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06/01/2016

Route de nuit

route_nuit.jpg

 

Des dents des mâchoires... Ca se cultive ! Mais celles-là elles ont voulu... Eh bien cela. Combien de fois l'a-t-on parcourue... Y a encore un peu de Syrtes, là-dedans, nichteware ? C'est piquant et souple ! Au graphène... Etranges cactus ! Mais c'est ça qu'on voit quand on y est, de nuit, là j'en suis absolument sûr. D'ailleurs y a rien en face on est bien tranquille ; on a les phares !

 

Dans ma série de motos plus longue que la lignée capétienne et même carolingienne, une fois j'avais une quatre pattes Honda normale comme tout le monde ; mais voilà ça suffit jamais tout y est passé les bracelets la poignée rapide, on va pas s'harrêter là un coup de réalésage en huit cent dix, et vaille que vaille bon an mal an tout en Japauto que ça soye beau. Et dans le carénage Japauto, on a un truc essetraordinaire, c'est un phare longue portée accroché dessous, donc au ras du ras. Eh bien cela donnait grosso modo, mais en encore bien plus puissant, ce qu'on voit ici.

 

Naturellement ça sifflait la batterie en sept minutes, mais enfin on s'en talquait un peu, on avait encore les kicks à ces époques. L'intérêt de rouler de nuit, faut bien le dire, c'est que le gendarme ronque, et alors qu'on peut bomber, surtout muni d'un projo pareil ; enfin c'est un peu théorique dans nos latitudes, tout cela, mais je suis bien persuadé que personne va me dire que ça lui rappelle pas un petit coin de route de nuit, mon histoire. C'est comme la madeleine, mais en opaque ! Et d'ailleurs cela me fait penser que cet excellent Philippe Forest, lui justement il y a pas pensé quand elle est dynamique, la nuit, quand elle se déroule parce qu'on roule...

Commentaires

Regarder Dark Vador les yeux dans les yeux n'est pas permis à tout le monde.
Vais-je m'en remettre ?
Pas sûr.

Écrit par : pado | 06/01/2016

Texte troublant comme la fractale que j'aime beaucoup car elle éveille des mythes. Ainsi, pourquoi ??? je pense à tous ceux qui ont été avalés par des monstres marins : Jonas, Pinocchio... et tous ceux dont on n'a pas écrit les aventures. C'est un monde clos et pourtant il se dessine une issue, un possible. Et ces lumières tellement étranges...
Mais votre rêverie me plait , Sergio. Cette route de nuit. Et Forest , évoqué. Avez-vous lu le siècle des nuages ? Il y a le chat bien sûr... Cela pourrait être la vision d'une souris vivante avalée par le chat...
J'aime aussi votre prose, là. C'est vraiment la vôtre.
Je m'ennuyais un peu. J'avais hâte de voir apparaitre une nouvelle fractale, un nouveau texte. J'ai hâte aussi de lire les commentaires des amis.

Écrit par : christiane | 06/01/2016

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Avez-vous lu le siècle des nuages ?
Écrit par : christiane | 06/01/2016

Ha mais non... Et il va bien falloir !

Et alors cette fractale est venue toute seule ; j'avais prévu autre chose. Et puis à force de la regarder...

Écrit par : Sergio | 06/01/2016

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les yeux dans les yeux
Écrit par : pado | 06/01/2016

On connaît celle de Jean Bart, que l'étiquette aurait dû dissuader de fixer Louis XIV :

- Sire, l'aigle regarde bien le soleil...

Mais moins celle-ci :

- Jean Bart, je vous ai fait amiral...
- Sire, vous avez bien fait !

Écrit par : Sergio | 06/01/2016

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Ce pauvre cuirassé Jean Bart a été démantelé en 1968, pendant que la chienlit régnait en France dans les rues, là où des gens se parlaient pour ne rien dire, qui n'avaient même pas été présentés l'un à l'autre !
..........1968 : le début de la fin...

Écrit par : JC..... | 07/01/2016

https://www.youtube.com/watch?v=ESO6cNDjxpI

jlai vu vandère ya pas longtemps toujours avec des folles et à cogner sur ses tonneaux ça entretient..un peu chiant mais beaucoup moins que boulez attation..
https://www.youtube.com/watch?v=B5UZVtUC3V0

Écrit par : bouguereau | 07/01/2016

->
Vrai Sergio, Madeleine de route la nuit...une remarque cependant : vous rouliez à combien pour atteindre ces arcs de cercle ? Parce que plus on bombe plus cela arrondit le paysage en traînées éphémères. Plus vite, on file dans un tube.

Écrit par : chiara | 07/01/2016

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Vander vu à Châteauvallon....p'tain, à une époque ça déménageait, Magma ...

Écrit par : JC..... | 07/01/2016

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Ce pauvre cuirassé Jean Bart a été démantelé
Écrit par : JC..... | 07/01/2016

Je serais pas étonné qu'on le trouve en 3D sur Youtube ; c'est la vraie folie pour ces navires ; et cela s'approche de plus en plus de la réalité...

Le Richelieu a dû terminer dans ces eaux-là aussi ; le Jean Bart avait fait Suez, le Richelieu Dakar, comme chacun sait, mais il a également été raccroché à une flotte américaine dans le Pacifique quelques temps avant la capitulation du Japon.

Écrit par : Sergio | 07/01/2016

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Belle fractale ?

http://img.musiquemag.fr/datas/artiste/r/i/rihanna/xl/video-rihanna-dans-un-remake-sexy-des-dents-de-la-mer-photos-54d4cf613387f.jpg

Écrit par : Lucy | 07/01/2016

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aie ! Lucy,
non, mes petits héros sont avalés avec délicatesse. Les dents ne sont que les créneaux de ces forteresses qui habitent les océans, des lieux où méditer à l'abri...

Écrit par : christiane | 07/01/2016

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vous rouliez à combien pour atteindre ces arcs de cercle ? Parce que plus on bombe plus cela arrondit le paysage en traînées éphémères. Plus vite, on file dans un tube.
Écrit par : chiara | 07/01/2016

C'est vrai, c'est vrai... Mais dans la réalité, de nuit, on va tellement lentement que c'en est une pitié ; on double les voitures, bien sûr, mais si péniblement... A la limite si on peut éviter on évite.

La raison est simple : en moto, on ne peut pas ne pas anticiper les virages ; une fois dedans, c'est cuit. Donc tout dépend de ce qu'on voit, et comme il est rare d'être en phare, a fortiori en longue portée...

Avec la fameuse Japauto je me souviens d'avoir fait Nice-Grasse en début de nuit, l'été, avec mon frangin en passager, et somme toute très peu de monde sur la route ; c'est que des virolos, comme on dit, là-bas, mais bien larges, bien balisés. Eh ben c'était pas brillant brillant...

Écrit par : Sergio | 07/01/2016

Vander vu à Châteauvallon

je l'ai revu y'a un an ou deux..c'est pas du tout un has been..j'ai l'oeil, j'vois tout dsuite le gars qui passe à la soupe..toujours passionné, au top de sa technique (certes havec genouillère et damar et poil au patte..un vrai singe) free jazz un peu chiant..mais des moments de vraie grâce

Écrit par : bouguereau | 07/01/2016

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Attention Sergio, avec une très belle route de nuit, le ronron de la moto finit par vous endormir et pouf ! on se réveille brutalement dans l'herbe fraiche (quand on a de la chance !)

Pour vous et vos petits Christiane, un cadeau de Gaudi :

http://p5.storage.canalblog.com/56/27/425662/22420108.jpg

Écrit par : Lucy | 07/01/2016

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Oh, Lucy,
c'est tout à fait comme cela ma rêverie. Où est-ce ?

Écrit par : christiane | 07/01/2016

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Oh, Lucy,
c'est tout à fait comme cela ma rêverie. Où est-ce ?

Écrit par : christiane | 07/01/2016

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Christiane, à Barcelone, le grenier de La Casa Milà, surnommée ironiquement « La Pedrera » (en catalan et en espagnol, « la carrière de pierre »)

Écrit par : Lucy | 07/01/2016

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Lucy,
j'ai regardé un peu sur internet. Ce sont vraiment les combles que je préfère dans cet étrange édifice !
"Le dernier étage est occupé par les combles. Gaudí le conçut de façon indépendante par rapport au reste de l'édifice, en faisant appel à une structure plastiquement et fonctionnellement originale. Cet étage de 800 m2 abrite les buanderies et les zones de service. Il fait office de régulateur thermique, isolant l'édifice des variations de la température extérieure entre l'hiver et l'été. Pour cela, l'architecte s'inspira des greniers des mas catalans traditionnels, mais en exploitant un nouveau dessin basé sur des arcs d'allure parabolique. C'est un élément clef de l'architecture de Gaudí qui l'utilisa d'abord dans la crypte de la Colonie Güell, puis pour la Sagrada Família. Il s'en servait pour créer des architectures légères mais résistantes aux pressions. La couverture du grenier résulte de la succession de deux cent soixante-dix arcs de brique, une structure autoporteuse qui ne nécessite ni colonnes ni murs porteurs, ce qui en fait un espace ouvert, un couloir qui circule tout au long de l'édifice. Ces arcs s'unissent au plafond en une espèce d'épine dorsale qui rappelle un squelette d'animal ou la structure d'une barque renversée."
Oui, à l'amble de ma rêverie. Vous êtes extra !

Écrit par : christiane | 07/01/2016

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une très belle route de nuit, le ronron de la moto finit par vous endormir et pouf ! on se réveille brutalement dans l'herbe fraiche (quand on a de la chance !)
Écrit par : Lucy | 07/01/2016

En moto j'ai dû rouler une fois toute la nuit, c'est tout ; une Toussaint pluvieuse, rien de faisable, je me suis gorgé de café et j'ai filé sans prévenir chez mes parents à Grasse ; j'ai un bon souvenir de l'équipée, ainsi que de l'engueulade à l'arrivée...

Écrit par : Sergio | 07/01/2016

Sergio , je vous ai longtemps cru aviateur," je rentre à la base" ...que voulez-vous ! j'ai trouvé sur un écran de mon PC toute une page sur les nouvelles motos, j'ai perdu la référence, une kawasaki en gloire.. De grands souvenirs pour moi, une amie me trimbalait dans Paris, accrochée à elle, collée contre son dos,comment respirer ? une très grosse moto, impressionnante,noire;la nuit,c'était extra, extra; pour aller au théâtre, un peu moins.Un jour, elle (mon amie)s'est rompu le cou,pour toujours. Affolant, la moto . C'est pour ça que vos bleus sont si incroyablement étranges? celui-ci est magnifique, musical et méditatif.D'un raffinement acéré .
Christiane, dites donc, quelle folle raclée pour Daaph, sur la RdL !en fait, je vous aime mieux comme ça qu'en conseillère conjugale..votre envolée lyrique vantant les charmes de Clopin en homme de la terre m'a plongée dans un bain d'inquiétude .J'ai pensé à l'angelus de millet. Ecoutez la chanson de J.Moreau :où vas-tu Mathilda..je ne me rappelle les paroles qu'en chantant, pour ce soir, c'est râpé.Je suis bloquée jusqu'à mardi, et pas à Macao, dommage! Lola

Écrit par : lola | 08/01/2016

l'article-moto s'appelle : kawasaki ninja yamaha etc...des gros plans sur la machinerie, complesxe,des essais avec une musique à fracasser les tympans mais d'une brutalité sans âme. ça m'impressionne,ça va vous faire rigoler !

Écrit par : lola | 08/01/2016

Christiane, vous avez regardé les costumes de leon bakst pour l'oiseau de feu (stra) schéhérazade (rimsky k) couleurs, détails,lignes, un tourbillon: à 1000 lieus (x?) du ballet classique et du tutu; stravinski fut un ami de Boulez( décédé aujourd'hui) et la fontaine est contre l-IRCAM (domaine de Boulez) je la trouve, la fontaine, un peu riquiqui, et les couleurs un peu fades pour évoquer Stravinski et les ballets russes.
Boulez, le sait-on, fut amoureux fou de la femme de Darius milhaud ...il y a longtemps ,le mercredi a-midi j'accompagnais l'un de mes fils à sa leçon de violon, dans la campagne; à la radio, dans la voiture, j'écoutais pendant 1h une émission consacrée à germaine(?) Milhaud; la dame avait 70 ou80 ans et elle racontait des histoires incroyables, choisissait des musiques incroyables avec un ramage d'une éloquence et d'une élégance extrême; et je pensais à la mine toujours triste et sombre de Boulez. Le monde est mal fait !

Écrit par : lola | 08/01/2016

rectif : elle s'appelait Madeleine et pas Germaine; elle est morte à 106 ans, en 2008 je crois. Quel tempérament ...
j'ai très envie de m'appeler Daria ..

Écrit par : lola | 08/01/2016

Eh bien, Lola, vous êtes en forme le matin !
Mes conseils conjugaux ? Dans la vidéo sur les haies du pays de Bray, j'ai trouvé le mari intéressant. Dans ce post (rare, adressé à cette "intervenaute") je continuais de creuser un fossé autour de mon château de sable, château fragile comme les souvenirs. Certains hommes réels et délicieux dans la vraie vie deviennent fats et odieux quand ils s'autorisent, sur le net, à détenir la vérité... et à envoyer les autres (jugés insignifiants) ad patres.
La fontaine Kandinski ? j'aime ces notes de couleur et de lumière sur une place qui était sombre, malodorante et délaissée avant. Un petit café proche et sa terrasse, une halte agréable pour écrire...Qu'importe si elle semble rikiki... J'aime les fontaines sur les places des villes. Celle-ci est ludique et plait aux enfants. Pas éloignée de Beaubourg et des trésors du musée Pompidou dont les collections d'art contemporain ont été savamment réinstallées au 4e et au 5e. Et là certaines toiles semblent y faire écho.
Quant à daaphnée... je la trouve pédante et sotte.
J'aime bien votre histoire voilée de Boulez et de Madeleine-Germaine-Daria.
Où vas-tu Mathilda ? Charme et humour triste... J'ai écouté à L'Odéon, Jeanne Moreau, un soir. Distinction... solitude... et petit air de gouaille qui parfois revenait comme un trouble.

Écrit par : christiane | 08/01/2016

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je vous ai longtemps cru aviateur
Écrit par : lola | 08/01/2016

Oui, mais que "apprenti", comme dans les Copains, le film, lorsqu'en intro ils s'engueulent entre architectes pour savoir si le ministre avait bien posé ou non la première pierre du bâtiment écroulé... Nous on dit EP, élève-pilote, lorsque l'on remplit les sacro-saintes heures de vol...

Et alors c'est la première chose qui a intrigué mon moniteur, la moto : avec cela on doit avoir mieux l'instinct pour évoluer dans les trois dimensions... Possible, possible, essentiellement au début ; mais le juge de paix, le peacemaker, ce sont toujours les instruments, tant nos sens nous trompent là plus qu'ailleurs.

C'est vraiment un sport, une activité recommandable, évidemment ça coûte un peu ; faut manger des coquillettes, c'est très bon, les sucres lents... Le homard faut pas ! Ou alors on le vole à l'étalage, on le mange en marchant...

Écrit par : Sergio | 08/01/2016

Sergio ,faut manger des coquillettes ? pas de bol, mes "mâchoires" en ces temps difficiles ne supportent que la purée mousseline avec une pâaaaille ...l'image du 6/1 est réalisée à partir d'une photo faite à moto ? je vois mal le dispositif ; je vais réfléchir..
Autrefois ou il n'y a guère, je volais; et un ami génial et généreux, m'embarquait parfois sur son vieux biplan, il faisait de la voltige. Pas de parachute, pas de cockpit, un simple harnais et les cheveux aux vent; l'empyrée céleste ! sauf que quand j'oubliais de vider les poches de mon jean, couteau, clefs et papiers divers jouaient la fille de l'air et se volatilisaient; j'en était quitte pour trouver une échelle et une hache pour casser une vitre et retrouver la chaleur du logis...heureusement ,Mahomet ne faisait pas encore de grands signes...

Écrit par : lola | 09/01/2016

Christiane, vous êtes géniale; je vous aime en Gorgone armée d'un balai pour fesser les pseudo-divinités courroucées du prestigieux et extraordinairement marrant blog de la RdL. Car....j'ai écrit, hier ?? vers 2h du mat ou 6h; comment savoir? tout dormait dans....Je n'ai pas vu que mon réveil battait de l'aile, ce qui fait qu'il n'a pas sonné ...et que mon train est parti triste et solitaire solus sub obscura nocte( j'ai effacé l'hypallage un peu pédant pour mon "pseudo insignifiant" .... il doit être dans les 4h du mat,je file , sinon demain j'aurai le teint gris, tout à fait déconseillé.
J'oubliais, c'est "la fontaine Stravinski" le sacre du printemps , les costumes de Roerich et le divin nijinski. J'ai oublié d'acheter une pile pour mon réveil, Zut alors..à plus si je ne rate pas le retour.
J'ai vu et lu plein de pages du "Aragon" de Ph F . 800 p. et beaucoup de bavardages, ne trouvez-vous pas ??

Écrit par : lola | 09/01/2016

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Bonjour Lola,
Vous êtes un vrai artichaut au matin, n'en finissant plus de se déplier ! J'aime vos souvenirs de culbute dans les airs et vos clés confiées aux nuages.
Oui, un peu énervée sur la RDL... Ça ramone les grosses colères ! Après j'étais détendue pour lire et rêver et bricoler. Cette personne sous pseudo établit son importance sur son goût de la moquerie, du persiflage. Imbuvable !
Je n'ai pas lu le Forest. 900 pages sur le thème de cette vis... Cela ne m'a pas attirée. Je préfère le Forest qu'aime Sergio, les livres écrits à la mort de sa fille et certains passages du siècle des nuages (un très gros livre aussi : mais quelle épopée !
Le sacre du printemps... que de souvenirs... Chorégraphie sobre, épurée avec T.Niang (quel charisme !), l'ombre de Chéreau et cette musique envoûtante qui nous menait au bout de nous-mêmes dans une tension dramatique bouleversante. Le sacre du printemps c’est aussi la vie qui se débat avec la mort, comme le printemps qui, plus tard,vient chasser l’hiver. Une lutte...
https://vimeo.com/86518580
Nous avions évoqué les ballets russes, écouté "Le Sacre du Printemps". Daniel, 69 ans, qui faisait des marathons s’est mis à cavaler sur le plateau (on le voit sur la vidéo). Un mouvement spontané du groupe autour de la question du cercle, et du temps qui passe, a pris forme. Nous étions tous là, à bondir sur "Le Sacre du Printemps". Cet atelier est devenu un spectacle créé à Avignon. Patrice Chéreau devait nous rejoindre pour ouvrir le spectacle en lisant des passages des « Cahiers » de Nijinski qui chorégraphia « Le sacre du Printemps", comme à Avignon... Un atelier qui existait depuis sept ans... Il est mort, loin de nous, pendant les répétitions... le 7 octobre 2013.
Nous avons changé l'affiche, bouleversés !
"... du printemps" !
Une proposition de Thierry Thieû Niang
Dansé par 15 personnes amateurs de Marseille,
et 10 de Saint-Ouen
et avec la participation de
Patrice Chéreau..."

C'est peut-être pour ce vécu que cette fontaine ne me laisse pas indifférente...
La santé... la vôtre... j'y pense...

Écrit par : christiane | 09/01/2016

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il faisait de la voltige.
Écrit par : lola | 09/01/2016

C'est vraiment tentant... Et ce n'est pas cher ! Enfin, pas très... Pourquoi ? Parce que c'est tellement éprouvant que les séances ne dépassent guère une demi-heure, voire vingt minutes ! Du moins c'est ce que l'on m'avait dit...

Il y a un Paul Morand qui commence un peu dans la même veine : à Port-au-Prince, dans la rade, on ne voit jamais de noyé ; pourquoi ? Parce que les requins les dévorent tout de suite ! On n'a pas le temps...

Écrit par : Sergio | 09/01/2016

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Ah mais les artichauts qu'est-ce que je pouvait avoir peur de la paille ! Mais c'était la fin... Feuille après feuille ! J'avais un retard de plus en plus considérable... Ca c'en était un, de marathon !

Écrit par : Sergio | 09/01/2016

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L'artichaut ? un dur au cœur tendre de la famille des chardons... Quel souvenir précis, Sergio. Nous on disait le foin.
Contrairement à vous, j'avais hâte de l'atteindre. On soulevait les feuilles mauves et fines du centre qui s'enlèvent si facilement. Ça faisait comme un petit parasol qu'on trempait dans la vinaigrette avant d'en grignoter le bord tendre, puis soulevant le foin on découvrait ce cœur, un peu granuleux, que l'on coupait avant d'en déguster le fin goût sucré de noisette.
En Bretagne, on goûtait les plus jeunes, crus. Miam !

Écrit par : christiane | 10/01/2016

on ne voit jamais de noyé ; pourquoi ? Parce que les requins les dévorent tout de suite !

pas sûr..il parait qu'ils le trouvent pas bon..même la grosse blonde..y mordent dedans que par distraction..et y recrachent

Écrit par : bouguereau | 10/01/2016

En Bretagne, on goûtait les plus jeunes, crus. Miam !

tu leur tires la queue leur arraches les poils..et bouffes leur cul!

Écrit par : bouguereau | 10/01/2016

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En Africa (maritime), bain de minuit. Une barre, comme bien souvent, et seuls passent les petits, mettons une cinquantaine de centimètres, que l'on retrouve le lendemain séchant sur la plage.

Immersion périscopique, donc, cela m'émouvait pas beaucoup, tout cela ; soudain un reflet ! Il y a quand même doute, avec cette histoire de barre... On n'a pas chronométré mais je crois que je détiens un record enfoui de course à pieds dans la flotte jusqu'à la plage...

Écrit par : Sergio | 10/01/2016

Les qqs commentaires lus sur la RdL m'ont profondément déprimée; "Sadkine ..comme une sculpture au corps psychotique..et de ses trous de la sensibilité ..." Quant à PE et Stendhal avec ses souvenirs dégotise autant que dans ses leeyttres"
Ils ont dû manger des crabes violonistes qui avaient perdu leur archet, ma parole.
Loin de ces bruits indécents de ferrailleurs, un texte de Odon Von Horvath:
"La jeune pharaonne flâne sur les galets argentés dans le parc,où des fleurs rouges dorées accompagnent ses pas, comme les yeux étonnés d'antilopes apprivoisées; où de sages cacatoès avec leurs traînes somptueuses,comme celles de fières courtisanes, dorment sur des sphinx pétrifiés à l'ombre d'une large baie de cactus rares; et ils tanguent comme les vagues silencieusement ondulantes du Nil.
La belle pharaonne et son esclave noir dans le parc.
La pharaonne comme rayons de lune sur des pyramides rêvées.
L'esclave comme la longue nuit du pays."
(trad de l'all)

Écrit par : lola | 11/01/2016

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des crabes violonistes qui avaient perdu leur archet
Écrit par : lola | 11/01/2016

Voilà une image fort sagace... Je suis toujours au premier rang, pour des tas de raisons, fayoter, mater les ouvreuses, étendre les guibolles comme en formule un, boire à la canne comme Toulouse-Lautrec, surveiller les violoncellistes qu'ils dorment pas trop, et enfin parce que je suis encore plus sourd que les compositeurs.

Et là on voit tout, les fils qui pendent des archets, la lingette d'épaule du premier violon qui tombe tout le temps, etc. On a souvent des solistes aussi, venus de quatre fois le tour du Monde, à toutes les armes dont le violon.

Eh bien tout cela ne rend pas inconditionnel du violon ; ça peut être très beau, mais aussi... Rares, à mon humble avis, sont les solos qui passent vraiment la rampe. Ca fait crin-crin très rapidement. La trompette peut jouer seule ; le violon... En groupe c'est inégalable, naturellement, mais finalement jamais de trop près... Quand on pense qu'en plus c'est un travail épouvantable...

Écrit par : Sergio | 11/01/2016

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J'ai une copine qui après des années d'études et de pratique en orchestre vient d'abandonner le travail du violon au motif que la vie est trop courte pour la gâcher sur un engin aussi diabolique. Comme elle est douée, elle s'est remise au piano classique : "Au moins, bien accordé, les notes sont toujours justes !" me dit elle, perspicace.... J'opine...

Écrit par : JC..... | 12/01/2016

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Crabe violoniste, dans un orchestre désaccordé... crabe tambour...
Je me souviens du beau personnage du film de Pierre Schoendoerffer. "Le Crabe-Tambour", Wilsdorff, l'Alsacien, l'innocent, suivi de son chat -fétiche. Ressac de la mémoire et de l'océan rageur et acidité des regrets.
"J'ai dédié mon roman à mon fils cadet, Ludovic, parce qu'enfant, il avait un petit ventre rond sur lequel il tambourinait, et comme il marchait à quatre pattes et de travers, je l'appelais le crabe. D'où le Crabe-tambour ! Vous voyez, c’est quelque chose de tout à fait personnel. Ce n'est pas sa vie, ce n’est pas la mienne. C'est autre chose."
( P. Schoendoerffer)

"La belle pharaonne... d'Odon Von Horvath", passe insolite, magnétique.
ou
"boire à la canne comme Toulouse-Lautrec, surveiller les violoncellistes qu'ils dorment pas trop"

Vous nous emportez, sentinelles silencieuses, en pleine rêverie...

Écrit par : christiane | 12/01/2016

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Lola, vous évoquiez Suarès sur la RDL. Je vous ai répndi J-M.Basquiat/Y.Lambert. Le commentaire a été longtemps en attente de modération (javais mis 2 liens sur Y. L.), puis il est apparu en fin d'après-midi avec son heure d'émission (11 janvier - 9h09).
Au plaisir de vous retrouver ici ou là-bas avec ou sans crabes enchanteurs.

Écrit par : christiane | 12/01/2016

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de travers
( P. Schoendoerffer)
Écrit par : christiane | 12/01/2016

Ah ben oui mais voilà ! Moi je croyais que c'était parce que les marins vont toujours en zigzag... A cause du vent ! D'ailleurs la vedette du Mékong on la récupère on la met à l'ancre à Porquerolles ça au moins ça fera causer...

Écrit par : Sergio | 12/01/2016

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Wilsdorff, l'Alsacien
Écrit par : christiane | 12/01/2016

C'est très curieux, parce que Passou également a tendance à choisir des héros alsaciens (Lutetia, Sig)... C'est quand même une région assez typée, et puis on n'est pas obligé de le préciser...

Écrit par : Sergio | 12/01/2016

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Oui, Sergio,
les choix de "Passou" sont un bonheur de jeu de piste dans son dernier roman "Golem". L'Alsace et...
des citations où on reconnait d'autres livres de lui, des billets, des échanges :
"Sergio, tu te souviens quand on s'est connus à la Tour blanche, on est vite tombés d'accord sur une même définition de l'amitié...
- Deux solitaires ensemble ?
- Pas seulement.
- Ça y est, ça me revient : un ami, c'est quelqu'un à qui on peut téléphoner à minuit pour lui demander de nous aider à transporter un cadavre et qui le fait sans poser de questions."
des lieux, des personnages, des objets, des films :
- la fontaine Médicis où Polyphème surprend Galatée dans les bras d'Acis
- les joueurs d'échecs du jardin du Luxembourg
- Glenn Gould
- Alexandre Tharaud
- la rue de la Santé et le boulevard Saint-Jacques
- Job / la Bible / la kabbale / Juda Loew, grand rabbin kabbaliste du seizième siècle..; le Golem... "emet"...
- Borges
- Primo Levi
- Shakespeare
- les séminaires du Collège de France
- le Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-l'Asnier
- une Triumph Bonneville T100 au réservoir bicolore ivoire et vert anglais !!!
- Place d'Italie
- Rothko
- "La nuit du chasseur"...

Ce livre est un délice où peu à peu on entre dans cette fugue (circulaire) de Gustave Meyer.
Une Nina qui mène l'enquête, à forte personnalité !
Une immersion dans les jeux d'échecs par petites touches (Max Osterman - Kasparov)...

Des phrases qu'on retiendra :
"Il faisait sombre à l'intérieur de chaque nom..."
"dans les restaurants des grands hôtels les couples de morts dînant..."

J'avance délicieusement lentement... et je commence à être très intéressée par ce qui fait de G.Meyer un homme pas ordinaire.

Écrit par : christiane | 12/01/2016

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Le violon est sublime quand il est en concerto, que lui et l'orchestre se répondent.

Écrit par : Lucy | 12/01/2016

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Il y a une autre question que je me suis toujours posée sur Schoendoerfer, ce nom, Wilsdorf : c'est le même (sauf si je me trompe !) pour l'un des héros de la Trois cent dix-septième section et pour celui du Crabe-tambour ; il y a quelque chose avec les appellations, on dirait bien...

Écrit par : Sergio | 12/01/2016

Christiane, OK, pas le temps...

Sergio votre 23h09 chez P.A ,exquis. J'ai tiré vos bleus sur du papier photo, glacé, ça en jette

Écrit par : lola | 13/01/2016

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Sergio,
des Wilsdorf ?
- Anne Wilsdorf, d’origine alsacienne, née en Angola en 1954, illustratrice de presse et de livres pour enfants
- Hans Wilsdorf, fondateur de la manufacture horlogère Rolex puis de la fondation qui porte son nom...
et un site méteo !
Vous êtes bizarre...

Écrit par : christiane | 13/01/2016

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Souvent, Sergio,
vous me donnez l'impression de ne pas savoir où vous allez. Comme un livre ouvert au hasard dont une phrase vous semblerait la dernière chose sensée que l'on vous ait dite.
Puis bouguereau arrive avec ses répliques égrillardes.
Heureusement il y a les voix des filles : lucy, lola, chiara (un si joli prénom où j'ai toujours peur de déplacer le i par inadvertance), nicole qui semble tomber des nues, JC (moins horrible que parfois sur la RDL) et même parfois très juste et très drôle.
Je me demande ce que je fais ici, surtout quand vous parlez moteur !
Votre blog me rappelle les anciens terrains vagues des fortifs, à la lisière de la ville, grignotés par les cabanes des biffins et les blousons noirs et où je cueillais des pâquerettes en regardant au loin les grues qui édifiaient les cités où allaient s'entasser les familles sans le sou.
J'aurais pu à l'époque prendre une autre voie, être choisie par un autre destin, mais voilà ma mère nous offrait des livres à Noël et j'ai attrapé une maladie dont je n'ai ni pu ni souhaité guérir. C'était l'alibi pour creuser dans la réalité plutôt moche un terrier. J'y ai amassé tant de rêves à odeur d'encre que vivre a été attendre le prochain livre. Mes os sont en encre, ma peau, mes mains aussi et je ne m'attache qu'aux personnages. Dès qu'un vrai homme ou une vraie femme entre dans l'autre côté du miroir et brise mon rêve d'eux, je m'éloigne les oubliant. Et je suis désolée de les attrister. C'est ainsi, je n'ai pas le temps de ne pas rêver.
Bonne journée dans votre bottin. Là il y a plein de noms...

Écrit par : christiane | 13/01/2016

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Les livres sont des amis merveilleux pour des petites filles solitaires et exilées, malheureusement autrefois ils valaient assez cher et je lisais trop vite, je n'en avais jamais assez (même en les relisant), ce qui me poussait à puiser en cachette dans la bibliothèque "adulte" et me faisait découvrir des choses bien étranges...

Écrit par : Lucy | 13/01/2016

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surtout quand vous parlez moteur !
Écrit par : christiane | 13/01/2016

C'est-à-dire qu'avant on pensait que les femmes allaient se mettre à la mécanique, mais non c'est le contraire, plus personne s'y met, et pour cause : les moteurs sont devenus inaccessibles ! Physiquement, s'entend, on peut plus y aller trifatouiller....

Écrit par : Sergio | 13/01/2016

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A l'école, ils étaient recouverts de kraft bleu avec une étiquette blanche portant un numéro, même pas un auteur, même pas un titre ! Il y avait une liste numérotée que l'on pouvait consulter.
Plus tard il y a eu les bibliothèques municipales, là, il y avait trop de livres et je ne savais lequel choisir. Pas de secteur "jeunesse" et beaucoup de poussière sur les étagères métalliques.
Et puis les quais, déjà...
Les livres offerts c'était seulement à Noël. Le Comité d'entreprise proposait sur de grandes tables de bois des jouets ou quelques livres de la bibliothèque verte. Ma mère nous incitait à toujours choisir les livres...
Il y avait aussi les livres de prix en fin d'année avec un ruban enserrant celui ou ceux qui nous étaient attribués.
Mais à la maison, il n'y avait pas de bibliothèque hors notre étagère et un Larousse, une merveille... qu'un jour mon père a rendu inaccessible car il faisait sécher des timbres de collection entre les pages.
Pour se racheter il collait soigneusement des photos d'animaux en noir et blanc trouvées dans les tablettes de chocolat noir en barres semi cylindriques (Menier ou Poulain ou... ?) et calligraphiait d'une belle écriture cursive leur nom en-dessous de chaque image. Je me souviens de l'ornithorynque, du tatou, du fourmilier...
Les premiers livres qu'on m'offrit à 4 ans étaient des albums du Père Castor : Michka, Pic et pic et colegram et Marlaguette de Marie Colmont , Apoutsiak de Paul-Emile Victor...
Comme tout cela est loin, Lucy...

Écrit par : christiane | 13/01/2016

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"les moteurs sont devenus inaccessibles ! Physiquement, s'entend, on peut plus y aller trifatouiller...."
Oui, c'est vrai et c'est dommage quand on tombe en panne. Passage obligé au garage !

Écrit par : christiane | 13/01/2016

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Christiane, à propos d'images collées, n'avez-vous pas fait les albums des "Merveilles du Monde" Nestlé Kohler ? On trouvait les images dans les tablettes de chocolat. Là où j'étais les épiceries étaient toutes tenues par des Chinois, comme j'étais copine avec notre Chinois, il me donnait des paquets d'images ! (pas besoin de manger le chocolat...) L'ennui, c'est que le climat était tellement humide que la plupart des images étaient collées les unes aux autres !!!

Dans les écoles d'outre-mer, il n'y avait malheureusement pas de bibliothèque à cette époque. Un des livres qui a marqué mon enfance : "Les Contes d'un buveur de bière", tout un programme...

http://images.delcampe.com/img_large/auction/000/311/334/475_001.jpg

et je l'ai toujours !

Écrit par : Lucy | 13/01/2016

Lucy christiane, une bibliothèque dans une tablette de chocolat ou une boîte de "Vache qui rit"....à la maison il y avait de grands placards et s'y entassaient des tablettes de choco de toutes les marques; je rêvais sur les vignettes et ma nounou chérie inventait des histoires à n'en plus finir;je passais chez elle le plus clair de mon temps; ma mère travaillait ..dans sa maison, il y avait des pièces étranges, toutes tarabiscotées, propices aux aventures, une véranda avec des fauteuils en rotin, un jardin avec au centre un énorme tilleul, et une cabane au fond du jardin avec une porte peinte en vert, percée d'un coeur !! il fallait recaser les aventures de Mickey roi de Bamboulie dans ce décor bizarre, et transformer la salle à manger en salon de Madame de Grand'Air où Loulotte se pavanait,en robe superbe avec de grands rubans dans le dos; nous sortions les vignettes des chameaux, ou des oiseaux de paradis , installées sur la table de la salle à manger, elles enrichissaient l'histoire; c'était un drôle de salmigondis...des moments inoubliables.Et puis ,le grand moment, savoir déchiffrer ce qui était écrit , et qui ne correspondait pas forcément à ce qui avait été raconté..

Écrit par : lola | 14/01/2016

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Oh les filles, quel bonheur de vous lire. Je prends le grand air de vos souvenirs en plein visage, quelle joie ! tout m'est familier et pourtant je n'ai eu l'enfance ni de l'une ni de l'autre. Mais ce bonheur des images, ces collections dans des petites boites de fer blanc une fois les pastilles pectorales toutes avalées ! et les cabanes... et les premiers mots déchiffrés... et les déguisements, les couronnes de feuilles réunies par des brindilles, et les chiffons et les rubans, les bouts de laine multicolores... Nestlé-Hohler ? mais oui.
Les lessiveuses où l'on prenait le bain du dimanche. Les meccano, les jeux d'osselets, les filets de billes avec le gros calot qui faisait envie,
Le seau à charbon avec la pelle. Des boulets ternes et moulés ou de l’anthracite brillante. Les scoubidous que l'on tressait, les tricotins qui donnaient le goût d'in-fini, les petits moulins à musique dont il fallait tourner la manivelle et les boites que l'on retournait pour entendre meugler la vache. Le fouet à manivelle pour monter les œufs en neige. Les pots à lait et le crémier. Les paniers pour secouer la salade en mailles métalliques. Le yoyo, les dominos. Pim pam poum , Pif et son gadget et les Pieds Nickelés. Les bouteilles de limonade Phénix et leur fermeture à rondelle de caoutchouc. La machine à coudre à pédale. Le moulin à café à coincer entre les genoux puis les Moulinex électriques qui faisaient un bruit d'enfer.. Les tables de cuisine en formica. Rintintin, Thierry La Fronde, Bonne nuit les petits... Zitrone et Pierre Sabag, Pierre tcherna sur la couverture de télé 7 jours. Cinq colonnes à la une. Les scooters et le vélosolex. Les tourne-disques et Salut les copains. Les téléphones à cadrans tournant où on de coiçait l'index. Les premiers Tintin. Le savon Cadum qui fait la peau douce comme une peau de bébé. Le rasoir Philips à tête flottante. Bonux et ses cadeaux. Le chocolat du p'tit déj Banania. Les gros réveils que l'on remontait chaque soir avec ce petit papillon métallique au dos. Les porte-plumes, l'encre violette qui tachait les doigts, les pupitres en bois que l'on nettoyait à l'eau de javel en fin d'année scolaire. Les protège-cahiers cartonnés avec des tables de multiplication au dos. Les bâtons de zan à mordiller. Les rouleaux de réglisse avec la petite perle en sucre au milieu., les roudoudous dans des coquilles, les malabars pour faire des bulles, Le carambar au caramel, les berlingots striés de veinules blanches en sucre filé....
Sur cet inventaire à la Prévert , je vous quitte en riant.

Écrit par : christiane | 14/01/2016

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