-elle la jalouse ? "tête à claques", oui, c'est cela. Zin, clac, boum ! et même pas rasé. Ça pique dur !
Bon, à part cette bordée de bienvenue de capt'ain Haddock, le maquillage, les cheveux teints, les miroirs... c'est aussi de soi à soi. Parfois, le temps... ne fait pas que des miracles (éclosion des fleurs - naissance des braillards - mûrissement des fruits...) ça te ratatine, t’ankylose, te diminue, te fait voir au loin le naufrage, te plonge dedans et pas comme Boutès ! c'que t'es méchant ! comme la gale. Et puis séduire à la Gréco (qui ne sort jamais sans son rimmel) c'est plutôt tonique, charmant, délicieux. Au loin la solitude des tombeaux. Mais ta gu..., elle est là, bien installée pour toute la traversée, que tu l'aimes ou non. Et basta ! la beauté de l'écorce... pffft ! dessous coule une rivière qui elle ne vieillit jamais.
Salut l'artiste. A plus comme disent les d'jeuns.

Écrit par : christiane | 09/02/2016

Bravo Christiane ! Les sales gamins c'est au martinet que ça se traite, et en plus ils aiment ça, donc allez-y, mais plus fort ! Que ça saigne !

Écrit par : Lucy | 09/02/2016

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"au martinet"... doux souvenir d'enfance. j'en avais coupé les lanières en cuir et répondu innocemment à la question "qui ?" - j'chais pas. C'est quelqu'un de la maison, peut-être...
J'te dis pas la raclée que ma poupée détestée s'est prise, sous la table, dans les heures qui ont suivi en mémoire des douceurs du paternel furibard !
Le JC... quel poème ! une pâte à tarte à rouler, taper, étirer, couper puis à décorer dans son moule (à tartes !) avec des petites cerises griotte saupoudrées de sucre glace (excellent remède pour adoucir les déchaînements de mégère apprivoisée).

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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Ahahaha ! .... Harpies New Year !!!
(C'est l'année du Singe à Tianjin)

Écrit par : JC..... | 09/02/2016

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Harpies New Year !!!

Harp harp harp ! Je ne connaissais pas encore ! C'est le fils de JC sur la photo ?

http://rlv.zcache.ca/happy_harpy_new_year_pullover_sweatshirts-rd0646c9d5fd744f0a1cb5a346dd30cca_jo81z_1024.jpg

Christiane, je crois que la seule fois où mon père m'a giflée, je l'ai regardé d'un air furibard en lui disant :"Mais tu m'a fais mal !"

Écrit par : Lucy | 09/02/2016

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PS j'étais une petite fille très sage et très timide mais je me suis bien rattrapée depuis !!! J'aspire à devenir "une vieille dame indigne"

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vieille_Dame_indigne

Écrit par : Lucy | 09/02/2016

L'année du singe ? Eh bien, ça promet !
http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/leo-ferre-un-singe-en-enfer/

Et cette belle chanson du grand Ferré :
http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/leo-ferre-un-singe-en-enfer/

Bon, je reviens à Lucy après cette escapade spéciale nouvel an chinois pour JC

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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Oups, quand j'oublie les frontières avec la touche 8, ça se mélange comme dans une boule de loto !
La vieille dame indigne... excellente Sylvie dans le rôle de Berthe avec son regard de renarde. Le T-shirt, fallait le trouver !
Les corrections... dans nos maisons d'enfance, Lucy, c'était douceur chez toi, ""run away if you can"... chez moi !

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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pour Lucy,
cette fessée très proche de l'unique que vous avez reçue !
http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2004/12/la_fesse.html

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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Lola,
mais oui, "Instables"...
"Belles, belles, belles"... ce n'est pas mal non plus et
"Le passeur de mélancolie" me fascine par la beauté des bois peints et délavés et les mots au fil du temps.

Écrit par : christiane | 09/02/2016

Il faut que je sorte, j'ai peur, le vent en tornade, les cheminées résisteront-elles ? les arbres de l'avenue ?
Heureusement, il y a vos liens alléchants ...Harpy new Year, genialissime .Un ami chinois fête "le Singe", ce soir; il vit en France avec sa famille, il est peintre, et adorable. Je ne suis pas encore arrivee (en 10 ans ...) à lui apprendre les conjugaisons, ses aquarelles-chinoises sont des merveilles. Il devrait avoir un boulevard devant lui, seulement quelques expos..
Vos histoires de Martinet me font frémir, mon père, grand mutique calme, avait transformé l'heure du repas en Cérémonie Solennelle du Lavement des Mains, avec Savonnette, bassine et triple rinçage. Le soir, c'était Lavement des Pieds avec rituel itou. De là mon amour porté au fétichisme du Pied! Montre -moi tes pieds, pourquej'dise quej'taime! j'ai des crèmes à démaquiller les pieds...
Vous dites des choses palpitantes, j'y reviendrai ce soir, si j'ai réussi à coller aux pavés. Ouvrir la porte s'annonce déjà comme difficile..

Écrit par : lola | 09/02/2016

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Un vent fou, dangereux mais fascinant. Une solution : être un oiseau et se laisser porter sur l'aile du vent comme une mouette rieuse.
Votre père et ses rites...; bigre... que d'eau !
Les aquarelles chinoises. Bonheur à vous ! leurs pinceaux sont une merveille. La moindre variation de la main se traduit sur le papier. Le tenir sans poser les coudes sur la table, sans écraser la pointe. J'ai encore un petit reposoir à pinceau en faïence rapporté de Chine par mon fils avec une pierre à encre et un bâtonnet d'encre noire.
Que l'année lui soit ensoleillée et la vôtre aussi par effet boomerang.

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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En Lorraine, tous les matos pour se pimplocher, et principalement les produits, les femmes parlent de "trompe-couillon"... Parce qu'en plus d'être aveugle, elles croient qu'on est sourd !

Écrit par : Sergio | 09/02/2016

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Passé minuit, c'est la nuit profonde en semaine. La ville dort.
Écrit par : christiane | 09/02/2016

A Nancy, impossible d'aller au restau en sortant du concert (vingt-deux heures trente) ! Un seul truc, que j'appelle "Buffet de la gare" ils en reviennent pas, et qui draine tout : onze types dont le chef d'orchestre qui a, lui aussi, la dalle... Sinon les vrais habitués, c'est dix-neuf heures !

Écrit par : Sergio | 09/02/2016

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J'ai écouté, ce soir, passion Classique. Olivier Bellamy recevait Pierre Assouline. L'occasion d'écouter ses musiques préférées et de l'entendre parler musique et littérature. Très beau moment.

Écrit par : christiane | 09/02/2016

Voilà l'émission :
http://www.radioclassique.fr/player/progaction/initPlayer/podcast/2016-02-09-18-02

Écrit par : christiane | 09/02/2016

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Écoutez le lien de LVDB sur la RDL, car celui-ci ne fonctionne que sur le direct de radio-classique...

Écrit par : christiane | 09/02/2016

Etre un oiseau aujourd'hui ? folie pure.De quoi se faire plumer. A la maison, des courants d'air sous toutes les portes, de quoi rendre folle Ségo,et affoler mon porte- monnaie.
Christiane, vous aviez parlé de Hans Bellmer. Vous savez, je pense, que LE graveur de Hans Bellmer et Salvador Dali était ...une femme, Cécile Reims, la femme de Fred Deux qui est mort à la fin de l'été. A Issoudun il y avait eu une grande expo Bellmer, magnifique il y a environ 5 ans. J'ai le catalogue, qui est une mine. La conservatrice du Musée St-Roch
-à la retraite depuis peu, était une femme remarquable et les expos valaient(mieux !) que celles de Paris. Le musée est l'oeuvre de Pierre Colboc( cf Orsay) très beau et accolé à un ancien hôpital.J'avais gardé une grande maison de famille dans le Berry et j'allais à tous les vernissages. C.Reims et fred Deux habitaient La Châtre, très sympathiques, très modestes. L'oeuvre de Fred est importante, dessins au crayon, à l'infini. Regardez sur le net, même si les images sont moins bonnes que l'original. Ils avaient fait don de toute leur bibliot. au musée St-Roch.Je vous donnerai des titres. Il y avait eu 2 expos à Paris, à la Halle Saint-Pierre et au musée du Judaïsme. Un morceau de vie qui passe, Sophie partie, Fred disparu, que va faire Cécile qui est âgée...Et la destinée de Bellmer et de sa femme...
Plein de choses à retenir de vos précédents postS.
Ce soir, épuisée.CLAQ!

Écrit par : lola | 10/02/2016

Sergio, "se pimplocher" où diable avez-vous trouvé cela ? je ne vois pas, vraiment ! Il y a des hommes barbus horribles qui trimbalent leur garde manger dans leur barbiche, horreur !il y a des hommes qui n'utilisent pas de déodorant, horreur ! de toutes les vies que j'ai ratées, j'aurais aimé être un "nez"; le plaisir de marier des odeurs-saveurs qui parfument la peau sans laisser des sillages de goudron, de créer des crèmes d'une finesse subtile, ou crémeuses et colorées, quel bonheur
Je n'étais pas douée en chimie, aucune chance de réussite. Si vos sweet girls sautent sur leur make-up dès potron-minet, éduquez- les ou fouettez- les. Trempez- les dans un grand bain de lait d'ânesse, épongez doucement sans frotter, massez délicatement la plante des pieds avec un fluide vert apaisant, à vous maintenant d'inventer la suite......
( pas d'oeil charbonneux, passé de mode) Bonne chance...vous verrez apparaître des déités plus belles qu'en 3D ; toutes les souris le savent....

Écrit par : lola | 10/02/2016

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Hello Lola,
j'ai sous les yeux "les cahiers d'une exposition" /48 édité par la BNF "Cécile Reims graveur et interprète de Hans Bellmer et de Fred Deux avec une préface de Jean-Noël Jeanneney.
2004... Magnifique exposition.
Sur la couverture du "cahier", "Les Métamorphoses d'Ovide" une gravure de 1959 : Le Minotaure, assis, jambes d'homme à la pointe sèche : une seule ligne si juste, si fine puis dans un travail au burin d'une finesse incroyable le pelage soyeux de la bête, du velours.... Une taille directe sans bain d'acide et vernis mou.
Une très agréable photo d'elle dans le repli de la couverture prise en 2003 par Olivier Degen, à La Châtre..
Dans ces pages alternent quelques unes des 124 planches qu'elle a donnés en 2003 au Louvre, un entretien capital pour comprendre son travail entre elle et Pascal Torres Guardiola.
Estampes d'un érotisme divin ! "Les Métamorphoses" d'Ovide (le texte l'a portée), "le Bestiaire de la mort" (animaux dans un univers minéral) lui ont permis (elle l'explique) de passer du figuratif à l'étrange avec son seul burin.
Comme elle n'a pas de presse, elle doit tout lire à même la plaque de cuivre, dans un miroir, sans aucun essai d'impression.
L'imprimeur Georges Visat (taille-doucier célèbre) lui demandera d'être "son" graveur.
Une ascèse... sous l’œil exigeant de Bellmer.
Puis des Cosmogonies (variations imaginaires entre plissements des roches et végétaux (comme vus au binoculaire), des insectes (planches d'histoires naturelles), des chrysalides... des interprétations de Leonor Fini, des dessins de son époux Fred Deux et enfin ses propres compositions.
(Ne pas oublier que c'est le maître graveur Joseph Hecht qui l'a formée).
Un article du galeriste Benard Gheerbrant évoque l'exposition "Kaddisch" , "Psaumes", "Deserts", de 1985. Mémoire....
Un autre article de Pierre Wat ses paysages de banlieue (dont ... La seine à Saint-Ouen...). Aucune trace humaine. Années 50. ("L'homme est mort à Auschwitz").
Il cite Baudelaire, à propos des "Femmes d'Alger" de Delacroix "Ce petit poème d'intérieur, plein de repos et de silence (...) exhale je ne sais quel parfum de mauvais lieu qui nous guide vers les limbes insondés de la tristesse". Une levée de fantômes... Puis réfléchit à son travail de métaphores sur les "Métamorphoses" d'Ovide.
Un autre encore de Maxime Préaud sur son travail d'interprète d’œuvres dessinées dont elle doit pénétrer la beauté, le sens, les matières évoquées avant de réaliser ses estampes.
La deuxième partie de ce catalogue somptueux est réservé à Hans Bellmer (déchainement érotique de vulves, de seins, d'anus, de pieds) et à Fred Deux. Dessins chargés, plus sombres, surréalistes. Le sentiment tragique de la vie.
L'ensemble est brillant, virtuose, élégant.
Éclat et beauté. Jouissance pour ceux qui traversaient l'exposition devant de tels chefs-d’œuvre.
Puis j'ai trouvé à Paris la galerie Alain Margaron où sont exposés les dessins les plus récents de Fred Deux.
Merci, Lola, pour ce grand voyage nocturne.

Écrit par : christiane | 10/02/2016

Superbe votre post, Christiane. Quel bonheur de pouvoir lire cela, loin du Ramdam de certain blog. Cécile Reims fut une immense artiste, d'une modestie inimaginable, elle n'a donc jamais fait la UNE des gazettes consacrées à l'art. Mais quel talent, quelle culture dans le vrai sens du terme, et ..quel courage. Elle était toute menue, Fred Deux était très grand, jamais ils ne se sont fait d'ombre. Dès que j'ai un moment et que les jours rallongeront, j'irai à la Chätre, au Musée ,et....à la piscine à vagues! petite mais remarquablement surveillée.
Regardez dans le n° de jan-fev de La Grande Galerie, le journal des amis du Louvre p.80-81 la Plaque Campana scène dionysiaque en terre cuite (1°s a JC) d'une finesse et d'une beauté à fendre l'âme. Expo sur les femmes à...Madrid puis Saragosse...( la revue du Louvre se trouve en Kiosque)

Écrit par : lola | 10/02/2016

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"se pimplocher" où diable avez-vous trouvé cela ?
Écrit par : lola | 10/02/2016

Robert Merle, le Goncourt du Week-end à Zuydcoote ; il a aussi une sorte de Bienveillantes (preuve que l'idée n'était pas neuve), mais surtout, dans un tout autre registre, une suite historique, Fortune de France, qui démarre à Henri II et ne s'arrête pas avant Louis XIV. Un travail d'historien conséquent, beaucoup plus proche de la réalité que Dumas, et aussi cet effort d'avoir ressuscité cette langue de la Renaissance puis des Temps modernes, exercice au moins délicat mais qui rend le tout très sympa. Facile à lire, si on a quelques repères historiques cela vient les compléter pile au bon endroit, c'est un bon délassement. Des redites, mais c'est pour aider le lecteur à s'y replonger, cela ne fait pas du tout de mal ; et donc il y en a une bonne palanquée, ça nourrit pour plusieurs mois, l'idéal c'est en doublure d'une provende un peu plus hardos genre Simon ou Gracq.

Écrit par : Sergio | 10/02/2016

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Lola : "Dès que j'ai un moment et que les jours rallongeront, j'irai à la Chätre" ?

Écrit par : Lucy | 10/02/2016

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Cela a été un réel bonheur, grâce à votre évocation, de feuilleter à nouveau ce cahier dédié à Cécile Reims et de retrouver mes souvenirs d'amateur à l'atelier gravure (modeste) que j'ai fréquenté pendant 2 ans, entre pointe sèche, burin, vernis mou, aquatinte... Je me suis souvenue de la presse à bras et de l'émotion à l'instant de soulever les langes pour découvrir comment le "noir" avait pris, de cette encre grasse, onctueuse qui savait si bien emplir les blessures du métal et ... nos ongles ! (pas présentables pendant quelques jours et impossibilité de mettre des gants car le métal se touche en permanence du bout des doigts pendant le travail, d'ailleurs on saisit des sortes de pinces pour manipuler ce si beau papier et les langes de la presse.)
J'ai vu ce jour une annonce : belle expo mémoire chez Alain Margaron, rue du Perche, des dessins de Fred Deux - (entrée libre)

Écrit par : christiane | 10/02/2016

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Et qui se pimploche, eh bien les pimpésouées de cour, pour être admirées des muguets, toujours de cour ; on pense aux pimprenelles, à pimpante, voilà bien une racine "pimp" sous roche...

Écrit par : Sergio | 11/02/2016

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Robert Merle ... Quel bonheur !
"Ha, Monsieur mon fils, ainsi vous avez goût à ce petit serpent et à ses petites pommes ? Et bien faites-vous! Car plus mignonne belette mince et ronde, oncques ne vit jamais dans le Sarladais! Hélas! A vous parler à la soldate et sans rien pimplocher, j'eusse fort désiré qu'il prendrait fantaisie à votre aîné François d'entrer en ce joli clos pour y faire ses premières armes. Mais votre aîné se hausse étrangement du col, tordant le nez sur nos gens et ne veut pour son coup d'essai que demoiselle noble, laquelle n'étant point le Roi de France, je ne peux lui bailler. Et le voilà, à son âge, vierge et pucelet, et plus niais qu'un poussin béjaune portant encore sa coquille au cul".

Écrit par : christiane | 11/02/2016

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C'est une belle série et, jusqu'à la fin, je ne m'en suis pas lassé.

Il a composé son français de la Renaissance ; il aurait pu aussi bien essayer d'imiter les auteurs d'époque, après tout on lisait bien Tristan et Yseut, bon nombre de siècles en arrière. Enfin tel que, on s'y fait très bien et on apprend aussi à déchiffrer ce qu'il y a derrière certaines manières d'exprimer les choses.

Comme j'avais récemment relu Dumas, je pouvais comparer leur peinture respective de la période dite "des derniers Valois". Il y a quand même de sacrées différences de vue (Ligue), mais aussi de rassurants points communs (Chicot)...

Écrit par : Sergio | 11/02/2016

Se pimplocher, à ajouter à mon vocab, merci Sergio! Et Christiane qui prend la suite, chouette. J'ai posté sur "près...loin" un passage de Balzac "peines de coeur d'une chatte anglaise" Rivette) délicieux, je vais taper la fin du § ,sans gaieté; PEdel est retombé dans la bassine Proust et, ô miracle, sur la RdL, Clopine a repris les rênes et les rennes! Elle doit économiser son propre blog qui ne sert, je suppose, que pour la semaine des 4 jeudis.... P.A en était à la grande bataille des circonflexes; justement, j'avais quelques réclamations, à travers le trépied de ma tante, des fushias, des eschlotzias, qui en ont marre de traîner leurs H, tandis que RHythme voudrait récupérer celui qu'il a perdu ...Quant à dahlia, il souffre de ce h mal placé; mais PaulEdel a inauguré s'hahbiller, qui a un chic fou; il faudrait le faire breveter !
Ce soir, je vais lire, en laissant les hyhênnes se battre à coups de Proust ,dont ils ont fini par me dégoûter complètement....moi qui aime les madeleines ... Heureusement Sergio que vous ouvrez des horizons.

Écrit par : lola | 11/02/2016

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Oui, Lola,
j'ai lu ce texte savoureux sur les peines de cœur d'une chatte anglaise mais aussi cette plainte un peu ironique de P.Edel sur le rapt que le livre de Proust fait en sa vie. Un texte qui fait réfléchir sérieusement à notre addiction à la lecture. Comme P.Assouline dit (entretien avec O.Bellamy) baigner tout le temps dans la musique, je crois que P.Edel et quelques uns d'entre nous baignons dans la lecture, gravement, passionnément. Il dit "je" et "ma"... ce qui incite à se questionner.
Bien sûr qu'il y a rapt mais comme il est volontaire ! .. Comme j'aime ouvrir un livre aimé et connu pour m'y enfouir et tout oublier... Proust bien sûr mais d'autres livres de chevet aussi. C'est un départ pour un ailleurs où la voix, les mots, la musique de l'écrivain que j'ai choisi, m'attend. Je me coule entièrement dans la matière d'écriture du livre. Le temps s'efface ou plutôt il me travaille en profondeur me laissant adopter le rythme du livre. et ce n'est pas... du temps perdu... ni du temps retrouvé... Un temps qui élève. Un don. Un héritage. Une force.
J'avance dans l'immobile de la lecture, traverse une déchirure, franchis la frontière et hors de l'enceinte du quotidien je m'exile dans la langue de l'autre. Dehors, dans le réel, les choses continuent d'exister.Je les retrouverai, le livre refermé avec cette douleur, cette douceur d'un arrachement resté dans la magie cotonneuse, douce, si douce du livre. Un livre c'est un objet si simple, si humble. On en voit parfois dans les poubelles, abandonnés. Ils meurent si personne ne les ouvre. Une voix peut mourir, s'effacer qui s'était inscrite dans un si long travail. Un livre est inachevé s'il n'a pas rencontré son (ses) lecteur(s).
L'auteur a tâtonné. Le lecteur a tâtonné aussi. Il me faut recommencer souvent, reprendre, relire et relire encore. Mes lectures ne sont jamais vraiment terminées. Tous ces mots, tous ces textes partout, dans ma tête, ces bouts de phrases que j'entends longtemps après que le livre soit refermé. Celles que j'ai soulignées tant elles étaient importantes. Cet empêchement de lire ressenti parfois et qui me fait comme un manque. J'ai chargé ma vie dans les livres, dès l'enfance et ma barque m'a conduite là où je voulais aller, migrante suspendue à mes livres entre terre et ciel.
Et les passeurs de livres : Lola, Paul, WGG, Passou, Lucy , Sergio, Elena... vous êtes des passeurs de vie, des garants avec des ailes dans le dos...
Il faut protéger les mots et leur conque : les livres, les sauver de l'oubli, des eaux, du sable, du feu. Se pencher sur eux avec amour, patience. Et soudain on y voit plus clair, plus grand, plus haut. On est libre...
Dans le cercueil de ma mère, mon frère et moi avons posé des petits objets qu'elle aimait. Dans le mien, je voudrais dormir au milieu de certains de mes livres pour ne pas m'ennuyer quand je serai morte...

Écrit par : christiane | 11/02/2016

Christiane , je repasse ici pour vérifier "escholtzia" où est donc le H ??? mon père adorait les fleurs, il créait des parterres, mariait les couleurs, ratissait les allées à la japonaise, taillait les arbres, j'ai vécu au milieu de centaines de rosiers, de lilas, de muguet, d'oeillets etc;chaque allée avait ses poiriers, ses amandiers, ses cerisiers, les haies étaient des variétés multiples de groseilliers, de framboisiers; les pensées étaient accompagnées d'escholtzias !!, les tulipes, les lys, les tamaris....un paradis qui me semblait normal et que je ne cesserai jamais de pleurer. Les jardins, ça s'entretient... j'ai pris un jardinier...et je me suis ruinée !!!!! je suis née ds un arbre et l'arbre on l'a coupé.
Je vous trouve trop mélancolique. Le retour de Proust en vampire me laisse froide; et Clopine qui proustise à grandes tartines sur la RdL me fait crouler de rire. A quoi sert son blog ?
La lecture est d'ailleurs un terme impropre, ce que vous aimez, c'est la découverte de mondes nouveaux, de pensées nouvelles, de personnages fascinants, et une forme de plaisirs privés, cachés. Un livre c'est une dégustation extraordinaire, avant tout. Un livre à soi et avec soi , magique; et magique aussi de peindre, de danser, d'entendre le vent ds les voiles....Tous ces travaux sur Proust, il arrive que ce soit la charrette du condamné, trop c'est trop. Lire le TEXTE , le passer aux autres...ne pas disserter et mettre en lambeaux les mots. Voilà que je vais clopiner ! mince je n'ai rien mangé, m'attendent des filets crus de saumon écossais avec radio classique. Pour l'instant, Cristiane, laissez votre cercueil dans les bois, un thé blanc brûlant ou un sidamo aromatisé, nettement meilleur que le vampire Proust!!

Écrit par : lola | 11/02/2016

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Oui, c'est une façon de sourire...
Que faisaient les égyptiens autour de leurs morts ?
Demain, je vous parlerai d'une très belle expo que j'ai bien aimée cet après-midi.
Bonne soirée.

Écrit par : christiane | 11/02/2016

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son propre blog qui ne sert, je suppose, que pour la semaine des 4 jeudis...
Écrit par : lola | 11/02/2016

J'ai déjà essayé de poster, comme cela, en voisins comme Lefuneste, mais d'abord c'est en différé, et puis j'ai jamais su l'issue de l'issue...

Écrit par : Sergio | 11/02/2016

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Sans la moindre provocation, je considère la lecture non pas comme un monde immense (que je continue à parcourir par curiosité je l'avoue), mais comme l'avoine, nécessaire, donnée aux ânes.
La lecture représente une petite partie de ma vie, de plus en plus petite car on y trouve moins que dans l'action réelle, la nature, les autres arts.
Le sage sait que la pire des choses est la démesure. Je m'intéresse à l'avoine des ânes en évitant la boulimie. Les fous de littérature sont fous. Point barre....

Écrit par : JC..... | 12/02/2016

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"Lire le TEXTE , le passer aux autres...ne pas disserter et mettre en lambeaux les mots."

Ah merci Lola !! parfois l'impression que l'oeuvre est oubliée pour discourir tout autour mais de plus en plus loin de...L'oeuvre s'en fiche, elle passe les sur-interprétations contemporaines, sachant qu'elle en verra d'autres.
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J'ai longtemps jardiné Lola, dans notre maison familiale aujourd'hui vendue mais les acheteurs sont devenus des amis et je peux emprunter les allées du parc quand je veux : pas de tristesse, pas de nostalgie, mais de la joie de voir le lieu si bien entretenu, avec les poneys des enfants qui gambadent et la cabane dans les arbres. Oui de la joie : le lieu est en vie ;).

Écrit par : Chiara | 12/02/2016

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JC
vous écrivez : "Le sage sait que la pire des choses est la démesure."
et vous avez raison.
Mais ce que j'ai écrit est vrai (pour moi) : au moment où je m’immerge dans une passion. Mardi, c'était à l'atelier, une étape sur le portrait du Fayoum à la brosse métallique sur le panneau de bois pour éveiller le lustre de la cire et travailler comme avec cent burins la surface peinte.
Hier, c'était le face à face avec les œuvres de Marc Perez.
Entre ces intensités il y a le long fleuve tranquille de la vie, avec les mots de tous les jours, les joies et les inquiétudes de tous, les ahurissements devant le chaos des nouvelles quotidiennes dans les médias.
J'aime profondément votre honnêteté en ce moment précis. (Attention, juste en ce moment précis !)

Lola,
vous avez frémi aux trois dernières lignes de mon commentaire. Nulle tristesse... Un passage par la réalité de la mort jamais loin, pas de façon morbide plutôt comme l'impossibilité d'oublier l’irréversible qu'elle souligne. Et par ricochet de la mort des livres, de la peau de chagrin de la lecture. Un rire pas très drôle, je l'avoue, surtout adossé à un souvenir émouvant.
Bien d'accord avec vous sur l'exaspération face à l'autopsie des textes... Encore que... parfois... c'est l'occasion d'une création... (certaines d'entre elles me font oublier le corps du livre et me plonge dans une sorte d'enquête policière un peu surréaliste me permettant de découvrir certains lecteurs passionnants.)
Oui, pour le jardinage, excellente activité pour rester dans le juste milieu.
Je vous reparlerai de Marc Perez. Mais là, des choses à faire...

Écrit par : christiane | 12/02/2016

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ouhhhh lala je vous trouve bien mélancoliques tous... Ne vous laissez pas contaminer par les esprits chagrins, d'accord il pleut mais toutes les jonquilles sont fleuries et font de jolies taches jaunes dans le jardin mais elles n'ont aucune tâche si ce n'est d'être...
Les livres ont été mes meilleurs amis lorsque j'étais une petite fille solitaire mais j'ai découvert ensuite que les amis de chair et d'os étaient bien plus précieux, hélas j'ai découvert aussi que lorsque ces amis là partaient, les livres eux étaient toujours là...
Quelle bonne idée Christiane que vos livres préférés vous suivent dans votre cercueil ; je n'oserai pas le faire car j'ai opté pour l'incinération et j'aime trop mes livres pour les brûler !
J'ai oublié de parler de mes ami(e)s virtuel(le)s qui ont pris aussi une grande place et je les en remercie ♥ ♥ ♥

Écrit par : Lucy | 12/02/2016

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J'ai aussi oublié tous les chat(tes) qui m'ont tenu compagnie et caressée.... Et à propos de chattes, j'ai vu (il y a quelque temps déjà) au théâtre les "peines de coeur d'une chatte française", très joli spectacle

https://www.youtube.com/watch?v=F4zi3ybasKE

Écrit par : Lucy | 12/02/2016

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Lucy,
merci pour les mots-jonquilles.

Écrit par : christiane | 12/02/2016

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Lucy, j'ai eu un chat exceptionnel pour plusieurs raisons : il a choisi de vivre chez nous et s'y est installé ( nous avons rechercé ses maîtres mais la quête resta vaine ), il était un siamois bavard, il mettait des roustes aux chats des voisins, il m'offrait des petites souris bien alignées sur le pas de porte de la cuisine pour mon petit déjeuner, il s'appelait Tiberus Tiberum pour ne pas dire ... Bébert. Gracieux, indépendant, doux, sauvage, vagabond, un chat tout en ondes ;)

Écrit par : chiara | 12/02/2016

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S'il passe par là, salut à Bouguereau et sans parenthèse aux fesses !

Écrit par : chiara | 12/02/2016

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Chiara, toutes mes chattes sont venues de nulle part (sauf celle de la voisine...) et ont choisi elles-mêmes d'habiter chez moi. Les souris c'était au pied de mon lit qu'on les déposait ! A la mort de la dernière, j'avais juré qu'on ne m'y prendrait plus.... j'ai tenu deux ans et demi jusqu'à ce qu'un tout petit bout de chatte vienne me regarder d'un air suppliant, c'était il y a cinq ans. Une petite Mimi tigrée aux yeux verts qui n'adore que moi et qui me fait la conversation. Enfin pour le moment elle roupille à côté de moi, mais quand elle en a assez, elle se plante entre l'ordi et moi et me regarde droit dans les yeux d'un air impatient.

Récemment un beau gros chat tigré avec des grands poils a tenté de se faire adopter aussi, mais j'ai résisté, cela pose assez de problèmes d'en faire garder une lorsque nous partons en voyage.

Écrit par : Lucy | 12/02/2016

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Lucy et Chiara,
Vos conciliabules à propos des chats qui vous ont adoptées sont délicieux comme les extravagances de Lola chez Paul.
Bon, les félines, une souris-caméléon peut-elle se glisser entre vos griffes aiguisées ?
Lola, Lucy et Sergio, et toi, JC,
Hier, c'était donc un chemin connu comme une adresse familière jusqu'à la galerie de Jean-Marie Felli, 127 rue Vieille du Temple, dans le 3e.
Ce jeune galeriste a l’œil, et le bon. Il est fidèle aux artistes qu'il a choisis et au long des années, les exposent, mariant leurs dernières créations aux plus anciennes. Ses catalogues d'exposition sont des merveilles (autant du point de vue iconographique qu'à celui du choix des textes qui accompagnent le créateur).
Hier, sixième retour de Marc Perez depuis 2007.
Le cocon de la galerie aux beaux murs blancs accueille et les œuvres et les visiteurs et certains jours exceptionnels, les artistes. Comme hier, où Marc Perez signait le livre (et non plus le catalogue) consacré à sa création. (Il y en avait eu un en 2010 d'un seul auteur : Yvon Canova "Corps combustibles" aus éditions Eric Koehler. Texte saisissant, poétique, fouillant et disséquant l’œuvre avec une conception graphique épatante. Il faut dire que les estampes au carborundum n'ont jamais aussi bien été mises en valeur ainsi que les huiles sur papier népalais. Quel papier a choisi l'imprimerie Stipa ? je ne sais mais quel bel ouvrage !)
Donc c'était pour les années allant de 1999 à 2009. que s'est-il passé depuis dans l'atelier des Batignolles ?
Qui est Marc Perez ? d'où vient-il ? de quelle lignée ? Petit-fils du peintre Moses Levy (1885-1968) et de Ishaac Perez. Enfance en Tunisie à El Kram jusqu'en 1955, veille de l'indépendance et début de l'exil des Juifs de Tunisie..; Puis l'Europe, puis des voyages. Une vie au retour à Paris partagée entre un job de médecin urgentiste, puis de médecin de nuit et la création dans des ateliers d'abord de fortune puis de plus spacieux.
Il était là, hier, souriant, un peu timide, discret, pétillant, écoutant et répondant volontiers aux questions de ceux qui en posaient.
Commençant à bien vivre dans son œuvre, je le placerais volontiers dans un sillon où retrouver Artaud, Hölderlin, Dürer, Breughel, Beckett, F.Bacon, Giacometti, Z.Music, Morandi...
C'est un dialogue entre peintures (sur papier ou panneaux de bois), estampes et sculptures. Quelques œuvres de ces trois domaines de création dialoguent dans la galerie sur les blancs éclatants des murs de la galerie éclairés judicieusement par des spots discrets et bien placés. Elles dialoguent entre elles humblement, silencieusement. Tout cela est fragile.
Des silhouettes, des corps pauvres, seuls ou groupés portant des piles de livres sur la tête comme un fardeau, comme un trésor qui aurait pu être englouti. Tous trempés dans une même couleur de terre rouillée. Les jambes longues des sculptures, rhizomes de métal, oscillent doucement, balançant leur charge de livres entre équilibre et gravité, si on les frôle.
Entre elles les estampes où le noir profond et duveteux révèle la blancheur cotonneuse du papier. Obscure lumière... Les peintures portent des traces, des ratures, des corps effacés. Des fantômes immobiles, pétrifiés, veillent. Ils flottent dans l'espace de la feuille en tâtonnant. Les sculptures sont faites de bric et de broc : métal, terre, ficelle, bois, livres, chanvre, bandelettes, plumes, argile, sables... Parfois une barque fragile ou lourde, chargée de ces êtres formant le peuple de l'ombre, le peuple de l'exil...
Tout cela recouvert d'une engobe d'ocre rouge sombre, de poussières agglomérées de craie, de cires de tons rouillés, creusé, pétri, ridé, brûlé et pourtant si léger, si gracieux, si aérien.
Œuvre minérale. Peuple nomade, sans destination, sans cité.
Un texte de Gilles Plazy dans le livre, somptueux :
"...On dit que dans un geste biblique il les aurait créés d'un peu de terre et de quelques détritus puis animés d'un souffle (...) comme ceux qui officiaient en secret à Prague et lâchaient dans la rue des golems..."
Dans un autre de Delphine Horvilleur :
"...Un résidu porte en hébreu le nom de "Shéérit", ce qui reste, un en-trop, un en-plus..."
Marc Perez évoque son travail de gravure dans l'atelier Lacourière et Frélaut, situé en haut de l'escalier Foyatier à Montmartre. Atelier qui avant sa fermeture a aussi accueilli Chagall, Miro, Braque, Music, Soulages... Un lieu où il aimait travailler avec le carborundum et dans l'ambiance familiale, attentive et douce de l'atelier.

Voilà, quelques traces de mon après-midi et de la soirée dans le livre...

Écrit par : christiane | 12/02/2016

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La lecture représente une petite partie de ma vie, de plus en plus petite
Écrit par : JC..... | 12/02/2016

J'ai une relation de muscu, un ancien professeur de mathématiques en prépa, imbattable en littérature, cinéma, musique ; de temps en temps je lui ramène des films ou des partitions de la bib, mais de livres jamais : il a cessé de lire ! Et pourtant évidemment il sait qui est Modiano, Pérec, enfin ceux dont on parle, mais alors je me demande comment... Les films c'est autre chose, il en est toujours friand, là c'est plus cohérent.

Écrit par : Sergio | 12/02/2016

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Sergio,
ailleurs... vous écrivez :
"Faut se méfier des petits pavés, c’est là que les talons se coincent le mieux…
Quand même, ceux de Casse-pipe… Là c’est les sabots des chevaux, qui s’y coincent ! Ou le sabre à Ferdine… I reste planté !"
Eh bien, je viens de vous en coller un gros de...pavé !!! J'espère que vous ne m'en voulez pas. Je ferai plus court la prochaine fois mais Marc Perez ou on en parle vraiment ou on se tait.

Pour JC,
je voudrais bien connaître quelles lectures sont sa petite part...

Écrit par : christiane | 12/02/2016

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Sur l'affaire de la lecture - mais je l'ai déjà raconté - il s'agit quand même d'un statut spécial ; je m'esseplique : la peinture, et pas mal de trucs mais déjà sonorisés (cinéma, danse) ça fausse, la peinture donc se relie, se branche sur le système visuel, les yeux ; après, les références culturelles, c'est autre chose. Itou la musique c'est l'oreille, même si on peut composer sourd.

Alors que le texte, c'est de la synthèse : il n'y a pas de support physique direct, ondulatoire (encore) tel que les vibrations lumineuses ou sonores. C'est peut-être une des raisons qui font que l'on peut être amené à l'appréhender différemment...

Mais là ça mériterait des développements comme trois mille fois Pérez !

Peut-être que je me trompe mais au moins c'est de bonne fois comme diraient les jaizes... Tiens personne a été élevé chez les jaizes ? Là ça sont des bons comme dirait Milou !

Écrit par : Sergio | 12/02/2016

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En effet Sergio, statut spécial accordé à la littérature, démonstration validée : c'est une conversation de cervelle à cervelle en droite ligne...Encore qu'avec la méthode globale pour l'apprentissage de la lecture, ça bifurque drôlement puisque la zone du cerveau activée n'est pas la zone de lecture du cerveau. C'est dommage.

J'ai le même ami que vous Sergio mais il ne fait pas de muscu, un scientifique qui ne lit plus mais qui sait qui est qui ... Alors c'est aussi la faute de leur cervelle : ils lisent dix lignes sans faire gaffe et ils impriment direct avec sauvegarde du disque dur. Si, si. C'est impressionnant.

Christiane, merci pour la présentation de Marc Perez.

Beau samedi à toutes et tous.

Écrit par : Chiara | 13/02/2016

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Sergio, vous oubliez les "livres-audios".... où c'est l'oreille qui participe comme lorsque vous étiez enfant et que l'on vous racontait des histoires.

Souvent il m'arrive d'avoir des insomnies et mon grand plaisir est alors d'écouter France-culture où des gens me racontent encore des histoires, parfois des pièces de théâtre, parfois des souvenirs, des relations de voyages, des explications de textes, pourquoi Fellini ni Pinter n'ont jamais réalisé "la Recherche", etc.

Écrit par : Lucy | 13/02/2016

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Ne laissons pas de questions sans réponse. Jamais ...

@Christiane
Ayant calculé que les étagères de mes deux pièces bibliothèques représentent environ 130 mètres pleines à craquer, je ne puis me lancer dans ce qui serait l'objet d'un livre de plus : lesquels ? Je te précise que souhaitant être enterré avec tous mes livres, j'ai acheté un container dans lequel je serai enfoui, lequel sera porté jusqu'au cimetière par une cinquantaine de coolies en larmes (c'est dans le contrat)...

@Sergio
Instruit chez des sous-traitants des Jésuites habiles, nos chers Maristes subtils, aidés de Dominicains solides, j'ai eu la chance d'être éduqué par des parents admirables, quoique de sexes différents et de perdre la foi dans d'excellentes conditions intellectuelles et affectives !...

Bonne journée !

Écrit par : JC..... | 13/02/2016

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Plutôt que l'enfouissement, je conseillerai l'immersion, c'est beaucoup plus classieux : on fait couler le bateau contenant le container et les coolies avec et du bateau suiveur un collège de jésuites jette des fleurs....

Variante : on peut immerger les jésuites avec les coolies...

Écrit par : Lucy | 13/02/2016

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Désolé Lucy !
Un noyé, ce n'est vraiment pas beau à voir .... Non à l'immersion ! L'immersion d'un terrien-marin, c'est comme sortir un espadon hors d'eau .... une horreur ! Dégueulasse ! Comme un juif dans un camp nazi regardant d'un œil vide le libérateur russe arriver...
Laissez moi m'enterrer "en terre", ce qui est bien le moins.

Écrit par : JC..... | 13/02/2016

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merci, JC.
Tant que les livres peuvent être transmis, laissons-les en piles ou sur les étagères.
Et puis les morts ne lisent pas !
Là-dessous tout tombe en poussières et moisissures.
Feu ou terre, peu importe... Le corps c'est fait pour être vivant, après... il reste la mémoire de ceux que nous avons aimés.
Quant à l'écriture, à la lecture et aux livres...
"J'aime les commencements, malgré ce qu'ils ont d'angoissant et l'incertitude qui les caractérise tous. Quand j'ai gagné une joie ou une récompense, quand je veux que quelque chose n'ait pas été, quand je veux refuser à un évènement le droit d'habiter dans mon passé, je commence, à la seconde même. Quoi donc ? Je commence. J'ai déjà commencé ainsi des milliers de vies."
"Journal de Schmargendorf" - Rilke (traduit par P.Jaccottet

A propos d'Elena Ferrante, "Le nouveau nom" vaut la peine d'être lu. Belle suite nerveuse et violente à "L'amie prodigieuse". Ah, les napolitains machos, pires que ceux que j'ai rencontrés dans mes paysages. De quoi choisir le célibat ou d'autres amours....

Écrit par : christiane | 13/02/2016

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Encore qu'avec la méthode globale pour l'apprentissage de la lecture, ça bifurque drôlement puisque la zone du cerveau activée n'est pas la zone de lecture du cerveau. C'est dommage.
Écrit par : Chiara | 13/02/2016

C'est bien ce que j'avais cru discerner : la méthode globale est une approche symbolique (au lieu de phonétique pour la syllabique), à l'instar par exemple du chinois ; on peut aussi remplacer "phonétique" par "analytique" et "symbolique" par "synthétique", ce qui recorrobore une opposition des plus fondamentales.

Ce qui signifie que s'agissant de la langue mondiale, comment cela va se passer, attendu que chez les symboliques il y a quand même pas mal de puissances économiques et démographiques ?

Dans l'absolu, quel est le mieux ? On pourrait alléguer que la primauté va à l'adaptable, donc modulable, donc ici phonétique, mais après tout est-ce que l'autre système n'est pas le plus puissant ? Je ne serais pas éloigné de penser qu'en informatique, avec les ordinateurs biologiques, vivants, quoi, des recherches israéliennes, on n'en revienne pas à l'analogique...

Écrit par : Sergio | 13/02/2016

Magnifiques vos échanges, de quoi redonner du coeur au ventre.Les chats de Lucy, Chiara ,le Chat de Du Bellay qu'avait transcrit Elena. " il n'y a pas de support physique direct ou ondulatoire, tels que les vibrations lumineuses ou sonores.." dit Sergio. L'oeuvre écrite est un mystère, lire relève d'une vraie alchimie. J'ai noté qq part les 5 ou 6 lignes, sans pittoresque mais effrayantes, de J.C. ( la noyade ..) aucun compliment,gare, le bâton est tout prêt pour menacer l'imprudent(e) laudateur.
"les langes" avez-vous dit Christiane, Marc Perez, " l'amie prodigieuse" un autre " les poupées" je crois. Impossible de lire, en ce moment; je dois avoir l'oeil sur l'horizon. Pour l'instant tempête, déluge, frigo vide, train à l'heure ??? Rien de tout cela n'est intéressant. Arrêtez de parler de mort, vous allez attirer les lémures, et C(h)aron va préparer sa barque. Une histoire drôle: j'écoutais Fr Cul ou Int, vers 3 h du mat ( une de mes meilleures amies (parkinson) avait déjà appelé 3 ou 4 fois au tel, puis tte la nuit) donc retransmission du Salon de la Lingerie, interview de femmes,bizarres, la lingerie ? je porte des culottes en coton ...... ??? Puis une voix, agréable, de baryton martin " je suis responsable de 90% des maux de l'humanité . Vous avez deviné ? Oui je suis un Homme". Qui donc avait choisi les intervenants ?? Mais la meneuse de jeu redresse la situation, et propose: qui achète les slips de Monsieur ? votre langue au chat ? 20% de femmes, oui, et ça leur coûte en moyenne 20€ par an .....je sentais déjà l'odeur ..C'est alors qu'une voix d'homme s'est fait entendre: je représente "le slip français, entièrement fabriqué en Ardèche; 10 millions de slips par ans!" et de détailler sa production, je passe...et je réfléchis, sous la couette; 10 millions de slips/H ;;; ça fait une moitié ou un tiers de slip par homme....L'émission s'est arrêtée, dommage. Si j'arrive à franchir la porte d'entrée, plaquée par le vent, je file au magasin de "gorges zet gaines" comme disait Dior en 1980 et je dévalise le magasin...
Vers 11h ou midi Fr mu me réveille: Czyffra (orth ?) le concerto n°1 de Chopin, Mendelsonn (orth?)à fendre l'âme, une partie du Carnaval de Schumann, à s'envoler; mais le meneur de jeu cite la critique de l'époque,B.Gavoty, Cl Samuel...à désespérer? de la critique. Ce soir, lorsque j'aurai fait provision de dentelles et de beurre d'échiré, je brancherai le replay( et aussi mon répondeur tel.)
Que de joyeuses agapes et de mystérieuses beautés vous réjouissent.

Écrit par : lola | 13/02/2016

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"Ce qui signifie que s'agissant de la langue mondiale, comment cela va se passer, attendu que chez les symboliques il y a quand même pas mal de puissances économiques et démographiques ?"

Les japonais ont peut-être la solution juste depuis lurette : deux alphabets syllabiques ( les kana issus d'une simplification des idéogrammes chinois - kana veut dire "écriture empruntée" - ), soit les hiragana et les katakana - ce dernier alphabet réservé à l'écriture des mots étrangers, les deux alphabets ont même prononciation) + les kanji ou idéogrammes chinois purs. Le tout gracieusement mêlé.
En résumé les japonais jonglent avec la phonétique et le symbolique. Sont terribles non ? Et c'est un bonheur d'apprendre le japonais même tardivement.

Lola, je vous ai lu ailleurs pas si près mais pas si loin et j'ai aimé la clarté de votre démonstration de 22 heures et quelques minutes. Un esprit clair, plaisir !

Écrit par : Chiara | 13/02/2016

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eh oui ! Lola !
LANGE : Drap de laine avec lequel on garnit le rouleau supérieur de la presse à taille-douce, afin d'adoucir, de répartir et de régulariser la pression sur le papier. Les langes peuvent être en feutre tissés ou en feutre foulé. On les nommait aussi autrefois des blanchets.
Une série de photos où l'on voit les langes ! Je travaillais sur ce genre de presse à main mais pour le métal nous utilisions des plaques de zinc (moins onéreuses que le cuivre mais plus difficiles à entailler).
http://reynaud-art.fr/taille-douce-tirage-dune-pointe-seche-gravure/

Écrit par : christiane | 13/02/2016

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En résumé les japonais jonglent avec la phonétique et le symbolique. Sont terribles non ? Et c'est un bonheur d'apprendre le japonais même tardivement.
Écrit par : Chiara | 13/02/2016

C'est pas mal, hein ! Le Japon j'osais pas trop en parler j'avais pas la moindre idée... Sauf pour les motocyclettes bien sûr !

N'importe comment cela devrait se faire tout seul, mais probablement assez vite...

Écrit par : Sergio | 13/02/2016

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Maristes subtils, aidés de Dominicains solides, j'ai eu la chance d'être éduqué par des parents admirables
Écrit par : JC..... | 13/02/2016

Ha mais moi aussi, et la preuve, c'est que quand je foutais rien au lycée, ou alors uniquement des avions avec les pages du milieu des cahiers, ou encore dépecer les sacs des filles, c'était l'arme nucléaire immédiatement :

- En pension !

Mais je savais pas ce que c'était, la pension, quoi ! Ni pourquoi c'était dangereux, ou alors si c'était des camps comme les Marines (prononcer "Meu-insse"), ou des колхоз géants comme une fois j'avais travaillé chez Vilmorin, enfin je voulais bien être terrifié, mais j'arrivais pas à trouver de quoi... Ce que voyant mon père rajoutait :

- Chez les maristes !

Là je savais que c'était vraiment sérieux...

Écrit par : Sergio | 14/02/2016

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SAINT VALENTIN
(Extrait d'un discours amoureux)

- c'est la Fête des Amoureux aujourd'hui, mon petit cœur dodu, charnu, ma tendre geôlière, mon trésor de bienfaits, ma douce, ma tendre, mon enfant, ma soeur ...
- ne te fatigue pas, salopiot ! rengaine tes caresses verbales, vieux fourbe, ça ne me concerne pas !
- bon.... j'aurais essayé ! ....

Écrit par : JC..... | 14/02/2016

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"rengaine tes caresses verbales"
elle n'a pas dit de rengainer les autres (caresses)...

cent fois sur le métier....

Écrit par : conseillère conjugale | 14/02/2016

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Cent fois.... je trouve que ça fait beaucoup ! Stakhanov, plan quinquennal, Stalin, Beria, Lyssenko, Putin, Popov !!!

Écrit par : JC..... | 14/02/2016

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On est à deux cent un... Mon grand-père il avait une trois cent un ! C'était mille fois mieux que les bagnoles d'après...

Écrit par : Sergio | 14/02/2016

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Le must c'était la quatre 'sans' quatre....

Écrit par : Lucy | 14/02/2016

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JC.... pas stakhanoviste pour deux sous, m'étonne pas qu'elle grogne.....

Écrit par : Lucy | 14/02/2016

Chiara 13/2 merci. Inquiétantes ou amusantes ? ces grandes cérémonies où ,exilé de soi, dépossédé de son être propre, on est habité par l'esprit de l'Autre ...

Christiane, merci pour les langes,mot superbe. Il y a qqs années j'avais vu à la BNF François M. une expo Alechinski, agrémentée d'un film sur la Grande Presse qui était celle des Frères...(j'ai un trou)Magnifique.
Vous me faites de plus en plus penser à une Cybèle couronnée de Tours, ou Diane chasseresse, combien de cordes à votre arc !!

Écrit par : lola | 15/02/2016

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Oui, Lola,
"Lange" mot superbe qui a déserté les façons d'habiller les nouveaux-nés. Maintenant, petites jambes à l'air libre, petons dans des chaussons ou chaussettes minuscules et grenouillères pour tous. Les langes des nativités de la peinture classique transforment les nourrissons en momie. On pensait qu'il fallait maintenir leurs jambes droites et serrées et éviter les bains. Puis on a enveloppé que les jambes d'une façon plus lâche pour que le bébé puisse gigoter sans prendre froid. Les habitudes ont évolué comme... l'orthographe.
"Plusieurs cordes à mon arc" ? C'est tout de curiosité. J'aime découvrir et apprendre pour comprendre tout ce qui m'entoure. Ainsi les portraits du Fayoum. Quel délice cela a été de malaxer la cire et les pigments, puis de l'étaler toute allégée de térébenthine, puis lustrer. Alors la cire affleure pour faire luire les couleurs.
Cette semaine j'attaque à l'huile le visage parfait de Béatrice Cenci peint par ??? par Guido Reni ou peut-être Elisabetta Sirani. Il se trouve au musée Barberini à Rome. J'ai hâte de travailler les étoffes et ce si doux visage mélancolique et candide qui a inspiré Stendhal (Chroniques italiennes :
"La tête est douce et belle, le regard très doux et les yeux forts grands. Ils ont l'air étonné d'une personne qui vient d'être surprise au moment où elle pleurait à chaudes larmes.").
Elle a eu la tête tranchée comme sa mère en place publique. On a obligé Artémisia Gentileschi qui avait alors six ans à assister au supplice.
Repris encore par Stendhal (Le rouge et le Noir) : "Jamais cette tête n'avait été si poétique qu'au moment où elle allait tomber."
Et puis l'étude de tous ces drapés me parait passionnante.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beatrice_Cenci

Oh la la , Sergio va encore dire que je lui ai posé "un pavé" où Ferdine ne pourrait planter son couteau !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beatrice_Cenci

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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Lola, il y a un nouveau billet au-dessus et Lucy délire avec des fourmis !!!

Écrit par : christiane | 15/02/2016

christiane 21h11 Qu'avez-vous fait des portraits du Fayoun ? j'avais vu l'expo au Louvre, je ne sais combien de fois (ami du L c'est comme il vs plaira!) J'ai de superbes textes, je vs en copierai , dans qq temps) Pour Artemisia, idem; aviez-vs vu l'expo sur "la tête coupée ? extra. Comme je vous comprends , la magie des drapés...
Pour Alechinsky,allez voir le site "les impressions de Pierre Alechinsky, il y explique comment il est passé du "sucre" à l'essence de lavande, plus souple.
Je n'ai aucune habileté; mon ami Chen m'a tel, il a besoin de moi...j'attends le soleil pour me remettre à la calligraphie; ds l'atelier, tous préfèrent l'aquarelle, je suis seule à travailler debout, la main levée... je suis en train de trier tous mes livres de chinois, mais le courage me manque ...allez ,le soleil, un effort !!
Je n'ai pas trouvé la lutte de Lucy contre les fourmis, où??

Écrit par : lola | 15/02/2016

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C'est au-dessus Lola, pour les fourmis de Lucy. Elles se baladent sur un anneau de Moebius. Magnifique image (dessin ? gravure ?)

Panne de chauffage chez vous ? Zut , juste quand il commence à faire froid.

Artémisia. J'ai vu une grande expo à Paris, au musée Maillol, en 2012, intitulée « Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre », avec ses toiles et celles de son père. Toujours son obsession de la tête d'Holopherne coupée et de beaux duos entre Judith et sa servante. Vie difficile, passionnante pour cette femme de caractère tellement douée. (J'ai travaillé un morceau de la grande toile de la sainte Cécile : main, lutte, robe, manche, corsage, naissance du cou. J'ai aimé peindre cette étude sur un panneau de bois.)

Pour le Fayoum, je n'en ai fait qu'un ! mêlé plusieurs d'entre eux en un seul visage pour approcher l'ambiance de ces portraits sur des bois abîmés. Ravie de connaître bientôt ces textes.

Les aquatintes d'Alechinsky à l'essence de lavande : superbe idée. Je n'ai connu que celles au sucre ! Le grain de l'aquatinte est prodigieux. Des gris, des ombres, des noirs profonds.Difficile d'arrêter !
J'ai raté son expo à la BNF en 2005. Dommage. C'est un tel joueur (formes, coloris, sujets...). C'était une année très difficile. J'ai hiberné en attendant des jours meilleurs. Je pouvais juste écrire, et lire ; même pas un croquis, ni un coup de pinceau !

Pour l'ami Chen et votre travail, debout. Il y a un très beau livre "Entretien avec Fabienne Verdier" - Charles Juliett lui pose les bonnes questions et la regarde :
"Hissée à la pointe d'elle-même, concentrée et détendue, intense et détachée, libre de la crainte d'échouer et de la volonté de réussir, elle enchaîne avec maîtrise et sang froid une succession de gestes qui libèrent l'énergie amassée. L'encre fait apparaître des formes qui ne tolèrent aucune reprise..."
et elle dit :
"L'inachevé" est la porte d'accès secrète au voyage poétique de la peinture (...) on n'impose pas la forme, elle est vécue et découverte par celui qui entreprend la balade du mouvement du trait dans son mental. Le trait du tableau chante en lui, la résonance passe d'un coup de pinceau à l'autre..."
(Je trouve qu'elle parle bien de ce temps de plénitude.)

Écrit par : christiane | 15/02/2016

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