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24/01/2016

Rouge

lum02.jpg

 

C'est pas une chanson de Sardou ? Alors là, la fractale, c'est une du tout début. Je me souviens qu'elle payait pas de mine, que on pouvait peut-être supposer que, mais enfin y a rien qui venait ; de fil en aiguille je me suis incrusté dans le problème avec la délicatesse de l'alligator, et puis c'est venu tout soudain en pourchassant dans les coins comme les pieuvres dans leur rocher en Bretagne.

 

La délicatesse de l'alligator... Quand je disais que non seulement allitérations et assonances nous poursuivent mais qu'en plus elles font le langage, les phrases ! C'est tonnant, ça... Y a un mystère, caché comme le steak. J'avais eu une discussion avec WGG qui s'étonnait que j'ignorasse que la forme pouvait engendrer le fond ; alors j'ai fait comme Renaud, j'ai réfléchi et je me suis dit ; dit quoi ? Dit que peut-être que pourquoi pas.

 

Passeque là on en tient un, de mécanisme ; les allitérations et les assonances, c'est du son, cela revêt surtout un caractère discret (un phonème chest un phonème épichétou), modélisation mathématique assurée sans se presser comme Zorro. Et il en sort des phrases qui sont censées "faire sens" (ha l'horreur !) ; c'est magique, nichteware ?

Commentaires

Exceptionnel ,Sergio.

Écrit par : lola | 24/01/2016

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Hum miam miam, on dirait du chocolat ! Mais y en a un glouton qui s'est caché dedans en bas à droite, il est presque totalement englouti...

Écrit par : Lucy | 24/01/2016

C'est presque le cinabre de la villa des Mystères à Pompéï ,avec des boucles garance ou amarante,traversées par un éclat safran , qui zèbre un bleu mystérieusement profond.
Ce texte ,d'où sont absentes les couleurs,à peine suggérées mais dont le rythme s'enroule et se noie dans la spirale des parfums et des décasyllabes.Verlaine, bien sûr

Le souvenir avec le crépuscule
rougeoie et tremble à l'ardent horizon
de l'espérance en flamme qui recule
et s'agrandit ainsi qu'une cloison
mystérieuse où mainte floraison
-dahlia lys tulipe et renoncule-
s'élance autour d'un treillis et circule
parmi la maladive exhalaison
de parfums lourds et chauds dont le poison
-dahlia lys tulipe et renoncule
noyant mes sens mon âme et ma raison
mêle dans une immense pâmoison
le souvenir avec le crépuscule.

nota bene: les liaisons en r(d)s se font toujours en R , jamais en S, contrairement à ce que pratiquent certains journalistes; toujour(s)aimer, lour(ds) et .
sauf pour qqs rares monosyllabes.

Écrit par : lola | 24/01/2016

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fastueux... un opéra... dorures, volutes et cramoisi des lourds rideaux de scène, reflétés. On attend... quelles voix vont jaillir ? une partition italienne. Et toute proche, la nuit vénitienne et masquée où se glisse Giacomo Casanova...
"une immense pâmoison
le souvenir avec le crépuscule..."
Une insolente liberté...

Écrit par : christiane | 25/01/2016

Sergio, vous avez déjà évoqué cette nuance : la forme peut engendrer le fond...Et je n'y arrive pas vraiment...Elle peut le révéler, lui préparer le terrain etc, mais l'engendrer ? Ou alors ça marche seulement quand, à priori, l'auteur ne savait pas du tout où il allait ? Est-ce que cela peut fonctionner en littérature ? je ne sais, mais voudrais bien comprendre.

Comme Christiane, ai vu un fabuleux rouge théâtre !

Sur ce je retourne aux hiraganas qui se bousculent et dansent gracieusement sur mon cahier d'écriture ...gracieux les exemples.

Écrit par : Chiara | 25/01/2016

le glamrock c'est souvent..presque toujours
https://www.youtube.com/watch?v=rmSV2l6JFt0

Écrit par : bouguereau | 25/01/2016

Ah oui, belle vidéo !

( l'a pas un léger accent écossais le Dr ? )

Écrit par : chiara | 25/01/2016

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Ha ben les fractales à Boug elles sont essetraordinaires, tiens ! Si je faisais cela avec mon carénage ?

Écrit par : Sergio | 25/01/2016

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Écrit par : christiane | 25/01/2016
la forme peut engendrer le fond...

Non seulement au début cela m'a aussi paru parfaitement exotique, mais en plus cela peut être envisagé de vingt mille manières différentes.

Un exemple toutefois, vécu mais présenté autrement, de manière à montrer que c'est automatique, indépendant.

Je suis devant une disserte qui ne m'inspire pas du tout ; alors je fais ce qu'on me dit, un plan :

- première partie ;
- seconde partie ;
- troisième partie.

Je rajoute un peu de sémantique, toujours sans penser au sujet ; cela devient :

- thèse ;
- antithèse ;
- synthèse.

Maintenant faut plonger sur le bestiau, mais il reste encore un peu de préparation ; je décompose chaque partie, donc par exemple la première devient :

THESE
- thèse ;
- antithèse ;
- synthèse.

Là on est vraiment coincé faut ouvrir le sujet ; c'était sur la guerre de Cent ans. Et là, cela saute aux yeux :

THESE
- Charles VIII s'ennuie à Bourges ;
- Jeanne d'Arc s'ennuie à Domrémy ;
- Elle décide de prendre contact.

Et l'affaire est lancée ; et effectivement, c'est indépendant de moi, parce que tout le monde peut asséner des propositions aussi simples, lors même qu'une immense masse de connaissances n'eût jamais levé sans laisser "la Forme" conduire l'opération, au sens mathématique, ou disons de logique formelle, du terme....

Écrit par : Sergio | 25/01/2016

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eh, l'ami, je ne suis pas Witold Gombrowicz !
"... est-ce nous qui créons la forme ou est-ce elle qui nous crée ? Nous avons l'impression de construire. Illusion : nous sommes en même temps construits par notre construction. Ce que vous avez écrit vous dicte la suite, l’œuvre ne naît pas de vous, vous vouliez écrire une chose et vous en avez écrit une autre tout à fait différente."
Les aventures de la Forme sont innombrables, écrit-il, dans ce chapitre comique de Ferdydurke intitulé "introduction au Philibert doublé d'enfant".
(Paul Edel et W. avaient échangé sur ce sujet, sur son blog "près_loin". C'était au fleuret !)
Tenez, c'est comme si, après toute cette délicatesse d'écriture, JPA, s'adonnait au vertige d'un roman où, sans hésitation, une mère tuerait sa fille trop encombrante puis la jetterait dans une décharge. Une sorte de Blanche-Page tuée par son parâtre... Alors la forme imploserait d'un rire démoniaque. Il aurait échappé à la Forme. Elle aurait dû lâcher prise. Impossibilité de cicatriser une blessure. Soulagement. Meurtre.
"Ô puissance de la Forme ! Elle fait surgir en nous quelque chose qui ne vient pas de nous..."
La suite ? toujours dans Ferdydurke, toujours dans ce chapitre IV. C'est... décapant !

secret :
"L'écrivain auquel je pense ne se mettra plus à écrire, lui, parce qu'il se considère comme mûri, mais au contraire parce qu'il connaît son immaturité (...), il dira :
- Excellent ! J'ai écrit des sottises, mais je n'avais signé aucun engagement de produire uniquement des ouvrages sages et parfaits. J'ai pu exprimer ma sottise et je m'en réjouis parce que la critique et l'aversion que j'ai suscitées agissent sur moi, me façonnent, me recréent en quelque sorte, et me voici naissant à nouveau."

Écrit par : christiane | 25/01/2016

tiens ! Si je faisais cela avec mon carénage ?

j'ai essayé petit, ça marche, y'a une vidéo qui esplique bien, mais tu peux faire aussi des transferts d'imprimantes..c'est affreux mais hétonnant de facilité
https://www.youtube.com/watch?v=pKuXyeAGzEU

Écrit par : bouguereau | 25/01/2016

Hola Sergio, Charles VIII ne peut pas s'ennuyer à Bourges, à moins qu'il ne soit le jumeau caché qui a prévu d'assassiner,CharlesVII parce qu'il est amoureux aussi, lui charles VIII de la Belle Agnès Sorel, est-ce bien Elle ? qui est l'amante aimée et déclarée de Charles VII, qui est fort laid , qui donc déjà a fait son portrait ?? Ahhh, s'il vous avait connu , Charles VII, vous lui auriez arrangé ça, pas vrai , parole de fractale !

Écrit par : lola | 25/01/2016

Christiane, géniale votre affaire. Je suis toujours dans la"mise à mort "que j'adore, je vais m'offrir 2 doigts de Ferdydurke, à votre santé .
Des transferts d'imprimantes ? Mais Lacan est mort, et Freud aussi; Passou aurait-il oublié l'Homme-âge,tout chaviré qu'il est par les effluves de Chanel n°5
Il faut lire les dernières nouvelles...

Écrit par : lola | 25/01/2016

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Charles VIII
Écrit par : lola | 25/01/2016

Je le laisse, ça scintille trop, même là en allant voir j'en étais encore pas sûr ; et puis ce n'était que son petit-fils... Et premier mari d'Anne de Bretagne, le second s'étant comme qui dirait pris la porte...

Mais il y a des professionnels : Diane de Poitiers, qui aurait bien fait toute la monarchie, ou encore l'archiduc Rodolphe, qui a quand même attendu dix ans entre la mère et la fille ; il aurait dû attendre plus, d'ailleurs...

Écrit par : Sergio | 26/01/2016

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En effet Sergio, la démonstration fonctionne. je dirais même plus, elle ( me ) révèle sans doute un à-priori, la peur de se faire rouler, que passant par la forme il y aurait tromperie, un "pas fait exprès". Mea culpa et grazie Sergio et Wiwi.

Écrit par : Chiara | 26/01/2016

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Il faudrait faire cela d'une manière encore plus rigoureuse ; mais de plus, il y a encore énormément d'autres choses à dire : par exemple le fond d'un niveau d'abstraction donné constitue la forme du niveau voisin (en montant ou en descendant), mais je retrouve plus dans quel sens !

Et puis aussi, ces niveaux d'abstraction en échelle discrète, je veux dire d'entiers, c'est pas forcément très adapté, sauf à une modélisation bien sûr...

Écrit par : Sergio | 26/01/2016

Toujours descendre dans les paramètres, en évitant de se perdre dans les couloirs de l'insoluble théorie dite du "nearest neighbour" (obligé d'y penser avec ton "niveau voisin"), chercher, dans les algorithmes dits de sélection, l'algo le plus beau, celui qui fait engranger le plus de feedback. Sans se presser comme le zéro (toujours bien chaud dans la binarité de grande splendeur.)

Écrit par : lewshima | 26/01/2016

Même que pour les ballets russes ils n'avaient jamais créé un si beau décor.
Pourquoi ?
Parce que .

Écrit par : pado | 26/01/2016

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Se mettre en lifar pour trouver les fractales ? Почему нет...

Écrit par : Sergio | 26/01/2016

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"en évitant de se perdre dans les couloirs de l'insoluble théorie dite du "nearest neighbour" (obligé d'y penser avec ton "niveau voisin")"

Mais j'ai jamais été capabe de faire un pauve tri à bulles ! Enfin faut dire c'est souvent dans le métro que l'on s'adonne à ces choses... Même le Rubik's cube ça été la honte intégrale !

Écrit par : Sergio | 26/01/2016

Mon PC perd la tête et moi ma patience; plein de panneaux attention Danger; il est tout neuf, déjà malade....m..arre.
Christiane, il me semble que c'est vous qui parliez de Ferdydurke, bien vous en a pris; j'ai déniché mon vieil exemplaire Julliard, tout jauni, plein de barbes au bord des pages, maltraité mais toujours aimé. Grâce à vous j'ai filé au chap IV introduction au Philifor, à se délecter,cynique, grinçant , marrant et plein de bon sens.
Double merci car hier (?) je parlais de Charles VII et de la divine Agnès Sorel. J'me souvenais plus très bien, j'ai ouvert Wiki et j'y ai lu, outre ses recettes de beauté, l'incroyable dépeçage de son cadavre ,à faire froid dans le dos. Lisez, monstrueux.Elle est morte à 28 ans..... Or dans Ferdydurke au chap V ,"philifor cousu d'enfant", il y a ce passage , qui m'a ramenée à la divine Agnès ;"il opérait analytiquement et sa spécialité était la décomposition de l'individu en parties, par le calcul et plus spécialement à l'aide de pichenettes.D'une pichenette,il pouvait inviter un nez à jouir d'une existence indépendante et à se mouvoir spontanément d'un côté et de l'autre,au grand effroi de son propriétaire. Il pratiquait fréquemment cet art dans le tramway quand il s'y ennuyait."
Il est l'anti-Philidor ,concurrent direct du Père des sciences synthétiques, Philidor. Extra. Dommage que la belle Agnès n'ait connu que des charlatans qui dépecèrent son corps, faisant fi de son et de ses charmes.

Écrit par : lola | 27/01/2016

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Bonjour Lola,
je reviens de mes terres lointaines,loin d'internet... et je trouve votre commentaire sur ce blog qui me tient à cœur.
"Ferdydurke" mot étrange n'existant que sur la couverture du roman, difficile à prononcer, comme pêché au hasard.
Roman tout aussi étrange qui ressemble à un conte voltairien. Un rire qui explose depuis un exil et une solitude d'écrivain.
Suzanne Sontag - à laquelle vous me faites souvent penser - écrivait de ce livre (dans la préface de l'édition américaine) : "Extravagant, brillant, dérangeant, brave, drôle, merveilleux... Que vive sa sublime moquerie !"
Heureuse que vous ayez retrouvé votre ancien exemplaire jauni et annoté.
J'aime bien ce Joseph, dit Jojo. Cet homme de trente ans infantilisé par ce prof vaniteux, Pimko.
Ces scènes bouffonnes et ce héros qui tente d'échapper à la "gueule" et au "cucul". Juste être authentique et cesser d'être déformé par l'emprise de la Forme, de toutes celles qui se glissent dans la société et tentent de définir les qualités de sérieux exigibles d'un citoyen éclairé. Nous ne sommes pas loin de Musil !
Entre négatif et positif, il résiste dans une beauté déglinguée, dégonflant cette "Culture" basée sur une maturité imaginaire. (Un peu le jeu auquel se livrent avec jubilation Sergio et bouguereau et certain écrivain auquel je pense sans le nommer !)
Un autre combat est mené dans ce livre : comment échapper à la dépendance, aux pièges d'une relation duelle fusionnelle ? Le rôle du tiers qui sépare y est essentiel.
Nous sommes si souvent prêts à renoncer à notre vrai visage, à ne rencontrer l'autre que par l'imaginaire et non dans son altérité.
Oui, un roman initiatique dont on ne sort pas indemne...
Agnès Sorel... Le mercure lui aura été fatal !

Écrit par : christiane | 27/01/2016

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le jeu auquel se livrent avec jubilation Sergio et bouguereau
Écrit par : christiane | 27/01/2016

Ha mais on est blanc comme des neiges ! Sans aucune éventualité... On nous donnerait le bon Dieu ! Par exemple on préférerait quand même une binouse...

Écrit par : Sergio | 27/01/2016

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c'est quoi une binouse ?

Écrit par : christiane | 27/01/2016

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C'est tout simplement une bière, une totoche etc. Renaud dirait "une Kanter". Il faut bien reconnaître que ce n'est pas un argot très élaboré ; puis c'est comme tout, on s'y fait. Comme dans tout bon manuel, rien ne vaut un exemple : arrivant en retard à l'apéro de midi :

- On a encore un quart d'heure dans la vue pour la binouse !

Écrit par : Sergio | 27/01/2016

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Ah, merci ! vous avez enrichi mon vocabulaire, tous les deux ! des vrais gavroches !

Écrit par : christiane | 27/01/2016

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Ah, le départ de C.Taubira en vélo de son ministère c'est vraiment drôle ! avec tous les policiers qui courent autour d'elle pour la protéger au cas où et les deux qui l'encadrent à vélo. Jolie mise en scène. Quelle femme inclassable !

Écrit par : christiane | 27/01/2016

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son ministère
Écrit par : christiane | 27/01/2016

Si c'est un maison bleue adossée à la colline, va falloir pousser sur les pédales pour aller gagner sa croûte, hein ! Enfin bon comme ça le soir ça descendra, pas besoin d'essayer d'aller grappiller trois minutes...

Écrit par : Sergio | 27/01/2016

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des vrais gavroches !
Écrit par : christiane | 27/01/2016

Tous les rois de France un peu sérieux arrivaient de temps en temps à s'échapper le soir... Charles IX, Henri IV j'en parle pas, le comte d'Artois lui c'étaient toutes les nuits, et encore, il avait du mérite, fallait venir de Versailles !

Écrit par : Sergio | 27/01/2016

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Elle m'amuse par sa personnalité querelleuse, frondeuse, orageuse et par la littérature qui emplissait toujours ses discours enflammés.
Quant à la politique.... à son rôle de garde des sceaux... sa vision des prisons (surtout pour les mineurs)... Elle était dans l'inachevé...
Elle réveillait un peu tout ce monde du consensus, du politiquement correct.
Entre Proust et Taubira, JC va encore me bénir !

Écrit par : christiane | 27/01/2016

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"Tous les rois de France un peu sérieux arrivaient de temps en temps à s'échapper le soir... "
Oh oh des têtes couronnées ! ou des fous du roi ?
Prochaine fractale : une galette ?

Écrit par : christiane | 27/01/2016

Taubira.
Cinq ans de Chirac.
Passons.

Écrit par : pado | 27/01/2016

Binouse, bof, peu évocateur, mais "totoche" ça, alors! Quand nous avions 18 ans, nous ( les meilleures amies du monde et du moment) avions fait le serment de ne jamais devenir des Totoches sentimentalement....des vieux trucs empaquetés, yeux et oreilles bouchés, gentiment obéïssantes et lavant sentimentalement les chaussettes sales d'un mari bouffi et bedonnant....j'en ai des palpitations encore maintenant ! Eh bien, non, je n'ai jamais totochisé, ni d'ailleurs bu des binouses; horreur; mais il y en a at home, les hommes sans cela seraient inconsolables; les pauvres ; un cocktail avec beaucoup de rocks, c'est tellement mieux, et les Tropicanas de toutes les couleurs avec des tranches d'ananas ou des rondelles de kiwi....
Taubira, chapeau bas, départ en petite Reine. Y avait-il un seul ministre qui avait son panache, sa répartie, son humour ? Toujours tirée à 4 épingles ,d'une élégance classique et recherchée, avec des alliances de couleurs; un sens de la phrase qui fait mouche. Qui a dû faire front à ces insultes,inimaginables . Pour son rôle ? le mariage" pour tous" ce fut aussi difficile que pour l'IVG.
Et, Elle n'a pas mangé son chapeau .
Je n'ai pas lu la RdL, mais ce matin, j'avais lu un post de J.C , super, ironie sèche et rythme travaillé, c'est en faisant du surf, que vous mijotez vos interventions,J.C en cachant votre bibliothèque dans les profondeurs de votre esquif ??
Sergio et Bouguereau devraient tirer encore plus d'effets des H aspirés, n'est-il pas vrai !

Écrit par : lola | 27/01/2016

Christiane , je n'ai pas eu le temps de relire "ferdydurke" en entier; livre inclassable,personnages idem; c'est un plaisir jouissif; quand je serai sortie d'Aragon( c'est pas pour demain) je le reprendrai, et je lirai le journal de W.G.. A quel livre de Susan Sontag faites-vous allusion? j'en ai lu plusieurs mais c'est un tel fatras que je m'y perds; qd on entre dans une pièce, on a l'impression qu'un flot de vêtements, de livres, de chaussettes est prêt a attaquer et à s'élancer dans l'escalier; quand des draps coincés sur la rampe de l'escalier ont l'idée de se laisser glisser, c'est du sport,surtout s'ils croisent une pile de livres ,en attente, qui retiennent un pot de fleurs...
J'ai un peu peur, je suis obligée de retrouver le livre pour me souvenir de ce qu'il y a dedans, pas normal ....Donc,Christiane, S.Sontag ,dans quel livre déjà ? Merci. Maintenant, un tilleul bouillant, pour moi, seulement!

Écrit par : lola | 27/01/2016

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c'est en faisant du surf
Écrit par : lola | 27/01/2016

Quand ça souffle à Porquerolles, il y a de la place, hein ! C'est pas les embouteillages pour le fun*... Le waterstart ! Les yaks i sont carapatés depuis rois jours...


* board

Écrit par : Sergio | 27/01/2016

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Le 11 juillet 2009 j'avais posé un commentaire positif en bas de cet article (il y est encore !)
http://sisyphe.org/spip.php?article1453
Susan sontag... Une femme très importante pour moi. New-Yorkaise mais attirée par la culture européenne. Un charisme fou quand on navigue dans écrits et entretiens. J'ai lu un peu ses "carnets". David Rieff (son fils) a choisi de publier trois volumes de ces écrits (il en avait trouvé une centaine après sa mort.) Renaître, journaux et carnets (1947-1963). Traduit de l'anglais par Anne Wicke. ( Bourgois). J'avais acheté aussi, en Poche une sélection des premiers articles de Susan Sontag sur les arts et la culture contemporaine, sous le titre "L'oeuvre parle" ( Bourgois).: sensibilité, révolte, finesse d'analyse, liberté intérieure...
"Voyage à Hanoï" (ce livre m'avait subjugué par sa clarté, le courage qu'elle y montrait).
Puis, sur la photographie ( Bourgois éd) les deux premiers des six essais : "Dans la caverne de Platon, L'Amérique à travers le miroir obscur des photographies". Un autre : "Women" : une centaine de portraits de femmes. Son regard de photographe était vraiment incisif. Elle passa de longues années près de la photographe Annie Leibovitz.
Le dernier livre que j'ai lu d'elle : "La maladie comme métaphore". (là, encore, elle est en lutte contre l'hypocrisie sociale qui incite à taire le nom de certaines maladies (cancer - sida...), à les cacher comme des maladies honteuses. Magnifique ! surtout quand on sait son long et fatal combat contre le cancer...
J'aime ses prises de position contre la peine de mort, la guerre du Vietnam, l’envahissement de l’Irak par les forces anglo-américaines, la politique d’Israël face au peuple palestinien...son insolence, qu'elle ait compris ce que peut être la justice sociale en lisant "Les Misérables" de Hugo.
Elle était fascinée par Thomas Mann et s'était débrouillée pour le rencontrer mais elle était jeune et timide...
Comme dans cet article, je dirais d'elle : intelligence, indépendance, audace et franc-parler.
Parfois, votre façon, d'exiger la clarté des autres , votre culture littéraire, votre franc-parler, votre ironie me font penser à elle.

Écrit par : christiane | 27/01/2016

Christiane, vous êtes la Reine des chattes,de la science cachée dans les coussinets; Sontag et la photo, j'ai cela, un autre encore.Reste à les localiser....
Et vous les avez lus ! mais chez Sergio, quand on en parle, c'est qu'on a lu, quand on n'a pas lu, on rentre à la base, épicette où.
Ce soir vu Youth sur Arte; excellent , sauf que la fin ,bien menée, est incomplète quid de la fille ?; le rapt est remarquablement filmé et pour moi, difficile à regarder,une telle violence liée à une telle naiveté(convient mal)Demain, je me documente. A voir, may be, reprogrammé sur Arte...il faudrait 3 vies paralleles, dans 3 couloirs, on passerait de l'un à l'autre, en bikini, je fais l'otarie, j'enfile un peignoir je lis Eluard,je coiffe mon chapeau je vais à Pleyel, je me déshabille, rideau//
(j'ai noté le lien) Renaud Capuçon joue sur le "Vicomte de Panette qui a appartenu à Isaac Stern, un Guarnerius de 1737, le bois garde-t-il la mémoire des notes qui ont résonné en lui auparavant??
C'était la journée Capuçon sur FRMu, et tte la semaine Eugene Istomin à 10h30 ou 11h; un son d'un légèreté et d'une beauté , beauté, le mot de la fin.

Écrit par : lola | 28/01/2016

Istomin c'est à 9h je viens de programmer ma radio

Écrit par : lola | 28/01/2016

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Que restera t il de TAUBIRA après son départ ? ... Rien .... !

Peut être une potiche, grosse, car bourrée de citations inutiles, un clown apte à la téléréalité, un personnage coloré plaisant aux gogos, capable de dérider le blasé de gauche, le magistrat du Mur des Cons.

Pour la réalité, la vraie, elle part la queue entre les jambes dans une bouffonnerie digne de sa pitrerie. TAUBIRA ? une idéologue imbécile au service d'une justice à la dérive ...

Bon voyage et bon débarras. Tirons la chasse ....

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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"Et vous les avez lus ! "
Oui, durant l'été et l'automne 2009. Une amie historienne cherchait ses textes sur le Vietnam... d'abord à l'amble de sa recherche, j'ai ensuite était passionnée par la vie, l'écriture, le caractère, la culture et le courage de cette femme. De plus je la trouvais belle dans les photos et doc disponibles. Quelque chose surgissait du visage, une lutte, une bravade, une solitude aussi. Puis ma fille a emprunté mes livres... Je les ai recommandés pour rejoindre mon étonnement et repeupler mes souvenirs. Le temps a passé. Ça m'intéresse de retrouver quelle lectrice j'étais alors.
Je n'ai jamais lu ses romans.Sa plume me semblait tellement exacte dans ses reportages, des carnets. J'ai eu peur d'être déçue par l'imaginaire. Pour moi, c'est avant tout un témoin lucide et essentiel.

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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JC, quelles que soient ses erreurs ou faiblesses en politique, je suis heureuse d'avoir découvert cette femme par le truchement des médias. Une personnalité qui aurait pu vous intéresser car souvent rejetée, comme vous, car au verbe haut, comme vous, car fière, comme vous. Mais vous aviez pris sur l'échiquier les pions noirs et elle, les blancs. Et la partie fut acharnée...

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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L'important est qu'elle ait quitté ce poste qui lui convenait comme une minijupe.... TAUBIRA ? La personnalité ? Aucune importance, on est pas à la télé lorsqu'on est ministre. Assez de bouffon de showbiz, à la Montebourg, Taubira, Mélenchon, Besancenot, Belkacem, Sarkozy, Chirac ou Dati ! Tirons la chasse, la cuvette est pleine... !

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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La politique, JC, elle devrait venir du cœur et de la conscience et non de l'obéissance aux ors de la République. Sais-tu ce que c'est la vie d'un(e) détenu(e) en prison ? La politique ? Elle devrait se nouer à la vie de la cité. Ce qu'elle n'est pas.
Le vélo, elle l'utilisait fréquemment. Il est des villes où l'on roule plus en vélo qu'en voiture ! exemple Amsterdam. Je ne vois pas en quoi ça déclasse la République.
Oh, et puis, à quoi bon discuter avec toi. Tu me casses les pieds, tête de mule obtuse.

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Nom de dieu, mais la politique, ça fait bien longtemps que ce n'est plus la politique de la cité minuscule ! Un pays de 66,6 millions d'habitant ça se GERE, sans état d'âme, professionnellement. Le cœur, la personnalité, tout ça c'est du flan, de la connerie pour media et cœurs sensibles people....

Quand à la vie d'un détenu ... pourquoi est il en prison, si ce n'est pour payer une "dette" à la collectivité ? Sa souffrance m'intéresse moins que sa réinsertion réussie.

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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... j'ai regardé dans le dictionnaire : obtuse, pour une mule, c'est pas sympa ....

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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"Sa souffrance m'intéresse moins que sa réinsertion réussie."
Les deux sont liés...
Ta définition de la politique plairait aux extrêmes (droite et gauche). Tiens toi loin de la politique.... et regarde la mer, le soleil, les nuages...
Bon, je reviens au vous. Le tu établit trop de proximité en pays d'inconnaissance et pour l'instant, un océan nous sépare...

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Tu fais comme tu veux : tu as toujours fait comme ça, non ?!

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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Obtus, JC, c'est la distance entre ton cœur et tes mots sur ces blogs. Je voudrais que tu tombes raide amoureux d'une belle femme noire intelligente, espiègle, libre ou d'un garçon (même profil !) pour enfin t'entendre semer des mots crocus... ça ferait un petit bruit aussi ténu que les gouttes d'eau sur un arc-en-ciel. Et l'on dirait, comme les vieux : le diable marie son fils !

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Puisque Lola parle musique, je viens de faire une découverte, allant au théâtre écouter une jeune violoncelliste interprétant Bach et Britten. Son interprétation de Bach ne m'a pas convaincue ( mais après Paul Tortelier et M. Rostropovitch difficile de me convaincre ) mais quand elle attaque les suites de Britten, alors là, splendide; on l'entend tout entière captivée. P'tet même qu'on l'a perdue à un moment. Bref, cette jeune femme qui est violoncelliste - et pas une femme violoncelliste ( clin d'oeil à la très belle citation de Sergio sur la RDL "vous manquez d'ambition" )- s'appelle Noémi Boutin et enregistre en ce moment même les suites de Britten. Dans vos bacs prochainement.

Taubira ... Taubira ? Non. Rien à dire.

Écrit par : chiara | 28/01/2016

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"Tu fais comme tu veux : tu as toujours fait comme ça, non ?!"
Que ne suis-je anglaise ! you... you... you...

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Chiara,
merci pour cette respiration.
A la maison de la poésie (Paris)
lundi 1er février - 20 h - Michel Butor accompagné par Catherine Warnier (violoncelle) :
"APPEL, suite pour un violoncelle en détresse"
(Lecture musicale & rencontre animée par Damien Baldin)

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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"Je voudrais que tu tombes raide amoureux d'une belle femme noire intelligente, espiègle, libre ou d'un garçon même profil !"

Mais tu es malade, Christiane !
Faudrait vraiment que je sois tombé bien bas pour tomber amoureux d'un nègre intelligent et espiègle, si tenté qu'il en existe ! Une négresse, par une nuit sans lune, faute de mieux, je ne dis pas n'étant pas raciste : pour moi toute fille, femme, affectueuse et inventive, mérite mon soutien. Mais un nègre, Christiane ! Un nègre !!! Qu'est ce que je t'ai fait pour que tu me haïsses à ce point. ?!

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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JC
vous êtes horrible.

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Christiane,
C'est de ta faute ....

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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ce n'est plus un jeu, JC. tes paroles me terrifient.

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Pas question de te terrifier, Christiane : je ne mettrais plus les pieds chez SERGIO.

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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Pour Lola :
https://www.ina.fr/video/CPB79052982
D'un livre que je ne connais pas mais d'une émission où, dans les minutes gratuites, on peut déjà se faire une opinion de sa façon de réfléchir (ici à la photographie qui peut esthétiser la laideur).

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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JC,
ce blog n'est pas le mien. Si Sergio accepte que tu t'y exprimes librement c'est son choix.
Ton commentaire m'a fait trembler comme si je me trouvais pour la première fois face à un raciste haineux. Je pensais que tu maniais l'humour. Là, il n'y a que désolation. J'éprouve un immense chagrin à lire ces lignes. Alors, ce que l'on disait de toi, c'était vrai ? Tu es vraiment un horrible raciste ?
Fais ce que tu veux. Écris ou n'écris pas. Tu es chez Sergio. Mais je suis anéantie.

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Je te réponds dans trois jours ! Patience .... et bisous !

Écrit par : JC..... | 28/01/2016

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tu tombes raide amoureux d'une belle femme noire intelligente, espiègle, libre
Écrit par : christiane | 28/01/2016

Il y a des gabonnés ! Euh... Des gars blancs, et abonnés : j'en connais au moins deux, un de mes bons copains pour le premier, et un de mes moniteurs d'avion pour le second ; veulent rien d'autre ah mais non !

Écrit par : Sergio | 28/01/2016

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Oui, Sergio, ce n'était pas une bonne idée d'aller vers JC par ces lignes qui se voulaient apaisantes et amusantes. Il a pris le mors aux dents et je n'ai pas aimé lire sa réaction.
Vous avez l'art de dédramatiser par l'humour. Je n'en suis guère capable en ce domaine.
Je crois que c'est vraiment difficile de cerner JC...
A part cela, j'aime être ici. En général c'est tellement reposant. Je n'ai plus trop envie de me compliquer la vie avec les blogs et ceux qui les tiennent ou ceux qui commentent à qui, parfois, la notoriété monte à la tête. Marre des rigides, de ceux qui tricotent des grandes idées mais sont incapables de délicatesse voire de respect avec leurs amis... Nous n'avons quand même pas pour fonction... enfin, bref !
Vous êtes à part. Je ne sais qui vous êtes, d'où vous vient cette gentillesse amusée.
J'ai aimé parler de Susan Sontag à Lola.
Par contre je ne comprends pas grand chose à vos histoires de machines et je ne fais guère d'efforts en ce domaine. Alors, quand c'est d'actualité, ici, je bouquine, j'attends que ça passe.
Bonne soirée.

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Faut pas se biler, lorsque l'on passe quelques jours en Afrique, on se demande ce qui se passe si au bout d'un moment on voit des blancs... Cela montre que le subconscient, eh bien il évolue comme le mont Saint-Michel au galop !

Par exemple des mecs en esquimau sur le marché de Dakar là ça ferait fortune...

Écrit par : Sergio | 28/01/2016

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histoires de machine
Écrit par : christiane | 28/01/2016

De toutes manières, même lorsque l'on est à peu près débrouillé, cela prend vite un temps infini, ce qui fait qu'au fond on est bien tous à peu près logés à la même enseigne, et souvent je m'en tiens au strict nécessaire pour l'immédiat, sinon ça dévie ça dévie...

Écrit par : Sergio | 28/01/2016

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Oui, la marée qui monte là-bas, au " mont Saint-Michel au galop" !
Presque effrayant...
Il y a des face-à-face avec la nature où on se sent tout petit, bien fragile.
Dans un de ses romans - je ne sais plus lequel - M. Houellebecq imaginait, après l'extinction de l'homme, la terre recouverte de plantes. Ça me paraissait très crédible... A l'échelle du temps, nous sommes des grains de poussière...
Ce que vous dîtes de l'immersion, ailleurs, n'est pas toujours exact. Je connais un couple de banlieue qui a voulu tenter une installation durable en Guadeloupe (retraite). Ils se sont comportés bêtement en retraités aisés au milieu d'une population plutôt pauvre, confondant des vacances qui leur avaient laisser un bon souvenir avec une installation durable. Ça n'a pas marché du tout. Ils sont revenus amers et racistes, très FN... Difficile d'oublier son statut de privilégiés...

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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"et souvent je m'en tiens au strict nécessaire pour l'immédiat, sinon ça dévie ça dévie..."
et moi au minimum ! Quelques blogs, pas de facebook ni de twitter, un téléphone qui sert juste à téléphoner avec une fonction sms. ça laisse plein de temps libre....

Écrit par : christiane | 28/01/2016

Chiara, je retiens Noémi Boutin et Britten ,et Butor à la maison de la poésie, assez de Angot et E.Louis....j'espère pouvoir y aller. J'aime ce genre de notes, positives, on va entendre, on va voir, plaisir au rendez-vous ? Paul Tortelier jouait encore avec des cordes en boyau et l'on a dit que Rostro les avait reprises pour enregistrer les Suites...Le violoncelle a beaucoup changé , la pique très longue et cassée remonte l'instrument, Casals l'entourait totalement de son corps et de ses bras.
Très intéressant Sisyphe et l'analyse du parcours de Sontag.

Écrit par : lola | 28/01/2016

Taubira, 2 mots, j'en avais parlé hier.[ J'ai passé le dialogue entre Christiane et JC qui est privé]
Il m'arrive, rarement, de regarder les q au gouvernement; trop déprimant. Vers 15h je buvais seule un café; Fr3 était au Sénat. Des sénateurs qui lisent de longs discours, rédigés par qui ?question ? s'impatiente le président. La dame, nonobstant continue ....un(e) ministre répond...et....redit les mêmes choses déjà dites !! la réponse tient en 4 5 phrases, écrites sur un papier...Au suivant !! Larcher s'impatiente. La caméra s'attarde sur un pros sénateur à cheveux blancs bien calé qui lit un livre à la couverture illustrée; la caméra revient, il lit toujours..QQs autres discutent sec. Quelle image ...
Les ministres adorent La Caméra; tout ce peuple, bien rétribué, fait la tournée des popotes tous les jours, radios et TV. Taubira me semble plutôt moins pire, elle aime le vélo, et alors ? Elle s'exprime sans notes, on la voit plutôt moins que les Autres; elle a mené le mariage pour tous contre vents et marées; la Justice ?? quel ministre a mené une politique qui refonde l'Institution??? Je suis triste , partir ailleurs ?
et ce qui s'annonce est peu ragoutant. Taubira ?
Désolée, Sergio, vous pouvez effacer si vs le voulez.

Écrit par : lola | 28/01/2016

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Désolée, Sergio, vous pouvez effacer si vs le voulez.
Écrit par : lola | 28/01/2016

ben non,
on sait qui fera pas,
c'est aussi pour cela qu'on est là (un peu, beaucoup)

Taubira,
j'y reviens.
Le mariage pour tous, elle n'avait pas le choix c'était le deal de départ (même si elle était pour)
Le reste, à peu près aucune réforme pénale aboutie (pas assez de poids politique)
Des mots (jolis), mais d'aucune portée, du vide législatif, JC peut se réjouir sous ses imprécations.

Et puis quoi merdre, je lui dois d'avoir un jour voté Chirac, cela ne peut s'oublier.
Jamais.

Euhhhhhhhh Sergio ! Tu peux effacer bien sûr.

Écrit par : pado | 28/01/2016

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Oui Christiane, profitons ! vous savez que Britten écrivit les suites solo pour Rostropovitch. Quelle rencontre ce dut être.
Pour éviter les Angot et Louis, maintenant je lis debout dans les rayons des supermarchés, na ! me suis déjà fait avoir avec le premier Edouard Louis et les critiques ...20 euros que je regrette encore. Marre de cette littérature qui va nous expliquer la vie et les vieilles rengaines reviennent. C'est mauvais. C'est tout. Même pas écrit.

Alors j'ouvre mon anthologie Carver et je lis. Quelle force. Pas un mot superflu. Aucun jugement. Jamais et ça c'est la beauté absolue. Pour vous, ce poème ... pas drôle certes mais qui dit en cinq mots ( this time i can promise ) la longue douleur d'un homme. Cinq mots seulement.

"Lighten up songbirds. Give me a break.
No need to carry on this way,
even if it's morning. i eed more sleep.
Where were you keeping yourselves when i was thirty ?
when the house stayed dark and quiet all day,
as if somebody has died ?

And this same somebody, or somebody else,
cooked a huge, morose meal for the survivors.
A meal that lasted ten years.

Go on sweethearts. Come back in an hour,
my friends.
Then i ll be wide awake.
You 'll see. This time i can promise."

Je pourrais encore vous parler ce cet homme qui vient de tuer sa femme dans une nouvelle. Et on suit cet homme qui part à la chasse aux oies, et qui va rester dans son trou, sous la pluie, dans le noir, dans le froid. C'est tout. On ne sait pas pourquoi, comment il a tué sa femme. C'est juste un homme dans un trou, une nuit, et qui a tué sa femme.

Bon j'arrête là ;). Mais Carver nous a regardé vivre.

Je ne sais plus qui disait sa déception à la lecture d'une oeuvre de Simenon, Lola ou Lucy ? Puis-je lui conseiller la lecture de "Lhorloger d'Averton" du même auteur et qui me semble vraiment exceptionnel, bien plus que le film qui en fut tiré "l'Horloger de Saint-Paul" ? Peut-être un des plus beaux regards sur l'amour paternel.

Trop long...Mes excuses ;)

Écrit par : chiara | 28/01/2016

regardéS trommelmachin dirait Sergio, et il aurait raison !!

Écrit par : chiara | 28/01/2016

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Chiara,
j'aimerais lire ce poème en français parce que l'anglais...; Raymond Carver. Il dit des choses simples que j'aime.
Pado et Lola, oui, des insuffisances, certainement. Mais elle a essayé. Quelque chose d'impertinent et d'élégant dans ses interventions. Caractère pas commode : madame Non ! mais , attachante.
Le violoncelle. Une musique si proche de la voix.
Ça fait chaud de vous lire. Un refroidissement : j'ai la crève ! les lettres de mes livres dansent devant mes yeux. Alors j'écoute :
https://www.youtube.com/watch?v=leip9qFPgUE

Écrit par : christiane | 28/01/2016

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Je peux pas tout effacer, j'efface déjà les posts que je mets pas...

Alors ça c'est très français, s'esseprimer sans notes. même avec le Visual Point quelque chose, il y aura toujours celui qui vocifère à grands moulinets en pleine salle à soixante mètres du projo, comme par exemple ma pomme et des tas de monde, et celui qui, collé à l'écran tissu et bombardé de tous les faisceaux lumineux pire qu'à Bercy, présente au public ses larges fesses en ânonnant comme dans les Trois messes basses.

Au moment des Pleins pouvoirs, Pétain devant le gouvernement de Paul Reynaud "tire une feuille de papier de sa poche" : les gars n'avaient jamais vu cela ! Tous orateurs, avocats, professeurs, ulmistes, habitués devant des amphis entiers alors que là y avait douze types... C'est tout juste s'il les a eus, les pleins pouvoirs !

Un brillant, Edgar Faure. Il faut imaginer ces grandes classes des grands lycées parisiens, avec déjà des coteries littéraires, enfin une ambiance un peu d'excellence comme on dirait maintenant. Un jour une disserte, il la fait pas ça l'embêtait ; il avait prévu que cela tomberait de la manière suivante : le professeur ne ramasse pas les copies, fait lire à un élève la sienne, et puis basta, comme cela arrivait souvent ; en plus il n'y avait guère de chances que ce soit son tour d'être interrogé..

C'est ce qui se produit, sauf que c'est lui, l'interrogé ; meldalor... Alors, tenez-vous bien, il manipule quelques feuilles devant soi et démarre. Il i m p r o v i s e ! Tout ; introduction développement conclusion. Ses copains médusés écoutent, son voisin lui tourne les pages un peu comme au concert. Qui dit mieux ?

Écrit par : Sergio | 28/01/2016

Simenon, j'ai noté. Oui ,j'avais lu en entier le volume 11 (10 romans"durs") et je n'y avais rien trouvé: forme ou fond .
Carver ? un vrai souvenir, il y a longtemps. J'avais trouvé un stage de cinéma (6 8 mois) samedi, dimanche; origine,âge divers. Avec un prof super.D'abord, analyse en large et en travers d'un grand film américain; puis, projet: réaliser 2 films- 2 équipes avec une vraie caméra, à partir d'une nouvelle de Carver (que nous ignorions, tous) expérience extra; comment entrer ds la nouvelle, user et abuser des mots pour la raconter; puis quel scénario, puis quel story board, quels mouvements d'appareil, puis quels dialogues, quelle musique, qui fait quoi ?? donc 1 caméra, un chariot de supermarché, une grande salle nue,avec des fenêtres, des chaises et nous-'4 acteurs - réalisateurs. On en a bavé et on y a pris un plaisir fou. La nouvelle de Carver (titre ?) se révélait d'une richesse incroyable, tout prenait de l'importance, jamais nous-je - n'aurions pu penser discuter autant. Et Carver, quel sens. A la fin, projection des 2 films (2 équipes de 4 ) complètement différents. Com. du prof, qui avait tjrs été là, com des 2 équipes, projection à un critique de ciné. Tellement loin des discours des journalistes ou des universitaires. Les mots avaient donné naissance à des gens embarqués dans une histoire et qui devenaient passionnants.Je n'ai jamais revu mes comparses, mais je me souviens des discussions infinies, pour que tout soit cohérent et que.....Aucune envie de devenir cinéaste, me réconcilier avec les mots en les mettant à l'épreuve des images. L'expérience fut unique, c'était une expérience.....

Écrit par : lola | 29/01/2016

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Christiane, traduire un poème est vraiment l'affaire de spécialistes et je m'en voudrais de le massacrer. Cependant je peux vous le raconter, en espérant trouver prochainement une belle version in french pour vous. Un homme dans son lit. Le matin. Il s'adresse aux oiseaux qui chantent dehors, leur demande de se taire même si c'est le matin; lui a besoin de dormir, encore. L'homme poursuit : où étiez-vous quand j'avais 30 ans, que la maison restait sombre et silencieuse comme si quelqu'un était mort et ce quelqu'un , ou quelqu'un d'autre avait préparé un plat aussi énorme que morose pour ceux qui restaient en vie. Un repas qui allait durer 10 ans.
L'homme dans son lit s'adoucit : allez, mes chéris, dit-il aux oiseaux, mes amis, revenez dans une heure et là je serai vraiment réveillé. Vous verrez. Cette fois je peux le promettre.

Soignez-vous bien Christiane, surtout et merci pour Sonia Wieder. J'écoute.

Lola, j'espère que je ne vous invite pas à lire un livre aussi morne que les autres. J'ai lu Simenon, et si je n'ai pas su tout apprécier, celui-là m'a semblé comme une pépite. Il le rédige lors de son séjour aux Etats-Unis.
Mais quelle belle expérience vous avez faite ! merci de l'avoir narrée.

Haaaan Sergio ! Edgar Faure, je le vois encore, avec mes yeux d'enfant. Oui un super fortiche incroyable. Je me souviens que, plus tard, mon père me racontait toujours ses bons mots dès que j'étais en âge de les comprendre. Ca impressionne des cas pareils ! l'aisance, quel cadeau tout de même !

Écrit par : chiara | 29/01/2016

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c'est étonnant, ça :
"La délicatesse de l'alligator... Quand je disais que non seulement allitérations et assonances nous poursuivent mais qu'en plus elles font le langage, les phrases ! C'est tonnant, ça... Y a un mystère, caché comme le steak. J'avais eu une discussion avec WGG qui s'étonnait que j'ignorasse que la forme pouvait engendrer le fond ; alors j'ai fait comme Renaud, j'ai réfléchi et je me suis dit ; dit quoi ? Dit que peut-être que pourquoi pas."

Pourquoi cette interrogation sur les allitérations sous cette somptueuse fractale ? sur la Forme ? Quoi de l'un à l'autre ? Comme si les mots s'en allaient ailleurs dans un rêve vorace d'alligator qui claque des dents sur le bord de l'image.
Et puis tout cet embrouillis, ce chaos discordant ou harmonieux là-dessous. Je lève le jour ce matin sur les souvenirs d'un tournage "frères ennemis" de Lola autour d'une nouvelle de Simenon. Je m'étais fait le soir sur le poème offert par Chiara de Raymond Carver. Violoncelle et fièvre. Lettres se chevauchant à la lisière du voir. "délire..dé-lire...". Nuit de grillons et de grenouilles affolées dans "gosier en feu".
Entre deux l'étonnement des hurlements de JC sur le mot nègre ( race ou plume invisible d'un qui se veut écrivain...). Une amie, un jour revendiquait pour elle et les siens le mot "nègre" et refusait celui de "noir". Noir c'est une couleur disait-elle.

"Noir c'est noir non noir
noir lieu dit
lieu de stigmates
feu de chair comme mémoré"

Plus tard il y a eu "black" qui claque et craque comme un "oiseau parafoudre")

"soleils
oiseaux d'enfance déserteurs de son hoquet
je vois les négritudes obstinées
les fidélités fraternelles
je vois toute une nuit de ragtime et de blues
traversée d'un pêle-mêle de rires
et toi
qu'est-ce que tu peux bien faire là
noctambule à n'y pas croire de cette nuit vraie
frère
feu sombre toujours "

écrivait Aimé Césaire dans "Moi, Laminaire..."
"ainsi va ce livre, entre soleil et ombre, entre montagne et mangrove, entre chien et loup, claudiquant et binaire."
Farfouillement de sources en ces mots.
Vu les grandes toiles de Wilfredo Lam au musée proche.
"toutes choses aiguës
toutes choses bisaiguës
mais avatars d'un dieu animé au saccage
envol de monstres"

Mythologie afro-cubaine. Mimétisme et camouflage des formes. La jungle "poème barbare, monumental, superbe."
De la diagonale des escalators, Paris et ses toits, ses coupoles, ses clochers et en contrebas sur la piazza des gens assis, allongés, des artistes de rue.
" Les conduites d'air climatisé sont bleues, les tuyaux d'eau sont verts et les lignes électriques sont jaunes. Les ascenseurs sont rouges. Les canalisations blanches sont des gaines de ventilation pour les parties souterraines." Les voyelles de Rimbaud dans la raffinerie de pétrole...

Écrit par : christiane | 29/01/2016

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oh, merci, Chiara, les mots de Carver aux oiseaux sont vraiment d'actualité !!!

Écrit par : christiane | 29/01/2016

Christiane, votre délire est très intéressant ! soignez votre petite crève et cultivez votre délire...."la jungle" je vais chercher.

Wifredo Lam ..? un jour, Breton est en Martinique, sa fille Aube a perdu le ruban qui retient ses cheveux, il l'emmène à l'épicerie du coin qui fait aussi mercerie et tout en choisissant des rubans avec la petite fille, il avise un tableau qui est en vitrine ou dans un coin...et c'est comme ça qu'il découvre Wifredo Lam . Je suis sûre de l'anecdote, je l'ai lue dans un livre sur Breton, ultra sérieux: je la trouve magnifique.
Chiara, je lirai le Simenon;(j'ai vu le film) quand je serai sortie de 'la mise à mort" qui me déroute et me bouleverse autant que lors de ma 1° lecture. Il me faut des plages de temps.
Ecoutons Sonia W.A ,exceptionnelle prière juive et chants juifs.
Problemo: je n'ai pas encore trouvé de mine d'or, indispensable pour vivre et subvenir aux besoins culturels vitaux....

Écrit par : lola | 29/01/2016

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"Wifredo Lam ..? un jour, Breton est en Martinique, sa fille Aube a perdu le ruban qui retient ses cheveux, il l'emmène à l'épicerie du coin qui fait aussi mercerie et tout en choisissant des rubans avec la petite fille, il avise un tableau qui est en vitrine ou dans un coin...et c'est comme ça qu'il découvre Wifredo Lam . Je suis sûre de l'anecdote, je l'ai lue dans un livre sur Breton, ultra sérieux: je la trouve magnifique"
lola

Magnifique mais totalement fausse,
Lam a vécu et peint en Espagne de 23 à 38, année où il est venu en France et a rencontré les "milieux artistiques " parisiens (présenté par Picasso).
On se demande bien comment une de ses toiles se serait trouvée dans une petite épicerie martiniquaise alors qu'il n'y avait jamais mis les pieds.

Mais bon si les anecdotes doivent être magnifique, allons-y.

Écrit par : pado | 29/01/2016

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"La délicatesse de l'alligator...
sur la Forme ? Quoi de l'un à l'autre ?
Écrit par : christiane | 29/01/2016

Non, rien de l'un à l'autre, mais je suis revenu sur la formule parce que là il est manifeste que la conception de la phrase, chose qui va très vite, est excessivement sonore ; et la preuve, ou une des preuves, c'est que le mot "alligator" je l'emploie très peu souvent...

Écrit par : Sergio | 29/01/2016

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Après 18 années passées en Europe et la défaite de la France en juin 1940, il quitte Paris et rejoint Marseille, en octobre, où sont réfugiés des intellectuels et des artistes hostiles au nazisme dont quelques surréalistes regroupés autour de Breton. Lam part en Martinique aux côtés de Breton et autres compagnons de voyage, avec une première escale(avril-mai 1941) : à Fort-de-France. Grâce à Breton, il découvre la revue "Tropiques" et rencontre ses fondateurs Suzanne et Aimé Césaire.
(* dans une vitrine , quelques photos témoignent de cette rencontre)
Puis, retour à Cuba en août 1941. Il se sent dépaysé dans son propre pays - « ce que je voyais à mon retour ressemblait à l’enfer » . Il est révolté par la misère des Noirs sous le régime de Batista. Il peint le drame de son pays en faisant revivre les mythologies d’une population brimée et asservie...
La fin de la guerre sera synonyme de voyages, de rencontres, de nouvelles découvertes. Son œuvre est enfin l’objet d’une reconnaissance internationale

Lam s'éteindra à Paris le 11 septembre 1982 à l'âge de 80 ans.

Quant à La Jungle exposée en 1944 à New York. Elle fait scandale, mais sera achetée par le MoMA dès 1945.
http://www.moma.org/collection/works/34666
Dans cette toile immense ((huile et gouache sur papier marouflé), le vert des cannes à sucre domine on voit dans une sorte de forêt imaginaire, mystérieuse, verticale, des hommes (ou les dieux) qui ont des jambes très longues, des visages en demi-lunes, ou des masques africains, des petites fesses toutes rondes . Lam dit de cette toile :
"Dans La Jungle on peut regarder la lutte d'un petit pays des Caraïbes, Cuba, contre les colonisateurs. (...)La seule chose qui me restait à ce moment était mon désir ancien d'intégrer dans la peinture toute la transculturation qui avait eu lieu à Cuba entre Aborigènes, Espagnols,Africains, Chinois, immigrants français, pirates et tous les éléments qui formèrent la Caraïbe. Et je revendique pour moi tout ce passé. (...)J ́ai mis les ciseaux comme symbole d ́un coup nécessaire contre toute imposition étrangère en Cuba, contre le passé colonial. Dans La Jungle on peut regarder les mythes africains dans le paysage cubain des plantations de canne à sucre. Toute l ́histoire de Cuba, jusque-là, est marquée par la culture de la canne à sucre et ses résultats économiques. "

Cette toile est habituellement au MoMA de New-York. C'est émouvant d'être en face d'elle, grâce à cette exposition.
https://www.youtube.com/watch?v=4yRhOmBoy78

Écrit par : christiane | 29/01/2016

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"c'est que le mot "alligator" je l'emploie très peu souvent..."
Merci, Sergio.
Je faisais (au-dessus) des recherches pour créer une passerelle entre Lola et Pado à propos de la Martinique...

Écrit par : christiane | 29/01/2016

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Ce matin je me suis aperçu d'un truc, en essepliquant comment prennent naissance les divers argots, c'est que le langage se met sur pied uniquement pour isoler un groupe social d'un autre, même de deux gus, même soi-même tout seul ; en d'autres termes, on pourrait dire que "le langage est un acte de guerre" ! Coriace, non ?

Écrit par : Sergio | 29/01/2016

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"Ce matin je me suis aperçu d'un truc, en essepliquant comment prennent naissance les divers argots"
Où ça , Sergio ? Où a eu lieu cet échange ? ici ? je suis un peu dans la brume avec les médocs....

Écrit par : christiane | 29/01/2016

christiane bonjour,,
je ne comprends pas bien votre commentaire mais aucune gravité.
Lam restera un très grand nom de l'art pour une raison (et peut-être pas une seule mais au moins une) il a peint Jungle, un tableau qui a une grande "chance" de rester dans l'histoire de la peinture.
C'était très frappant à Pompidou l'an dernier.
Sinon comme vous le dites (inconsciemment ?) autant regarder le parvis.
Vous me direz avant yvait Koons, et là, autant ne pas monter.
Même époque muséale, le film d' d'Agnès Varda sur Cuba méritait un long moment de recueillement.
Ouf !
Passé.
Heureusement les photos étaient belles.

Écrit par : pado | 29/01/2016

Bon, je reviens à mon premier choix.
Un décor de rêve pour les ballets russes.
Imaginez le Sacre du Printemps sous la fractale :

https://www.youtube.com/watch?v=VOgh2EwbQm4

C'est chouette non.

Écrit par : pado | 29/01/2016

Juste après par les hasards de youtube je suis tombé sur ça.

https://www.youtube.com/watch?v=SHrYr7AgZOM

P'tain de merdre !

Écrit par : pado | 29/01/2016

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bonsoir, Pado. Merci pour les deux vidéos.
Le boléro dans cette chorégraphie de Béjart (1961) je l'ai vu danser sous les remparts de Carcassonne, une belle nuit d'été, dans les années 80. C'était un danseur qui l'interprétait. Elle aussi est extraordinaire mais je préférais l'interprétation de ce danseur. C'était bouleversant de sensualité tous ces danseurs qui s'approchaient de lui et finissaient par le couvrir de leurs corps.
Pour le sacre, oui, belle mise en scène et chorégraphie reprises à l'identique.
Deux musiques obsédantes électrisant les danseurs et les... spectateurs !.
Pour W.Lam, c'est l'expo actuelle que j'ai visitée (qui se tient jusqu'au 15 février... ) Une merveille. Comme vous disiez à Lola que W.Lam n'avait pu aller en Martinique. j'ai recherché sa rencontre avec Césaire.
J'aime vraiment ses créations des années 60/70, très sobres en couleurs et graphiques mais toujours avec ce velouté qui les caractérise, pas seulement la jungle. Beaucoup de gravures très intéressantes, de dessins au fusain.
Bonne soirée.

Écrit par : christiane | 29/01/2016

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Où a eu lieu cet échange ? ici ? je suis un peu dans la brume avec les médocs....
Écrit par : christiane | 29/01/2016

Non dans la journée ; de temps en temps je fais une harangue comme là-bas chez les Brits !

C'est inquiétant ces affaires de santé... Le jour où je me fends d'un billet en forme de mercuriale sur les toubibs on est parti pour les huit mille coms ! L'ennui c'est que j'arriverai même pas à arrêter d'écrire le billet...

Bon je rentre à la base...

Écrit par : Sergio | 30/01/2016

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Christiane, je vous aime !
Si vous acceptez de m'épouser dans un cadre polygamique du meilleur goût, puisque coranique, je vend mon scooter bleu-rose et j'achète une Dino Buzzati avec side-car climatisé.
La passion doit tout se permettre, non ?
PS : pour répondre à votre étonnement, sachez, saches, car mon cœur te tutoies naturellement, que je considère la vie comme une aventure probabiliste. Une infinité de choix possibles, aux probabilités dynamiques .... aucun absolu. Jamais.
Sauf le pognon et le pouvoir, bien sûr !

Écrit par : JC..... | 30/01/2016

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"en d'autres termes, on pourrait dire que "le langage est un acte de guerre" ! Coriace, non ?" Sergio

Ah mais alors facile de reconnaître les pacifistes ! les taiseux, les économes du verbe.

Lola, Aragon me pose problème : j'admire le style, la langue, et admirer est peu dire mais je m'ennuie à tout va. Approché trop jeune ? Sans doute. Quant aux poèmes...Bon disons que les divagations et étalage sur l'amour, la muse, toi tes lèvres ça m'ennuie pffff. Tenez même chez Neruda ça m'ennuie. Mais quand Neruda me parle de sa terre, des jaguars, des arbres, de son peuple, alors là, merveille.

Écrit par : chiara | 30/01/2016

Sur le blog de P.Edel (Près-loin"), sous le fil "mise à mort", étonnant et suave dialogue entre Lola et M.Court.

Écrit par : christiane | 30/01/2016

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Mais oui, JC, "je t'aime moi non plus."

Écrit par : christiane | 30/01/2016

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Ingrate !
Rebelle !
Monstre !
Horrible égotiste !
Nous pouvons nous aimer comme frère et sœur, non ?
(... Sergio ! ne vous mêlez pas de ce qui s'annonce comme le nouveau Dante & Béatrice, Laure & Pétrarque, Roméo & Juliette, ...)

Écrit par : JC..... | 30/01/2016

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La chose comme elle est, sans question, sans pourquoi, ainsi sans plus, inattendue :
"Les feuilles qui tombent
s'amassent l'une sur l'autre
la pluie bat sur la pluie "
Gyôdai

Écrit par : christiane | 30/01/2016

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Que si que je vais me bêler ! Et Tristan ounde Izoldeue, alors ? Et Lovestori ? Le mieux du mieux...

Écrit par : Sergio | 30/01/2016

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https://www.youtube.com/watch?v=mZapeCW_QPY

Écrit par : Sergio | 30/01/2016

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sale temps pour le petit chaperon rouge ! "si elle aurait su elle aurait pas v'nu"
https://www.youtube.com/watch?v=o4Q91JQ_od8

Écrit par : christiane | 30/01/2016

hiiii excellent Christiane, cette robe rouge vous va si bien !! Merci pour le fou rire.

Écrit par : chiara | 30/01/2016

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Ravie de vous avoir fait rire, Chiara. Ce petit chaperon rouge est très duchesse de Langeais ! Rivette s'en serait-il inspiré ?

Écrit par : christiane | 30/01/2016

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Lorsqu'il m'a fallu, jeune adolescent ayant tué Dieu au nom d'une volonté raisonnée de ne pas admettre de vieilles couillonnades bien utiles mais clairement imaginaires, choisir un autre maître, un exemple, une icône serviable, un modèle comportemental... j'ai choisi Tex Avery. Bref ......
"Le loup d'Avery, c'est moi !" comme disait Flaubert.

Écrit par : JC..... | 30/01/2016

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Ah, j'en étais sure, JC, ce créateur est génial !!!!

Écrit par : christiane | 30/01/2016

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Le mot n'est pas trop fort : ce fut un génie.

Écrit par : JC..... | 30/01/2016

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ayant tué Dieu
Écrit par : JC..... | 30/01/2016

Boh il avait rien fait...

Écrit par : Sergio | 30/01/2016

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"Il avait rien fait ?!!!"
Ce salopard de Dieu avait fait le pire qui soit imaginable : tenter de prendre les commandes d'un jeune futur adulte, pour en faire un soumis ...

Écrit par : JC..... | 31/01/2016

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eh bien, JC, tu es en forme le matin ! en forme de Pater Noster aurait dit Prévert. Ah, ces... paroles !
"Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuileries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur le terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-mêmes d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Avec leurs tortionnaires
Avec les maîtres du monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons."

Écrit par : christiane | 31/01/2016

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Si vous essayez, c'est possible mais dangereux, de regarder un visage humain avec des yeux "non formatés terrien", façon extragalactique en RTT, un visage humain ... mais c'est ATROCE !
(Je sais que c'est difficile, pratiquement impossible... essayez... commencez par regarder un visage à l'envers !...)

Écrit par : JC..... | 31/01/2016

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Ah il est fort le poème ! Enfin c'est comme tout on peut toujours essayer de rajouter mais après ça va devenir indigeste...

Écrit par : Sergio | 31/01/2016

JC,
vous écrivez : "c'est possible mais dangereux, de regarder un visage humain avec des yeux "non formatés" ..."
C'est une remarque très profonde. Il suffit d'observer par hasard le visage d'un être familier alors qu'il ne se sait pas observé pour être étonné, ne pas le reconnaitre.
Un des plus émouvants passage de la Recherche (Le côté de Guermantes I -(Proust) :
"Hélas, ce fantôme-là, ce fut lui que j'aperçus quand, entré au salon sans que ma grand'mère fût avertie de mon retour, je la trouvai en train de lire. J'étais là, ou plutôt je n'étais pas encore là puisqu'elle ne le savait pas, et, comme une femme qu'on surprend en train de faire un ouvrage qu'elle cachera si on entre, elle était livrée à des pensées qu'elle n'avait jamais montrées devant moi. De moi (...) il n'y avait là que le témoin, l'observateur, en chapeau et manteau de voyage, l'étranger qui n'est pas de la maison, le photographe qui vient prendre un cliché des lieux qu'on ne reverra plus. Ce qui, mécaniquement, se fit à ce moment dans mes yeux quand j'aperçus ma grand'mère, ce fut bien une photographie. Nous ne voyons jamais les êtres chéris que dans le système animé, le mouvement perpétuel de notre incessante tendresse, laquelle, avant de laisser les images que nous présente leur visage arriver jusqu'à nous, les prend dans son tourbillon, les rejette sur l'idée que nous nous faisons d'eux depuis toujours, les fait adhérer à elle, coïncider avec elle. Comment, puisque le front, les joues de ma grand'mère, je leur faisais signifier ce qu'il y avait de plus délicat et de plus permanent dans son esprit, comment, puisque tout regard habituel est une nécromancie et chaque visage qu'on aime le miroir du passé, comment n'en eussé-je pas omis ce qui en elle avait pu s'alourdir et changer,(...) moi pour qui ma grand'mère c'était encore moi-même, moi qui ne l'avais jamais vue que dans mon âme, toujours à la même place du passé, à travers la transparence des souvenirs contigus et superposés, tout d'un coup, (...) pour la première fois et seulement pour un instant, car elle disparut bien vite, j'aperçus sur le canapé, sous la lampe, rouge, lourde et vulgaire, malade, rêvassant, promenant au-dessus d'un livre des yeux un peu fous, une vieille femme accablée que je ne connaissais pas."
Ce passage suit de près un autre, que j'aime beaucoup relire. Là il entend au téléphone sa grand-mère , donc ne la voyant pas... :
"tout d'un coup j'entendis cette voix que je croyais à tort connaître si bien, car jusque-là, chaque fois que ma grand'mère avait causé avec moi, ce qu'elle me disait, je l'avais toujours suivi sur la partition ouverte de son visage où les yeux tenaient beaucoup de place ; mais sa voix elle-même, je l'écoutais aujourd'hui pour la première fois. Et parce que cette voix m'apparaissait changée dans ses proportions dès l'instant qu'elle était un tout, et m'arrivait ainsi seule et sans l'accompagnement des traits de la figure, je découvris combien cette voix était douce ; peut-être d'ailleurs ne l'avait-elle jamais été à ce point, car ma grand'mère, me sentant loin et malheureux, croyait pouvoir s'abandonner à l'effusion d'une tendresse que, par « principes » d'éducatrice, elle contenait et cachait d'habitude. Elle était douce, mais aussi comme elle était triste, d'abord à cause de sa douceur même presque décantée, plus que peu de voix humaines ont jamais dû l'être, de toute dureté, de tout élément de résistance aux autres, de tout égoïsme ; fragile à force de délicatesse, elle semblait à tout moment prête à se briser, à expirer en un pur flot de larmes, puis l'ayant seule près de moi, vue sans le masque du visage, j'y remarquais, pour la première fois, les chagrins qui l'avaient fêlée au cours de la vie."

Souvent vous vous moquez quand je reviens à ce grandlivre. Voilà un peu de mes secrets... On croit connaitre l'autre et soudain, fugitivement, il nous apparait tout autre...

Écrit par : christiane | 31/01/2016

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Oui mais non formaté cela signifie sans l'apport de la société, donc pleinement l'identité, c'est-à-dire, comme l'a fort bien essepliqué LVDB après ma vaseuse sur les lois de Mendel, ben finalement toute la stratification génétique autrement dit re les lois de Mendel.

Mais là où ça redérape, c'est qu'on a bien épuré l'identité de l'impétrant, le mec qui regarde, mais que tout le bagage génétique en question, il en est plein, de société !

Autrement dit un gus qu'on aurait élevé à l'écart de tout son (disons au moins musical), que penserait-il en déboulant devant la sonate de Vinteuil ? Ma foi...

Écrit par : Sergio | 31/01/2016

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A l'écart de tout...
Élevé à l'écart de tout...
Le prendre pour un rat de laboratoire ? quelle torture...
Le hasard à crée ce genre de situation. Truffaut a approché un de ces cas dans son film "L'enfant sauvage". Il avait lu en 1966 dans "Le Monde", le compte-rendu d'une thèse de L.Malson sur "les enfants sauvages", c'est-à-dire privés au départ de tout contact humain, ayant grandi dans l'isolement, comme "Victor" de l'Aveyron, trouvé et "capturé" par des chasseurs en 1798. Devenu curiosité publique il sera transféré à l'institut des Sourd-Muets de Paris, rue Saint-Jacques. Les docteurs qui l'examinèrent pensèrent qu'il était idiot et qu'il avait été abandonné dans la forêt pour cette raison. Ils voulurent l'abandonner à Bicêtre avec les incurables. C'est alors que Jean Itard, jeune docteur spécialiste de la surdité, demanda à le prendre en charge chez lui et entreprit son éducation. L'histoire que Truffaut a repris dans le film. Tout ce que Victor fait, il le fait pour la première fois. La conclusion était que le naturel vient par héritage mais que le culturel ne peut venir que par l'éducation, d'où l'importance de l'éducation. (informations lisibles dans le n° 107 - octobre 1970 - de la revue "L'Avant-Scène du Cinéma" (témoignage de Truffaut.).
Je pense aussi à Gaspard Hauser apparu sur la place de Nuremberg en 1828, âgé d'environ 16 ans, gesticulant et grognant. On comprendra qu'il a été séquestré sans aucune éducation pendant les années précédentes. Il tenait dans sa main un billet : "Si vous l'élevez, son père a été un chevau-léger. Quand il aura 17 ans, envoyez-le à Nuremberg au 6e régiment de Schowilsche. Là aussi son père a été. ". Les seuls mots qu'est capable de prononcer le jeune homme sont : « cavalier veux comme père était ». Peter Handke en a fait une dramatique en 1967 que j'ai vue au T.G.P de Saint-Denis (en 2006). Troublante. On y retrouve le Gaspard Hauser de 1828. Là, plus "d'éducation" mais une véritable torture verbale pratiquée par des maîtres tyranniques et "bien-pensants" ! La domination que subit Gaspard rappelle de sinistres mémoires... L'homme et le langage... Les spectateurs sont écrasés, révoltés, assommés. La seule phrase qu'il possède : " J'aimerais devenir celui-là même qu'un autre a déjà été", on lui arrache progressivement pour le livrer à une parole qui n'est pas la sienne. Le langage est retourné contre lui. L'oppression se fait par cette rééducation du langage. "Lorsque je suis, j’étais. Lorsque j’étais, je suis. Quand je suis, je serai. Quand je serai, j’étais. Bien que j’aie été, je serai. Bien que je serai, je suis. "....
Alors, la sonate de Vinteuil (qui n'existe pas...)...

Écrit par : christiane | 31/01/2016

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"La conclusion était que le naturel vient par héritage mais que le culturel ne peut venir que par l'éducation"

Yes. Seulement bien sûr le problème est aux frontières.

Les bêtes qui se lavent (et leurs petits !) le soir au cours d'eau, c'est pour se débarrasser des parasites, c'est pour elles, leur santé, c'est naturel.

Si on se lave pour ne pas se faire rejeter par ses semblables, c'est culturel ; seulement le geste est le même, car on risque aussi les parasites.

Donc y a confusion, zone grise passoline (passoline = de Passou ! Il aime bien tout le temps les zones grises, Passou.)

A partir du moment où il y a confusion, by-pass, sas, on va voir petit à petit tout ce qui est culturel passer au cours des âges dans le naturel.

Par exemple sans Yam ce serait une ablation !

Donc pour en revenir au sujet, on est sûr d'avoir en nous comme naturelle la musique des gus de la guerre du feu qu'ils avaient comme culturelle.

Et la preuve, c'est le rap !

Écrit par : Sergio | 01/02/2016

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...on redécouvre l'inconscient collectif ? ......

Écrit par : JC..... | 01/02/2016

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"on va voir petit à petit tout ce qui est culturel passer au cours des âges dans le naturel."

Pepepepepe Sergio, ce serait-y pas un abus de langage que cette démonstration-là ?
D'abord passer au cours des âges ? Bin non impossible et je reprends votre démonstration : si une chose devient "naturelle" au cours des âges, cette même chose doit ne pouvoir être remise en question et appartenir à l'homme tout entier. Or donc, si j'abandonne au coin de la forêt des petits Gaspard H. bébés et que je leur permets de grandir sans interaction aucune avec un homme, une femme adulte, votre "naturel" acquis du fond des âges il a disparu. Total.Rayé. En une génération. L'a jamais existé. Les petits Gaspard ne se lavent, ni ne parlent.

Après, que nos trempettes dans les bains moussants et chauds nous "semblent" naturels, c'est autre chose. isn't it ?

Écrit par : Chiara | 01/02/2016

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"Et la preuve, c'est le rap !"

pepepepepe bis ! soyons précis ! le rap américain ou français ? ah non c'est pas pareil ! faut pas dec non plus .

Écrit par : Chiara | 01/02/2016

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Le rap c'est un machin qui fait gonfler les bagnoles... Ca les met en surpression ! Au début on croit que c'est une voiture-sandwich pour le cirque Gruss, par exemple, puis non... Enfin faut quand même pas que le pare-brise se décolle ! Même Günter il était quand même moins performant... Mais c'est normal, les aigus c'est un autre créneau...

Écrit par : Sergio | 01/02/2016

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Après, que nos trempettes dans les bains moussants et chauds nous "semblent" naturels, c'est autre chose. isn't it ?
Écrit par : Chiara | 01/02/2016

J'y ai pensé juste après ; c'est que je pense en pensant, ce qui fait qu'on n'est jamais sur la route...

Il est assez tentant d'établir une relation (bijective ?) entre naturel et subconscient. Et le subconscient, il est comme le Seigneur, impénétrable, quand il le dit il dit pas qu'il le dit. Effectivement, on est tenté par l'eau, mais alors c'est une pulsion de synthèse, qui n'affiche pas ses composants (nettoyage pour ôter les fourmis rouges, pour se reposer, pour sentir bon, et tout le cinéma ; parce que j'en ai oublié, des raisons ! Autrement dit, quand le subconscient nous parle, c'est un tout petit signal ; seulement on obéit quand même ; mais sans trop savoir ce qu'on fait, bien sûr.

Le rap, lui, c'est un énorme signal ! Ungeheuer...

Écrit par : Sergio | 02/02/2016

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HUM !
C'est quoi cette histoire,
Urtreger n'a jamais fait de rap.
Qu'on en juge :

https://soundcloud.com/atelier_sawano/sets/humair-urtreger-michelot-hum

Ok c'est pas youtub mais j'ai pas trouvé mieux.

Écrit par : pado | 02/02/2016

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Dans celle du Duc des Lombards le contrebassiste il a des airs terribles on dirait le batteur des Christie...

Écrit par : Sergio | 02/02/2016

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Pour Mister JC qui demande ailleurs si on ne pourrait comparer livres et p.tes ? Déjà très joliment fait par Pol-Droit R in " 101 expériences philosophiques quotidiennes ".
Mais c'est Mishima qui porte le coup fatal au littérateur en parlant de "mots qui rongent le squelette" et surtout en rapportant un évènement regardé avec l'oeil de l'écrivain d'abord puis revu avec l'esprit du sportif... Et ça n'empêchera pas Mishima de poursuivre son travail d'écrivain ni son entraînement physique, juste est-il plus perspicace ;)

Écrit par : chiara | 03/02/2016

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Chiara,
vos citations comme celle de Mishima (""mots qui rongent le squelette") échappent du dialogue dans lequel vous tentez de trouver un chemin pour inquiéter, faire de l'orage ou un incendie. Vous touchez là une énigme que Susan Sontag cerne à petites traces notées au jour le jour.
Ainsi le 5/3/70, elle écrit :"... Penser avec des mots, pas avec des idées."
Cette remarque déconcertante m'avait laissée perplexe. Celle de Mishima lui fait écho.
en 1965, le 24/11, son approche était différente : " Je prends les mots au pied de la lettre - comme s'ils étaient écrits. Pas comme s'ils étaient prononcés par quelqu'un..."
L'écriture c'est un monde qui nous prive de l'autre, comme si nous étions enfermés dans une boule de verre avec un paysage et une neige factice qui devient tourbillonnante quand on l'agite. Qui parlait ici du feuilleton "Le prisonnier" ?
Le besoin compulsif d'écrire, comme de manger soumis à une faim terrible.

Écrit par : christiane | 03/02/2016

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"... Penser avec des mots, pas avec des idées."

Cela paraît de prime abord parfaitement exotique, et puis à y voir de plus près c'est très juste et c'est même le subconscient qui le fait, donc cela risque d'être pas mal du tout.

En fait, c'est simplement le mécanisme qui opère lorsque l'on prolonge ou reprend intérieurement une discussion passée, éloignée ou proche : on s'imagine bien en train d'énoncer des paroles, avec des mots identifiés, précis, et non en train d'articuler des idées. On fait du vélo sans savoir qu'on en fait !

Écrit par : Sergio | 03/02/2016

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Oui, Sergio, des post-it partout dans le corps avec des mots glanés ça et là et dès qu'on bouge la main vers le crayon ou le clavier, ils sont là comme une nuée de chauve-souris déployant leurs ailes et envahissant notre souffle, précédant le geste d'écrire. Chance ou malchance...

Écrit par : christiane | 03/02/2016

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Votre comparaison avec la boule et sa neige artificielle est très juste Christiane. Il ne s'agit pas d'incendier ce qui s'érige parfois telle une idôle, il s'agit plutôt de ne pas finir comme un supporter ultra du PSG au nord, de l'OM au sud, de savoir regarder ce quelque chose d'artificiel en face. C'est aussi ce que fait R Pol Droit dans 101 Expériences : il voit la beauté des livres...mais il est capable d'en discerner l'autre face, ce côté p.tes qui font tous les trottoirs pour se trouver un client, un lecteur. ( Ce avec quoi le terrible affreux JC joue souvent sur la RDL, soulevant les hauts cris des supporters ).

Mishima ne parlait ni de mots, ni de pensées, il parlait de "romantisme" et découvrit que le changement de point de vue opéré par sa transformation physique et la conscience aiguë de son corps lui permettait de comprendre ce qu'était le tragique pour lui :

"le pathos tragique naît lorsqu'une sensibilité parfaitement moyenne assume pour un temps une noblesse privilégiée, qui tient les autres à distance, et non pas quand un type particulier de sensibilité émet des prétentions particulières. Il s'ensuit que celui qui se mêle d'écrire peut créer de la tragédie mais ne peut y participer.//...//C'est seulement lorsque, à mon tour, je vis le ciel bleu, étrange et divin,* uniquement perçu par ce type d'individu, qu'enfin j'eus confiance en l'universalité de ma propre sensibilité, que je pus étancher ma soif et que fut dissipée ma foi aveugle et maladive dans les mots".

* Mishima faisait référence à une cérémonie au cours de laquelle un très lourd palanquin est porté par de jeunes hommes, simples villageois.

Merci Christiane pour la référence à Sunsan Sontag.

Écrit par : chiara | 03/02/2016

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C'est étonnant ce que vous mettez à jour, là. J'ai besoin d'y réfléchir. Je reviendrai plus tard vous dire ce que ça bouscule en moi. C'est difficile... surtout en ce moment où j'essaie de me tenir loin des mots et de ceux qui en jouissent sur un blog proche. Il faut tellement d'humilité en ce domaine. On peut entrer dans un monde d'illusion si facilement...
A plus tard donc. Et merci.

Écrit par : christiane | 03/02/2016

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La langue... les mots... c'est comme une écorce. Ça maintient ce qui se nomme un arbre jusqu'à ce qui s'étale là-haut : peuple oiseaux-plumes-vent.

Écrit par : christiane | 04/02/2016

Mais peuvent-ils regarder l'oiseau, toucher les plumes, sentir le vent ?

Belle journée à vous Christiane. Merci pour l'invitation au tutoiement, je le conserve.

Écrit par : Chiara | 04/02/2016

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Mais les mots, Chiara, sont impuissants à exprimer ce que l’œuvre d'art arrive à exprimer sans eux. Pourquoi ? L'indicible, encore, encore. L'innommable cher à Beckett. Faut-il se confier à la langue ? J'ai fait cette expérience, enfant. Un désastre. Le vouloir-dire est incommunicable comme l'expérience. J'ai fait un deuil de cette illusion dans cette enfance...
C'est pareil pour les visages. On s'enfonce sans fin dans un regard. On croit connaitre, on ne connait qu'une apparence mouvante comme un jeu de nuages et de soleil sur un paysage d'où m'est venu ce portrait volé par Proust de sa grand-mère "étrangère", cité plus avant.
Je voudrais des mots qui se suffisent à eux-mêmes, que l'on n'ait plus à ajouter : - Tu ne m'as pas compris... je voulais dire... Mais non, je n'ai jamais dit ça... Tu comprends tout de travers...
Un échec... qu'on n'éprouve pas devant l’œuvre d'art car on ne peut pas la changer. Elle est.
Vous voyez, par exemple, sur la RDL, les intervenants ne s'écoutent pas vraiment. On dirait que, lisant un commentaire, ils pensent plus à ce que, eux, ont à dire, et qu'ils vont s'empresser d'écrire soit pour contredire l'autre, soit pour être plus fort, pour tenter d'avoir le dernier mot. C'est une lutte sans fin de solitaires enfermés dans leurs mots. Des paraphrases à l'infini. Pas le temps de s'imprégner de la pensée de l'autre, sauf peut-être pour deux d'entre eux jouant au jeu du miroir, cher à Cocteau...
L'exactitude du mot... Susan Sontag, tente de la cerner au jour le jour dans ses carnets sans la trouver...

Wittgenstein écrit :
« Il est d’innombrables et diverses sortes d’utilisation de tout ce que nous nommons “ signes ”, “ mots ”, “ phrases ”. Et cette multiplicité, n’est rien de stable, ni de donné une fois pour toutes; mais de nouveaux types de langage, de nouveaux jeux de langage naissent, pourrions-nous dire, tandis que d’autres vieillissent et tombent en oubli..."

Et Saint-Augustin, dans ses "Confessions" (I - 8) :
" Quand ils (les adultes) nommaient une certaine chose et qu’ils se tournaient, grâce au son articulé, vers elle, je le percevais et je comprenais qu’à cette chose correspondaient les sons qu’ils faisaient entendre quand ils voulaient la montrer. Leurs volontés m’étaient révélées par les gestes du corps, par ce langage naturel à tous les peuples que traduisent l’expression du visage, le jeu du regard, les mouvements des membres et le son de la voix, et qui manifestent les affections de l’âme lorsqu’elle désire, possède, rejette ou fuit quelque chose. C’est ainsi qu’en entendant les mots prononcés à leur place dans différentes phrases, j’ai peu à peu appris à comprendre de quelles choses ils étaient les signes ; puis une fois ma bouche habituée à former ces signes, je me suis servi d’eux pour exprimer ma propre volonté..."

Oh, Chiara, le langage ne peut pas tout, et le silence est parfois ce qui reste comme l'écrit Wittgenstein après tant de tentatives : « Ce dont on ne peut pas parler, il faut le taire. »...

C'est aussi le choix de Susan Sontag...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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Oh, Chiara, nous nous sommes croisées ! Chic alors !
Je ne sais pas répondre à la question... Les feuilles-plumes-vent sont peut-être l'intention de l'écorce...

Écrit par : christiane | 04/02/2016

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Sergio,
ailleurs... vous écrivez :
"Faut se méfier des petits pavés, c’est là que les talons se coincent le mieux…
Quand même, ceux de Casse-pipe… Là c’est les sabots des chevaux, qui s’y coincent ! Ou le sabre à Ferdine… I reste planté !"
Eh bien, je viens de vous en coller un gros de...pavé !!! J'espère que vous ne m'en voulez pas. Je ferai plus court la prochaine fois mais Marc Perez ou on en parle vraiment ou on se tait.

Écrit par : christiane | 12/02/2016

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