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19/12/2015

La voilà !

belle_noiseuse_d.jpg

 

Pon. Hon peut continuer sur l'autre fil, çui avé lézarbres, je change juste le paysage. Gaoss malheua comme dirait MàC, j'ai pas le moindre petit bateau en soute, même pas mon gros bêta ils voleraient, ni qui n'ont jamais navigué comme Boiëldieu Boiëldieu, ni le Charles de Gaulle le Faucon noir le Bounty ou même le radeau de la Méduse, donc faut être clair ceux qui veulent faire Hobart-Sydney comme c'est pas loin faut y aller en crawl, sur un rythme de sept brasses avant de respirer ça va même plus vite que les offshore, et puis la fenêtre comme Kersauzon on n'a plus nullement besoin de regarder s'il y a la mère Michelle, qui s'appelle Michelle, ici présente. Le Phocéa de di Gorgonzola lui il était libre mais comme c'est plein de présidents de la république là-dedans...

 

Et puis la natation c'est bon pour les poumons, comme suggéré ici-bas là-haut, on le distingue on le devine et on le discerne. Si on voit pas bien ou avec impatience, soit on prend un monocle comme Saint-Loup ou Max Jacob, soit on appuie dessus fortement avec la souris et immédiatement elle déclose mignonne. Si on n'appuie pas, elle grandit pas mais on est tranquille faut pas un logiciel d'aide à la décision ; sinon conformément à ce qui avait été dit elle est mal conformée, de toutes manières c'était déjà pas mal épineux, comme un cactus dirait Christiane, à l'origine, mais là je pense qu'en plus il peut arriver qu'un changement de version dans le moteur de rendu amène des catastrophes. Dans ces cas-là faut tout reprendre les éclairages à zéro et même avant, ou alors la laisser complètement dans le noir attendu que comme diraient nos amis arabes la nuit une pas belle c'est comme une belle...

Commentaires

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"T'as de beaux yeux, tu sais ....!"

Écrit par : JC..... | 19/12/2015

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Un clic sur la souris et elle occupe tout l'écran. Splendide !

Écrit par : christiane | 19/12/2015

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Qu'est ce que le féminisme ? La reconnaissance de la perfection féminine, càd l'intelligence emballée de façon merveilleuse dans un sac organique en peau naturelle, ici idéalisé et sublime !
Que nous sommes laids, nous autres hommes, avec ce corps à valve évolutive, apparence qu'il nous faut transformer à tout prix afin de cacher nos bestiales pulsions en charmes ...
Ah ! Sainte Simulation, aide nous !

Écrit par : JC..... | 19/12/2015

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Les chiens ils ont un os ; ça leur arrange les épinards...

Écrit par : Sergio | 19/12/2015

C'est une magnifique Caravelle, Sergio;un peu de friselis vers la "nuque" ?ce qui éviterait de penser jean-Baptiste s'est vengé ....
Christiane, je n'avais pas lu le n° de Dec de Terres de Femmes( que j'aime) J'ai découvert le petit livre de I.Christensen il y a 3 jours ds une librairie, fascinant, c'est pour vous. (O K pour Blanche, bien vu comme d'hab)
Lucy, chic vs aimez les marins; vs avez déjà vu l'arrivée à Lorient de la Volvo Race? Et la Sydney-Hobarth ,avec le détroit de Bath, mythique; l'1 de mes fils était à Sydney, il y a 3 ans, beauté absolue.
Personne de la famille n'est marin, tous passionnés.
Joyeux desserts à tous.L

Écrit par : lola | 19/12/2015

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Hello Lola,
Oui, j'ai pensé que cette belle lecture d'Angèle Paoli vous intéresserait. C'est par elle, et ses notes de lecture que je suis venue à "Léonard et Machiavel" de P. Boucheron.( Dans le même temps, P.Assouline a mis en ligne un magnifique billet sur ce livre).
J'admire ces lecteurs lettrés qui partagent avec nous, et d'une façon tellement profonde leurs coups de cœur.
Mais parfois, comme vous, un geste intuitif chez un libraire, fait que nous ressortons avec, au fond du sac, un livre dont personne ne nous a parlé et qui va nous enchanter.

Je viens de recevoir un livre passionnant sur la réalisation d'un film "Le temps des amoureuses" de Henri-François Imbert (éd. Cinergon) qui donne à connaître ses carnets de travail rédigés tout au long de la réalisation du film, depuis la rencontre avec H.Arasa, qui avait joué, trente ans auparavant, dans le film de Jean Eustache "Mes petites amoureuses" ... Six ans de travail avant qu'il ne sorte son propre film "Le temps des amoureuses" . Je l'avais vu au Quartier Latin en 2008 .
Il venait de terminer " No Pasaran". (Enfant, il avait trouvé chez ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille. Ces cartes montraient les événements qui avaient eu lieu dans cette bourgade proche de la frontière espagnole, lorsque les républicains sont arrivés en France, fuyant devant les franquistes à la fin de la guerre civile en 1939.
Vingt ans plus tard, il se lance à la recherche des 23 cartes postales réputées introuvables qui manquent à la collection... les trouve, tourne ce film en Super 8 /35mm et nous offre le cri de résistance des républicains, devenus les réfugiés retenus dans le camp d'Argelès. Ils ne passeront pas. La liberté s'arrêtera là, sur la route d'Argelès.
J'aime le travail de cet ami. Il a beaucoup à voir avec les recherches des passionnés d'Histoire.
"Comment le passé peut-il devenir un territoire du présent ? Comment s'approcher de ce qui fut, comment l'exprimer ?" écrivait à propos de ce film P.Lafosse dans le Monde en novembre 2003.

C'est pour cela aussi que je suis revenue à "Blanche ou l'oubli" d'Aragon.

Et tout cela a du sens ici sur le blog de Sergio car il cherche lui aussi inlassablement, revenant sur cette place Stanislas qui le hante ou sur ce corps qui l'a fait rêver avant d'être offert à ce magnifique travail.
Bon, c'est un peu long mais le soir est propice à l'écriture.

Écrit par : christiane | 19/12/2015

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cette place Stanislas
Écrit par : christiane | 19/12/2015

Il faut reconnaître... Elle est très bien. On verrait cela à Linz, à Gratz ou à Salzbug, on le trouverait magnifique. Donc même si c'est chez soi, autant en profiter ; tous les peintres, au reste, aquarelle, sanguine, pastel, huile bien sûr, se fendent d'une au moins une fois dans leur vie. Ceci dit, ce n'est quand même pas un univers infini dans la mesure où elle est certes grande, mais assez simple (sauf l'émulsion de dorures comme je l'expliquais) ; enfin, et il faut vraiment le souligner, même si cela compte énormément on n'a que cela à Nancy, avec une exception pour quatre grosses portes et les maisons "école de" ; Daum à la rigueur...

Écrit par : Sergio | 20/12/2015

vu la tension des grands fessiers c'est pris a gnoux sur une planche a roulette..j'hanticipe..je fais pas de messes basses "pour lolo"..pour "d2h"..pour mon cul

Écrit par : bouguereau | 20/12/2015

Que nous sommes laids, nous autres hommes, avec ce corps à valve évolutive, apparence qu'il nous faut transformer à tout prix afin de cacher nos bestiales pulsions en charmes ...

t'es pas assez sur de toi et dominateur..tu vas pas nous dire "pour lolo et nicole" que ton bas blesse et qui tfait mal au cul en plus

Écrit par : bouguereau | 20/12/2015

ou alors la laisser complètement dans le noir

..ça soulages..allez dis le

Écrit par : bouguereau | 20/12/2015

soit on appuie dessus fortement avec la souris et immédiatement elle déclose mignonne. Si on n'appuie pas, elle grandit pas

..c'est du header c++ or else

Écrit par : bouguereau | 20/12/2015

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Sergio,
parfois, une référence d'un livre rare vous échappe... La place Stanislas et ses dorures est un trompe-l’œil. Mais j'aime jouer, ici, sans me poser trop de questions.
Le chat qui n'est pas le mien regarde assidûment le ciel guettant le passage d'un oiseau. Ses yeux jaunes sont mystérieux. Ils sont la frontière entre un regard de chat et ce monde de ma roulotte inconnu de lui. La nuit, parfois je l'entends mais ne le voit. Quand il apparait, venu dont ne sait où , il me surprend toujours puis il disparait. Il a une petit langue rose espiègle . Il est tout noir. Soyeux comme, je ne sais... (Paul Edel avait écrit une taupe), un peu vos noirs intimes là-haut, un flux de matière sur lequel la lumière se love. C'est fluide. Une lumière spirituelle qui vient de l'intérieur. d'où sort cette lumière , elle semble autonome. Estompage. Souplesse.
Les deux, le chat et cette dame que vous avez photo-dessinée se rétractent, s'abîment dans une songerie feutrée pour ne pas être dérangés.
Je crois que votre rigueur mathématique et celle de vos deux amis vous permettent d'échapper à tout sentimentalisme, à l'anecdote. C'est comme une tenue de soirée tirée à quatre épingles.
Parfois, je suis saturée de mots, alors je me tais et j'efface, j'efface. J'aime l'effacement, ça allège. Un travail auquel répond le silence. Tranquillité monotone des jours sans écriture.
Regarder est fascinant et dangereux, ça échappe au mental. Le doute n'existe plus. Alors aussi je ferme le regard et laisse se dérouler le monde intérieur fait comme un rêve sur le fil d'une pensée étrange. Quelque chose d'accidentel se forme malgré nous. Puis ça s'évapore quand un bruit nous ramène au réel. Le visible piétine l'invisible.

Écrit par : christiane | 20/12/2015

"Elle déclose"
Comme c'est beau et précis ce mot que vous venez d'inventer Bouguereau.

Écrit par : christiane | 20/12/2015

"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
Hélas non Christiane, Bouguereau n'est pas aussi 'poète'... Avez-vous donc oublié Ronsard ?

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Écrit par : Lucy | 20/12/2015

"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
PS : d'ailleurs c'est Sergio qui l'a employé le premier :
"soit on appuie dessus fortement avec la souris et immédiatement elle déclose mignonne"

Écrit par : Lucy | 20/12/2015

Exact, Lucy, mais il l'emploie de telle façon qu'il réinvente le mot. Il y a chez lui cet art de démantibuler les mots, de les recoller de façon cocasse. Souvent je n'y comprends rien mais j'écoute le bruit de galets que font ses mots.
Quant à Sergio, parfois sa langue drue et chaotique me fait penser à celle de Bouguereau avec ces plissements sans fin de ssss qui furtivent dans les x laissés pour compte. Ils sont troublants tous ces pseudos-hommes ici, difficiles à cerner, jouant en réseau, jamais loin les uns des autres. Et nous, nous papotons en fraude dans ce monde très très masculin. Après tout, de quoi qu'y a 2 ?
"- De quoi qu'y a 2?
Y'a 2 testaments, l'ancien et le nouveau oh oh
Mais y a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu.
- De quoi qu'y a 3 ?
Y'a Troyes en Champagne.
Y'a deux Testaments, L'ancien et le nouveau .
Mais y'a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu.
- De quoi qu'y a 4 ?
Y'a Cath'rin' de Russie.
Y'a Troyes en Champagne
Y'a deux Testaments etc.
- De quoi qu'y a 5?
Y'a synchronisation...
- Y'a systèm' métrique
- Y'a c'est épatant
- Y'a huitr' de Cancale
- Y'a n'oeuf à la coque
- Y'a distribution
- Y'a on s'bidonnait
- Y'a d'où c'que tu sors?
- Y'a très intelligent
- Y'a Castor et Pollux
- Y'a qu'instinctivement
- Y'a Sésame, ouvre-toi!
- Y'a Dissertation. etc...."

Écrit par : christiane | 20/12/2015

"Elle déclose"
Comme c'est beau et précis ce mot que vous venez d'inventer Bouguereau

http://i.imgur.com/W9YU3jj.jpg

Écrit par : bouguereau | 20/12/2015

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Pas d'accord avec vous Christiane, "elle déclose mignonne" = elle s'épanouit avec un coup de souris (attention, ça ne marche pas avec toute une chacune)

Bouguereau juste au-dessus : c'est tout-à-fait comme cela que je vous imaginais !

Écrit par : Lucy | 20/12/2015

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Oui, il a de drôles d'écouteurs, bouguereau, piqués à une teutonne ! déclose, enclose, éclose. C'est l'histoire d'une souris et d'une rose. Celle-ci enclose dans sa pose est ravissante.

Écrit par : christiane | 20/12/2015

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"Que nous sommes laids, nous autres hommes, avec ce corps à valve évolutive, apparence qu'il nous faut transformer à tout prix afin de cacher nos bestiales pulsions en charmes ..."

Pour 99,9 % de la population perhaps, mais il suffit de regarder le corps parfait, si, si, parfait, de Usain Bolt pour rêver.

Écrit par : Chiara | 20/12/2015

je n'y comprends rien mais j'écoute le bruit de galets que font ses mots.
Écrit par : christiane | 20/12/2015

Je me demande si le but de la littérature n'est pas que l'on comprenne un peu mais pas complètement ; le fond de l'affaire, comme on dit, c'est toujours le même, creuser un tunnel entre le conscient et le subconscient. D'où par exemple l'impressionnisme et ce qui a suivi. Finalement cela se ramène un peu à la vision nocturne (comme pour le chat de Forest !) où, comme chacun sait, il faut regarder légèrement à côté pour voir. Ce quoi que ce soit, un concept, une tension, pour finir une vibration, si tant est que tout doive être vibration, c'est le décalage : en temps en heures en verstes, mais surtout ni trop grand ni trop petit : comme pour l'étincelle des bougies ! (Pas du sapin, des Yams of course...)

Écrit par : Sergio | 20/12/2015

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"Je me demande si le but de la littérature n'est pas que l'on comprenne un peu mais pas complètement "
Je reviens en arrière, le jour des diamants et je lis P.Reverdy :
"De toutes les émotions brutes qu'il reçoit, le poète sort parfois un léger diamant d'une eau et d'un éclat incomparables. Voilà toute une vie comprimée dans quelques images et quelques phrases." p.14
("Le gant de crin" - Flammarion, 1968

Écrit par : christiane | 20/12/2015

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Le but de la littérature ? Simple... Soulager celui qui libère son ventre - ou son esprit - tellement gros du dire enfoui qui ne sort pas .... soulager ensuite celui qui cherche des réponses à des questions sans réponse, le malheureux lecteur crédule .... soulager enfin l'acheteur de quelques drachmes pour nourrir les enfants du milieu papelardier .... !

Écrit par : JC..... | 20/12/2015

"Le but de la littérature ?"
Je ne sais.
Le but de la peinture,
me faire vivre.
De Staël, Miro, Kandinsky....,
Gracq, Cabanis, Proust....
j'ai choisi.

Écrit par : pado qui n'aurait jamais du | 20/12/2015

Quoique.

Écrit par : pado | 20/12/2015

Evidemment elle est superbe, mais un détail me gêne,
la marque du string.
Pas classe.
Un côté allumeuse porquerollaise qui n'assume pas son 30 pieds ( à moteur(s) JC, à moteur(s)...pas de panique)

Écrit par : pado | 20/12/2015

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allumeur japonais
http://s.mlkshk-cdn.com/r/16YPA

"Shabani, un gorille mâle de 18 ans particulièrement photogénique est devenu la nouvelle star du zoo japonais d’Higashiyama. Les visiteurs se pressent pour voir l’animal dont le naturel devant les caméras et la situation familiale le rendent particulièrement attrayant. Avec son regard ténébreux et ses muscles saillants, Shabani, un gorille mâle de 18 ans est devenu en peu de temps la nouvelle star du zoo d’Higashiyama, situé dans la ville Nagoya, au Japon."

http://www.maxisciences.com/gorille/shabani-le-gorille-tres-photogenique-qui-affole-les-visiteurs-d-039-un-zoo-japonais_art35230.html

Écrit par : Lucy | 20/12/2015

P'tain les nanas vous imaginez ce que vous transmettez aux jeunes générations avec vos élucubrations sessuelles (MàC dixit, mais sans r)
Usain Bolt ou Shabani,
JC s'en retourne dans sa future tombe.

Écrit par : Brive la Gaillarde | 20/12/2015

___________________________________________________lla marque du string.
Écrit par : pado | 20/12/2015

C'est un don du ciel, cela, la marque du string ! Je suis bien sûr que dans les concours de 3D les gus doivent s'amener avec des recettes ultra-secrètes pire que les soeurs Macaron pour faire la marque du string...

Et puis, si le divin marquis avait connu le string ! Et Cléopâtre... La face du Monde eût été changée bien autrement que pour une sombre histoire de blair...

Écrit par : Sergio | 20/12/2015

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Chiara,
un mot pour vous sous le fil précédent (Rodin).

Écrit par : christiane | 21/12/2015

une sombre histoire de blair...

celui d'amanda lear est tellement mignon

Écrit par : bouguereau | 21/12/2015

Mais pourquoi elle ?
Quel est son secret.

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Amanda_Blair&prev=search

Écrit par : Antonio Corrado | 21/12/2015

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C'est peu courant, mais pas totalement inusité, le mot "blair" ; on le dit volontiers à propos d'un enfant de manière hypocoristique "son petit blair" ; ce doit être pour éviter les éternels nose, pif, tarin, un peu convenus.

Mais c'est vrai que, si chacun sait écrire "blairer", eh bien pour "blair", c'est... au pif !

Écrit par : Sergio | 21/12/2015

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Il y a dans le regard de ce gorille presque humain des lueurs d'intelligence que j'ai cherché en vain dans l'œil de Bartolone ... il est vrai qu'il est socialiste.

Écrit par : JC..... | 22/12/2015

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Vu et lu, merci Christiane pour votre belle expérience.
Juste pour vous, le corps ( regardez la perfection des jambes, l'attache des chevilles), la course, la beauté :
https://youtu.be/KlpxLyPNCDk

Bon après y a Bartolone si on aime...mais c'est pas pareil.

;)

Écrit par : Chiara | 22/12/2015

Merci Chiara,
mais je chavire plutôt pour celui-ci :
http://www.panoramadelart.com/alberto-giacometti-l-homme-qui-chavire

Écrit par : christiane | 22/12/2015

chiara..c'est un blaz qui doit faire des truc aux sylver backs

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

les gorils hont pas l'monopole de l'intelligence jicé

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

de manière hypocoristique "son petit blair"

c'est rapport avec les correspondances serdgio..manman elle va pas dire "il a un gros nez comme son père"

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

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Celui qui me fait "chavirer" :

http://cartoonsimages.com/sites/default/files/field/image/4202-popeye-und-olivia-comic-gem-lde-100-x-100-cm-original-290217_1920x1080.jpg

Écrit par : Lucy | 22/12/2015

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Trop mignon comme dirait ma p'tit fille !

Écrit par : christiane | 22/12/2015

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Chiara, votre beauté d'Hussein Bolt ?... quelle impasse esthétique ! C'est un nègre ! musulman, en plus...
Et ne m'accusez pas de racisme ou d'impiété !

Écrit par : JC..... | 22/12/2015

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Je ne vous accuse de rien JC, vous êtes assez grand pour le faire seul ;)... même si je pense qu'on devrait vous virer de la RDL pour raison majeure : avoir le troll le plus nul, sans imagination ni inventivité dans les insultes. Tant pis pour vous !

Ceci étant dit, Usain Bolt est chrétien, protestant, lecteur de la Bible. Si, si.
Et ses jambes sont les plus belles du monde.
Inutile cependant de jouer les midinettes qui se sont enamourées en prononçant le nom de leur idole. Ce serait parfaitement déplacé. Je suis juste admirative des corps parfaits - il existe donc de beaux corps masculins au contraire de ce que vous affirmiez - et de courses, du marathon en particulier.

J'aime aussi les rencontres de sumotori.

;)

Écrit par : Chiara | 22/12/2015

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il a un gros nez comme son père"
Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

Y a un truc qui me casse le moral, c'est que le nez Bourbon c'est du gros bidon, attendu que par construction les rois de France n'épousent que des étrangères... Des migrantes ! Si le whisky était dilué à ce point-là je me mettrais à la grenadine comme dans Modiano !

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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J'aime aussi les rencontres de sumotori.
Écrit par : Chiara | 22/12/2015

Ouh mais... C'est pas si simple... Il y a des méchants gros comme dirait Truffaut !

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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Chavirer chavirer... Mais tous les soirs ! Que Dieu fait... Du moment qu'on se souvient d'un chemin pour éviter les poubelles de l'hôtel ! Comme Canardo...

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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Il y a des méchants gros comme dirait Truffaut !
Écrit par : Sergio

Du gros oui, mais du gros gracieux Sergio !

Écrit par : Chiara | 22/12/2015

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"Ceci étant dit, Usain Bolt est chrétien"

Il était musulman ! Et il s'est converti, le voyou! Chrétien, ah le fourbe ! ... Un instable, vous dis-je !!! Vous allez voir qu'il va se faire déteindre comme Michael Jackson ...

Écrit par : JC..... | 22/12/2015

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Je n'ai pas compris :
"ni qui n'ont jamais navigué comme Boiëldieu Boiëldieu..."
Le Boiëdieu de La Grande Illusion ?
Celui d'un concerto pour harpe ?
Une comptine enfantine ?
Un navigateur ?
Quel rapport avec ce nu ?
(Pour la marque dite du string, j'avais vu une coulée de lumière depuis les reins.)

Écrit par : christiane | 22/12/2015

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"ni qui n'ont jamais navigué comme Boiëldieu Boiëldieu..."
Le Boiëdieu de La Grande Illusion ?

Yes : parce que je démarrais sur le sujet des bateaux, et que, pour une raison que je dois être un des seuls à ignorer, l'air que joue à la flûte en grimpant sur ses toits sous les yeux effondrés de Rauffenstein cet excellent Boiëldieu afin de couvrir l évasion de ses compagnons n'est autre que le Petit navire...

Et on est revenu à la marine avec Popeye !


Pour la marque dite du string, j'avais vu une coulée de lumière depuis les reins.

Re-exact, ce n'est rien d'autre ; mais l'idée du string tient debout ; simplement, pour la mettre réellement à exécution, il eût fallu que je le modélisasse, ce string, que j'établisse une différence de volumes avec le corps et caetera...

Écrit par : christiane | 22/12/2015

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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Je crois qu'il y a aussi un architecte qui a laissé ce nom de Boiëldieu.

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

une coulée de lumière depuis les reins

t'es l'genre a porter
http://www.leselephantsdicare.fr/wp-content/uploads/2015/09/raie-dor%C3%A9e.jpg
tiens ça me fait penser a une gonzesse qui disait qu'il fallait bien faire gaffe d'écarter les fesses du temps des bancs solaire..sinon hon avait comme une parenthèse blanche..c'est teutchi..hon peut choppe un cancer là hou ça fait mal que j'y répondais

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

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il eût fallu que je le modélisasse, ce string, que j'établisse une différence de volumes
Sergio

Le besoin de modélisasser le volume d'une marque purement visuelle je vois pas, mais si Sergio le dit faut pas discuter, un artiste est libre merdre.

Pour le nez des Bourbons, comme les épouses migrantes étaient majoritairement Habsbourgiennes c'est peut-être une mixité nasale,
le nez Habsbourbon (de Lorraine ?)

Écrit par : pado | 22/12/2015

les marques de bronzage c'est super bandants..le grotex et le beau mélé val le bandant..tien un bouton ou deux..l'oeil cherche la destabilisation..toujours
quand que les gonzesses ont l'oeil qui s'allume la dessus c'est que j'ai la bonne voix..bien posée

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

le nez Habsbourbon

pour reconnaitre un roi d'haprés une pièce faut au moins ça..en même temps y'a le retour de flamme..ça fait rouge au cul

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

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"tiens ça me fait penser a une gonzesse..."
bouguereau, vous salissez tout.
Allez, j'm'en vais !

Écrit par : christiane | 22/12/2015

Je me demande si le nouveau gadget de bouguereau ne pose pas problème lors de l'utilisation de l'ancien (son plus célèbre)

Écrit par : J'ose pas me dévoiler devant les dames | 22/12/2015

Inutile cependant de jouer les midinettes qui se sont enamourées en prononçant le nom de leur idole. Ce serait parfaitement déplacé.

mon dieu..elles prouvent la puissance du mot..là où t'en fais trop des caisses

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

Allez, j'm'en vais !

c'est ça..j'révèle ta liberté..toi aussi t'en fais des caisses avec robinet

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

tiens chiara tudvrais changer pour ça..ça tfrait moins de paranthèse au cul..

https://www.youtube.com/watch?v=g1T71PGd-J0

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

..l'mec l'a un air un peu spèce..c'est ça qu'est bien..

Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

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Habsbourbon (de Lorraine ?
Écrit par : pado | 22/12/2015

Ha quand même le coup des Habsbourg-Lorraine on pouvait décemment pas le rater !

Sinon les marques normalement il en faudrait un peu, de relief ; à cette distance naturellement ça se verrait guère, mais on est souvent surpris par la précision de la 3D ; par exemple mes bâtiments de place Stan faudrait pas montrer une arête de trop près, on verrait tout de suite qu'elles sont coupées au couteau, alors que dans la réalité, rien que déjà avec l'usure de la pierre.... Et cela, l'oeil sans le dire le voit de très loin ; on s'en tire par des flous.

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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j'ai la bonne voix..bien posée
Écrit par : bouguereau | 22/12/2015

C'est vrai que c'est fondamental ; à la radio ils ont des synthés extraordinaires pour lustrer des belles voix ; on pourrait en faire de poche ! Evidemment faudrait parler dedans... Mais en laryngophone, enfoui sous le cuir !

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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Itou ;)

http://youtu.be/7BKjVTel1R4

Écrit par : chiara | 22/12/2015

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Voilà des braves qui ne restent pas inactifs sur scène...

Écrit par : Sergio | 22/12/2015

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Vous savez tous, puisque vous savez tout chez Sergio, que Bougboug et moi sommes associés dans cette industrie du Gode-ceinture qui fait de nous des contribuables enviables, pourchassés par les hyènes de Bercy.... et bien ça va mal à l'Usine, vu que le Boug ne surveille plus ses ouvriers et ses ouvrières qui, contrairement à ce que les communistes ont rêvé, sont aussi crapules que les patrons.
Sans surveillance, ces cocos là s'enfilent à coup de gode sur les chaines de montage de nos outils de plaisir, acier laine, mohair et soie ...
Reviens bosser à l'Usine, Bougboug, au lieu de parader à poil chez Sergio, l'homme aux fausses courbes 3D.... !

Écrit par : JC..... | 23/12/2015

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20/09/2012 :

Shadoks

"L'obscurité augmente."
Philippe Sollers

Suit un dialogue époustouflant entre Sergio et Alec. Qu'est devenu Alec ? Pourquoi ne vient-il plus échanger avec Sergio ?

Écrit par : christiane | 23/12/2015

c'est trop dhur..et le patron est méchant..ici y'a chiara qu'est pas fière..sergio y dit rien quand qu'on lui pince les fesses..bonnes fêtes à tousse
..j'aime pas trop les fêtes..on bosse..on sbaffre..on goute pas grand chose..ça laisse un gout de sang d'amour et de dégout dans la bouche
https://www.youtube.com/watch?v=hU2jpUPz_cg

Écrit par : bouguereau | 23/12/2015

bordel de cul toutes sont censurées trafiquées revisitées comme ce républicain dassouline..

Tu fumes pas ben t'en a d'la chance
C'est qu'la vie pour toi c'est du v'lours
Le tabac c'est l'baume d'la souffrance
Quand on fume l' fardeau est moins lourd
Y a l'alcool m'parle pas d'cette bavarde
Qui vous met la tête à l'envers
La rouquine qu'était une pocharde
A vendu son homme à Deibler
C'est ma morphine c'est ma coco
Quoi c'est mon vice à moi le perlot

Écrit par : bouguereau | 23/12/2015

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Oh, "Du gris"... J'entends encore ma mère chanter les chansons de Berthe Sylva. Celle-ci et les "Roses blanches". Merci, Bouguereau.
J'aime bien votre marche à reculons pour les fêtes.

Écrit par : christiane | 23/12/2015

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Pourquoi ne vient-il plus échanger avec Sergio ?
Écrit par : christiane | 23/12/2015

Mais si, c'est Xlew ; seulement il voyage énormément des empires entiers ! Marco Polo à côté il est pleinement statique... Et en plus même en rassemblant tout je sais que un milliardième de ce qu'il sait lui Xlew... Ca fait pas lerche ! Et même dans chaque sport la moto par exemple il les connaît toutes chacunes depuis le baron Drais... Sans compter les Léon Bollée rue Pergolèse ! Il peut les démonter en six minutes...

Écrit par : Sergio | 23/12/2015

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chic alors ! Mais pourquoi a-t-il changé de pseudo ?

Écrit par : christiane | 23/12/2015

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Cela fait un moment... Il va sur des blogs balèzes ; il devait avoir envie de changer, ou d'unifier... Lew c'est pas le lion ?

Écrit par : Sergio | 23/12/2015

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chic alors ! Mais pourquoi a-t-il changé de pseudo ?
Écrit par : christiane | 23/12/2015

Même qu'avant alec c'était...............

christiane, suivez, faites un effort, il n'y a pas que les livres.

Écrit par : pado | 23/12/2015

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Oh, Pado, suivre quoi ? qui ? Pourquoi ? comment ?
Heureusement qu'il y a les livres mais pas que... L'art aussi, les amis et tout et tout.

Écrit par : christiane | 23/12/2015

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J'ai repensé à l'affaire de la marque du string...

Le bronzage, c'est une question de jours ; rapporté au référentiel déterminé par l'image-là, c'est très long, au point que l'on ne compte plus, cela devient donc quasiment intemporel.

La marque physique en relief, c'est une question d'heures, voire moins. Cela détermine donc une temporalité qui vient préciser celle un peu plus vague du référentiel engendré par l'image et cité plus haut ; en clair cela met une sorte d'urgence, de vie, un peu comme si elle faisait un geste, la main dans les cheveux ou n'importe quoi.

Du coup la marque uniquement solaire rend la pose plus hiératique que l'autre, mais l'autre invoque peut-être aussi un érotisme plus direct.

Et maintenant si l'on veut les deux simultanément ? Alors là cela se complique, parce que cela suppose qu'elle mette l'élastique chaque fois rigoureusement au même endroit, si l'on veut quelque chose de canonique bien sûr ; sinon ce sera le chaos de Feigenbaum !

Écrit par : Sergio | 23/12/2015

mets lui un pleugue bien profond..ça la civilizra un peu ta femme sans tête..c'est toujours au même endroit..pas dprise de tête

Écrit par : bouguereau | 23/12/2015

J'aime bien votre marche à reculons pour les fêtes.


..pépèpe..les chao à la tanenbaum c'est pour sergio

Écrit par : bouguereau | 23/12/2015

bon un morceau de roquéneroll..sans kalachnikov attation..vous avez pas payé lentrée..ça vous sauve la vie

Écrit par : bouguereau | 23/12/2015

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Ha oui tiens c'est vrai, cela, vaut-il mieux être public, musico ou DJ ?

On pourrait aussi louer des gilets pare-balles...

Écrit par : Sergio | 23/12/2015

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Il est 5:30, je ne suis pas encore bourré à cause de la Chrétienté dont les rites sont rigoureusement respectés dans les territoires les plus minuscules de la République des Bons Vivants !

Joyeux Noël à tous !!!
(... même à ceux qui ne le méritent pas, j'en connais ...)

Écrit par : JC..... | 24/12/2015

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(... même à ceux qui ne le méritent pas, j'en connais ...)
Écrit par : JC..... | 24/12/2015

Ca dépend si c'est la foi et les oeuvres, ou la foi et pas les oeuvres, ou la bonne foi et les hors d'oeuvre...

Écrit par : Sergio | 24/12/2015

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A vous, Sergio, et aux amis d'ici, une petite étoile de Noël. Merci pour votre charmante compagnie hors de tous les sentiers battus.

Écrit par : christiane | 24/12/2015

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De très heureuses fêtes à tous, avec un remerciement tout spécial à Sergio pour son hospitalité, sa gentillesse, sa patience, sa Yam...et parce qu'il est le seul à savoir narrer certains épisodes de Ferdine, d'où ma curiosité pour son blog.

Je fais pas les parenthèses aux fesses que pour le Boug !

Écrit par : chiara | 24/12/2015

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Ha mais non au contraire c'est moi qui suis transporté que vous transportiez mon misérable blogounet jusqu'à des hauteurs où... y a même plus d'oxygène dans l'air ! Du coup on est suspendu...

Écrit par : Sergio | 24/12/2015

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Ferdine
Écrit par : chiara | 24/12/2015

C'est une longue ascèse... et surtout permanente !

Écrit par : Sergio | 24/12/2015

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Quelle ne fut pas ma stupéfaction, comme on dit, de lire je crois
sur un billet de Passou que Ferdine est actuellement exactement le seul auteur à faire l'objet d'une revue ! Des groupes, il doit bien s'en trouver plusieurs, mais là, pour la revue, même si elle ne paraît pas toutes les huit heures comme les messages météo aéronautiques, c'est fort...

Il doit y avoir une sorte d'empathie, de prédisposition, un peu comme les imitateurs sont plus portés vers tel ou tel. N'est pas imprécateur qui veut, remarquait une fois Brighelli, les saintes colères faut évidemment les éprouver ; d'ailleurs au début on se contente de singer la ponctuation, et puis ce souffle, ces pulsations, on les ressent, on croit entendre l'Auguste les déclamer, en torrents de moutons dirait Clopine. Ce qui n'empêche pas une certaine Verfremdung ; on a l'impression d'avoir trouvé, retrouvé les rails d'une violence asymptotique et bien méritée, mais c'est un cul-de-sac, parce que l'on ne peut pas imiter Ferdine comme Stendhal, Flaubert, Proust, Modiano, Simon, il est trop isolé on se ferait immédiatement repérer et surtout on aurait l'impression de ne rien faire.

Parce que plus fort que lui, c'est bien délicat, attendu que, confer ses brouillons, chaque phrase, chaque proposition, chaque mot, chaque signe de ponctuation, chaque balancement, chaque rythme, chaque tonalité, qui paraissent tous fuser comme le pétrole dans Giant, ont au contraire été pesés soupesés vérifiés essayés, pendant des heures comme par exemple à Meudon. Et plus on va vers le relâchement, l'argot, plus au contraire c'est tenu rênes courtes, contrôlé : il y a un contrôle de qualité, mais effroyable !

C'est l'aspect souvent négligé de ce travail, dons son immense aridité, et qui pourtant et grâce à, finalement, paraît caracoler...

Écrit par : Sergio | 24/12/2015

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Très juste et bel exposé Sergio; Ferdine seul à avoir une revue, premier à être publié dans la Pléiade de son vivant si je ne m'abuse. Ca et ses yeux bleus, ça lui servait pour faire taire les jaloux. Sur l'évolution du style chez Céline, Ueda sur la RDL avait fait une analyse du tonnerre. C'est la force de la RDL, souvent des perles précieuses ci et là.
Céline le disait, des histoires il en a plein la tête, mais les sortir de la gangue de boue, c'est là tout le boulot et vous le soulignez très bien.

Un autre point magnifique chez Ferdine, appelons ça le contrepoint : la douceur, la tendresse subrepticement posées dans les bourrasques; rarement plus de cinq lignes et pour parler de Lili et Bébert, mais là ça ondoie, ça irise, tout est calme, ça lévite. Parfois d'autres petites touches, mais rares ! hop, ça re poulope de plus fort après. Avec le final, Rigodon, c'est le paroxysme de la fureur, du cri, de la débandade générale, l'explosion verbale et cosmique.

Trop fort Monsieur Ferdine.

Pour les saintes colères après, y a Bernanos. Autre pointure des pointures.

Écrit par : Chiara | 25/12/2015

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"faut évidemment les éprouver "

Oui Sergio. Le pire cauchemar du lecteur est de découvrir qu'un auteur n'y croit pas à son truc, qu'il essaie d'emberlificoter le lecteur sur un passage, aussi bien construit rédigé imprimé que cela soit, peu importe. Quand le lecteur découvre la supercherie ou le "stratagème" il est furax. Il reprend la lecture pour vérifier si l'auteur se fout pas de lui et il se sauve !

Bon sorry pour la syntaxe et la nortografe, trop de bulles ... je vais attendre que cela passe.

Écrit par : Chiara | 25/12/2015

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Bonnes fêtes à tous et merci pour votre joyeuse compagnie !

Écrit par : Lucy | 25/12/2015

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Chiara,
Belle analyse de ce que j'ai moi-même ressenti, la supercherie, à la lecture de "L'amour et les forêts" cette merde de récit à la con d'Eric Reinhardt... Au voleur ! Remboursez !

Écrit par : JC..... | 25/12/2015

Collage de Noël :
Pauvre Ferdine... manquait que ça, c'est l'avanie ... l'outrage! on a beau gloser, internet, ratiociner à n'en finir... Mais ça, prétendre te faire parler, non, personne avait encore osé... le sacrilège... Si encore c'était... bon, je dis pas génial... mais enfin, on pouvait s'attendre... j'sais pas, une danseuse, quéqu' chose... nib! rien à foutre d'la danseuse, aux gogues toute délicatesse... C'est ça... y sont pas délicats, y sont pas raffinés...

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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Au voleur ! Remboursez !
Écrit par : JC..... | 25/12/2015

Hon te dit qui faut les voler chez Maspéro : normalement maintenant avec Googleearth on doit même voir le magasin en 3D ; devant on met les motos n'importe comment de manière à bloquer le maximum de trottoir...

Écrit par : Sergio | 25/12/2015

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A part voler la femme d'un autre, ce qui m'est toujours apparu comme une expression de la justice divine dont je fus seulement le bras armé... une scrupuleuse morale m'interdit de me livrer au vol à l'étalage !

Écrit par : JC..... | 25/12/2015

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Pauv' JC,
quelle avanie !
https://www.youtube.com/watch?v=dFXY49dmJBk

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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Quel pétrole ! Et dire que je n'avais pas la moindre idée de ce à quoi pouvait ressembler Bobby Lapointe...

Écrit par : Sergio | 25/12/2015

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je ne lasse pas de réécouter cette chanson et de voir ce grand bourru, inimitable, dans cette séquence de "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut (qui l'avait découvert au cabaret du "Cheval d'or").

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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Boby Lapointe.
Mais à quoi ça sert que pado y se décarcasse.

Écrit par : pado | 25/12/2015

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oui, Pado, vous l'aviez évoqué, me semble-t-il. C'était à propos de quoi ? j'ai oublié ! vous allez encore râler et me dire qu'il n'y a pas que les livres !

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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Je suis le seul et unique membre (!) du Bobby Lapointe Club de Porquerolles, tant ce fou furieux reste pour moi un guide de haute spiritualité à pratiquer plutôt en terrain plat.

L'amoureux des nombres que je suis ne peux que se réjouir de ses "seins angevins, deux fois dix" qui résument bien des vérités éclatées...

Écrit par : JC..... | 25/12/2015

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Mais à quoi ça sert que pado y se décarcasse.
Écrit par : pado | 25/12/2015

Il y a des trucs, comme cela... Imagine-toi qu'il y a très peu de temps que j'arrive à retrouver le nom "Barry Lyndon" sans appeler au secours... Mieux encore : Fontenoy ! Je suis obligé de repenser au bled de Fontenoy-la-joute, ici, où il y a un petit festival de bande dessinée ; alors que le vrai est, je crois, en Belgique...

Écrit par : Sergio | 25/12/2015

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Attation, JC,
l'angevine de poitrine vous guette !

"Davantage d'avantages
Avantagent davantage
Lui dis-je, quand elle revint
Avec ses seins angevins, deux fois dix !
Permets donc que je lutine
Cette poitrine angevine
Mais elle m'a échappé
A pris du champ dans le pré
Et je n'ai pas couru après
Je ne voulais pas attraper
Une Angevine de poitrine !
Moralité :

Avanie et mamelles
Sont les framboises du destin"

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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D'abord il y a la vignette sur la couverture. Une toile de Gustave Caillebotte "Femme à sa toilette"
http://www.baudelet.net/val-yerres/gustave-caillebotte/femme-a-sa-toilette.htm
J'aime cette toile et ce peintre (Ah, les raboteurs de parquet...) MàC aime aussi beaucoup Caillebotte.
Donc sur la couverture du livre ce tableau.
Ensuite, cette maison d'édition : "L'Olivier" dont j'aime les choix.
Ensuite (bis), ce roman d'Agnès Desarthe (écrivain que je n'avais jamais lue) : "Ce cœur changeant"
Ensuite (ter), la vie de cette Rose, complètement perdue dans un Paris étrange (celui des années 20). Bas-fonds et solitude. La petite Ida qui lui tombe dans les bras et, dans un moment paisible, l'explication possible de la photo de Sergio : Elle écrit !
"Quand Rose se relisait, elle avait l'impression d'être déguisée, de parader.* Sa voix lui paraissait enflée. Elle s'en était ouverte à Laure qui pour toute réponse lui avait dit : "Tu sais, moi, je dors nue." Rose avait froncé les sourcils. "Écris nue", avait ajouté Laure. Rose s'était demandé où cette femme si jeune avait appris pareil secret. Qui le lui avait transmis ? Comment avait-elle fait pour en saisir le sens ?"
*Chiara, (plus haut) pense comme Rose.

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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Ca serait pas l'équivalent des hommes qui se mettent sur leur trente-et-un pour écrire, peindre, composer ?

Tout cela est très compliqué ; on pourrait comparer à un discours, plus modestement une présentation, en public ; on doit être au mieux juste avant de s'écouter parler : là c'est déjà la chute, parce que naturellement le public l'entend, que l'on s'est mis à s'écouter parler.

Il faudrait faire abstraction du public, du lectorat, mais à force de se comprendre soi-même, on va sombrer dans une sorte d'autisme d'autant plus grave que l'on ne va plus jamais rien exprimer avec assez de rigueur pour être, non pas compris, mais même seulement perçu par quelque frange d'humanité que ce soit. Et la limite est là : on n'écrit pas pour les chats, sauf bien sûr Bébert, ni pour les gars des soucoupes... Et là on n'y peut rien, il faut redevenir séculier comme dit Ueda, non ? Expression que je croyais être le seul à utiliser...

Écrit par : Sergio | 25/12/2015

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Je ne sais... Ces quelques lignes arrachées, hors contexte a un très beau roman, m'ont paru faire écho à vos échanges. Quand une écriture sonne-t-elle juste ? Quand n'a-telle pas été retravaillée par souci d'esthétisme ? L'ombre est celle du lecteur imaginaire. Pour qui écrit-on ? Pourquoi ?
Tant qu'elle sert à se mettre en valeur, à quêter des compliments, une reconnaissance, elle me semble factice.
Écrire ? Lire le très beau texte de Rilke que W. a posté sur la RDL à Oh56. Oui, attendre, filtrer, éclaircir l'encre comme l'eau qui a traversé le sable. Attendre que ce soit une nécessité, pas une posture.
(Je crois qu'elle voulait dire tout cela à cette Rose, dans le roman).
Quant à L-F. Céline, on a tant écrit sur son... écriture. Cet homme ambigu, cynique, était prodigieux, une plume à la main. Ce Bardamu (du Voyage) ignoble, lâche puis troublant m'a écorchée durablement. Quelle vérité dans le regard et l'écriture des choses dites. Ce n'est pas du langage parlé. L'écriture est là follement maitrisée, caustique, incisive, sombre. Jungle urbaine, pitoyable, misère et solitude. Il arrache tous les masques.
"C’est l’âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. "

Écrit par : christiane | 25/12/2015

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Cela me fait toujours penser au gars de l'Etranger, qui veut toujours écrire tellement bien qu'un jour le président du comité de lecture se lèvera, déclarant aux autres :

- Messieurs, chapeau bas !

Moyennant quoi il recommence touts les soirs, et en dix ans n'a jamais dépassé la première ligne.

C'est mathématique : avant le départ, toute oeuvre vaut vingt sur vingt ; dès que cela avance, on perd on perd et on perd...

Au moins le figuratif (dans les trois disciplines, musique, lettres, peinture) on recopie quelque chose, on se sent lié ; on est déjà une sorte de mercenaire, de nègre de soi-même.

Mondrian c'est bien ; cela m'aurait bien tenté. Mais il y en a tellement, de tentations...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

Un peu tard pour vous souhaiter un joyeux Noël ; ce sera donc un joyeux entre-deux. Vous êtes dans une forme éblouissante, un vrai carton sur Ferdine et Bébert avec music adhoc, la tête d'Aznavour derrière le piano,c'est qq chose.
Dans moins de 2 h la Sydney- Hobarth s'envole, donc à 13h là-bas. Deux sous d'explic: un mien cousin ( nos mères étaient soeurs..) après les GRRRRRRRRRRandes écoles, choisit le G.M par amour pour la mer, la Bretagne, une bretonne very pretty,et les bateaux. Il passa sa vie entre le Japon, l'Australie, les USA, la Suède, la Norvège....inventa et construisit toutes sortes de bateaux, sa maison près des calanques était organisée comme un paquebot...et je bavais d'envie. Mon triste coeur bave à la poupe, il est mort il y a peu. Mais l'un de mes amis trâine sa vie et sa passion en Méditerranée sur un bénéteau de 15 mètres, il vient juste de ranger les voiles, sur la côte dalmate, et je bave d'envie...
Il y a un équipage français sur un catamaran et plusieurs bénéteau .Jusqu'à mardi, je les suis presque sans bouger de ma chaise , c'est le chapitre : souvenirs d'égotisme !
Un autre ami est parti l'an dernier 2 semaines jusqu'au cercle polaire , les aurores boréales ! fasciné il repart. Des formes et des couleurs, des bleus glacés électric qui vous feraient baver des fractales, Sergio .
A part ça, outre les merveilles des topinambours (sacré livre remarquable, sans photos) je me délecte des photos des" paravents en laque de Coromandel," extases, thés de chine dans des boîtes divines "que de voyages j'ai faits avec les boîtes à thé"Flaubert ?
Faites de grands et beaux rêves et ne les racontez à personne . Embrassez qui vous voudrez. L

Écrit par : lola | 26/12/2015

Christiane, Agnès Desarthe m'avait intéressée :"comment j'ai appris à lire" et la traduc d'une américaine Cynthia Ozick "the Puttermesser papers" une hist. fantastique. Sa bio de Virginia W. m'avait semblé quelconque; ms je n'aime pas les bio...
....sont les framboises du destin...

Écrit par : lola | 26/12/2015

Hobart sans zach, évident; et Bass, évident. Il y a un monocoque dont le nom est" concubine"...dessiné par M.Mill des s, superbe; des voiles noires ou bleu très marine;il tente le destin § on peut voir tous les voiliers un par un ....
Allez , pour ceux qui n'aimeraient pas ça, ils peuvent toujours regarder Utagawa Kunyochi au moins 300 images, avec des dames exquises ou des mers démontées, de gros poissons bleus ou des diables coquins. Couleurs extra . Impossible de rater le départ c'est tout de suite. J'embarque

Écrit par : lola | 26/12/2015

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Lola,
Elle est née dans une famille où l’on parlait arabe, russe et yiddish. J'ai découvert qu'elle était la petite-fille de Janusz Korczak(pseudonyme littéraire -né Goldszmit), déporté volontairement vers Treblinka avec les 192 enfants enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s'occupait dans un orphelinat . (Un pédagogue novateur créant des républiques d'enfants, à l'origine de la pédagogie institutionnelle (Montessori- Decroly - Deligny - Neil - Makarenko - Freinet....) qui m'a longuement façonnée).
Plus proche, elle est la fille du pédiatre Aldo Naouri. Longue cordée, donc...
Mais revenons à ce roman. C'est un cadeau de Noël choisi par mon fils. Ce n'est pas rien... Comme pour vous votre filiation de navigateurs cueilleurs d'aurores boréales.
Qu'elle ait beaucoup écrit pour la jeunesse ne m'étonne pas. Qu'elle se lie à Isaac Bashevis Singer (Yentl !!!), par l'écriture non plus.
J'ai trouvé cet entretien très intéressant :
http://www.akadem.org/magazine/2013-2014/comment-j-ai-appris-a-lire-avec-agnes-desarthe-02-01-2014-56287_4497.php
J'aime lire votre commentaire tout plein d'écume et de vent.
Je "fais de beaux rêves" et me réveille le matin presque dans l'irréel, ma matière de réflexion s'étant refermée avec l'ouverture des paupières. Le jour est sans tain et je traverse les vitres oubliant ce monde si proche et énigmatique de l'inconscient à l’œuvre.

Écrit par : christiane | 26/12/2015

La France et "L'Australie", tout un poème, toute une estampe...restés dans les cartons de l'artiste.
Le Commandant Lavaud expédié par Louis-Philippe en N-Z vers 1840, l'expédition Baudin 40 ans plus tôt sur le navire "Naturaliste".
Un embarquement 'pour s'y taire' puisque ce sont les Anglais qui récoltèrent les marrons du feu de l'amour français pour le Pacifique.
Faut essayer d'aller voir l'expo Kuniyoshi, c'est sûr, Télérama nous le vend comme "le démon de l'estampe", un artiste à part, ok mais c'était sans doute quelqu'un de très rationnel, il étudia les plaques photographiques au collodion humide juste un peu avant les peintres occidentaux, tout en faisant des concessions étonnantes au réalisme européen.
Son amour des chats lui donna peut-être l'idée d'inventer les tags sur les murs avec sa série intitulée "Gribouillages sur la façade d'un entrepôt."
Son grotesque, ses visions fantastiques, sont d'une profondeur qui vous font 'relâchez la mandibule' comme disent les anglais (je connais un anglophobe commentateur de blog qui va encore nous péter sa durite quotidienne à la lecture de cette expression, pardon) et verser un petit filet de bave admirative, cette fois-ci pour streamer la métaphore de Lola.
Appel de phare, dans la masse des nuages et des ombres que savait si bien rendre le Japonais, pour Sergio.

Écrit par : xlewm | 26/12/2015

Korektif:
"tout" sans 'e'.
"Relâcher" sans 'z'.
Banzaï !

Écrit par : xlewm | 26/12/2015

"Il faudrait faire abstraction du public, du lectorat," Sergio

Ah tout le problème Sergio. Et quel ne fut pas mon étonnement de lire Carver affirmant qu'il écrivait en pensant à son lectorat. Oui, il écrivait comme il le souhaitait mais sans jamais oublié ses lecteurs, et la force de ce choix c'est que l'écrivain joue à part égale avec son lecteur, la boucle est bouclée, l'osmose est possible. Surtout le lecteur le ressent et pense : enfin un écrivain qui ne me prend pas pour son psy, ni un faire-valoir, surtout, surtout un écrivain qui le pense in-tel-ligent. Bon Carver c'est zéro esbroufe, zéro stratagème. Tout dans ce qui n'est pas dit, la théorie de l'iceberg parfaite, un auteur capable d'insinuer tout un décor, une mise en scène dans la tête de son lecteur sans jamais faire une description. Une scène se déroule dans un motel de bord de route des states où vous n'êtes jamais allé ? No souci, vous le voyez sans qu'il le décrive une seconde.

Et pour en revenir à la joie de JC de lire "L'Amour et les Forêts", je me demande si ce style n'est pas justement très franco-français, et les fortiches du blog pourront me répondre ?

"C'est mathématique : avant le départ, toute oeuvre vaut vingt sur vingt ; dès que cela avance, on perd on perd et on perd..." Sergio

En effet, c'est Nowel alors on ne donnera pas de noms, m'enfin combien de livres tiennent le pari sur les 20 premières pages et puis s'étiolent affreusement ?
J'ai vérifié récemment un autre stratagème : l'auteur qui écrit un bouquin pour...une scène. Voilà une seule et quand on la lit on sent qu'il la voulait cette scène, juste celle-là, c'est elle qui l'a conduit, a tenu tout le bouquin. Dommage. Ca réduit le livre a deux pages.

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Merci JC pour F Mistral ce matin...26° l'eau est froide ? Ici, au bord de l'atlantique baignade dès 15°, ça fait la cuisse rouge violette et le ventre plat, le coeur en chamade toc toc toc. Demain 16 heures baignade de Noël...Je vais tenter !

Écrit par : Chiara | 26/12/2015

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"Pour qui écrit-on ? Pourquoi ?"
- Pour qui ?...Ben ! ...on écrit pour soi, d'abord, ensuite pour plaire aux gens qui passent sans vous voir, sinon ...!
- Pourquoi ?...Ben !...pour se faire du bien, ça soulage, ça décrampe, ça défèque du crâne : c'est bon... !

Écrit par : JC..... | 26/12/2015

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PATAOUETE PARTY

Acte I, Scène IV - Le Monologue de DODIEZE
DODIEZE, l'espadrille à la main

Qué rabbia ! Qué malheur ! Pourquoi c'est qu'on vient vieux ?
Mieux qu'on m'aurait lévé d'un coup la vue des yeux !
Travailler quarante ans négociant des brochettes,
Que chez moi l'amateur toujours y s'les achète,
Pour voir un falampo qu'y me frappe en dessur,
A'c mon soufflet tout neuf, qu'il est mort, ça c'est sûr !

Ce bras, qu'il a tant fait le salut minitaire,
Ce bras qu'il a lévé des sacs de pons de terre,
Ce bras qu'il a gagné des tas de baroufas,
Ce bras, ce bras d'honneur, oilà qu'y fait tchouffa !

Moi, me manger des coups ? Alors, ça c'est terribe !
Cuilà qu'y me connaît y dit : " C'est pas possibe !
GONGORMAZ, à DODIEZE il y'a mis un taquet ?
Allez, va va de là ! Ti as lu ça dans Mickey ? "

Eh ben ! Ouais, GONGORMAZ il a drobzé DODIEZE ;
Il y'a lévé l'HONNEUR, que c'est pire que le pèze.
Aousqu'il est le temps de quand j'étais costaud ?
O Fernand, je te rends ça qu'tu m'as fait cadeau !
(il arrache sa décoration)
Je suis décommandeur du Hitram Ifrikate.
(il essaie de se rechausser )

Et toi que ti'as rien fait, calamar de savate,
A pluss je t'arrégare, à pluss je ois pas bien
Si ma main c'est mon pied ou mon pied c'est ma main …

Le Cid, d'après Edmond BRUA, le Monologue de Dodièze

Écrit par : JC..... | 26/12/2015

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Ici, soudain, la terre du carnaval se craquèle et on touche des yeux à l'écriture. Ce que je viens de lire me réjouit. A l'intérieur de l'alambic se distille la saveur, la jouissance du lire. Rugissements annonçant le fauve orage. Rambardes écroulées. Le factice se cramponne et tombe.
Des livres, des livres, des livres.
L'écriture virevolte entre les commentaires qui ne sont plus des commentaires mais des flammèches où nous nous installons, avides.
Œil écarquillé dardant son attention sur des paroles étamines. Comme une réserve d'un vin "trembleur". La joie se lève comme vent du large. "Route de braise et non de cendres". Allez Saint-John Perse...
"C'étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,
De très grands vents en liesse par le monde, qui n'avaient d'aire ni de gîte...
Enchantement du jour à sa naissance... Le vin nouveau n'est pas plus vrai, le lin nouveau n'est pas plus frais...
Allant le train de notre temps, allant le train de ce grand vent...
mise en clair des messages. Et la réponse en lui donnée par illumination du cœur."

Écrit par : christiane | 26/12/2015

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Non mais une espadrille à mille mètres seconde ça peut couper en deux ! Si on rajoute un viseur faut mettre ça en quatrième catégorie...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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baver des fractales
Écrit par : lola | 26/12/2015

Les fractales, les fractales... C'est comme des bêtes : quand elles veulent elles veulent, mais les jours où elles veulent pas...
Encore plus pire que les ânes à Clopine !

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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Des mers exquises et des dames démontées ?

Heu bon je sor...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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Je sors du pré. Ça bataille dur là-bas entre les quatre mousquetaire. Aussi ai-je ressorti "Blanche ou l'oubli" . C'est vain ces querelles. Aragon est-il écrivain essentiel ou pas ? Qu'importe si le lecteur a du plaisir à le lire...
Donc je reviens à ce lecteur imaginaire. Et dans le roman, tout au début, un chapitre "Le je et le vous" :

"S'il faut définir le je, que dire du vous ? (...)
Ce besoin que j'ai d'un interlocuteur. Cette tragédie du vous. Je me suppose un autre qui m'écoute. Je parle au mur. Ou peut-être que j'anticipe, qu'il y aura un vous ? Le correspondant. Celui à qui j'écris. De quoi a-t-il l'air ? Il me ressemble, autant dire qu'il n'existe pas, que je me parle dans le miroir. Si je dis vous, pourtant, c'est que j'ai besoin d'un vous. Pour penser. Pour me souvenir. Pour Parler. Rien ne m'est plus atroce que la vérité, cette mort de moi-même, qu'il me faut m'avouer : et c'est bien le secret de ma vie, ce que je cache comme dans les romans anglais, l'enfant monstrueux que personne n'a vu, et que trahit pourtant une fenêtre de plus à la façade du château. Le secret du château c'est que vous n'existe pas. Ce vous qu'écrire sollicite. Qui me ressemble et ne me ressemble pas. Qui me ressemble assez pour m'entendre à demi-mot, qui ne me ressemble pas, parce qu'il est par exemple, plus jeune, ailleurs, en proie à d'autres drames, qu'il sait ce que je ne sais pas, comme ce que je sais il l'ignore, ce vous en qui mes paroles sonnent comme le pas d'un étranger dans les couloirs de la maison, ce vous dont l'oreille ne comprend qu'un mot sur quatre que je dis, et rêve, invente les autres, réinvente le lien de mes murmures, de mes cris... ce vous que j'invente contre l'oubli."
(les "vous" sont écrits en italique mais ici les balises ne fonctionnent pas)

Écrit par : christiane | 26/12/2015

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"Des mers exquises et des dames démontées ?"
Non, dépliées, décloses...

Écrit par : christiane | 26/12/2015

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Voilà une seule et quand on la lit on sent qu'il la voulait cette scène, juste celle-là, c'est elle qui l'a conduit, a tenu tout le bouquin. Dommage. Ca réduit le livre a deux pages.
Écrit par : Chiara | 26/12/2015

Voilà au moins de la charpente climaxique...

C'est le reproche que l'on fait à Kafka, par exemple ; je suis tombé sur la Colonie pénitentiaire en bande dessinée (je n'ai pas lu la vraie), ça tenait bien le choc jusqu'à la fin, même avec des personnages considérablement caricaturés dans le dessin, ce qui est encore un frein...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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'relâchez la mandibule'
Écrit par : xlewm | 26/12/2015

Comme pour prendre les virages angulaires ! Dixit le Joe bar...

Et un autre auteur (pas de nouveau Ferdine, quand même !) décrit bien cela (la lèvre inférieure ouverte, ou pendante, ou décollée, peu importe) comme l'épiphénomène d'une praxis, d'un regard devant la vie, d'une perpétuelle attente d'empathie, d'un étonnement actif enfin tout ce qu'on voudra...

Pourtant qu'est-ce qu'on pouvait se faire engueuler, avec ça... Ferme la bouche ! Ca donne un air un peu flottant, abrutos, c'est pas mal...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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Sydney - Le bateau australien Wild Oats XI, octuple vainqueur de la célèbre course Sydney-Hobart, tenant du titre et l'un des deux favoris de l'édition 2015, a abandonné samedi, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.
En cause, "une grand-voile déchirée", ont-ils expliqué, précisant que l'équipe était en route vers Sydney, mais sans donner plus de détails. Déjà dix bateaux ont abandonné la course, ont ajouté les organisateurs."

Mon cœur saigne : j'adore les Australiens ! Ayant fait partie de jury de réclamations lors de World Championship chez les Rosbeef, nous avions eu à traiter un protest de Brit contre un "éleveur de mouton" qui avait respecté plus ou moins un engagement tardif sur une marque, chirurgien plaisancier en fait, plutôt sympa....

J'en ai gardé un souvenir linguistique, social et culturel fabuleux !

Un véritable Anglais considère toujours un véritable Australien comme un descendant des putes londoniennes envoyées au forçat du Continent austral pour peupler le bled ... et tenir, face aux yeux bridés du Nord, et aux affreux aborigènes alcoolisés. Ces Anglais ont pu laisser les territoires des colonies filer, car ils avaient colonisés les esprits, à jamais !

Génial, et pragmatique....God(e) save the Queen....

Écrit par : JC..... | 26/12/2015

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On peut y aller ! Il y a deux trois ans ils faisaient de la pub dans des revues genre Migrations et aussi à la télé ; je sais pas trop pour quoi faire, mais enfin eux ils en voulaient, des migrants...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

De retour d'Australie, j'ai rencontré JC (à moins que ce soit le bougre ?)
LE voilà !

http://actu.last-video.com/wp-content/uploads/2014/05/20-photos-vraiment-etranges-qui-ne-seront-jamais-utilisees4.jpg

Écrit par : Lucy | 26/12/2015

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Du quatre-vingt-douze A. ? C'est rare, et peut-être cher...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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De quoi a-t-il l'air ?
Écrit par : christiane | 26/12/2015

C'est là que l'on retombe sur la question de l'identité. Modiano, puisque je suis dedans, a également toujours un mot pour les mimiques, les attitudes ; en revanche le dialogue reste toujours très calibré ; nulle fioriture, fantaisie, c'est gris mais net.

Je et vous c'est de l'identité ; pas je et pas vous, c'en est pas. Fort bien. Le seul ennui c'est qu'il n'y a que je et vous qui parlent, la conscience collective, elle, elle s'obstine dans un sidéral mutisme...

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

"la conscience collective, elle, elle s'obstine dans un sidéral mutisme..."
"Modiano... le dialogue reste toujours très calibré ; nulle fioriture, fantaisie, c'est gris mais net."
Bigre, quelle plume ! Je m'incline, maître.

Écrit par : christiane | 26/12/2015

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Ben oui, c'est comme en escalade, si on trouve pas d'aspérités faut en trouver quand même ! La meilleure c'est encore Mamezelle Angot, elle produit de la note de service et c'est le lecteur qui met la musique, qui rajoute des sous-entendus... Le silence est plus du Mozart, il est celui du lecteur... C'est en kit, quoi !

Écrit par : Sergio | 26/12/2015

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"Le silence est plus du Mozart, il est celui du lecteur... ", écrivez-vous.

Je cherche à vagabonder entre ces non-dits par la parole de José Cabanis et son univers du repli approché si justement par Paul Edel dans un billet qu'il consacre aux "Lettres de la forêt-noire". Une relecture de sa correspondance dont J.C dira : "C'est un miroir à deux faces, deux visages qui se superposent sans se confondre. Je me reconnais dans l'un et l'autre...». Un double regard, un reflet, un va-et-vient entre autrefois et aujourd'hui.
"JE" face à "JE"...

"Ce qui n'est plus voir mais entendre (...). Je ne veux rien écrire qui ne soit juste, je mesure mes phrases, je pèse mes mots, parce que je serai lu par des inconnus que je ne veux pas tromper : il faut tout leur dire, et fidèlement."
Le discret José Cabanis assailli par le temps, son enfance réinventée à Nollet dans la maison de famille, ses livres, ses grands écrivains et... la mort ("une désespérance de la vie"). Évoquant celle de son oncle, il écrivit : "Il a dû connaître, comme je le crois, cette grande illumination de la mort, ce souffle au visage qui nous brûlera, nous réchauffera et nous consolera à jamais."
Alors Aragon, Modiano, Mauriac, Saint-Simon... Sergio... Je, tu, il, nous, vous, eux....
«Dehors, la campagne brûle, les arbres sont immobiles et le cri des cigales ajoute je ne sais quoi au poids du jour. »

Écrit par : christiane | 27/12/2015

Soleil Soleil A Sydney 28 déc il est 01h16 . Comanche (usa) et Rambler (usa) viennent d'entrer dans le détroit de Bass . presque de concert . Maserati (it) les suit de loin et lchi Ban (nsw) est 4°; la nouvelle Galles du sud comme vous le savez mais moi je ne le savais pas, est un état quasi indépendant dont le souverain est The Queen E II ça nous savons. Il fait mauvais temps c'était prévu;la Gd Voile en lambeaux de Wild Oast (qui a réellement abandonné) coûte 133.000 € mais quelle beauté. quand elle était neuve...Au revoir

Écrit par : lola | 27/12/2015

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Lola,
je n'arrive plus à vous situer. Êtes-vous sur un bateau à voiles, sur terre, ailleurs ? Quel tourbillon...
Êtes-vous en plein soleil ou toute pleine d'orages ?
Ou alors...
"Les à-côtés démasquent les mythes." et vous êtes "sans à-côtés, sans racines, sans références, empêtré dans des situations effroyables.(...) Il se trompent, ceux qui croient qu'[elle] va vers quelque chose. A cet égard Mozart a été mieux avisé : il a choisi la même musique pour le commencement et la fin.(...) Depuis longtemps déjà [elle] a tout rejeté, à supposer qu'[elle] ait surgi on ne sait d'où pour figurer dans le tableau de son jeu. Est-ce vrai ? Ne donne-t-[elle] pas le change ? N'est-[elle] pas immobile ? Qu'en pensez-vous", Lola ?..."
(C'est dans le prologue de "Niembsch ou l'immobilité" un roman où Peter Härtling est fasciné par la tentation de l'immobilité.)

Écrit par : christiane | 27/12/2015

___________________________________________________"Ce qui n'est plus voir mais entendre (...). Je ne veux rien écrire qui ne soit juste, je mesure mes phrases, je pèse mes mots, parce que je serai lu par des inconnus que je ne veux pas tromper : il faut tout leur dire, et fidèlement."

Oui, mais essayer de représenter sa pensée avec des mots, c'est un peu comme une bille dans une assiette, impossible de la diriger, tout ce que l'on peut espérer, c'est qu'elle reste dans l'assiette à cause des bordures.

Et elle butte et elle tourne et elle tourne et elle butte ; voyant cela, l'interlocuteur décode mais lui pareil il a une assiette avec une bille ; tout ce qu'il cherche à percevoir, c'est sa propre pensée, et même cela impossible d'y arriver. De temps en temps il regarde dans l'assiette du premier et il finit par en déduire quelque chose de parfaitement aléatoire...

Écrit par : Sergio | 27/12/2015

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Sergio,
il me faut de plus en plus de temps pour trouver des mots pour répondre aux vôtres. C'est que vous m'entrainez dans des réflexions marécageuses... Je m'y enfonce et je m'y perds. Mais j'aime car ce n'est qu'un moment de la vie que je peux enfermer dans une boule de verre avec de la neige en granulés qui bouge quand on remue la boule.
Là, vous avez fait fort :
"Oui, mais essayer de représenter sa pensée avec des mots, c'est un peu comme une bille dans une assiette, impossible de la diriger, tout ce que l'on peut espérer, c'est qu'elle reste dans l'assiette à cause des bordures."
A quoi ça sert de penser si cette matière impalpable est coincée dans notre crâne de solitaire ? Des billes... une assiette... Soudain j'imagine comme dans un Tex Avery, des centaines de petits bonhommes faisant rouler leur bille (s) dans une assiette et entre eux un diablotin qui a le même sourire sarcastique que devant l'épuisement de ceux qui tentèrent d'édifier la tour de Babel. Et là se disputent en ma mémoire le Bruegel vu à Vienne et Celle De Borges dans son écriture labyrinthique.
A quoi ça sert d'apprendre à lire et à écrire si c'est pour ne pas se comprendre ?
Bien sûr qu'il y a de l'imaginaire et du moi, moi, moi dans notre relation à l'autre. Bien sûr aussi qu'il y a aussi du sauve-qui-peut (pas moi, pas moi, pas moi) dans notre chemin vers l'autre.
Et puis tant de livres où nous avons fait nid comme les souris qui déchirent le papier pour en faire de la ouate à dormir et à mettre bas ces larves nues et laides qu'elles protègeront au grand dam des dames peureuses contre la convoitise des chats sans couverts d'argent mais dotés de belles dents pointues.
Donc... écrire malgré tout, lire malgré tout.

Écrit par : christiane | 28/12/2015

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Le texte biblique qui a inspiré le tableau de Brueghel (La tour de Babel vue à Vienne au Kunsthistorisches Museum) :
L'épisode de Babel prend place dans la Genèse (11). Dans la plaine de Shinéar, au sud de l'Irak, le roi Nemrod et son peuple avaient entrepris la construction d'une tour qui devait atteindre les cieux. L'unité des hommes, qui parlaient tous la même langue, semblait rendre le projet possible.Pour punir l'orgueil humain, Dieu décide alors de "confondre" les langages (Babel vient de l'hébreu bâlal, qui signifie confondre).
Vos billes qui tournent dans les assiettes c'est aussi la confusion des langages.

Écrit par : christiane | 28/12/2015

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Ou encore, comme Borges (et Umberto Eco évoquant Borges) pensez-vous que tout individu est prisonnier dans sa langue et que les signes du langage sont finalement incompréhensibles ? " Des textes sans code (…) mais ayant le pouvoir de veiller à maintenir notre effort de déchiffrement désespéré.»
Pour Borges, l'écriture est un labyrinthe ou une bibliothèque, la bibliothèque de Babel... (où les livres parlent tous un langage différent).
En 2012 j'ai traversé à la BNF une exposition du graveur Erik desmazières (sur les conseils de M.Court). Il y était inspiré par cette nouvelle de Borges et grava à cette occasion une série somptueuse, incroyable d'estampes, de dessins dans la filiation de Piranèse pour représenter cette bibliothèque de Babel.
Enfin, il nous resterait l'esquive, puisqu'à en croire Barthes : "le langage humain est sans extérieur : c’est un huis-clos. On ne peut en sortir qu’au prix de l’impossible."
Les billes et l'esquive !

Écrit par : christiane | 28/12/2015

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Donc... écrire malgré tout, lire malgré tout.
Écrit par : christiane | 28/12/2015

Elle est bien là, la question ; et on est guetté par un rendez-vous, celui du Monde uni. Une littérature va-t-elle se recréer dans le futur globish, quel qu'il soit, ou bien va-t-on penser, comme JC, que c'est fini, donc au mieux historique ?

L'image, la musique reposent sur des assises pour l'instant à peu près claires, vibrations lumineuses, vibrations sonores : là déjà il faut une atmosphère.

Toutes les bêtes crient, les plantes aussi paraît-il ; parfois ces langages connaissent un début d'élaboration (j'avais un copain qui s'appelait Léon, tout le monde imitait le cri du paon !). Seulement, chez tous, bêtes, gens, cresson, quelle est dans la communication la part des mimiques, des attitudes, et aussi de la perception extra-sensorielle ? Pourquoi je pose cette question ? Pour essayer d'envisager si la parole (entraînant l'écrit) a été un choix aléatoire, contingent de la nature, du bon Dieu, ou au contraire une inévitable construction de la matière vivante, parce que précisément la parole apporte quelque chose que ne peuvent fournir les autres moyens...

Écrit par : Sergio | 28/12/2015

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Je peux me tromper Sergio car je n'ai plus le livre sous la main, mais il me semble qu'une réflexion proche de cette question apparaît dans les dernières pages de "Structure du Comportement" de Merleau Ponty ?
Voici un extrait de la suite de cet ouvrage, Phénoménologie de la Perception :
"L'opération d'expression, quand elle est réussie, ne laisse pas seulement au lecteur et à l'écrivain lui-même un aide-mémoire, elle fait exister la signification comme une chose au cœur même du texte, elle la fait vivre dans un organisme de mots, elle l'installe dans l'écrivain ou dans le lecteur comme un nouvel organe des sens, elle ouvre un nouveau champ ou une nouvelle dimension à notre expérience. »

Mais peut être ai-je mal compris votre question.

Écrit par : chiara | 28/12/2015

Ben c'est pas gagné, Merleau-Ponty... Faut que des bons viennent à ma rescousse !

"quand elle est réussie" : excellent ; c'est évident mais il y a une telle proportion d'échec que l'on ne peut pas ne pas le rappeler ;

"vivre dans un organisme de mots" : c'est joli, seulement cela élude quelque peu la définition de "signification" ; je me suis aperçu que je serais bien incapable d'en proposer une ; tout ce que l'on peut dire, c'est que cette image appelle bien l'attention sur l'infinité des concepts, reliés entre eux, suscités par une signification, quelle qu'elle soit ; Mais à ce moment-là, ce serait même elle l'organisme de mots, en sorte qu'en soi seule elle ne pourrait être qu'un titre, un habillage ne fondant aucune existence au premier chef. En informatique on nomme cela un "dummy", on ne manipule que ce truc vide pour s'épargner toute action sur la litanie des constituants (et des sous-constituants naturellement) ; c'est factice sémantiquement parlant, mais dans le travail d'analyse, c'est précieux.

Oui pour le nouveau champ ouvert, bien sûr, mais ce "ou" entre l'auteur et le lecteur ? Cela ne peut-être qu'un "et", sauf si l'un des deux s'absente, mais alors là on est déjà dans un schéma très marginal...

Écrit par : Sergio | 28/12/2015

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Ouh la la de la philosophie au réveil pendant une période de fêtes, c'est dur ! Déjà que les fractales ça me dépasse... Et pourtant j'ai lu les explications sur les étoiles à l'infini.

Pour vous punir, un cours sur Merleau :

"Dans ses deux premiers livres, Merleau-Ponty a clairement montré que toute la philosophie moderne est fondée sur la séparation, en l'homme, de la pensée naturante (la raison ou la lumière naturelle de Descartes, l'ordre de la vérité) et de la pensée naturée (l'inclination naturelle selon la 6e méditation, l'ordre du fait, l'existence), et qu'en même temps tout son effort est de dépasser cette séparation. .... Selon Merleau-Ponty, la philosophie a jusqu'à présent échoué, malgré ses tentatives, à réconcilier ou à unir vraiment dans l'homme la pensée naturante et la pensée naturée. D'où l'opposition de l'analyse réflexive et du naturalisme."

http://www2.ac-toulouse.fr/philosophie/forma/dupondmlp0.htm

Bonne journée !

Écrit par : Lucy | 29/12/2015

Merci Lucy !

Sergio, je ne vous donnais qu'une piste. Je veux dire par là que si j'ai lu Structure du Comportement avec sérieux, c'est-à-dire un crayon à la main, y revenant souvent, ce n'est pas du tout le cas de sa suite. Ce premier volet répondait à une question qui me tarabustait alors : qu'est qu'un animal ? Est-il stimuli/réflexe ? Non seulement le philosophe apportait sa réponse à cette question, mais soulignait le risque pour la science d'élaborer une théorie à-priori puis de mettre en oeuvre les expériences qui la valident à postériori. Cette science croit alors découvrir en observant alors que c'est l'observateur qui crée l'observation observée ;).

Vous écrivez : "Mais à ce moment-là, ce serait même elle l'organisme de mots".

L'organisme de mots peut être lu par une personne capable uniquement de les déchiffrer et dans ce cas il faut "autre chose", non ? ( C'est là que l'extrait de cours donné par Lucy tombe à pic ! ).

Mais Merleau Ponty mérite des lecteurs fortiches...Il doit y en avoir qui rôdent chez vous Sergio.

Écrit par : Chiara | 29/12/2015

Compliqué !
le langage est extérieur
la conscience (les pensées) intérieure
entre les deux la frontière, ce qui est difficile à transformer en transfuge pour soi et pour l'autre.
C'est pour cela peut-être que -comme JC- vous courtisez les mathématiques. Ça repose !
En attendant d'autres moyens d'expressions sans le langage : musique, peinture... encore que...

Écrit par : christiane | 29/12/2015

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Christiane : En attendant d'autres moyens d'expressions sans le langage

→ BD non champagnisée...

Écrit par : Lucy | 29/12/2015

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le risque pour la science d'élaborer une théorie à-priori puis de mettre en oeuvre les expériences qui la valident à postériori. Cette science croit alors découvrir en observant alors que c'est l'observateur qui crée l'observation observée ;
Écrit par : Chiara | 29/12/2015

Normalement une expérience doit être en béton armé ! Si elle nécessite de faire appel à des évaluations statistiques, on sait qu'avec un échantillon de deux mille on peut raisonner sur l'infini, à condition de le choisir rigoureusement.

De même il est utile d'orienter l'expérience pour gagner du temps, donc en quelque sorte de la rêver (induction), mais si l'on s'est trompé elle doit planter ; à ce moment on essaye autre chose, mais sans pourtant "tout" essayer, car dans beaucoup de cas c'est infaisable...

Écrit par : Sergio | 29/12/2015

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Voilà un truc sympathique :

Selon la Structure du comportement, "il y a forme partout où les propriétés d'un système se modifient pour tout changement apporté à une seule de ses parties et se conservent au contraire lorsqu'elles changent toutes en conservant entre elles le même rapport" (58-59). La forme est un tout qui excède ses parties considérées distributivement, car elle en est la disposition globale. Ce caractère de totalité implique selon Merleau-Ponty, qu'elle soit une idée ou une signification sensible ou perçue.

Cela me rappelle ma 3D, et c'est aussi parfaitement valable en géométrie par exemple : alors on met cela dans la signification sensible ou perçue. Mais qu'y a-t-il d'autre que l'idée et la signification sensible ou perçue ? Bizarre...

Écrit par : Sergio | 29/12/2015

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Mais qu'y a-t-il d'autre que l'idée et la signification sensible ou perçue ? Bizarre...

Alors c'est à ce point là, justement, que nous avons besoin des fortiches, Sergio. Car ce que conteste Merleau Ponty en précisant "signification sensible ou perçue" au sujet de la forme c'est que la forme soit une causalité, autre théorie.
Bon là je range mes gants dans la boite à gants !

Écrit par : Chiara | 29/12/2015

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Que la forme puisse engendrer le fond, je l'ai effectivement jamais appris, seulement un jour WGG a asséné cela tout de go, cela me paraissait pour le moins original, et puis à y bien réfléchir on finit par trouver cela dans une certaine mesure assez recevable.

Écrit par : Sergio | 29/12/2015

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C'est devenu trop compliqué... Sergio, vous avez fait naître un drôle de truc épineux avec votre bille qui roule dans une assiette ! bises à vous et aux amis en cette fin... d'année.

Écrit par : christiane | 30/12/2015

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"l’expérience perceptive posséde­rait une dimension anthropocentrée chez Merleau-Ponty alors que cette même dimension ne paraîtrait avoir chez Whitehead que le statut du cas particulier. La différence s’expliquerait alors par le fait que Whitehead cherche à analyser la structure de toute expérience du monde comme proces­sus, et pas seulement l’expérience d’une conscience humaine."

la suite ici :

http://popups.ulg.ac.be/1782-2041/index.php?id=361

Écrit par : Lucy | 30/12/2015

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Pour JC, s'il passe par ici.

Bonsoir.
Vous vous étiez moqué l'autre jour sur la RDL de la 4e de couverture du livre d'un ami, astrophysicien, Michel Cassé (que j'avais mise en ligne). Vous aviez dit : Quel laïus ! et cela, venant de vous, m'avez peiné.
Alors ici, où la scène est plus modeste écoutez Michel Cassé, astronome de l'invisible à la recherche de la matière noire légère comme une idée. (P.94/95) :
"J'ai rêvé d'un Rimbaud astrophysique
Qui renouait en une seule guirlande
Étoiles et nuages
La lumière le prenait aux atomes
Comme une envie de rire.
Tout mystère se paie d'une clarté. trou noir, un voile est posé sur son cœur. Mais lorsqu'il se convertit à la Quantique et chante son incertitude, le voile perd de son opacité. Rayonnant, il rutile, invisible. La lumière brille au fond de l'obscure perfection. Ni trou, ni noir. Il est gris sur les bords. Hawking a brisé l'autisme du trou noir et percé l'énigme des temps derniers, de l'agonie. C'est pourquoi nous ne perdons pas courage devant le temps zéro. Car toute eschatologie se paie d'une Genèse. Peseur de soleil, de plume d'ange, correcteur de cosmos je me fis.
Mais je dus conclure en hâte : on m'appelait au chevet d'une étoile (numérique) malade."
Puis il revient près de ses deux poètes préférés (Rimbaud et Ponge) et entame un entretien savoureux :
" J'aime ces deux (mc2) poètes au point de décider de prononcer pour eux une conférence sur le thème de la genèse, vue sous l'angle aigu de la physique et de son temps zéro, redoutable énigme logique, car c'est un instant dans un temps qui n'existe pas encore. L'éternel poseur d'énigme, l'univers-sphinx, pour une nuit, se fait poupon et l'espace-temps berceau. L'univers, le vaste univers, l'immensité même, fut un petit enfant, 13,7 milliards d'années avant JC. Et quand l'univers était petit, pas plus haut que trois pommes, il y régnait une chaleur exiguë.

Ponj : Ceci, on le comprend aisément : l'espace est en expansion permanente depuis le "commencement", donc dans le passé il était plus resserré, plus tassé, rien de plus simple, vous l'admettrez. Mais chacun sait que comprimer c'est chauffer (inversement détendre c'est refroidir), comme nous le souffle à la valve la pompe à bicyclette. Chaud, l'univers dans sa prime jeunesse, chaud !
Rimb' : dans quoi l'univers s'étend-il ? Qu'y a-t-il à l'extérieur de l'univers ?"

Et ainsi pendant des pages et des pages, Michel Cassé bavarde avec ces deux poètes. Un grand théâtre où poésie et philosophie se battent avec l'existence des atomes et leur spécificité.
Et vous, JC, vous vous moquez. Méchant homme !

Écrit par : christiane | 30/12/2015

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Whitehead cherche à analyser la structure de toute expérience du monde comme proces­sus, et pas seulement l’expérience d’une conscience humaine."
Écrit par : Lucy | 30/12/2015

Tant qu'on est prisonnier du statut d'être humain, je vois pas bien comment on pourrait se faire une idée d'autre chose que ce qui relève de la conscience humaine. Ce n'est peut-être pas impossible, mais comment ?

Le raccourci consistant à rencontrer ces fameuses soucoupes est tentant, mais il faut y arriver. On en a des photos, mais pas la moindre idée de ce qui se passe à l'intérieur ; est-ce de la vie, déjà ? Y a-t-il des êtres physiques ou seulement des mécanismes vibratoires, même des milliers de fois plus aboutis que notre esprit ?

Bien sûr, on peut toujours envisager ; mais on ne sait pas si nos raisonnements sont universels...

Écrit par : Sergio | 30/12/2015

Encore que, Lucy ( et merci de compliquer le truc avec un nouvel intervenant, Monsieur Whitehead, je vais le lire ) Merleau Ponty a répondu à ces accusations en démontrant au contraire d'une part que le travail de Pavlov sur les animaux est l'exemple même de l'approche anthropocentrée ( l'animal étudié par morceaux et non comme un ensemble, et selon des critères qui ont sens pour l'homme - le laboratoire, des tests, pourquoi un drapeau rouge dans telle expérience, un blanc là ?, dans une cage etc - , et d'autre part en en appelant à un "observateur étranger" et idéal pour observer les comportements dans l'ensemble ( c'est essentiel ) ( en très gros n'est-ce pas ;).

Mais le point qui me semble si intéressant dans son travail, c'est la dialectique que l'auteur met en place entre le vivant et le monde. C'est pour cela qu'il réfute mécanisme et cause, la cause qui rendrait toute signification inutile. Si la forme répond à une suite de causes, alors il n'y a plus de sens. Au contraire la capacité d'adaptation ( il donne des exemple précis et clairs dans Structure du Comportement avec des insectes, des poules, etc) tenderait à démontrer que le vivant ne se limite pas à un "circuit donné et pré établi". ( Toujours en très très gros )

Bon maintenant même question que Sergio : comment ne pas anthropocentrer ( verbe nouveau ;) ? Cet observateur étranger et idéal est-il possible ?

Écrit par : Chiara | 30/12/2015

"à un "circuit donné et pré établi" qui ne pourrait que réagir. S'il existe bien un a priori de l'organisme, le vivant s'adapte en son milieu.

Écrit par : Chiara | 30/12/2015

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