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14/11/2015

La mer des Syrtes

La09-010.jpg

 

Que d'eau que d'eau ! Ca houle roule turbule... Faut pas s'inquiéter c'est le Tängri ; il fume ! Fait cuire l'eau... Comme Pascal mais là c'est pas au niveau du volcan c'est au niveau de la mer, forcément ; QFE zéro... Manquent Aldo Fabrizio i savent plus oui sont i sont penchés sur leurs cartes... Effiévreusement ! Dans le no man's land en plein... C'est un no man's land liquide ! Havec le soufre liquide... Mais là ça couvre tout comme no man's land quatre Pi R. deux ! Hon sait jamais où on est et y a jamais personne... Comme Drogo, quoi, mais là c'est amphibien. D'ailleurs ils sont tous à voile ou à vapeur même Marino ! Y a que Vanessa... Ha non elle va pas tremper ses talons enjamber !

 

Bon ben... Un autre coup le désert des Tartares dans tous les cas y a jamais personne au balcon comme dirait Boug... En attadant je vais commencer un palais Aldobrandi en 3D ; j'ai l'impression que c'est comme Chenonceaux ils avaient plus de pognon c'est tout du vide à l'intérieur...

Commentaires

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Si les Syrtes avaient pu rester sur leur Rivage !

Écrit par : le Fantôme..... | 14/11/2015

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On a une canonnière mais... Faut pas trop les abîmer !

Écrit par : Sergio | 14/11/2015

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Chenonceau ou Chenonceaux ? Le château ou la commune ? Comment ça c'est tout du vide ?

Belle la lave bleue sur l'océan noir des Syrtes.

Écrit par : Lucy | 14/11/2015

Le rivage des Syrtes... Le désert des Tartares... Deux solitudes frontalières menacée par des guerres introuvables. Des paysages des confins. Vie et mort en spirale, l'une prenant la place de l'autre sans qu'ils n'y prenne garde. Le voyage comme un rêve.

"... comme s'il partait à l'assaut tout seul contre une armée.(...) Drogo (...) se lança contre l'immense portail noir et s'aperçut que les battants s'ouvraient, laissant passer la lumière."

"Une bouffée de vent de mer échevelée me sauta au visage et aux épaules, comme une meute qui se bouscule derrière la porte ; tout au bout de l'horizon, au ras de l'immense labour d'encre (...) , un demi-cercle inégal de lumières calmes cernait l'eau gardée.(...) La fébrilité anormale de Fabrizio était celle d'un Robinson dans son île..."

Écrit par : christiane | 14/11/2015

Cette image est envoûtante, très belle.

Écrit par : christiane | 14/11/2015

Ah, c'est beau, c'est beau comme du Hokusaï en mieux, mais c'est pour qui ?
Pour Lucy ?
(Elle a encore rien eu, la pauvre, alors qu'elle a l'air bien gentil)

Écrit par : Pétition pour Lucy | 14/11/2015

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Comment ça c'est tout du vide ?
Écrit par : Lucy | 14/11/2015

J'exagère un peu, comme... Euh parfois... Le château (Chenonceaux), donc, construit par Henri II pour Diane de Poitiers ; je l'ai visité une fois, n'ayant d'yeux que pour la rivière, naturellement, car cette construction me fascinait ; je l'avais même reçue en découpage un jour d'angine, et c'était très long à réaliser mais vraiment prenant. Et je me souviens d'avoir ouï qu'au moment de meubler cette splendeur architecturale, il n'y avait comme bien souvent plus guère de pécunes.

Là où je suis un tantinet plus sûr de mon fait, l'ayant lui ouï plus récemment, c'est pour Chambord : les galeries qui relient ces magnifiques tours sont quasiment des sortes de lofts, il n'y a pas de pièces ; pour être lumineux, c'est lumineux ! Reste l'escalier double en hélice comme le Redoutable...

Écrit par : Sergio | 14/11/2015

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Pour Lucy ?
(Elle a encore rien eu, la pauvre, alors qu'elle a l'air bien gentil)
Écrit par : Pétition pour Lucy | 14/11/2015

Il est vrai que l'on dit "un diamant de la meilleure eau"...

Écrit par : Sergio | 14/11/2015

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Enfin de l'eau c'est délicat, comme cadeau... On peut préférer... Euh...

Écrit par : Sergio | 14/11/2015

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La vérité sur cette image, c'est que c'est à l'origine une photo prise par Sergio en contemplation une fuite du réservoir d'essence de sa Yam.

Écrit par : Laar Simagifion-Brizsics | 14/11/2015

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c'est vrai ça fait assez flaque d'essence.

Écrit par : Mlle Tortellini | 14/11/2015

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Ne ris pas, malheureux ! Une fois je l'ai laissé tomber à l'arrêt, tout dégueulait l'essence l'huile, j'étais tellement enragé que j'ai réussi à la remonter tout seul...

Finalement ça s'est borné à une éraflure, on s'est contenté d'un autocollant discret classos (des deux côtés, of course), maintenant comme ça de tête je sais même plus où cela se passe... Mais j'ai encore cette lamentable vision le l'huile et l'essence qui s'épanchaient à qui mieux mieux...

Écrit par : Sergio | 14/11/2015

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Pour Sergio : visite guidée du château de Chenonceau

http://www.chenonceau.com/vr_fr/histoire_visite04.php#vr

Il est vrai que les châteaux n'ont pas toujours été meublés à notre époque ; jeune fille au lycée de Versailles, quand il faisait trop mauvais pour faire du sport en plein air, on nous emmenait au château.... désespérément vide ! Les Américains qui adorent Versailles ont beaucoup fait pour sa restauration, surtout le magnifique petit opéra. Il n'y a pas longtemps comme je m'étonnais de voir le château de Blois (qui avait servi entre autres de caserne) que j'avais connu vide, enfin meublé, le guide m'a déclaré qu'à présent on se servait des meubles entreposés dans les réserves des musées nationaux pour redonner une petite vie à ces pauvres châteaux si malmenés.

Quant au château de Chambord, il est si grand que c'est presque impossible... Mais ....."Votre mission, si toutefois vous l'acceptez, consiste à remeubler le château en 3D. Ce message s'autodétruira dans cinq secondes ».

Écrit par : Lucy | 15/11/2015

_____________________________________________Oui, ce n'est pas l'eau. Étrange.
"Dans le no man's land en plein... C'est un no man's land liquide ! Havec le soufre liquide... Mais là ça couvre tout..."
Du souffre liquide ? c'est jaune...
Une nappe visqueuse... Lave du Tängri ? Elle serait ardente, rougeoyante. Et puis le tängri est immobile, blanc comme neige.
Aldo et Fabrizio ? A bord du "Redoutable". Léger clapotis des vagues le long des parois lisses... Cris sauvages des oiseaux de mer... ils glissent silencieusement... L'île chagrine et sauvage...
Et Drogo ? La neige devenue molle, ses pieds s'enfoncent comme dans la vase. Le bruit des eaux dévalant des montagnes se fait entendre...
Oui, ce n'est pas un décor pour Lucy. Trop lourd de silence.

Écrit par : christiane | 15/11/2015

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PS: le château de Chenonceau est un château PRIVÉ

"Propriété de la famille Menier depuis près d'un siècle, il est géré comme une véritable entreprise. Sans la moindre subvention."

Écrit par : Lucy | 15/11/2015

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christiane : "Oui, ce n'est pas un décor pour Lucy. Trop lourd de silence."

Vous voulez dire que je suis trop bavarde ??? ;-)

Quoiqu'il en soit, je trouve cette image très belle.

Écrit par : Lucy | 15/11/2015

____________________________________________Oh, Lucy, non ! Vous interprétez mal ma pensée. Ce silence d'Aldo et de Drogo est funeste, vous, vous êtes la vie , une eau claire et joyeuse.

Écrit par : christiane | 15/11/2015

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Sergio, le bidet déborde d'eau lourde, de sens !

Écrit par : le Fantôme..... | 15/11/2015

______________________________________________"eau, lourde de sens"
oui.

Écrit par : christiane | 15/11/2015

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Christiane, non je n'interprète surtout pas, je badine !

Les fantômes ne sont-ils pas habituellement légers, légers... ?

Qu'importe les sens pourvu qu'on ait l'îvresse....

Écrit par : Lucy | 15/11/2015

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Lucy ? Les fantômes ?
J'avance dans un monde hanté de pseudos !
Pour en revenir à ce liquide lourd dont la source semble inépuisable. S'il s'agissait d'une mémoire si proche, si douloureuse, si absurde et cruelle.

Écrit par : christiane | 15/11/2015

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On s'est battu pour l'eau lourde de sens ...

Écrit par : le Fantôme..... | 15/11/2015

_______________________________________________"Y a que Vanessa"... Quelle femme énigmatique...

Écrit par : christiane | 15/11/2015

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Il est vrai que je suis une énigme mais, vous savez, c'est simplement parce que j'ai un secret — que je ne divulguerai jamais, bien entendu.

Écrit par : Vanessa | 15/11/2015

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De l'eau lourde dans le pastaga, ça l'arrange pas un peu ? Parce que voilà dans le Sud en général ils ont que ça du coup je le bois pur pour occulter le goût on me traite d'alcoolo, ce qui est une chose, mais surtout on m'en redonne pas !

Écrit par : Sergio | 15/11/2015

_____________________________________________"je le bois pur pour occulter le goût"
Un jour ma mère a laissé, à deux ouvriers polonais qui repeignaient son plafond, une bouteille de ce breuvage. Ils ont bu pur tout le contenu de la bouteille, ont laissé la cruche d'eau fraîche et ont peint...
Le soir, en rentrant, elle a été fort surprise de l'allure du plafond qui avait gagné par vagues mouvementées les murs... Ils ne connaissaient pas cette boisson et l'avaient trouvée à leur goût, ainsi.
Le lendemain pour redonner une allure sage à la pièce, ils ont repeint les murs. Ma mère leur laissa la cruche d'eau fraîche.

Écrit par : christiane | 15/11/2015

Jamais pur, le pastis ! Toujours allongé de gin.
Une mesure de pastis, trois mesures de gin.

Écrit par : idiolecte | 15/11/2015

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remeubler le château en 3D
Écrit par : Lucy | 15/11/2015

En 3D, surtout aussi bien troussé que sur la présentation, il doit falloir de sacrées équipes ; je me dis que les gars doivent se spécialiser dans un objet, armoire, fauteuil, croisée de fenêtre, de manière à n'avoir plus qu'à travailler dessus pour changer de style, c'est pas possible autrement...

Sinon je connaissais l'histoire d'un gus, genre gouverneur quelconque, super-préfet bien musclé ou peut-être même vice-consul, dont tout ou partie du château de Saint-Germain-en-Laye abritait le gourbi : fin connaisseur, lorsqu'il est parti, les meubles aussi ! Mais c'était pas l'appartement dévasté : il avait pris soin, en poste, de faire exécuter des copies...

Alors comment cela s'est vu, je l'ai oublié ; peut-être le suivant, qui attendait la place depuis quinze ans !

Écrit par : Sergio | 15/11/2015

L'amer des Syrtes jusqu'au balcon en forêt...
"La vie retombait à ce silence douceâtre de prairie d'asphodèles, plein du léger froissement du sang contre l'oreille, comme au fond d'un coquillage le bruit de la mer qu'on n'atteindra jamais."
Votre image, Sergio, glisse, verdâtre, ténébreuse, luisante jusqu'à nous et toutes les autres images, venues de l'écriture de Gracq ou de Buzzati, s'en saisissent et l'inondent de lumière comme dans une nuit blanche. Grange avance, insomniaque, entre Aldo et Vanessa et les bastions de solitude des paysages du bord de la Meuse se confondent dans la brume au pentes abruptes du Tängri.
C'est une page crépusculaire, "une chute libre qui fauche le ventre comme dans les mauvais rêves."

Écrit par : christiane | 15/11/2015

J'ai connu une Christiane, il y a longtemps. C'était peut-être christiane. En tout cas, elles avaient le même prénom. C'est une sacrée coïncidence.

Écrit par : Rirette, haltérophile | 15/11/2015

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ça me fait penser à la mer des Carpates.
non, des Sarpates. Cargasses ? Enfin, cette mer-là, quoi, très ressemblant.
Mais faut connaître, c'est sûr.

Écrit par : Alfred Modiano | 15/11/2015

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En tout cas, elles avaient le même prénom. C'est une sacrée coïncidence.
Écrit par : Rirette, haltérophile | 15/11/2015

La différence entre Souffelweyersheim et Florence ?

Eh bien c'est qu'à Souffelweyersheim, il existe des filles qui s'appellent Florence, alors qu'à Florence, il n'en existe pas qui s'appellent Souffelweyersheim...

Une vanne plus débile ? Ce sera dur...

Écrit par : Sergio | 15/11/2015

° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° °
Alfred Modiano, la mer des Sarcasmes peut-être ?
Celle où se reproduisent les anguilles sous roche ?
∞ ∞ ∞
Qu’Enée et ses vaisseaux , par le vent écartés,
Soient aux bords africains d’un orage emportés,
Ce n’est qu’une aventure ordinaire et commune,
Qu’un coup peu surprenant des traits de la fortune ;
Mais que Junon, constante en son aversion,
Poursuive sur les flots les restes d’Ilion ;
Qu’Éole, en sa fureur les chassant d’Italie,
Ouvre aux vents mutinés les prisons d’Eolie ;
Que Neptune en courroux, s'élevant sur la mer ,
D'un mot calme les flots, mette la paix dans l'air,
Délivre les vaisseaux, des syrtes les arrache ;
C'est là ce qui surprend, frappe, saisit, attache.
Sans tous ces ornements le ver tombe en langueur,
La poésie est morte, on rampe sans vigueur ;
Le poète n’est plus qu’un orateur timide,
Qu’un froid historien d’une fable insipide.

Boileau "La Fable et l'Allégorie"

Écrit par : Lucy | 15/11/2015

Pour le pastis le gin ça vaut rien.
Le gin à un goût de chiotte qui se marie très mal avec le pastis.
Lui préférer la vodka, beaucoup plus neutre, qui n'altérera pas le goût divin de l'anis.
Et bien sûr ne prendre que du Casa comme élément de base, tout succédané n'étant que vil plagiat.

A part ça, Chenonceau est de toute évidence le plus sublime château que le monde est en droit de nous envier.
Vous imaginez, une fête de folie dans la galerie, le Cher qui cascade (ouf je suis dans le sujet) sous vos pieds et au petit matin vous réveiller dans les bras de Catherine de Médicis (et merdre ! C'est là que ça coince et que tu te réveilles paniqué et prêt à mordre)
Donc, reprenons... petit matin...les bras de ......Diane (l'était vraiment pas con l'Henri) en peignoir blanc à qui tu beurres une tartine de pain encore chaud (euh..bien sûr le peignoir c'est uniquement pour les dames qui nous écoutent)
Pas belle la vie.
Mon plus beau souvenir de Chenonceau doit dater de ....(flemme de chercher)... longtemps.
Ce jour là, une expo des Lalanne,
un max de moutons pour nous accueillir dans les jardins et quelques pièces fabuleuses dans la galerie.
Même mes enfants (très jeunes à l'époque) s'en souviennent.
A propos des Lalanne, vente chez Sotheby's les jours prochains.
Les parisiens seraient bien cons de louper l'expo.

Écrit par : pado | 15/11/2015

J'ai retrouvé, 91.
http://www.chenonceau.com/index.php/fr/les-lalanne

Écrit par : pado | 15/11/2015

en peignoir blanc à qui tu beurres une tartine de pain encore chaud
Écrit par : pado | 15/11/2015

Oui enfin vaut mieux couper le compteur à tout hasard qu'elle allume pas un effroyable sèche-cheveux à quatre cents décibels que plus personne peut en placer une dans tout le département comme dans le Jean Yanne...

A un moment il dit :
- Tu veux une 'tite tartine ?

Entre l'assonance des T. et l'élision hypocoristique dans "'tite", il répète dans les soixante-dix fois, espérant, mais vainement, une explosion prématurée du bidule...

Écrit par : Sergio | 15/11/2015

le ver tombe en langueur,
Écrit par : Lucy | 15/11/2015

Faut les tronçonner i revivent...

Écrit par : Sergio | 15/11/2015

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Le poème de Lucy nous renvoie au temps où les dieux se jouaient jalousement d'Enée et de ses compagnons. Être piégé dans la mer des Syrtes ou guetter comme Aldo un je-ne-sais-quoi qui crèverait l'attente.
Et Gracq introduit cette troublante Vanessa qui sera la tentatrice, celle qui lui fera transgresser l'interdit : franchir la frontière fictive du royaume maritime d'Orsenna pour s'approcher d'un songe : le Tängri.
Mais la guerre éclatera...on entendra alors "se répercuter trois coups de canon."
Et quand Aldo repensera, plus tard, à cette aventure, ce sera en ces mots : "Je comprenais pourquoi Vanessa m'avait été donnée comme un guide, et pourquoi une fois entré dans son ombre, la partie claire de mon esprit m'avait été de si peu de prix : elle était du sexe qui pèse de tout son poids sur les portes de l'angoisse, du sexe mystérieusement docile et consentant d'avance à ce qui s'annonce au delà de la catastrophe et de la nuit."

Bonjour les dégâts ! Plus misogyne tu meurs ! Heureuse alors de lire ce souvenir de Pado. Les moutons des Lalanne sont imprévisibles et le château de sable bien beau.

Écrit par : christiane | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS de vers ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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On ne va pas rester à 39 !..... Allez... 40 !...comme les voleurs d'Ali, Ali, Ali Baba !....

Écrit par : le Fantôme..... | 16/11/2015

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PS : le château de Chenonceau est un château PRIVÉ

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/08/12/04001-20080812ARTFIG00262--qui-appartient-le-chateau-de-chenonceau-.php

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° °
Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Bien vu Sergio ! Et comme ça, on en aurait eu plusieurS ! ☻

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Christiane, non je n'interprète surtout pas, je badine !

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Christiane, non je n'interprète surtout pas, je badine !

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Christiane, non je n'interprète surtout pas, je badine !

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Christiane, non je n'interprète surtout pas, je badine !

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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La vraie histoire de cette image est assez simple : il s'agit d'une photo prise par Sergio en contemplation devant une fuite du réservoir d'essence de sa Yam.

Écrit par : un intime qui sait des choses | 16/11/2015

...............................................................................
La vraie histoire de cette image est assez simple : il s'agit d'une photo prise par Sergio en contemplation devant une fuite du réservoir d'essence de sa Yam.

Écrit par : un intime qui sait des choses | 16/11/2015

...............................................................................
La vraie histoire de cette image est assez simple : il s'agit d'une photo prise par Sergio en contemplation devant une fuite du réservoir d'essence de sa Yam.

Écrit par : un intime qui sait des choses | 16/11/2015

_______________________________________
OUHLALA
quelle pagaille !!!
désolée d'avoir encombré ainsi à l'insu de mon plein gré........

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

_______________________________________
OUHLALA
quelle pagaille !!!
désolée d'avoir encombré ainsi à l'insu de mon plein gré........

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

bon, lucy, ça suffit maintenant !

Écrit par : OUHLALA quelle pagaille !!! | 16/11/2015

Écrit par : OUHLALA quelle pagaille !!! | 16/11/2015
désolée d'avoir encombré ainsi à l'insu de mon plein gré........

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Nous assistons à une tentative de sabotage de la part de Lucy pour contraindre Sergio à publier une nouvelle image intitulée "Pour Lucy". Enfin, c'est l'impression que je retire de cette "pagaille".

Écrit par : Pr Tournesol | 16/11/2015

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Pr Tournesol, je ne vous aurais jamais cru aussi désobligeant, ce n'était pas la peine d'en rajouter ♫♪♫...
j'ai bien assez honte comme cela.
Et moi aussi je peux signer Pr Tournesol....

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

——————
Chère Lola, tout le monde peut signer Pr Tournesol. D'ailleurs, c'est peut-être vous ?

A part ça, c'est vraiment la croix et la bannière pour poster chez Paul Edel. Bon, on se console en se disant que ce qu'on avait écrit n'est peut-être pas décisif, qu'on peut bien s'en passer, c'est sûr, mais ça énerve.

Écrit par : Armal Nacodim | 16/11/2015

Comment savez-vous que suis Lucy?

Écrit par : lola | 16/11/2015

..............
Pour en revenir au sujet, tout à fait entre nous, je n'aime pas beaucoup Le Rivage des Syrtes. Ça ne se dit pas, je sais, mais je n'ai pas peur de le dire quand même.
Franchement, en mon nom propre.

Écrit par : anonyme | 16/11/2015

Tous ces lâches qui postent sans dire qui ils sont, ça me révulse.

Écrit par : anonyme | 16/11/2015

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Un copain journaliste me disait dernièrement : autrefois, les lettres anonymes partaient directement à la poubelle. Aujourd'hui on les publie en ligne.

J'ai donc décidé que je ne me cacherai plus jamais derrière un pseudo.

Écrit par : ... | 16/11/2015

..................................................................................
(ce blog est très mal tenu.)
[(si j'étais sergio, j'aurais honte.)]
[[(d'ailleurs, il a honte, je le sais.)]]
[[[(pfff ..)]]]

Écrit par : Lucy Tournesol | 16/11/2015

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je n'aime pas beaucoup Le Rivage des Syrtes.
Écrit par : anonyme | 16/11/2015

Peut-être un peu trop riche, c'est-à-dire moins puissant ? La majeure partie du Balcon en forêt m'avait plu, avec cette importante restriction que c'est plus proche de la réalité ; et puis la fin, bien sûr, on se croirait dans le Hemingway...

Écrit par : Sergio | 16/11/2015

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Sergio, le bidet déborde d'eau lourde, de sens !
Écrit par : le Fantôme..... | 15/11/2015

Ha ha ha. Quel pince-sans-rire, notre Fantôme. Il est presque aussi drôle que Bloom.
Ah, l'humour, c'est un don, y a pas.
Encore bravo.

Écrit par : un admirateur | 16/11/2015

___________________________________________________ce qu'on avait écrit n'est peut-être pas décisif
Écrit par : Armal Nacodim | 16/11/2015

C'est toujours très curieux, quelques secondes, une légère altération de la pensée nous sortent du contexte dans lequel on avait écrit, et cela se met à nous paraître pas très bon ; puis cela revient, on se dit que tout bien pesé...

Écrit par : Sergio | 16/11/2015

___________________________________________________
Non mais les bidets, c'était sous Jules César ! Même Odette de Crécy ou Rachel quand du seigneur en étaient déjà aux jacuzzi...

Écrit par : Sergio | 16/11/2015

Il semble que Lola est passée, ici, et que Lucy dans son miroir ait trouvé qu'elle ressemblait à Lola. Il semble que les commentaires se soient multipliaient à l'identique comme le ver coupé en morceaux qui se régénère (à l'opposé du poisson rouge coupé en tranches par Sophie). Il semblerait qu'un anonyme n'aime pas Le Rivage des Syrtes et que Sergio doute ou de son image ou de ses mots.
N'empêche que ce texte, Sergio, m'a conduite à relire les Gracq et Buzzati. A la relecture, bien que les ayant cités abondamment, je me lasse de l'écriture de Gracq. Une poésie tellement recherchée que le langage devient trop plein, trop travaillé, comme ampoulé. J'aime toujours l'ambiance brumeuse, mystérieuse, moins l'histoire tirée par les cheveux, où les hommes ont toujours la part belle mais une part raide, orgueilleuse. Un entre-soi qui fait un monde où la femme est accessoire et ressentie comme un danger, une Gorgonne.
Et puis, les dernières années de Gracq passées à recevoir les uns et les autres avec suffisance, jouant le rôle de maître à penser reclus dans sa triste maison, c'est un peu Gonflant. Je préfère la bonhommie d'un Giono au sourire généreux et à la parole simple.
Professeur Tournesol ? Un de mes personnages préférés pour le dessin mais aussi son caractère de rêveur toujours à côté de la plaque.
J'ai éteint les radios et télé. Trop de mots, de reportages intrusifs sur ce grand malheur. Ça tourne en boucle.
Bon, le ciel est tout gris. Une épaisseur de nuages qui plombe les pensées.

Écrit par : christiane | 16/11/2015

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le langage devient trop plein, trop travaillé, comme ampoulé.
Écrit par : christiane | 16/11/2015

Ampoulé ça veut dire que ça se voit (comme une ampoule tiens tiens !), ce qui est embêtant ; je viens de passer bien la moitié, des Syrtes (Aldo est rentré des coups de canon et reçoit un gus qui doit être plus ou moins du Farghestan), et ce qui m'accroche, c'est de coincer des expressions toutes faites comme des cailloux dans les lentilles. Mais enfin si on se les interdisait toutes, je crois qu'on ne dépasserait jamais la nouvelle à deux pages...

Écrit par : Sergio | 16/11/2015

"je viens de passer bien la moitié, des Syrtes"
Donc vous en êtes à la page 216 pour les coups de canon. (éd. Corti avec pages à découper)
Vous avez dépassé ces lignes : "Le grincement léger de la plume cousait seul les heures lentes de son bruit de taret, et le crissement des feuilles que je déchirais l'une après l'autre."
Et le gardien du bateau de Sagra arrive, souple et silencieux comme un félin. Ambassadeur de la Chancellerie de Rhages... et de Vanessa (princesse Aldobrandi) puisque le Redoutable était son bateau... La violation des eaux côtières a-t-elle était acte de guerre même si elle n'était qu'une croisière au clair de lune ?
Comme je ne sais si vous êtes dans une découverte ou dans une relecture ou une chasse aux cailloux dans les lentilles, je fais silence.
Ampoulé ? Pauvre ampoule !
Un bruit de taret : beurk ! sale mollusque rongeur !

Écrit par : christiane | 16/11/2015

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La carte de la mer des Syrtes

http://blog.mondediplo.net/IMG/jpg/rivage_des_syrtes.jpg

dans "A la recherche du Rivage des Syrtes"
par Philippe Arnaud

http://blog.mondediplo.net/2012-11-30-A-la-recherche-du-Rivage-des-Syrtes

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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Dans un autre ordre d'idée, tout, tout, tout, vous saurez tout sur le bidet :

http://clio-cr.clionautes.org/le-confident-des-dames-le-bidet-du-xviiie-au-xxe-siecle-histoire-d.html#.Vkn1g9Ivet8

Écrit par : Lucy | 16/11/2015

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La carte de la mer des Syrtes
Écrit par : Lucy | 16/11/2015

La traversée en une nuit ? C'est un hors-bord !

Et il y a encore Syldavie & Bordurie, San Theodoros & Nuevo Rico... De toutes manières il faut qu'il ait un ennemi, c'est quand même pas vrai, ça... Et les Tartares !

Écrit par : Sergio | 16/11/2015

Sergio, ne mettez pas le bazar avec vos Tartares ! Lucy nous donne là un formidable document et la carte colorée soigneusement au crayon de couleur me rappelle les cartes de géographie que nous faisions à l'école : la France, les fleuves, les montagnes et tout autour - enfin presque- la mer, les océans et nous rêvions. Gracq était-il prof de géographie ou passionné de cartes ?

Écrit par : christiane | 16/11/2015

Très drôle et savoureuses les méditations sur le bidet. La jouissance féminine a toujours été hors-la-loi !
Je me souviens, en atelier-théâtre, d'avoir participé à une lecture des lettres adressées à l’abbé Viollet sur la sexualité entre 1924 et 1943.
Dans un livre publié en 1996 (chez Albin Michel), l'historienne M.Sevegrand présente cent vingt lettres d'hommes et de femmes envoyées à l'abbé Viollet. Lettres qui leur permettaient de confier leurs problèmes intimes dont ils n'osaient parler à personne. Par exemple : Est-ce pécher, pour une femme, de ressentir du plaisir ? Comment éviter des naissances non désirées ? Fallait-il dormir dans des lits séparés ? Et plein de confidences sur leur intimité. Une correspondance étonnante... Nous avions eu beaucoup de succès, en nous répartissant dans les salles du château de Saint-Ouen. Les visiteurs se promenaient librement, s'arrêtaient, écoutaient, souriaent.

Écrit par : christiane | 16/11/2015

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les cartes de géographie que nous faisions à l'école : la France, les fleuves, les montagnes et tout autour - enfin presque- la mer, les océans et nous rêvions.
Écrit par : christiane | 16/11/2015

Avec le matériel adéquat ! Des estompes, et le pochoir en plastique de la France ; seulement le crayon se cassait dedans ! Sinon ça aurait fait une France un peu comme les Syrtes... Après tout, on a bien eu celle des cent trente départements...

Je n'avais pas songé à Venise ; et pour le Farghestan il y avait bien une histoire de peau bronzée, justement à l'occasion de la virée, trois mots, j'ai laissé tomber ; c'est pas vrai on revient encore à ces trucs-là !

Bon je rentre à la base...

Écrit par : Sergio | 17/11/2015

______________________________________________Sergio,
je ne comprends pas les dernières lignes de votre commentaire...

Écrit par : christiane | 17/11/2015

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je ne comprends pas les dernières lignes de votre commentaire...
Écrit par : christiane

Je vais essayer de vous expliquer :
"l'occasion de la virée" > le prétexte à l'excursion ou, plus exactement et plus simplement : pendant l'excursion.
"trois mots" > cela peut signifier que le référent est un ensemble de trois vocables ; cela peut aussi être une façon de parler où le nombre trois n'est pas à prendre au sens strict : quelques mots
"j'ai laissé tomber" > métaphore commune dans le langage parlé : j'ai abandonné
"c'est pas vrai" > élision du "ne" négatif : ce n'est pas vrai, c'est faux. En fait, il s'agit d'une expression marquant l'étonnement : peut-on le croire ?
"on en revient encore" > façon de désigner un thème récurrent.
"ces trucs-là" > "truc" est un terme populaire signifiant "chose".
"Bon" > à ne pas prendre au sens littéral ; procédé oratoire conclusif.
"je rentre à la base" > autre métaphore, cette fois emprunté aux mœurs militaires ; veut simplement dire "je rentre chez moi". C'est le seul point obscur des dernières lignes de Sergio, car on pouvait légitimement supposer qu'il était déjà chez lui. Diverses interprétations sont possibles.

Écrit par : Pour christiane | 17/11/2015

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Comme dirait Nicole :
Oh, ben merci, hein.

Écrit par : christiane | 17/11/2015

___________________________________________________Diverses interprétations sont possibles.
Écrit par : Pour christiane | 17/11/2015

Je crois que c'est dans Buck Danny et toute cette sorte de choses, ça se termine toujours comme cela, "bon, on rentre à la base" ou "garçons, on rentre à la base" ; évidemment cela pourrait aussi vouloir dire que j'étais dans un cyber-café et que je rentre en faisant tous les bistrots un à un, mais par ce froid... On me relèverait comme Распутин !

Écrit par : Sergio | 17/11/2015

------------------------------------------------------------Ce ne sont pas ces mots qui m'ont posé problème mais ceux-ci :" et pour le Farghestan il y avait bien une histoire de peau bronzée (...) c'est pas vrai on revient encore à ces trucs-là ! "
Auriez-vous trouver du racisme dans Le Rivage des Syrtes ?

Écrit par : christiane | 17/11/2015

___________________________________________________Auriez-vous trouver du racisme dans Le Rivage des Syrtes ?
Écrit par : christiane | 17/11/2015

Non, parce que je ne lis pas avec assez d'attention ; mais cette petite phrase m'a éberlué, je me suis dit on va pas recommencer avec ces histoires-là. Et puis j'ai filé, comme le Redoutable, vers la suite.

Peut-être que je me trompe, d'ailleurs, je crois que c'était peu avant le départ, ou même sur le bateau avec Fabrizio, un bout de phrase. D'ailleurs je suis en train de penser que, pendant tout l'entretien avec l'émissaire qui va demander le désaveu de sa folle équipée, il n'en est nullement question.

J'ai dû me gourer, tout bonnement !

Écrit par : Sergio | 17/11/2015

buck danny..tiens on pourrait faire du roy lichenstein avec des barbus..le deep west individualiss a le tueur en série..faut son pendant socialisé..toute la mithologie internet en un lien!
https://www.youtube.com/watch?v=8fvTxv46ano
..du roy lichenstein avec des barbus avec des wizz des whamm et des kabloom..c'est une riche idée mine de rien serdgio..que de bordel dans la white box à london! c'est pasque j'ai pas l'temps d'êtes riche sinon les saatchi y me couvriraient de pound! et de bouteille de stout!
voilà je te donne de quoi faire ta rivière de diamant sous ton cheunonço serdgio..tache de faire fructifier en fleuve

Écrit par : bouguereau | 17/11/2015

ça fait pas supermarketstein mais un peu drolling dog ton image serdio..manque des canines maous et un "grrr" infrasonique..on est sur internet merde..tu peux appeler ça "le gout du stix"..bonjour a baroz

Écrit par : bouguereau | 17/11/2015

--------------------------------------------------------------J'ai retrouvé votre phrase dans un paragraphe p.225. Je le copie en entier pour prendre ensemble tous les détails de ce portrait :
"Dans le contre-jour que faisait ma lampe, je distinguais mal ses traits. J'avais devant moi une silhouette vigoureuse et cependant assez gracile ; dans le mouvement qu'elle fit pour s'approcher de la table passa cette légèreté élastique et silencieuse que donne l'habitude de la vie du désert. Le vêtement extrêmement simple et presque sordide était celui des bateliers qui chargent les promeneurs du dimanche au bord de la lagune ; il ajoutait quelque chose de dérisoire à l'extrême distinction de la voix.
- Il est vraiment très tard, reprit-il en consultant à l'envers la montre posée sur mon bureau, et, d'un mouvement plein de nonchalance, je compris qu'une seconde il attardait exprès contre la lumière son profil. Soudain, je me rappelai, et mon cœur se mit à battre : cette peau sombre, ces yeux aigus et fixes, c'était le gardien du bateau de Sagra.
-... Ceci vous dira au nom de qui je suis venu, dit-il, lisant dans mes yeux et soudain changeant de ton, et sans autre invitation, avec une aisance noble qui n'était pas impolie, il s'assit après un léger soupir de fatigue."

Je la trouve plutôt réussie cette esquisse. Ce qui me frappe c'est les termes visant à installer une certaine élégance : gracile - légèreté élastique et silencieuse - extrême distinction - nonchalance - aisance noble... (plus loin : les yeux légèrement bridés - son charme - sa voix courtoise - un sourire fin et détendu mais aussi l'élégance de son langage)
Cet "étranger" ressemble à un émissaire déguisé en batelier (plutôt que de porter la livrée de la princesse Aldobrandi). La peau sombre me parait le situer dans cet affrontement de l'Amirauté d'Orsenna et la Chancellerie du Rhages du Farghestan (deux peuples et civilisations différentes - Orient contre Occident). Je ne ressens pas de racisme.

Écrit par : christiane | 17/11/2015

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les saatchi
Écrit par : bouguereau | 17/11/2015

Chaque fois que tu parles de ça je me mets à rigoler tout cru ce fut mon premier slip à la bourse ; n'a jamais voulu remonter, le fourbi-là...

Bon mais c'était que trois mille francs n'envoyez pas d'argent !

- après j'ai fait bien pire...

Écrit par : Sergio | 17/11/2015

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manque des canines maous
Écrit par : bouguereau | 17/11/2015

Cela, ca revient encore assez souvent on pourra en remettre ; des chutes d'eau j'en ai eu aussi, peut-être pas de plus belles, mais de plus réalistes ; je sais pas pourquoi je les ai pas gardées...

Écrit par : Sergio | 17/11/2015

___________________________________________________ (deux peuples et civilisations différentes - Orient contre Occident)
Écrit par : christiane | 17/11/2015

Oui c'est plutôt cela ; c'était bien mon passage. C'est surtout la carte qui m'a réveillé le fameux passage du livre était presque passé à l'as. On peut même aller plus loin, les Syrtes, une divinité qui s'appelle saint Damase ; la Syrie on y est depuis quasiment les croisés, je pense, ensuite avec les différents mandats qu'on s'est fait conférer dès avant quatorze, je crois.

Mais effectivement, à force d'être dans le confort de ce qui correspond en peinture au fantastique, si la réalité s'avise de repointer le bout de son nez je passe vite d'un extrême à l'autre.

C'est un peu l'histoire de la sonate de Vinteuil, il ne m'était jamais venu à l'idée de lui mettre un nom réel, lorsque j'ai découvert le foisonnement d'hypothèses des exégèses ; reste plus qu'à la recomposer, finalement !

Écrit par : Sergio | 18/11/2015

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Toujours intéressée, Sergio, de relire en questionnant, ces livres que j'avais lus il y a quelques années...
Les romans surgis en cette rentrée littéraire de septembre, les évènements font que nous sortons de l'ambiance post-colonialiste des années 60 pour faire un bond dans le temps. Il y a des romans intemporels d'autres qui le sont moins.
Qu'avait en tête Gracq quand il mêlait ces proses somptueuses pleines de brumes, de sable, de marécages, "de déserts d'herbes au bord d'une mer vide", de forêts sombres et initiatiques, de pluie morne à ces ces guerres dont il auscultait les implosions, l'attente languissante et le silence.
Gracq, indécis, aristocratique, semble se clore dans un songe, en retrait du seuil d'une maison grise où proche coulent l'Evre et la Loire lunatiques. Un pays de mémoire et d'exil. Une écriture impressionniste qui vacille dans l'incertitude de ses héros.
Tout cela, toutes ces impressions de lecture sont étrangement présentes dans l'image que vous nous offrez et que je n'ai cessé d'interroger. Peut-être un autoportrait de Gracq dans ces lignes de "Lettrines 2." :
"...nous restions englués à cette frontière morfondue, petits errants vagues (...) - séparés, rejetés, échoués. (...) Le monde autour de moi me semblait désancré..."
Je ne pensais pas butinant sur vos pages trouver le même plaisir de lecture et d'écriture que ceux ressentis sur un autre blog dingue de littérature mais où poster un commentaire devient saut périlleux !

Écrit par : christiane | 18/11/2015

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Gracq, indécis, aristocratique,

C'est le problème : on est tellement mécontent de ce qu'on écrit qu'on n'ose même plus être son propre lecteur. Dès que l'on s'engage dans la moindre action, de toutes manières, et bien sûr qu'on se regarde faire, on a tout de suite mille regrets pour un seul hypothétique et en tous cas bien fragile accord avec soi-même.

Écrit par : Sergio | 18/11/2015

--------------------------------------------------------------"on n'ose même plus être son propre lecteur."
Et si on l'ose, le peut-on ? Sauf à se lire longtemps après avoir écrit un texte, un livre.
Qui c'est celui-là ? J'aurais aimé écrire cela , ou... ah non, mais ça ne passe pas, c'est mal écrit, vaniteux, etc etc...

Écrit par : christiane | 18/11/2015

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Quand on regarde bien, tout compte, la place des mots, leur choix : je veux dire ceci, seulement de par sa sonorité, ou son caractère imprévu, son contexte habituel, le mot que j'emploie, parfaitement justifié, fera néanmoins comprendre tout de travers ou seulement différemment ou sur un autre plan.

Je commence à me demander s'il faut absolument lutter contre les allitérations, les assonances ; parce qu'après tout les mots sont des onomatopées, le langage est finalement un bruit, je vois très bien une phrase représentée par les variations d'une sinusoïde sur un quelconque oscilloscope... Et là c'est de l'art graphique ! Cela a été exploité, d'ailleurs.

D'où le Proust hésitant entre écrire et la musique, composer, donc...

Écrit par : Sergio | 18/11/2015

____________________________________________________"parce qu'après tout les mots sont des onomatopées, le langage est finalement un bruit, je vois très bien une phrase ..."
ARTICULATIONS

"Et go to go and go
Et garce !
Sarcospèle sur Saricot,
Bourbourane à talico,
Ou te bourdourra le bodogo,
Bodogi,
Croupe, croupe à la Chinon,
Et bourrecul à la misère."

Henri Michaux - La nuit remue.

Écrit par : christiane | 18/11/2015

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C'est cela, c'est cela, c'est cela ; et cela prend des airs de comptine, par le rythme, par une sorte de système paradigmatique des phonèmes (= i se ressemblent, ils forment une sorte de famille), par ces mots à consonance peut-être pas humoristique mais au moins hypocoristique.

Après reste à attaquer la grande musique...

Et à sortir de l'expérimental, c'est-à-dire faire en sorte que cela soit lisible ; on lirait sans comprendre, comme un traitement, quoi... Là comme révolution...

Écrit par : Sergio | 19/11/2015

Oui, on peut s'amuser avant que plus rien n'ait de sens et que les mots et les sons deviennent trop lourds pour les soulever. Alors il reste le silence et le temps qui passe cahin caha comme une vieille haridelle bien fatiguée.
Bonne journée sur cet autre poème de Michaux le triste :

PENSÉES

"Penser, vivre, mer peu distincte ;
Moi - ça - tremble,
Infini incessamment qui tressaille.

Ombres de mondes infimes,
ombres d'ombres,
cendres d'ailes.

Pensées à la nage merveilleuse,
qui glissez en nous, entre nous, loin de nous,
loin de nous éclairer, loin de rien pénétrer ;

étrangères en nos maisons,
toujours à colporter,
poussières pour nous distraire et nous éparpiller
la vie."

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Quelle plaie cet Henri Michaux ! Tout ce qu'il dit est incompréhensible ... A la limite du ridicule ! On lui pardonnera parce qu'il faut des poètes, comme il faut des souris et des chats, ça fait bien dans le décor, mais nom de dieu : c'est nul, ce poème ! NUL !

Écrit par : le Fantôme..... | 19/11/2015

Tu me gonfles un max, fantôme !

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Christiane, je ne veux pas vous faire de peine, mais je suis d'accord avec le Fantôme, la poésie d'Henri Michaux, bof bof bof...

Mais puisque vous semblez l'aimer, et pour rire un peu :
LE GRAND COMBAT
Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle ;
Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s'emmargine... mais en vain
Le cerveau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
Fouille, fouille, fouille,
Dans la marmite de son ventre est un grand secret. Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs;
On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne
Et on vous regarde,
On cherche aussi, nous autres le Grand Secret.

« Papa, fais tousser la baleine », dit l'enfant confiant.Le tibétain, sans répondre, sortit sa trompe à appeler l'orage et nous fûmes copieusement mouillés sous de grands éclairs.Si la feuille chantait, elle tromperait l'oiseau.

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

-------------------------------------------------------------Lucy,
je baigne depuis des années dans l'écriture de ce poète fragile, mal dans sa peau. "J'écris pour me parcourir..." dit-il. Explorateur de son être jusqu'à la dérision de son héros "Plume". C'est comme un double pour moi, une ombre légère et familière. Je m'installe dans son écriture et je suis bien avec mon jumeau de plume.
Aussi, quand "le fantôme" le juge nul, c'est comme si je n'existais plus. Difficile d'expliquer cela... c'est comme lorsque que P.Edel parle passionnément de son double "Stendhal".
Moi, j'ai choisi cet être vulnérable et ses pattes de mouche sur feuille blanche. Je suis bien avec lui.
Le premier poème est un jeu pour faire écho à celui esquissé par Sergio, comme "Le grand combat". Mais le deuxième et cette pensée fuyante, cendres de mots, me touche infiniment, là où ça fait mal.

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Christiane, ce n'est pas en étant vulgaire avec un ami cher, qui vous vénère comme un phare de la pensée balkanique, que vous lui ferez aimer Henri Michaux et ses balbutiements d'autiste verbeux !!!

Écrit par : le Fantôme..... | 19/11/2015

---------------------------------------------------------------- Oui, excuse. J'ai été blessée. Je ne vous demande pas d'aimer. C'est mon île de Porquerolles, mon enfouissement.

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Christiane, tout en ne le partageant pas du tout je respecte votre choix , mais comme poète mal dans sa peau, il me semble que l'on peut placer en premier Baudelaire.

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

------------------------------------------------------------------Pour vous, fantôme, cette pensée de Michaux :
"Jusqu’au seuil de l’adolescence, il formait une boule hermétique et suffisante, un univers dense et personnel et trouble où n’entrait rien, ni parents, ni affections, ni aucun objet, ni leur image, ni leur existence, à moins qu’on ne s’en servît avec violence contre lui."
Voilà.

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Christiane, ne tenez pas compte de mon dernier commentaire, ça fait trop bateau. Je sais bien qu'on navigue sur une mer agitée depuis le début, mais quand même...

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

Lucy,
Je n'ai que deux livres de Michaux achetés en 1972. "La nuit remue" et "Plume" -précédé de "Lointain intérieur". Lus, relus. Je n'ai jamais voulu en acheter d'autres, lire des revues sur son œuvre. Et j'ai regardé longuement ses dessins dans des expos.
Je me suis fait de ces livres un univers, une cabane où je me sens bien. Peut-être que si je lisais d'autres livres de lui je serais obligée de prendre du recul. Là, j'ai inventé un Michaux qui m'aide à vivre en l'isolant des rumeurs des critiques littéraires. Une île au milieu de ma bibliothèque. Je fonctionne comme cela avec ma façon d'inventer mes auteurs préférés. Un vrai critique littéraire me taperait avec un bâton comme dans le théâtre de Guignol, me traitant de faussaire ! C'est égal.
Baudelaire (que j'apprécie tant) n'a pas cette vulnérabilité. Le héros "Plume" de Michaux est tellement précaire, sans identité, livré au hasard comme une bulle au vent, projeté dans un monde absurde où il ne trouve pas sa place, un monde griffu où il doit tenter de survivre, (luttant aussi contre ses propres démons). Il résiste au désir de mourir ou de dormir - c'est pareil : un effacement. Plume donne le sentiment d'une inadaptation totale à ce monde. Il est divisé, écartelé entre ses moi contradictoires, s'effondrant, se relevant en équilibre toujours instable, titubant comme pris de vertiges. Seule la métamorphose ou la fuite lui assurent une possibilité de continuer à vivre.
C'est à ce Michaux que je pense quand mon "fantôme" le traite de nul. Ce n'est pas grave. Il ne faut jamais ouvrir sa cabane car on peut alors nous voler nos rêves...

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Christiane, méfiez-vous, les fantômes se faufilent partout ! Les portes fermées ne les arrêtent pas... Et méfiez-vous des îles aussi, voyez ce qu'en fait Houellebecq...

Allons rêveuse Christiane, je vous laisse avec Plume... au plafond.

"Dans un stupide moment de distraction, Plume marcha les pieds au plafond, au lieu de les garder par terre. Hélas, quand il s'en aperçut, il était trop tard. Déjà paralysé par le sang aussitôt amassé, entassé dans sa tête, comme le fer dans un marteau, il ne savait plus quoi. Il était perdu. Avec épouvante, il voyait le lointain plancher, le fauteuil autrefois si accueillant, la pièce entière, étonnant abîme. Comme il aurait voulu être une cuve pleine d'eau dans un piège à loups, dans un coffre, dans un chauffe-bain en cuivre, plutôt que là, seul, sur ce plafond ridiculement désert et sans ressources d'où redescendre eût été autant dire se tuer. Malheur ! Malheur toujours attaché au même... tandis que tant d'autres dans le monde entier continuaient à marcher tranquillement à terre, qui sûrement ne valaient pas plus cher que lui. Si encore il avait pu entrer dans le plafond, y terminer en paix, quoique rapidement, sa triste vie. Mais les plafonds sont durs, et ne peuvent que vous « renvoyer », c'est le mot. Pas de choix dans le malheur, on vous offre ce qui reste. Comme désespérément il s'obstinait, taupe de plafond, une délégation du Brend Club partie à sa recherche, le trouva en levant la tête. On le descendit alors, sans mot dire, par le moyen d'une échelle dressée. On était gêné. On s'excusait auprès de lui. On accusait à tout hasard un organisateur absent. On flattait l'orgueil de Plume qui n'avait pas perdu courage, alors que tant d'autres, démoralisés, se fussent jetés dans le vide, et se fussent cassé bras et jambes et, davantage, car les plafonds dans ce pays sont hauts, datant presque tous de l'époque de la conquête espagnole. Plume, sans répondre, se brossait les manches avec embarras."

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

Oh Christiane est donc un célèbre faussaire ?! ;)
J'aime beaucoup cette liberté que vous avez prise...jusqu'à (ré)inventer des auteurs.

Concernant le Rivage des Syrtes, je dois reconnaître ne pas avoir pu le terminer. Lu trop tôt ? Au mauvais moment ? Immédiatement, sa prose - aussi belle, vraiment, soit-elle - m'a accablée. Je chéris les auteurs qui n'ont pas besoin de préciser "une silhouette vigoureuse et cependant assez gracile" immédiatement suivi de "cette légèreté élastique et silencieuse", mais qui par un évènement dans la narration, une atmosphère, un dialogue que sais-je, imposeront tous ces éléments comme allant de soi, ne pouvant être autres dans l'esprit du lecteur.

Et même je me souviens avoir abandonné la lecture de Murakami pour un paragraphe ( quelle injustice ) : ce paragraphe expliquait tout de la pensée du héros, pensée restée merveilleuse et énigmatique dans une nouvelle de Mishima; la phrase est : "La gloire ou la disparition du monde".

Christiane, je rejoins donc votre club des lecteurs abracadabrantesques si vous le permettez ;)

Écrit par : Chiara | 19/11/2015

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J'ai peut-être encore fait une bourde... J'ai choisi ce passage de Plume, pas par dérision, mais parce que je le trouve joli.

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

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Triste, triste d'avoir abandonné Murakami, avec Kafka, sur le rivage, et sans Syrtes ! C'était pourtant bien.

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

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Lucy et Chiara,
Superbe et dérisoire ce Plume au plafond ! Merci.
Quant à réinventer mes auteurs, je crois que c'est par inadvertance, une forme d'écriture mentale. Je lis et en surimpression je lis une autre langue, d'autres mots. Parfois ça dure pendant plusieurs pages et quand je reviens au livre je suis obligée de faire un bond en arrière pour reprendre la vraie lecture là où je l'ai... délaissée.
Une sorte de dédoublement involontaire quand le livre, soit me passionne vraiment, soit m'ennuie.
Plus tard, quand j'évoque avec des amis le livre que j'ai aimé lire, beaucoup me disent : - ah bon, tu as lu ça toi ? Bizarre...
C'est plus confortable avec mes toiles préférées, là chacun perçoit comme il peut. Je lis des livres comme j'habite une exposition, d'une façon... pieds au plafond.
Franchement, ce n'est pas sérieux du tout mes lectures imaginaires. Faire un petit trou dans la langue de l'écrivain. Entrer par ce petit trou dans son livre, y découvrir des merveilles. Ressortir, coller une rustine et sourire au livre et à l'auteur.
Je crois que c'est de cette façon que j'ai leurré mes parents à l'âge de l'apprentissage de la lecture, avec des trompe-l’œil. J'ouvrais le livre sensé contenir la lecture à préparer à la maison, je suivais du doigt un texte imaginaire et je lisais l'histoire que j'aurais voulu voir écrite dans le livre de classe. Parfois je semblais hésiter sur un mot, introduisant un mot imaginaire et levant le nez du livre j'en demandais l'explication. Comme mes parents ne voulaient pas avoir recours au dictionnaire (car mon père y faisait sécher des timbres de collection) et qu'ils étaient très occupés, ils inventaient une définition précaire qui me ravissait.

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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Lucy, je ne sais pourquoi Murakami m'appelle incessamment sous peu ;).

Quelle belle anecdote de vos lectures d'enfant Christiane ! Merci.

Écrit par : Chiara | 19/11/2015

Chiara,
c'était si facile. Ils écoutaient la mélodie des mots en pensant à autre chose. A l'époque, dans les petites classes on nous faisait débiter des textes insipides, artificiels, construits sur des séries de mots ou de graphies à mémoriser. Je m'ennuyais. j'inventais. Ma famille péchant par défaut de réalité, nous naviguions à vue sur des faux-semblants, chacun dans sa bulle.
Qui est Murakami pour vous deux ? Quel chemin ouvre-t-il ?

Écrit par : christiane | 19/11/2015

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avoir recours au dictionnaire
Écrit par : christiane | 19/11/2015

J'avais inventé le moyen de me faire peur à bon marché ; évidemment il fallait l'absence des parents, ce qui en rajoutait encore. Dans la bibliothèque j'avais repéré un Larousse en deux volumes, d'un format considérable, sans doute dans le but d'y trouver des dessins de châteaux-forts, de chevaliers puissamment blindés et tutti quanti. Je tombe sur la planche des serpents ! Ha l'horreur ! Un quart de mètre carré de serpents... Je reclaque le truc, mais alors, comme dans un film ! C'était vraiment la terreur... Et puis j'y suis retourné ; chaque fois je reclaquais au bout d'un dixième de seconde... Un jour j'ai commencé à pouvoir rester, à regarder ces atrocités grouillantes ; mais vraiment pas tout de suite !

Sinon i sont tellement forts, vos coms, que je sais même plus quoi dire...

Écrit par : Sergio | 19/11/2015

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Christiane, Glenn Gould, dans les petites classes, faisait exprès de chanter à contre temps pour échapper aux fadaises débitées...Et son institutrice de l'époque de se mettre en colère ! Quel personnage exceptionnel.

Pour Murakami, je vous dirai après lecture Christiane. Il me lorgne depuis l'étagère et se rapproche de plus en plus...peut-être même est-il descendu d'un rayon de bibliothèque !

Magnifique anecdote Sergio, je peux sentir votre frayeur et le courage qu'il fallut à l'enfant pour rouvrir le dictionnaire à la page des monstres...jusqu'à devenir un jeu frayeur instantanée ...et puis un jour "même pas peur" ?

Écrit par : Chiara | 19/11/2015

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Ah, les serpents, les araignées, les insectes grouillants.
Quelques années dans mes premiers postes en Normandie ont sorti pour moi ces "moches" des planches des dictionnaires (Mais j'aime le geste de Sergio claquant le livre pour ôter de sa vue cette tentation délicieuse d'avoir peur).
Donc, instit en Normandie, dans une classe unique de village, je vivais au milieu d'enfants espiègles et dégourdis, attrapant à pleines mains ces horrifiques bestioles. Un jour leur ayant demandé s'ils avaient vu une taupe de près - moi je ne voyais que les taupinières- l'un d'entre eux (9 ans) m'apporta un matin un petit seau empli de cadavres de taupes. Il avait, avec l'aide de ses frères, piégé et bastonné ces pauvres bêtes pour "faire plaisir à la maîtresse et pour que chaque élève ait la sienne". Horreur et damnation ! Il n'y a que moi qui étais terrifiée. Nous les avons enterrées dans le petit bois proche. Et le plus grand, après avoir demandé, doigt levé, la permission (incongrue pour la laïque que je défendais mordicus) de bénir le lieu "comme pour un vrai enterrement" et je l'entendis prononcer ces mots surprenants : "Le père, le fils. Ainsi soit-il, Ahmed !", le tout accompagné d'un très approximatif signe de croix qui ressemblait à une mesure à deux temps.

Écrit par : christiane | 19/11/2015

Pour Glenn Gould, je crois que cette manie lui est restée mais là c'est pour dire sa joie !
https://www.youtube.com/watch?v=qB76jxBq_gQ

Écrit par : christiane | 19/11/2015

Bonjour, je suis une vraie lola, la vraie lola; je n'ai encore RIEN posté, je suis emberlificotée dans des réalités qui ressemblent à de mauvais rêves; vous lire est un régal, Michaux est pour moi inépuisable; il faut dire que le 1° texte de lui que l'on m'avait offert était "Paix dans les brisements" ....écrit sous l'influence de la mescaline....
Un travail fou qui n'a rien à voir avec la littérature . Je suis muette , partout. Mais des lolas ont pointé leur nez, qui ne sont pas moi. Quelle importance . J'admire Sergio qui doit être polyglotte, et qui a oublié d'être pédant; comme c'est bon ! parler des textes ou des auteurs qu'on aime ,sans claquer 10 pages de biblio!
J'attends le facteur qui m'a donné RV pour "les étrennes" et m'a gardé plein de calendriers avec des voiliers; quel chic type, j'ai prévu pour lui de la pâte d'amande dans des dattes fourrées, en échange de voiliers de rêve, il faut bien ça.
Je vous lis, par grandes rasades. Joyeuses lectures ( Gracq, c'est un peu "empâté, les "Tartares" c'est nettement plus mieux) A plus.Lolaa

Écrit par : lola | 19/11/2015

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"Kafka sur le rivage", c'est un conte de fées... enfin il n'y a pas de fées mais du fantastique. C'est la rencontre et l'errance d'un adolescent et d'un vieillard qui ne cherchent pas la même chose mais qui la cherchent ensemble, c'est poétique et attendrissant, et exotiquement japonais sauf que .... d'après le professeur Miura, si Murakami a tant de succès auprès des étrangers c’est parce que c’est "un auteur japonais qui écrit des romans américains" !!!

J’ai aimé et je vous livre un passage de la critique de Newsweek : « Finir Kafka sur le rivage équivaut à sortir d'un magnifique rêve : rien n'a vraiment changé, mais on regarde le monde d'un oeil tout neuf. »

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

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A propos de dictionnaire : depuis mes 5 ans (avant je ne me souviens pas), le petit Larousse illustré faisait le 4e à table. Mon père adorait les dictionnaires et les encyclopédies et ne manquait pas une occasion de les ouvrir devant moi, il trouvait toujours quelque chose à rechercher. Moi ce que je cherchais c'était les planches (en noir et blanc à l'époque) représentant les tableaux les plus célèbres, j'étais fascinée par le Saint-Sébastien de Mantegna si stoïque avec toutes ces flèches dans le corps et il ne saignait même pas !

Écrit par : Lucy | 19/11/2015

"Ah, les serpents, les araignées, les insectes grouillants."

Symptômes connus.
Voir Wiki à l'article "delirium tremens".

Écrit par : pado | 19/11/2015

---------------------------------------------------------------Oui, Pado, comme dans "Police Python 357" (film d'A.Corneau) où Y.Montand interprète l'inspecteur M.Ferot, alcoolique en pleine crise de "delirium tremens" dans une scène magnifiquement jouée. Il voit sa chambre envahie de serpents, d'araignées et autres... adorables petites bêtes.
Mais, en Normandie, premier lieu de ma vie professionnelle, inhabituel pour moi, (citadine jusqu'à mes 15 ans), de vraies araignées, des couleuvres, des guêpes, des fourmis étaient à la fois étonnement et phobie. Pas pour mes petits élèves.

Écrit par : christiane | 19/11/2015

Christiane, ne confondez-vous pas avec "Le Cercle rouge" ?
Je crois bien.

Écrit par : pado | 19/11/2015

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Il y a un Richard Millet serpentin : aux prises avec un autre gugusse taillé deux fois comme lui devant tous les gamins du village, il est en voie de se ramasser une bonne décoction lorsqu'il avise, dans une souche meublant leurs ébats, une vipère ; il la brandit au nez de l'autre qui, moins rural et, partant, moins habitué, tourne casaque et court encore...

La communauté des godelureaux a accepté cette victoire insolite fermez le ban...

Écrit par : Sergio | 20/11/2015

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et puis un jour "même pas peur" ?
Écrit par : Chiara | 19/11/2015

Ben après j'ai augmenté mes crimes ! A la cave j'ai découvert une armoire renfermant des mètres cubes de livres de poche ; je prenais n'importe quoi... Seulement à la baraque pour les lire fallait quand même pas pousser la cruche à l'eau ! J'en embarque un au lycée, un jeudi matin ; le mieux pour bouquiner c'est encore pendant les cours on est assis comme dirait Coluche. Première heure, russe : c'était un tel pandémonium que personne s'est occupé de moi ! Le Pont de la rivière Kwaï, c'était. Ensuite maths : là c'était une autre chanson, silence monolithique, tables espacées pour permettre les tirs de mitrailleuse... J'ai dû tenir à bouquiner le Pont dans les quarante-cinq minutes, moins que la chèvre de monsieur Seguin ; à ce moment-là, poiré ! Ma mère, comme dirait Boug...

Arrivé à l'âge adulte, on en reparlait encore, du Pont de la rivière Kwaï...

Écrit par : Sergio | 20/11/2015

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La Vie de Sergio ... ça fait rêver ! Enfin, ceux qui comme moi ont eu une enfance normale, heureuse, banale...

Écrit par : le Fantôme..... | 20/11/2015

----------------------------------------------------------------"ne confondez-vous pas avec "Le Cercle rouge" ?"
C'est possible, Pado. C'est une scène hors du film qui m'avait marquée, prodigieusement interprétée. Je revois Montand aux prises avec un délire grouillant, reculant dans un coin de la pièce, assailli d'animaux imaginaires. (Enfin, il a bien fallu les sortir du néant pour les filmer. Un travail de surimpression ?) Ce dont je me souviens, c'est qu'il lutte contre cet alcoolisme pour reprendre son métier et pouvoir manier à nouveau une arme et redevenir un tireur d'exception. Est-ce dans "Le cercle rouge" de Melville, le dernier film tourné par Bourvil ? Des acteurs inoubliables : Delon, Bourvil, Montand, Gian Maria Volonté.
Je garde en mémoire la citation d'ouverture qui donna son titre au film :"Quand les hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents ; au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. "

Écrit par : christiane | 20/11/2015

----------------------------------------------------------------Sergio,
Vos lectures de contrebande sont irrésistibles et la vipère de R.Millet brandie à la tête des petits citadins aussi.

Écrit par : christiane | 20/11/2015

"Se" , c'est "Sergio", écourté par les mystères de l'envoi !

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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Lucy, quand vous écrivez : "j'étais fascinée par le Saint-Sébastien de Mantegna si stoïque avec toutes ces flèches dans le corps et il ne saignait même pas !" j'ai le souvenir d'un corps d'homme terriblement sensuel et attirant. Il semble en pleine extase comme si ces flèches étaient tirées par Éros lui-même.

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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Ah, Lola,
la fête est complète ! je retrouve votre façon singulière de cravacher les mots et ce rire qui fait des ondes sous leur peau.
Oui, il y a un réel plaisir à s'ébrouer ici, laissant les mots s'éparpiller au gré des conversations qui ne se prennent pas au sérieux afin que le silence pour les choses graves ait le temps de germer, afin qu'on ne réagisse pas comme Matamore avec des paroles inconsidérées, en fanfaronnant.
La peur et la fuite, le sauve-qui-peut ne sont pas des conduites honteuses dans ces scènes terribles vécues par tant la semaine passée. Tout doit être alors si rapide, si instinctif.
Après...
le silence, la réflexion pour ne pas se déshumaniser sont alors essentiels et la lecture, la vraie, est alors l'occasion de prendre des distances avec l'enfer de l'actualité, de se réserver une possibilité d'être encore ouvert à la rencontre, au dialogue, à l'espérance folle (comme le chantait Béart).

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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Lucy,
je découvre votre commentaire sur "Kafka sir le rivage" de Murakami. Je l'ai réservé en Poche. Merci.

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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Sergio, petit coquin, j'ai compris ce qui a fait fuir le gugusse : vous teniez une "vipère lubrique" !

Pour les cours de maths, normalement il suffit de mettre le livre de maths sur le livre de poche, c'est ce que je faisais...

Christiane, j'espère que vous aimerez Kafka et son rivage et je confirme : Sébastien est sensuel... et l'espace ici : consensuel... enfin oui, on a plaisir à "s'y ébrouer" !

Écrit par : Lucy | 20/11/2015

"comme dans "Police Python 357" (film d'A.Corneau) où Y.Montand interprète l'inspecteur M.Ferot, alcoolique en pleine crise de "delirium tremens" dans une scène magnifiquement jouée." (christiane)

Eh non, christiane, c'est dans Le Cercle rouge.

Écrit par : Renseignements cinéphiliques | 20/11/2015

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eh oui, Pado, qui sait tout, l'a écrit plus haut.
Vous avez raison.

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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Pour les cours de maths, normalement il suffit de mettre le livre de maths sur le livre de poche, c'est ce que je faisais...
Écrit par : Lucy | 20/11/2015

Oui mais je risquais de comprendre un peu les maths c'est des situations instables... Sinon aucun risque ! Je crois qu'elle était très forte, agrégée même, mais également très jeune, ce qui fait que ses maths c'était un peu du Henri Michaux.

On se débattait comme on pouvait... Un jour c'était une démonstration essetraordinaire qui passait par un point, k1 ; silence majestueux... J'avais un copain, une âme damnée ; le silence il l'a crevé :

- L'oeil était dans la tombe et regardait k1...

Écrit par : Sergio | 20/11/2015

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k1 ! j'aime beaucoup !

Écrit par : christiane | 20/11/2015

J'ai du k6 dans ma k7.

Écrit par : conteneur de fruits rouges | 20/11/2015

_______________________________________________Vous avez du k6 dans votre k7 ? Avez-vous un frère qui enregistre des bêlements d'agneau sur la sienne ? Si c'est le k, vous êtes parti pour une longue errance qui vous mènera au tombeau (dixit Hugo), car par jalousie vous allez l'occire, messire.

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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et sur la K7 on entend la Belle de K10 ?

https://www.youtube.com/watch?v=gbn-1o3VWHw

oui d'accord, c'est un peu vieux...

Écrit par : Lucy | 20/11/2015

_______________________________________________La belle de k10 ? De quoi changer l'histoire de Caïn et Abel... Le pacha, s'il a un lecteur de k7, préfèrera, peut-être se contenter de k6. Que ferait-il de cette belle de k6 après avoir essuyer l'impertinence et la désobéissance d'Eve ? Une ça va, deux... bonjour les dégâts ! De plus il a coupé le pommier - de rage - peut-être pour faire la place à un plant de k6. Mais là c'est Abel qui va être jaloux et tuer Caïn. La bible sera à réécrire comme le poème d'Hugo !
...Abel," ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement." etc, etc...

Écrit par : christiane | 20/11/2015

" Papa fais tousser la baleine..." Gentille, Lucy
d'avoir rappelé ce poëme de H.M. Trempée, chers amis, jusqu'aux os..2 baleines dans le ciel, aujourd'hui
Pour fêter les hypocoristiques moutons des Lalanne et Diane dans son bain, je vous envoie cette berceuse que chante Atahualpa Youpanki ,si mélancolique et si tendre

Duerme duerme negrito
que tu mama està en el campo
Negrito
Duerme duerme negrito
que tu mama està en el campo
Negrito

Te va a traer cordonices para ti
Te va a traer rica fruta para ti
Te va à traer carne de cerdo para ti
Te va a traer muchas cosas para ti

Y si el negro no se duerme
Viene el diablo bianco

Ecoutez sur youtube le divin Atahualpa la chanter...
une grande noblesse et une étonnante douceur.
Lolaa [dors dors petit noir, ta maman est aux champs petit noir...]

Écrit par : lola | 20/11/2015

"Atahualpa Youpanki "
P'tain, c'est pas que j'étais monstre fan de sa musique, mais son nom me faisait tellement rêver que je me sentais obligé d'écouter et d'aimer.

Un peu comme Dar es Salam, Lourenço Marques, Machu Pichu ou Valparaiso en géo.

C'est chouette un nom qui chante tout seul.

Écrit par : pado | 20/11/2015

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pour Pado
https://www.youtube.com/watch?v=0Jo5mBZZGqU

Écrit par : christiane | 20/11/2015

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Diane au bain, Diane au bain... Boucher ? Yess... Et en quadrichromie !

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

Une question juste pour savoir, Sergio. Ça ne change en rien l'intérêt qu'on peut avoir pour votre blog, mais est-ce que vous êtes toujours d'extrême-droite ?
Il n'y a plus le site du Front National dans votre liste de blogs, mais il y en a des pas piqués des vers quand même.

Écrit par : La communauté des internautes | 21/11/2015

mon premier slip à la bourse

plus l'ours et le singe de l'édition, dans l'internet y'a sergio qui introducingue le kangourou..l'argent ne fait pas l'bonheur..que le cul qui donne le vrai frisson dla mort..et faut surtout pas quce soit acheté ! sinon c'est pus comme les chiens

Écrit par : bouguereau | 21/11/2015

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Sergio vient de recevoir sa carte du FRONT VAGINAL, notre nouveau parti de rassemblement pour la division, le parti du redressement de nos mâles valeurs, dont le slogan :
"On pique ! On nique ! Puis on explique !"
attire de plus en plus ceux que désespère la logorrhée foireuse des partis traditionnels ...
(quelque chose me dit que je vais heurter, sans le vouloir, la sensibilité de Christiane que j'adore ... tant pis ! Le Parti d'abord ...)

Écrit par : le Fantôme..... | 21/11/2015

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d'extrême-droite ?
Écrit par : La communauté des internautes | 21/11/2015

A deux K. Pi près ! On me le dit de temps en temps, ce coup des "derniers weblogs mis à jour " ; je sais même pas si je peux physiquement le supprimer ; puis ça peut me faire des visites sympa, une fois un gars qui connaissait la gare de Canfranc, ce qui n'est pas très couru, on a taillé une bavette quelques jours...

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

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faut surtout pas quce soit acheté !
Écrit par : bouguereau | 21/11/2015

Houi mais si on achète à crédit on recommence, alors ? Faut toujours peser soupeser...

Mais les Saatchi c'était coriace très vraiment : c'était la pleine période de la com, ils avaient des succès divers, mais le titre s'obstinait par terre ! Misère...

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

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carte du FRONT VAGINAL
Écrit par : le Fantôme..... | 21/11/2015

Ca devenait urgent ! C'est cela, la carte et le territoire... Sinon on peut être dévoré comme certaines bêtes, là...

Il y avait un Lauzier avec un front masculiniste ; mais le gus faut dire c'était pas trop l'Apollon du belvédère...

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

C'est quoi, des K. Pi ?

Écrit par : un nul | 21/11/2015

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Une erreur de Sergio : on ne dit pas à des K Pi près, dans l'armée, mais "à deux képis près"

Écrit par : le Fantôme..... | 21/11/2015

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Deux PI radians, pour être complet, c'est un cercle ; si on multiplie par K on tourne en rond K fois, et si K = 1/2 on n'a plus qu'un demi-cercle donc on est diamétralement opposé au FN...

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

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Mais si on tourne de K=1/3, alors, on tombe pile sur les Ecolos et la grosse vache ? ... beurkk !

Écrit par : le Fantôme..... | 21/11/2015

Et merdre Sergio !
Boby, pas Bobby.
Même sur la rdl tu ne dois pas déconner.

Écrit par : pado | 21/11/2015

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Boby, pas Bobby.
Écrit par : pado | 21/11/2015

Et j'ai plus de blanc ! Personne l'a vu au moins ? Je vais envoyer une katiba faire sauter le serveur... Subito !

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

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K=1/3, alors, on tombe pile sur les Ecolos et la grosse vache ? ... beurkk !

Ben... En le faisant en développement limité on peut peut-être déraper un peu...

Écrit par : Sergio | 21/11/2015

Je ne sais pas quelle était l'état de Chambord au XVIeme siècle, mais il faut se rappeler que, au temps des Valois, ou la Cour se déplaçait l'on se contentait de de tapisseries sur les murs et de quelques meubles dans les appartements royaux. En somme, on n'était pas obligé de meubler tout le volume et sans doute privilégiait-on des meubles assez légers...La leçon n'était pas encore oubliée lors des derniers déplacements de la Cour dans le Val de Loire au Dix-Septième siècle.
Bien à vous.
MC

Écrit par : Court | 22/11/2015

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Oh, M.Court,
joie de vous lire ici. Mes voisins du dessous pendant la crémaillère, c'est un peu difficile de lire ou de dormir !
Ce château de Chambord était donc un château de voyage, un peu vide... Notre regard sur la passé est souvent pesant. Notre quotidien s'y projette.

La musique de ces jeunes est surtout - volume à fond - faite de basses, de pulsations, de martellements. C'est une fête bruyante, joyeuse comme si le reste de l'immeuble n'existait pas. Un petit mot dans l'ascenseur et voilà, tout est dit ! Les murs en tremblent. Que ne sont-ils à Chambord !

D'où vient l'expression "pendre la crémaillère" et cette coutume ?

Je suis descendue les voir, espérant qu'ils remplaceraient la techno par quelque violoncelle... C'est raté ! mais ils sont souriants, beaux, heureux, hors du temps... vivants... mais bruyants.

Bon, j'espère que vous reviendrez nous parler de Chambord ou d'ailleurs. Chez P.Edel, je m'attarde moins. Les fausses adresses mail sont refusées (c'était l'idée de Pado) alors j'utilise les adresses de mes amis. Ça passe, un temps très bref... et des pseudos portés par l'humeur du moment. Je n'ai jamais vu un tel blog dont les lignes de défense soient pires que la ligne Maginot , dans l'espace commentaire ! J'ai vu que beaucoup d'amis ont abandonné, las de voir leurs commentaires s'effacer aussitôt qu'envoyés. C'est ainsi. On s'habitue. On lit et on passe. Mais Isis, c'était bien beau. De quoi sortir Osiris de son sarcophage !

Écrit par : christiane | 22/11/2015

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"Je suis descendue les voir, espérant qu'ils remplaceraient la techno par quelque violoncelle... "

Elle n'est pas adorable, notre Christiane ? Elle allie utopiquement la fête d'adolescents bourrés, pétés, enfumés, binaires, avec le son d'un violoncelle : l'image qui me vient à l'esprit c'est De Gaulle chantant du rap à Colombey, tante Yvonne en legging jeans !

Écrit par : le Fantôme..... | 22/11/2015

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MC : Il n'y avait pas de meubles dans les châteaux. C'est pourquoi dans certains châteaux, remeublés par leurs propriétaires, on trouve des meubles pliants tels des tables à jouer et des toilettes de voyage...

Napoléon, grand voyageur, avait son "palais mobile" :

http://passementeriedp.canalblog.com/archives/2015/10/01/32712615.html

Écrit par : Lucy | 22/11/2015

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Christiane, au Moyen Âge, et même dans le temps (il y a longtemps, longtemps...) chez mes grands-tantes campagnardes, on faisait la cuisine dans la cheminée. Il y avait une sorte de trépied où on pouvait posait la marmite, mais aussi et surtout une crémaillère qui descendait de et dans la cheminée et à laquelle on pouvait accrocher l'anse des marmites, plus ou moins haut selon que l'on voulait faire bouillir ou juste tenir au chaud.

Lorsque qu'une maison était terminée, la dernière chose que l'on posait était la crémaillère et pour l'occasion, on invitait tous les gens qui avaient participé à la construction pour un dîner, d'où l'expression "pendre la crémaillère" pour dire que l'on inaugure la maison en invitant ses amis.

Écrit par : Lucy | 22/11/2015

on pouvait POSER la marmite....

Écrit par : Lucy | 22/11/2015

Mais oui, Fantôme, j'y croyais à l'alternance de musique ! Ma robe de chambre sent encore la cigarette d'avoir bavardé quelques minutes dans l’entrebâillement de la porte. Ils m'ont bien proposé un verre de vin mais à deux heures du matin, je n'en avais pas trop envie. Je suis donc remontée en soupirant et j'ai fini la nuit-aube avec des boules Quiès dans les oreilles !
Une "crémaillère" avec Schubert, Bach, Schumann et Pablo Casals, Rostropovitch au violoncelle ou la fougueuse Martha Agerich jouant Chopin, cela aurait été si beau... J'aurais ouvert grand les fenêtres !

Écrit par : christiane | 22/11/2015

"Lorsque qu'une maison était terminée, la dernière chose que l'on posait était la crémaillère et pour l'occasion, on invitait tous les gens qui avaient participé à la construction pour un dîner, d'où l'expression "pendre la crémaillère" pour dire que l'on inaugure la maison en invitant ses amis."
Ah, merci, Lucy.
Je crois qu'il n'y avait pas de soupe chez mes voisins, ni âtre, ni bûches dans une cheminée.
C'est très beau cette histoire car elle est la trace du faire ensemble, d'un autre monde, d'un autre décor. Peut-être qu'il en était de même de ces jeunes voisins qui auraient pu inviter ceux qui les ont aidés lors du déménagement ? Beaucoup de jeunes louent un camion, font le tour des copains et emménagent dans l'amitié, les rires et les tours de reins !

Écrit par : christiane | 22/11/2015

Très bizarres et parfaitement écoeurantes ces histoires d'épandage volumineux de crémaillère.
Je suis rentré à Paris dimanche depuis le Japon, les gens subissaient encore les effets de la sidération, en début de semaine, je n'avais jamais travaillé dans de telles conditions de silence, d'atonie, même lorsque les parisiens décidaient de ne rien changer à leurs habiudes de fêtes, de mode de vie (la religion de l'installation en terrasse pour déjeuner ou prendre un verre), rentré chez moi à cinquante kilomètres au nord de la ville, les "provinciaux" étaient tout sourire (lors de croisements, grands gestes de merci dans les camionnettes et les voitures, les voisins causants, etc.), dans la grande métropole où j'étais les Japonais ont mis sur pied un hommage dans un petit local de la Fac à destination des francophiles kyotoïtes et des Français expatriés, ils nous ont servi un verre de vin rouge, c'était presque une ambiance funèbre de haute-couture, vous savez comment sont les Japonais dans ces situations...
Je prends la peinture de Sergio comme un Styx souterrain, un fleuve d'acides qui réchauffera les coupelles de saké lors de l'hommage officiel de vendredi prochain.
Après cette date, je comprendrais qu'on puisse "refaire du bruit" comme disent les activistes de toujours.
Giuliani avait offert une meilleure réponse à ce sujet (lors du 11 septembre 2001) que la morne et prévisible Hidalgo.
Je vais encore me faire des amies.

Écrit par : xlewm | 22/11/2015

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xlewm,
Quel contraste entre ce silence que vous portez et que vos amis ont préservé autour de vous et cette bruyante nuit que j'ai eu bien du mal à traverser mais moins à juger. Que sait-on de l'autre, des autres ? Qui sait comment ils ont vécu ce drame ? Peut-être avaient-ils besoin d'une musique à assourdir les bruits en eux ?
La mort provoque des réactions contrastées, surtout ce genre de mort. Les poissons sont dans la nasse, s'affolent, tournent sur eux-mêmes sans comprendre pourquoi la mer n'est plus aussi vaste et silencieuse. Des claquements d'écailles et d'eau. Les cris des hommes sur le pont du bateau.
L'essentiel c'est de ne pas perdre son silence intérieur.
Je lis, sur les conseils de Lucy un livre qui fait ce silence en moi : "Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami (traduit du japonais par Corinne Atlan (Belfond).
Il y a dans les toutes premières pages ces lignes qui cernent ce que je ressens :
"Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? Parce que cette tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-même, et rien d'autre. Elle vient de l'intérieur de toi. Alors, la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et entrer, et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repères dans l'espace ; par moments, même le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer."

Écrit par : christiane | 22/11/2015

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au temps des Valois, ou la Cour se déplaçait l'on se contentait de de tapisseries sur les murs et de quelques meubles dans les appartements royaux.
Écrit par : Court | 22/11/2015

Itou pour la suite, d'ailleurs, les premiers Bourbons, avec un exemple typique, Saint-Germain-en-Laye, pourtant bien proche de Paris : entre son caractère de "maison des champs", les chasses, à courre ou à vol (Luynes), et les brutaux "desserrements" occasionnés par les différentes phases de la sempiternelle lutte contre les Grands jusques et y compris la Fronde, les "bascules" du Louvre à Saint-Germain étaient encore relativement fréquentes ; cela pouvait même se faire en pleine nuit, avec des cortèges de carrosses dignes de la nationale sept, mais dans tous les cas, à l'arrivée, on avait amené au mieux un lit de camp pour le roi, quelques coussins pour la reine et la reine-mère (avec tous ces assassinats, il y avait toujours une reine-mère !) et c'était tout pour la logistique. Le reste, du duc au page ou à l'écuyer, ça ronquait comme des bons enveloppé dans son manteau à même la splendide marqueterie...

Écrit par : Sergio | 22/11/2015

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les "provinciaux"
Écrit par : xlewm | 22/11/2015

Dès que j'ai entendu "Paris", j'ai été surpris. Paris pour commencer, bien sûr ; mais ensuite ? Rien que pour montrer que... C'est le B.A.-BA du terrorisme, comme on dit...

Nouvelle analogie avec la fameuse menace soviétique qui avait en son temps fourni matière à nombre de fictions : dans l'une d'elles, on a droit à une bombe (atomique), et pour des raisons de stratégie mesurée ce n'est pas Paris mais une ville de l'Est ou du Nord, supposés populeux et industriels, un peu genre Saint-Dizier (où y a pas la moindre industrie sauf des pianos pour le compte d'une firme asiatique - mais qui ne s'appelle pas Yamaha... -).

En tous cas content de te "rlire" comme dirait Ferdine...

Écrit par : Sergio | 22/11/2015

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vous savez comment sont les Japonais dans ces situations...
Écrit par : xlewm | 22/11/2015

Non.
Jamais mis les pieds au Japon.

Écrit par : quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds au Japon | 22/11/2015

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Bonne nuit les petits !
(Je me suis tordu le genou dans un roulé-poulette au Dojo dans un stage d'aikido, cet après midi. Je souffre, seul, sans dieu, sans espoir, sans personne qui m'aime ...)

Écrit par : le Fantôme..... | 22/11/2015

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Je souffre, seul, sans dieu, sans espoir, sans personne qui m'aime ...)
Écrit par : le Fantôme..... | 22/11/2015

... mais avec un kiné, ce qui est bien pire...

C'est beau, l'aïkido* ! Soigne-toi bien...


* Déjà c'est plus beau que le sumo...

Écrit par : Sergio | 22/11/2015

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"Que sait-on de l'autre, des autres ?"

Rien.
Et d'ailleurs, dès que l'on a un peu de sagesse.... on s'en fout totalement !

Écrit par : le Fantôme..... | 22/11/2015

"Que sait-on de l'autre, des autres ?"
Rien.
Et d'ailleurs, dès que l'on a un peu de sagesse.... on s'en fout totalement !"
Écrit par : le Fantôme..... | 22/11/2015

Pas moi.

Écrit par : christiane | 22/11/2015

du duc au page ou à l'écuyer, ça ronquait comme des bons enveloppé dans son manteau à même la splendide marqueterie...

tu vois cque c'est qul'amour pour pas un rond jicé..même au chateau comme des chiens à la niche..sans robespierre t'étais à soigner tes excoriations et tes escarres sur la dure

Écrit par : bouguereau | 22/11/2015

Rien que pour montrer que... C'est le B.A.-BA du terrorisme, comme on dit...

dadidadoumchibidi l'probloc avec cricri c'est qu'elle danse pas..la danse gagne sur la littérature
https://www.youtube.com/watch?v=4zdoXgGnKdc

Écrit par : bouguereau | 22/11/2015

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Elle est belle cette chanson

Écrit par : christiane | 22/11/2015

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Robespierre on le compte comme premier président de la république, non ? Fassou c'est le vingt-quatrième j'ai lu...

- ben quoi les Yanks i comptent bien Ouachinetonne ! Faut dire que le Yank de la prairie...

Écrit par : Sergio | 22/11/2015

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Enfin, Christiane !!!! Les autres !... ce sont des figurants : uniquement des figurants ! Que vous importe qu'ils gagnent leur vie ou la perde ?

Écrit par : le Fantôme..... | 23/11/2015

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Difficile, Fantôme, de vous répondre. parfois ils s'effacent mais c'est impossible de vivre longtemps en autarcie. Ils reviennent avec leur bruit, leurs problèmes, leurs joies. Ils sont incompréhensibles, souvent égoïstes, querelleurs, moches ou beaux (qu'importe !) mais ils sont. Ils sont la vie. Sans eux le monde serait un enfer de solitude, une absurdité.
Ils sont des figurants, dites-vous. Oui, souvent (nous aussi) car ils n'osent pas être eux-mêmes, profondément différents. Une faiblesse les incite à se faire aimer, adopter. Instinct de troupeau. Chaleur de laine en ce monde de froidure.
Mais nous savons bien, vous et moi, qu'on naît seul, qu'on meurt seul. Qu'il n'y a rien avant et rien après. Et que si l'éternité nous était promise, elle ressemblerait à un pensum épuisant.
On donne pendant la traversée de la vie, après.... effacement mérité. Disparition totale.
Une joie, en cet après-midi d'hiver. Le soleil inonde la pièce. C'est la première fois que j'ai un appartement plein sud. Il est haut perché. J'habite donc en plein ciel avec pour horizon les toits de Paris, les nuages et parfois un long courrier qui laisse sa trace blanche, très haut.
J'ai un bon livre entre les mains dont je m'échappe à ma guise pour grignoter un peu de rien et de lumière.

Écrit par : christiane | 23/11/2015

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M'enfin Christiane, avez-vous oublié Sartre et son Huis Clos ? L'Enfer c'est les autres, donc les autres c'est l'Enfer ! D'ailleurs y'a qu'à voir ici ☻☻☻

La première fois que j'ai vu la pièce, j'avais 17 ans, c'était en Allemagne et en allemand ! Mes 'correspondants' m'avaient emmenés avec eux pour ne pas me laisser seule mais avec la conviction que je ne comprendrais rien du tout. Eh bien, malgré la faiblesse de mon allemand, j'ai tout compris, c'est dire si la pièce était "parlante".

Écrit par : Lucy | 23/11/2015

A part cela, bonne contemplation sur et sous les nuages, Christiane.

Je ne suis qu'au premier mais face à la fenêtre, je vois le bouleau qui ne se décide pas à perdre ses feuilles, les voitures qui passent tranquillement et tout à l'heure ce sera l'embrasement du ciel avec ses nuages rougissant et les lampadaires dont les lumières vont clignoter à travers les branches frémissantes. Et ce sera l'heure où j'irai retrouver mes autres du moment.

Écrit par : Lucy | 23/11/2015

_______________________________________________________Lucy,
"l'enfer c'est les autres !"
M.Court sur la RDL vient de réveiller en moi un souvenir qui me transforme en fauve !

Écrit par : christiane | 23/11/2015

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Mes 'correspondants' m'avaient emmenés avec eux
Écrit par : Lucy | 23/11/2015

Boh j'ai eu la Lustige Witwe ; ils étaient vraiment très gentils, mais finalement j'ai préféré "Neues vom Hexer" un après-midi entre boys avec mon correspondant lui-même... Là aussi c'était plus parlant ! Ou alors des trucs de chevalerie...

Écrit par : Sergio | 23/11/2015

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Sergio, mais la Lustige Witwe, ça m'aurait bien plu ! Mais ils ont dû me prendre pour une intello...

Écrit par : Lucy | 23/11/2015

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Allons ! vivre sans les autres, sans les figurants, ce n'est pas vivre en autarcie, c'est vivre en liberté !

Écrit par : le Fantôme..... | 23/11/2015

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Houi mais il faut faire ses saucisses et ses lentilles soi-même, comme irait D...

Écrit par : Sergio | 23/11/2015

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"Allons ! vivre sans les autres, sans les figurants, ce n'est pas vivre en autarcie, c'est vivre en liberté !"
et à qui parleriez-vous à cette heure ?

Écrit par : christiane | 23/11/2015

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Il y a des gueuloirs dans certaines basiliques, plutôt romanes, dont au moins une assez connue, je crois, en Auvergne (mais où ?) ; le son suit tout simplement une arcade, une voûte, et, même en chuchotant, c'est saisissant. Seulement il faut toujours être deux. Peut-être qu'en en tordant une, mais sans casser, hein, comme Dali, un peu à la manière du micmac enchevêtré des cornets à pistons, on pourrait se causer d'une oreille à l'autre ? Si on n'est pas d'accord évidemment c'est embêtant...

Écrit par : Sergio | 23/11/2015

on pouvait péter et dire que c'était l'voisin..c'est ça la civilisation serdgio

Écrit par : bouguereau | 24/11/2015

et à qui parleriez-vous à cette heure ?

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Écrit par : bouguereau | 24/11/2015

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"et à qui parleriez-vous à cette heure ?"

On se parle, la plupart du temps, à soi-même : surtout quand on a rien à dire !
PS : Bougboug, elle a de beaux yeux, ta sœur...

Écrit par : le Fantôme..... | 24/11/2015

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Ha j'avais jamais pensé qu'on puisse faire qu'une fesse à la fois ! C'est ça l'esprit analytique...

Écrit par : Sergio | 24/11/2015

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