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30/05/2015

Lights

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Le spectateur avisé pressentira immédiatement que ce n'est pas la place Stan, et ce à maint détail, par exemple les lanternes, qui sont les mêmes, et aussi les pavés, qui viennent comme chacun sait de Syldavie.

 

Ca se veut proustien, un peu comme au chalet de bois de Boulogne, mais sans le bois de Boulogne, qui s'est effondré jusqu'à l'autre extrémité de la galaxie. Il y a deux trois ans, Xlewm avait eu l'effrayant privilège d'assister à quelques phases gestatoires de cette terrifiante horreur, à l'époque presque encore potable vue de loin ; depuis, elle a empiré considérablement, toutefois ça va encore à peu près si on regarde pas l'écran, sauf bien sûr si on veut compter les pavés...

 

Il y a quand même un problème, c'est de savoir si c'est le soir ou le matin, mais au fond, topologiquement, c'est pareil !

Commentaires

Premier point : il me semble qu'on a déjà vu cette image sur ce même blog il y a un ou deux ans.

Deuxième point : j'espère que les commentaires seront plus décents que sous le dernier billet, où on a eu droit à toutes sortes de révélations sur le Sergio intime, qui m'ont franchement mise mal à l'aise.

Troisième point : rien.

Écrit par : Hildegarde Schöngreffühle | 30/05/2015

Parce que le Sergio intime, hein !

J'ai déjà eu des échos par ailleurs. Mieux vaut passer la chose sous silence.

(Si christiane savait !)

Écrit par : Hildegarde Schöngreffühle | 30/05/2015

Oui, il y a 3 ans :
26/06/2012
"Balbec again
Il y a un mélange, as normal... Naturellement cela pourrait commencer, non pas par Balbec à proprement parler, mais plutôt par l'immense terrasse du chalet au bois de Boulogne vu par Stéphane Heuet, lorsqu'il veut représenter la sonate.
De toutes manières, derrière, je songerais plus à un lac qu'à la mer. Dans ma seconde édition j'ai commencé par remplacer le vert par du gris (sans casque à pointe), seulement comme cela on alourdit vite, on rend étouffant. Mais c'est un peu ce vers quoi je voulais tendre.
J'ai beaucoup plus de facilité avec la nuit qu'avec le jour, et là, ce que je m'obstine à rechercher, car il y aura bien une suite, c'est le matin, mais pas un matin resplendissant, ou alors trop tôt, non, un matin pluvieux, d'été, à des heures chrétiennes. Ici on en est loin, d'autant que je ne peux plus me passer d'essayer de fourguer des ombres. Maintenant je vérifie que c'est possible dans la réalité !
Quant aux personnages, honnêtement ils ne me manquent pas, c'est même plus grave, je n'y pense même pas. A chaque expo il se trouve toujours un quidam ou deux pour me trouver des influences chiriquiennes... Ça vaut mieux que Botero, après tout...
Pour la lumière, bien sûr on en est réduit à rechercher celle que l'on a dans la tête, au milieu de dizaines d'impressions parallèles, tout ce que l'on peut essayer de tenter est une sorte de cohérence de l’œuvre, encore des rails, quoi, finalement..."
Écrit par : Sergio | 04/07/2012

Un ciel différent... un arbre... les pavés visibles... l'ombre plus longue...
Et puis ces mots, loin avant, qui éclairent peut-être ce paysage...
18/12/2006
"Bientôt l'été
Vous n'allez pas me croire, mais en fait on se rapproche furieusement de l'été, même si à trois heures de l'après-midi il fait tellement nuit qu'on distingue à peine les icebergs qui se promènent allègrement sur la Meurthe. Précisons quand même pour les indigènes de Paris, qui croient toute vie, même embryonnaire, impossible au-delà de Clignancourt ou du pont de Levallois, qu'ici c'est bien la Meurthe qui coule et non la Moselle, le Rhin ou meme l'Oussouri. Or donc il fait toujours nuit, mais moins. Moins que quoi ? Eh bien, moins qu'avant. Enfin, cela dépend. Au total, il fait plus nuit, mais le soir, moins. Et le matin, bien sur, plus. Et même plus que le soir moins. Après évidemment ce sera l'inverse. Au total ce sera moins et le soir moins aussi, et même aussi le matin, mais moins que le soir. Mais avant pour le matin ce sera toujours plus mais moins que le soir c'est moins. Donc le 21 cela aura été pareil, avec moins le soir et plus le matin, mais moins que moins le soir.Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. Parce que la Terre est penchée, ça c'est sur. Enfin, je ne vois que ça. Donc dans l'autre hémisphère normalement ça doit être le contraire. Éventuellement je peux me renseigner et je ferai un post pour l'expliquer..."
Ecrit par : Sergio 18/12/2006

Quelle beauté....

Écrit par : christiane | 30/05/2015

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on a déjà vu cette image sur ce même blog il y a un ou deux Écrit par : Hildegarde Schöngreffühle | 30/05/2015

Pas exactement, dans la mesure où j'utilise un autre moteur de rendu, qui en particulier me fait mieux les ombres ; sinon effectivement la partie 3D doit être inchangée, sauf peut-être de légers déplacements pour peaufiner le cadrage. A ce propos ici elle est légèrement tronquée sur la droite par le blog, mais je pense que j'ai pris la meilleure option pour la voir la plus grande possible.

Il ne faut pas trop se fier non plus à la couleur du ciel, qui lui pour le coup n'est qu'un fond, en général je leur en mets une vieille dose (je force la couleur, donc) de manière à anticiper l'impression qui souvent les affadit ; c'est jamais gagné d'avance...

Écrit par : Sergio | 30/05/2015

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Quelle beauté....
Écrit par : christiane | 30/05/2015

C'est vrai que j'avais peut-être mes chances dans l'astronomie... Comme l'autre, là, le copain de Philippulus le prophète... Six cents pages comme ça y aurait des suicides ! On pourrait expliquer les éclipses, tout... Déjà que comme ça c'est pas limpide...

Écrit par : Sergio | 30/05/2015

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"Ça vaut mieux que Botero, après tout..."

Je ne supporte pas que l'on attaque Botero qui a mis en scène artistique la grande réussite capitaliste : passer en quelques décennies des famines lamentables et mortelles, à l'obésité joyeuse et sautillante !

Écrit par : JC..... | 31/05/2015

Dommage qu'on ne puisse voir côte à côte celle du 26/06/2012 suivie du commentaire de Sergio que j'ai replacé ici. Allant de l'une à l'autre on voit l(effacement de ce qui est superflu.)
Quant au texte du 18/12/2006, il est vertigineux. Les fleuves s'y mêlent comme les saisons. Les plus et les moins y jouent au culbuto. Et les images tanguent entrent nuit et jour.
Philippilus le prophète ! Hergé passe comme une ombre...
Botero, aussi..

Écrit par : christiane | 31/05/2015

Écrit par : Hildegarde Schöngreffühle | 30/05/2015
"J'ai déjà eu des échos par ailleurs. Mieux vaut passer la chose sous silence.
(Si christiane savait !)"

Pas envie de savoir qui est qui hors de ces blogs. Vaste jeu où les arlequins deviennent des colombines, où les serpents deviennent des colombes et inversement. Loin des éditeurs, des romans, des prix littéraires, internet sous cette forme donne à chacun la possibilité d'avoir mille vies...
Des passants s'attardent, lisent, posent quelques lignes, ou pas. Tout cela est loin du réel et c'est bien ainsi.
qui est Sergio au-delà de ce blog ? Peu m'importe... Le rideau tiré, les lumières éteintes (et l'ordinateur aussi), il fait ce qu'il veut de sa vie et n'a de comptes à rendre à personne.
Je l'ai croisé un soir, par hasard, ici. Il évoquait (je crois) Gaston Lagaffe. Nous avons échangé plusieurs fois sur ces personnages et sur le monde qu'ils tiraient à eux. Puis la vie m'a entrainée ailleurs. Un post de lui sur la RDL évoquait son désarroi face au chemin interrompu entre son nom et le lien avec son blog Amayerling. Je me suis souvenue alors que Sergio tenait ce blog original, plein d'humour et de mélancolie et de drôles d'images faites mystérieusement. Qu'il avait une Yam (moto, je crois). Je suis revenue. ai plongé dans le passé du blog jusqu’aux deux post concernant un lien entre maths et littérature. Cela m'a plu pour des raisons incompréhensibles (j'étais nulle en maths mais aimait rêver au Palais de la découverte dans la salle ou Pi dévoile ses froufroutantes décimales ou au planétarium. J'aime Queneau (et son passager improbable et caméléon des Exercices de style. Ah, ce bus à plate-forme arrière !) comme les Villes invisibles d'Italo Calvino, comme la tour de Babel de Joyce : Ulysse.
Mais qui est Sergio ? Ce n'est pas une question essentielle. Le sait-il lui-même ? XLew, toujours clair- voyant sonde des abysses...

Écrit par : christiane | 31/05/2015

dans sergio intime..ya pas que des clefs de douze et des 45 d'amanda lear sous les bras
https://newsdistillery.files.wordpress.com/2010/01/scanner-images-08jan10.jpg

Écrit par : bouguereau | 31/05/2015

Pour les couleurs et l'humour, celui-ci conviendrait mieux, l'ami ! Les derniers paragraphes valent leur pesant d'or...
http://goulet.free.fr/download/goulet-Relique.pdf

Écrit par : christiane | 31/05/2015

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qui est
Écrit par : christiane | 31/05/2015

Je me tue à le dire ! "La réflexion s'arrête là où l'identité commence" - Philippe Roth. Mais il y a aussi Gide, qui divise bien, mais alors véritablement comme deux blocs juxtaposés, la pensée entre ce qui est identitaire et ce qu'on appelle, mettons, l'universelle humanité.

L'identité on sait pas pourquoi, finalement. Mais bien sûr ce qu'on apporte, et reçoit, c'est le non-identitaire : ça nous appartient pas, c'est loué à titre gracieux, même quand c'est disgracieux, au reste ; on a pas le droit de l'habîmer !

Simplement pour la jonction c'est filandreux comme dirait Paul ça s'intercroise ; c'est pas mal, d'ailleurs, de représenter la pensée en métastases... Et alors dedans, la pensée, y a de l'électricité, donc des atomes vibratoires, et ils se coincent entre eux comme un dimanche soir ! Sont pas rendus mater Ruquier...

Écrit par : Sergio | 31/05/2015

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des clefs de douze et des 45 d'amanda lear sous les bras
Écrit par : bouguereau | 31/05/2015

Voilà ! C'est cela que ça donnerait, mon histoire de combinaisons transparentes, et chauffantes, bien sûr ; j'avais un petit livret de reproductions d'un peintre américain, je crois, cela m'a tout de suite paru sensévident... Si on le fait pas c'est qu'on a peur de pas grand-chose ! Pas Botero Ruskin...

Écrit par : Sergio | 31/05/2015

"Mais voici venir l'ironie lorsque l'homme en chaire se révèle être vous-même."
Le Procès - Kafka (quand K. entre dans la cathédrale à la fin du roman)

Écrit par : christiane | 31/05/2015

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l'homme en chaire se révèle être vous-même.
Écrit par : christiane | 31/05/2015

Houi, mais je peux fort bien observer dans une vitrine quelle dégaine épouvantable j'impose au regard de mes concitoyens, dans un miroir, ma lugubre tronche assortie des mystères de la chiralité, ou même sur une photo comment je peux défigurer une honnête moto rien qu'en étant assis dessus comme "Nonos" dirait Boug, seulement se voir penser ?

Est-ce que l'on peut penser qu'on pense mal ? Oui, lorsque l'on n'arrive pas, temporairement, à faire s'encastrer un calcul ; mais c'est véniel, particulier, provient d'une simple déviation, évasion de la mémoire. Sinon ? Sinon, sinon... Est-ce que l'on peut se rendre compte qu'on triche ? Non, à partir du moment où on le réalise, on ne triche plus. La pensée au fond c'est comme le reste on n'en est absolument pas maître...

Écrit par : Sergio | 31/05/2015

Ah, quand avez-vous posé ces mots ? J'ai bien fait de ne pas rallumer l'ordinateur au soir tombant... C'est tellement complexe vos pensées, parfois. Comme une lutte entre le narrateur et l'écrivain. Comme si écrire vous devenait le seul chemin vers le réel. La fiction comme miroir de la vérité.
Parfois vous êtes Sergio, homme bulle, volatile si léger, au grand rire terrible. Parfois, vos démons vous assaillent. Images discontinues renvoyées par de multiples miroirs. Et vous êtes dans l'inachevé, l'esquisse qui mue. Il vous reste à vous suivre, plume en main, le corps à la dérive, ombre devenue, dilué, démultiplié. Mensonge, masque ? je ne crois pas. Vous êtes homme d'écriture et voilà tout, "le prince d'aquitaine à la tour abolie"...narrateur ayant perdu en route, l'écrivain, l'homme de "chair", un homme en excès d'être, érudit interrogatif : comment créer si les mots sont déjà partout ? Il reste la dérision, la parodie ou la critique pour aborder la tradition d'une façon pirate.... Et votre prose somptueuse vous attend là-bas, dans le clair-obscur d'autres écrans, d'autres carnets. Ici, vous écrivez pour vous parcourir comme dirait Michaux, dans un désordre total, presque incontrôlable, entouré d'amis qui aiment ces jeux de feinte et de vertiges de moi sans moi. Un labyrinthe dont on sort perdu... sauf à trouver au bout du détour L'abstraction mathématique, un monde vide du corps. Sublimation dans le rire hors de l'art, l'écran de notre siècle. S'éloigner... produire des "fractales" autour desquelles tournent le vide, un espace vide ( cf :l'évolution de la dernière par rapport à celle de 2012). Des images qui dominent le monde du langage et des signes. Ne plus rien vouloir savoir, ne pas achever. Une œuvre sans sujet. Se livrer à l'irrationnel et au hasard... Juste une empreinte...
Samedi, à Beaubourg, découvrant la nouvelle présentation des collections d'art moderne du 5e étage (très fin cheminement et éclairages) je sentais à quel point ces créateurs avaient essayer de s'éloigner peu à peu de l'imitation du réel, puis comment rageusement ils l'avaient réintroduit collant ça et là du sable, de la terre, un objet, un lé de papier-peint (Picasso, Braque, Duchamp...). Ou, les fameuses grilles polychromes de Mondrian, austères, rigides, désolées. Séparer l'espace par des lignes (non écrites !). Heureusement il y avait les espaces libérés par Klee, Kandinsky, Miro ET Giacometti... Quel guetteur ! La douceur des Matisse, la fureur des Rouault. Au -dessus, Le Corbusier et l'abstraction dans le domaine de l'architecture.
Des chocs insoutenables nés des horreurs des guerres traversées, table rase après les bombardements, les exterminations.
Ici et ailleurs, je suis en suspens entre les rêves des uns et des autres et le réel qui souvent est absence. J'aime ces lieux que je traverse irrégulièrement, en passante tranquille ou ébranlée. Silencieuse ou bavarde comme ce matin.

Écrit par : christiane | 01/06/2015

A mon avis, c'est une photo truquée.

Écrit par : L'Œil | 01/06/2015

L'oeil : "A mon avis, c'est une photo truquée."... Lapalisse n'aurait pas dit mieux !

Écrit par : christiane | 01/06/2015

Lapalisse était un sage.

Écrit par : L'Œil | 01/06/2015

Je m'inscris en faux. La Palisse n'aurait jamais pu dire ça, la photographie n'était pas encore inventée de son temps.

Écrit par : Zhu | 01/06/2015

ah pardon, pardon! christiane n'a pas voulu dire que la palisse (la palice?) était critique photographique mais que, sergio étant un faussaire, il était évident que cette image était un faux - comme tout ce qu'il fait.
et j'ajoute: un faux grossier!

Écrit par : Janine Croutu | 01/06/2015

Ce n'est pas une photographie, c'est un phantasme sorti de l'imagination malsaine du responsable de ce blog fétide.

Écrit par : anonymat requis par la police des mœurs | 01/06/2015

Ce n'est pas un fantasme, c'est une photographie, je sais d'où elle a été prise.
Et elle est effectivement truquée, l'esplanade ne donne pas sur la mer et les réverbères ont été déplacés par manipulation génétique.

Écrit par : Le beau-fère de D. | 01/06/2015

"La Palisse n'aurait jamais pu dire ça, la photographie n'était pas encore inventée de son temps."
Joli ! disons alors une lapalissade (et là, cher Zhu, je crois que l'ap est possible).
Janine Croutu, pourquoi tant de virulence ? Le faux-semblant n'a du faux que la semblance...

Écrit par : christiane | 01/06/2015

Christiane a raison. Cette photo est une lapalissade, le cadrage tombe sous le sens, le caractère extinctif des réverbères est tautologique.
C'est du Sergio tout craché.

Écrit par : Mold rebec | 01/06/2015

Pourquoi tant de virulence ? C'est que j'ai mes raisons, madame. Sergio me connaît et sait très bien pourquoi je dis ça.
C'est un monstre.

Écrit par : Janine Croutu | 01/06/2015

"monstre", le mot est faible. Ah! douce christiane, demandez à bouguereau, il vous en dira des vertes et des pas mûres sur l'ostrogoth.
Ce montage numérique est évidemment une représentation sadienne. Vous ne devinez donc pas ce qui se passe sur cette place ?

Écrit par : Ursule Filouette | 01/06/2015

Bouguereau ? un tendre avide de "quelques motz de gueule.
Sergio ? un minotaure. ("Le diable y fait part... hazardeux comme tous les Diables")
Ursule Filouette ? Avec un pseudo pareil c'est un rire de "joyeulx propous".
Laissons-les jouer. Ils allègent le monde. Paroles gelées s'écrasant sur le pont du blog pendant qu'"en pleine mer nous banquetans, grignotans,divisans et faisans beaulx et cours discours."(Le Quart livre, LVI)

Écrit par : christiane | 01/06/2015

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A mon avis, c'est une photo truquée.
Écrit par : L'Œil | 01/06/2015

Nenni, et je le prouve ! Mais pour cela il faut coller un maître hétalon directos à l'Araldite sur l'écran.. On va voir tout de suite immédiatement que les deux ombres des pieds des lanternes sur pied divergent, malgré la perspective, mais encore trop ; pourquoi ? Parce que j'ai placé ma source lumineuse beaucoup trop près, et ce pour je ne sais plus trop quelle raison ; commodité, rapport entre le risque de surexposition et celui de noyer ces pauvres ombres...

Or en réalité, la source lumineuse, c'est le soleil ! Il faudrait que j'aille la placer encore plus loin que chez la voisine avec son con de clébard... Et il pleut !

Écrit par : Sergio | 01/06/2015

"Or en réalité, la source lumineuse, c'est le soleil ! Il faudrait que j'aille la placer encore plus loin que chez la voisine avec son con de clébard... Et il pleut !"
Délicieux !

Écrit par : christiane | 01/06/2015

Non, la source lumineuse ne peut pas être le soleil : les ombres des deux réverbères seraient parallèles pour l'œil (en apparence, je veux dire). L'effet de perspective qu'on voit ici indique une source lumineuse beaucoup plus proche.

Écrit par : De la perspective après Cimabue, dirait renato | 01/06/2015

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Ce montage numérique est évidemment une représentation sadienne. Vous ne devinez donc pas ce qui se passe sur cette place ?
Écrit par : Ursule Filouette | 01/06/2015

Sous cette place ! Il y a des estancos... On y va dès que la fête est finie les tables débarrassées la vaisselle cassée... Les tables au pire on les lance dans le ravin... S'il y a de l'eau elles flottent !

Là en ce moment les gus ils y sont tous, dans les estancos... Havec les grosses !

Écrit par : Sergio | 01/06/2015

Déjà trois ans, comme le temps perdure vite et se retrouve lentement.
Je suis d'accord sur la perspective, il faut traquer les points de fuite, jusque dans les infinitésimaux dirait un Poutine soudainement redevenu courtois et fréquentable.
Ceux qui connaissent bien Balbec, et ils sont nombreux, verront peut-être comme moi le point de vue Nord ouest depuis l'hôtel, vers l'embouchure de la Touques, Villerville et Honfleur, la pleine mer de baie de Seine.
Sergio a vu quelque chose, nom de Dieu, le Mandelbulb (un logiciel de 3 D) se repose sur le gris de la terrasse comme un Chinook paresseux, lascif et sardanapalesque, sur le toit de la résidence de l'ambassadeur américain au Vietnâm en 1975.
Contrairement à ce que dit et répète Jacek Audradreck, la littérature c'est de la mathématique aussi, Proust sentait les "arguments", et les "modules" dans l'air de sa Recherche.
In nome di Dio.
Sergio, je t'envoie deux petits trucs (parasitage circonstancié de ton oeuvre, je voudrais m'en excuser par avance) pour illustrer ce que je dis, j'ai fais ça tout à l'heure sur mon iPad, je les ai évidemment détruits, t'inquiète.)

http://nsa38.casimages.com/img/2015/06/01/150601050320134153.jpg

http://nsa37.casimages.com/img/2015/06/01/150601055917983321.jpg

Écrit par : xlewm | 01/06/2015

Quelle merveille, xlewm ! Merci.

Écrit par : christiane | 01/06/2015

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je les ai évidemment détruits, t'inquiète.
Écrit par : xlewm | 01/06/2015


Faut pas ! Ca fait une place ronde, comme la mairie d'Issoire... Ha c'est balèze ! Et puis cela met en évidence quelques-unes de mes petites turpitudes, comme d'éclairer de jour... Et là c'est réaliste, en plus, j'ai vu la place Stan itself full enlighted à trois heures de l'après-midi ! Et pas pour des essais... Les flics se demandaient qu'est-ce qu'on fait, si on prévient... Havec mon pognon énorme ! Que je peux plus me payer même un seul cornet pour ma Yam la grosse vache... En quatre ans je faisais les quatre cylindres...

Le langage est probablement, j'y resonge depuis un moment, mathématique à un point dont on n'a pas conscience. Tout mot explétif, tout emploi surprenant d'argot, de langue étrangère, de langue française mais à un autre niveau de langue, de langue française mais d'un autre registre, etc. doit pouvoir être chiffré, expliqué ; tous les machins hypocoristiques en particulier faut pas les louper, ceux-là... Sans compter les paroles ! Enfin je veux dire le son le ton la fréquence l'amplitude ça remultiplie encore tout...

Écrit par : Sergio | 01/06/2015

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vous parcourir comme dirait Michaux
Écrit par : christiane | 01/06/2015

Le coup de Kafka c'est que c'est un peu cela, et que de conclusion il n'y a guère... Est-ce qu'on évolue seulement ça c'est terrible ! Le coup de la nuit qui tue je crois que je le referais pire, maintenant... On devient tellement pressé qu'on saute tout... Ca serait cent fois plus relié, mais beaucoup plus de cent fois plus incompréhensible...

Halors or donc on se parcourt comme Xavier de Maistre, mais si ça fait comme dans l'Arrache-coeur ? Faut pas rester là, comme ils disent à la police ! D'un autre côté on prend de la densité... Au moins dans la version Xlewm on respire ! Evidemment faut le chauffage urbain...

Écrit par : Sergio | 01/06/2015

Je penserais à l'aîné Joseph, moi, du côté des de Maistre.
Les lumières du tableau pourront évoquer l'une des soirées passées sur la Neva, ("Le soleil était descendu à l'horizon; des nuages brillants répandaient une clarté douce, un demi-jour doré qu'on ne saurait peindre et que je n'ai jamais vu ailleurs, la lumière et les ténèbres, semblaient se mêler et comme s'entendre pour former le voile transparent qui couvre alors ces campagnes.")
Comme cela s'est dit plus haut, dès qu'une image apparaît, les références qui se veulent fécondantes jaillissent ("un pur jailli" dit l'autre traducteur, comme la semence de l'Ecce Homo, alors ?), il y a tentation de rapprocher des noms, d'exposer le paysage mental de ses propres correspondances, quoi.
Pourquoi ne pas penser à un Tanguy, alors, avec un sentiment de "suspension" (encore une notion chère à J. de Maistre) agréable.
Les réverbères, vrais personnages magrittiens, rallument les fanaux de nos attentes et signalent à nos Godot intérieurs qu'ils peuvent nous quitter définitivement (comme les Jésuites chassés de Saint-Petersbourg vers 1810 ou 15), partir sur les eaux, les invitant à parler enfin pour dire quelque chose, les mots, plus que les bras, en sémaphores.

Écrit par : xlewm | 02/06/2015

Connaissance de la lumière
"Un oiseau parfois lisse la lumière -
ici il fait tard.
Nous irons par l'autre bout des choses
explorer la face claire de la nuit -"
Lorand Gaspar - "Le quatrième état de la matière" (Poésie / Gallimard)

Écrit par : christiane | 02/06/2015

Je me demande ce que François Delpla pense de tout cela.

Écrit par : D. | 02/06/2015

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Je me demande ce que François Delpla pense de tout cela.
Écrit par : D. | 02/06/2015

J'y suis allé, sur son site, à l'époque où je me croyais hardbanni de chez Passou. C'est très complet, naturellement, subdivisé en spécialités, enfin je m'y serais presque inscrit mais cela demande réflexion tant c'est d'une rigoureuse complexité.

Ce qu'il y a quand même, c'est que c'est un seul sujet, oncle Wolf, über alles pour le coup on peut le dire ; bien d'autres auteurs font leur casuel d'un seul sujet, je pensais à Henri Amouroux, l'Occupation rien que l'Occupation. A la longue c'est quand même lassant, épuisant, fermé, sauf bien sûr à en être extraordinairement passionné.

Cela ne retire pas du tout à l'ami Delpla le mérite d'amener de temps en temps des éclairages inusités sur telle ou telle question, tellement il les a potassées, genre de chose dont je suis normalement assez friand, d'autant que c'est la plupart du temps probablement assez juste...

Écrit par : Sergio | 02/06/2015

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soirées passées sur la Neva
Écrit par : xlewm | 02/06/2015

C'est quand même des coins dangereux, même si le prince Юсупов tire comme un manche...

Oui le Jaipur je suis bien d'accord c'est litigeouteux, et puis encore une fois cela n'explique rien du tout... Mais peut-être qu'en allemand ça passe, ils ont un sens du sérieux... Nous c'est cuit d'avance, si on faisait autrement on perdrait la nationalité !

La pauvre terrasse, au début il y avait un arbre, en plein milieu d'un coin, deux même ; c'était censé apporter quelque chose comme de la sérénité... Seulement pour que ça soit probant, un arbre, il en faut, des branches, des feuilles... Alors là les ressources de la machine ça les bouffe et ça bouffe et ça bouffe ! Une fois je suis allé (pour une autre, où l'arbre était indispensable) jusqu'à soixante pour cent du swap, qui faisait... quarante gigas ! Le calcul est passé j'ai eu mon arbre... Pendant de longs moments la machine avait une physionomie plutôt en biais !

Écrit par : Sergio | 02/06/2015

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Laissons-les jouer. Ils allègent le monde.
Écrit par : christiane | 01/06/2015

Sûr et certain ! A chaque fois que je me suis trouvé dans une situation épouvantable, j'expliquais que je m'en étais sorti par la gnôle, le sport et l'humour ! Après y a plus rien, quoi...

Écrit par : Sergio | 02/06/2015

la gazière qui dit à l'agent qu'elle cherche juste ses clefs qu'elle a perdu sous ces revérbères prend vraiment la police française que pour des cons..pour ça que c'est dépeuplé

Écrit par : bouguereau | 03/06/2015

A part le côté Chirico du sujet, dirait rénaton, ça me fait autant d'effet qu'un ticket de métro, dirait JC, c'est une croûte, dirait Sergio, c'est de la meeerde, dirait bouguereau.

Moi, je trouve ça pas mal. Je suis comme Christiane, au fond. Ne jamais critiquer ceux qui se donnent la peine de faire quelque chose.

Écrit par : un des visiteurs les plus cons de ce blog | 03/06/2015

Oui, "Ne jamais critiquer ceux qui se donnent la peine de faire quelque chose." Surtout que l'on ne comprend pas toujours pourquoi il l'a fait et comment le lire (image ou mots). Le monde est plein de quiproquos, de rencontres ratées, d'incompréhensions. Ici, je suis face à des images et des mots sans gravité ou plutôt légers parce que le monde est lourd et blessant. On perd des amis et on ne sait pourquoi. On se fait de nouveaux amis et c'est aussi une part de hasard.

Écrit par : christiane | 03/06/2015

Christiane, je suis votre ami pour la vie.

Écrit par : Un demi-frère caché de Sergio Schumacher | 03/06/2015

Oui, un ami on l'a pour la vie...

Écrit par : christiane | 03/06/2015

Puisqu'il y a actuellement un Bourbon couronné à l'Assemblée, parlons aristocratie, Sergio. Je me suis laissé dire que vous étiez 47 ème dans l'ordre de succession de la maison Schumacher, appelée à régner un jour peut-être, si les branches aînées meurent avant, à Nancy.
L'existence de ce frère bâtard vous pose-t-elle un problème ? Si oui, dites-le franchement, j'ai des copains corses qui pourraient arranger l'affaire.

Écrit par : Albert Franchion | 03/06/2015

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la gazière qui dit à l'agent qu'elle cherche juste ses clefs qu'elle a perdu sous ces revérbères prend vraiment la police française que
pour des cons..pour ça que c'est dépeuplé
Écrit par : bouguereau | 03/06/2015

Il y en a au moins huit cent mille place Stan, en permanence ; en cas de visite de chef d'état étranger, ça dodécuple ; ils sont lovés partout ! Dans l'ancienne préfecture, la nouvelle, la poste fermée, sous les pavés dans les lanternes sur les mansardes dans les caves les soupiraux même la statue. Ils traquent le mec à pied désarmé désoeuvré...

Eh bien malgré tout cela, c'est la nuit noire ! Je viens vers midi trente regarder les dorures pour continuer le boulot, avec notre latitude midi trente ça suffit il fait nuit depuis trois heures... Hor donc je viens observer amoureusement scrupuleusement mes lanternes et qu'est-ce qui se produit ? Rien ! Un vrai coupe-gorge... Tout noir toute la place ! Une densité de noir Soulages qui figure même pas au tableau de Mendeleïev ! Ha c'est nuit, hein !

Pourtant elles sont allumées, les loubardes ! Le gazier du gaz il est bien passé... Toutes les douze... Itou celles des bâtiments ! Deux par façade... Pareil celles des grilles de Jean Lamour deux par porte idemement... Ca devrait dépoter, tout ça... Ben non une cigarette on la voit mille fois mieux... Un tout petit filet de lumière, qu'elles produisent... On risque pas l'aveuglement ! Tout ce qui arrive c'est qu'en marchant on finit par se les prendre en pleine poire... On leur dit pardon comme dans Tintin !

Écrit par : Sergio | 03/06/2015

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A part le côté Chirico du sujet
Écrit par : un des visiteurs les plus cons de ce blog | 03/06/2015

Quand je fais mes expos, rue Gustave Simon, à deux pas de la Place, il y a pas mal de vues de la place Stan, justement ; donc là c'est pas Chirico c'est Héré Boffrand. Mais ça fait rien, il y a un gus sur huit qui me parle de Chirico. Et comme une fois j'ouvrais jusqu'à vingt-deux heures, il s'en est trouvé un, habitant le quartier, qui est revenu avec un ouvrage magnifique sur le Giorgio.

Mais le croustillant de l'affaire, c'est que Chirico, c'est pas mal des ombres, nichteware ? Or les premières années, mes places Stan entières, pas la moindre ombre, parce qu'à ce moment-là avec ma 3D je savais pas les faire ! Ben Chirico quand même et en avant vous autres... Ha c'est kékchose !

Écrit par : Sergio | 03/06/2015

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j'ai des copains corses qui pourraient arranger l'affaire.
Écrit par : Albert Franchion | 03/06/2015

Faut bien voir que les Bourbons (sixième fils de saint Louis), c'est des bizuths par rapport à la maison de Lorraine (les Guise), laquelle en toute rigueur eût dû régner en lieu et place de l'usurpation capétienne.

Ceci étant, les Corses sont de bons professionnels, qui ont fait leurs preuves, en particulier le coup de l'hôtel du fisc là j'avais adoré, qui les refont probablement chaque seconde, mais quand ils verront en plein mois d'août les fameux icebergs sur la Moselle, j'ai peur que cardiaquement ils supportent pas bien !

Écrit par : Sergio | 03/06/2015

Ce que vous appelez des icebergs sur la Moselle, ce sont en réalité des cygnes.
Ah, les Auvergnats (qui viennent d'un pays où on se les pèle quelque chose de bien), faudrait pas les laisser fouler le sol de nos braves.

Écrit par : De Metz à Thionville | 04/06/2015

Je suis moi aussi assez choquée par le dénigrement systématique de ma belle contrée auquel on assiste régulièrement sur ce blog d'immigré.

Écrit par : Mlle d'Arc, pucelle | 04/06/2015

Tudieu, mais c'est mes lampadaires ! Qui c'est qui les a déplacés ?

Écrit par : Stanislas Leczinski | 04/06/2015

bizarre bizarre y a des coms qui apparaissent et disparaissent, tout à l'heure y en avait deux de plus...

Écrit par : Groulier | 04/06/2015

ah ben ça y est y sont revenus.

Écrit par : Groulier | 04/06/2015

et y z ont redisparu.
putain je quitte ce blog, y écrit 55 coms, je reviens y a écrit 50. j'en poste un et y réapparaissent tous, pis y redisparaissent.
remboursez !

Écrit par : Groulier | 04/06/2015

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j'en poste un et y réapparaissent tous, pis y redisparaissent.
Écrit par : Groulier | 04/06/2015

Quand on veut être sûr le seul moyen c'est de rafraîchir le navigateur.

Selon qu'on va voir directos dans la discussion ou au contraire par l'espèce de journal (liste des coms) sur le côté, on a des surprises parce qu'il peut manquer une transaction de rafraîchissement ; donc le faire à la main normalement c'est bon.

Seconde solution rappeler le blog, là on aura tout à jour ; perso je procède indifféremment par l'une ou l'autre méthode, seulement aussi j'ai mon blog dans mes prefs du navigateur.

(Qui est Chrome et que je recommande, d'ailleurs)...

Écrit par : Sergio | 04/06/2015

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Ah, les Auvergnats (qui viennent d'un pays où on se les pèle quelque chose de bien), faudrait pas les laisser fouler le sol de nos braves.
Écrit par : De Metz à Thionville | 04/06/2015

Je me souviens d'avoir vu, l'été, d'immenses palissades servant de pare-neige, pare-vent, enfin il y a un nom très évocateur et impressionnant (en français, pas en patois) afin de protéger, autant que faire se peut, l'humble voie ferrée (vapeur, puis micheline) desservant la montagne du côté de Sambadel (Sambadel-gare, Sambadel-bourg) où nous avions des cousins ; en Haute-Loire, ça se passe, bien sûr. C'est le cas de le dire, en plein mois d'août, dans les sapins, la simple vue de ces monumentaux échafaudages glaçait le sang...

Ceci étant, le secteur Nancy-Lunétrou ça craint quand même. Metz c'est déjà beaucoup mieux, bien que plus septentrional, et j'ose à peine évoquer Strasbourg : avec le foehn quasi -permanent, c'est toute l'année plusieurs degrés, avec bien sûr un air sec et ensoleillé des plus sympathiques.

En aéronautique on dit deux degrés Celsius pour mille pieds, ce qui donne pour six degrés (ce qui est beaucoup quand même) mille, non pas pieds, mais mètres, de différence climatologique.

Écrit par : Sergio | 04/06/2015

Le foehn, oui, c'est pour ça que la reine Ato s'est installée à Colmar.

Écrit par : Ashir Kouïtouriùs | 04/06/2015

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J'aimais bien ses photos de Colmar...

Colmar je me souviens d'y avoir fait un cross (huit bornes, par là) ; la puissance invitante avait dû vouloir nous soigner, tout sur les hauteurs qui dominent la ville, et que je te grimpe et que je te redescends on tenait pas sur la pente, à en crever !

Écrit par : Sergio | 04/06/2015

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Tudieu, mais c'est mes lampadaires ! Qui c'est qui les a déplacés ?
Écrit par : Stanislas Leczinski | 04/06/2015

En fait, il y a cinquante générations de tous ces trucs, je veux parler de la partie Jean Lamour, donc tout ce qui est grilles, dorures, et, je suppose, lanternes. Rien n'est vraiment pareil au voisin, enfin si, c'est par groupes, correspondant peut-être à différentes manufactures.

Les gars des services techniques doivent avoir un boulot d'encre pour s'y retrouver (pochoirs), car tout fait l'objet d'un entretien probablement assez conséquent, serré, on redore à mon avis autant qu'on nettoie. Et c'est fou, parce que sur la place elle-même cela semble à peu près bien suivi, seulement dès qu'on file place de la Carrière (c'est une carrière, bien sûr) jusqu'au gouverneur il y en a encore autant, lanternes comprises, et là c'est pratiquement à l'abandon.

Écrit par : Sergio | 04/06/2015

bientôt les casquettes de baisebol front fotofort..adieu à ce mobilier urbain, commodité de mauvaise vie..tiens y'a une ville aux us je crois et d'ou ya une accumulation en façon de forêt d'anciens reverbères dans un parc..chtrouve pus..cocasse

Écrit par : bouguereau | 05/06/2015

c'est pas ce machin propret à la sergio..c'est plus bric et broc

http://www.scpr.org/programs/the-frame/2015/05/11/42788/chris-burden-remembering-the-la-artist-who-made-th/

Écrit par : bouguereau | 05/06/2015

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J'avais commencé ; en alignant pour la énième fois lanternes et bâtiments, avec un brin de triche de temps en temps ça me prend, et si je mettais que les lanternes ? J'en ai fait une comme ça, quelques lanternes, je commençais à réfléchir à une disposition de derrière les fagots. Mais en mettre un gros paquet comme cela, ça me venait pas tellement à l'esprit, parce que l'on commence à songer à une éventuelle signification, ce qui m'attirait pas trop... Et pour l'éclairage, pour que ça ne tue pas trop tout par éblouissement, faudrait chiader !

A propos de chiader je leur ai mis un shader "ceramic", à mes lanternes, ça fait de plus beaux reflets que tous les xxx metal du monde ; pour les dorures, oui, mais pas pour de la tôle peinte.

Écrit par : Sergio | 05/06/2015

C'est quoi, un shader ceramic ?

Écrit par : sapré blog intello où qu'on comprend même pas les mots | 05/06/2015

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Un shader, c'est pas mal de choses (on pourra y revenir) : c'est un programme, bien sûr, qui fait apparaître le matériau, qui habille les réalisations 3D ; cela peut aller beaucoup plus loin (déformations) et prendre même en compte une partie de la modélisation.

Ce que j'ai voulu dire ici, c'est que j'ai d'abord choisi la couleur de ma lanterne, mais qu'ensuite j'ai préféré en déclarer la ferraille en céramique qu'en métal quelque chose, parce que cela rendait mieux l'effet de métal peint brillant.

Écrit par : Sergio | 05/06/2015

Ce qui me va à ravir dans cette image, c'est la subtilité de l'invu, du non-montré, cette attention troublante au secret rétinien du re-gardé. Cela me rappelle une toile de Franier que j'ai pu contempler longuement au MoMa et qui possédait ce même indéfini profond quoiqu'introuvé parce qu'insu de la recherche. Il y a dans la longueur suspecte des ombres un effroi vite compensé par l'allumage propre et comme endocrinien des appareils d'éclairage. C'est très fort.

Écrit par : Manuel Barco | 05/06/2015

l'invu l'invu..avec un speculome rouillé comme aniche on y voit clair : la reine était une belle salôpe..en plus aux environs y'a des calculs reinaux gros comme le fist à dsk..aprés y'a mort d'homme : note pov roué raccourci..le peuple comme circoncis par les pieds claudique en cherchant son prépuce sous les réverbères..vdqs

Écrit par : bouguereau | 06/06/2015

Déconne pas, l'ancien, ça me râpe.

Écrit par : Manuel Barco | 06/06/2015

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Help ! Franier, ou Granier ? En plus Granier y en a des cinquante mille...

La longueur des ombres je voulais une sorte de matin d'été, mais pas tonitruant, humide, flasque, chargé, anxieux, vibrant comme un filigrane ; finalement, par une sorte de décalage, le fond pourrait rendre cela en partie. Mais le matin tôt, pas le lever du soleil s'entend, disons avant que la vie n'ait commencé ; on aurait pu rajouter des tas de trucs genre chaise de jardin, mais à mon avis ça peut être hurlant. Pour cette raison aussi pas trop longues quand même, ces ombres, si elles allaient jusqu'à la balustrade cela changeait leur topologie ça surexistait...

Écrit par : Sergio | 06/06/2015

"...une sorte de matin d'été, mais pas tonitruant, humide, flasque, chargé, anxieux, vibrant comme un filigrane..."
Avec les mots aussi, c'est beau. C'est même encore plus beau car un paysage insoupçonné fait son chemin en nous.
Comme un autre souvenir (Flaubert - "Un cœur simple" : " Le vent était mou, les étoiles brillaient, l'énorme charretée de foin oscillait devant eux ; et les quatre chevaux, en traînant leurs pas, soulevaient de la poussière.". Le vent était mou, ça c'est une sacrée trouvaille...

Écrit par : christiane | 06/06/2015

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Le vent était mou, ça c'est une sacrée trouvaille...
Écrit par : christiane | 06/06/2015

Il y a des vents coupants... qui font rentrer le front dans la tête ! Des vents tellement denses qu'on peut rien en respirer !

La madeleine est partout ; du passé, remontent parfois, en lieu et place des exultations, des exaltations, ou des grandes catastrophes, des instants gris, des instants d'attente, des temps morts autrement dit. Lorsque nous les avons vécus c'était tout bonnement du temps perdu ; mais maintenant, non : c'étaient des instants d'espoir, de préparation, de fugitif repos.

Revenir le lendemain sur les lieux d'une fête peut être extraordinaire ! Et l'attendre, cette fête, avec un esprit vierge, tout autant pourquoi pas ?

Écrit par : Sergio | 06/06/2015

Tout, tous ces mots sont bons à lire, à mâchouiller comme une herbe d'été et oui, ça remonte...
"Comment avait-il pu oublier cela si longtemps ? Mais aussi, comment était-il revenu, ce poème perdu ? Sans réfléchir, il se traduisit ces vers. Et à peine se les était-il dit qu'il comprenait déjà, et qu'il en détenait la clé, lourde et scintillante, l'association d'idées qui soudain avait arraché, si net, si palpable, du fond d'un puits d'eau dormante, ce souvenir, précisément celui-ci : ces ombres, elles étaient là, sur le chemin, les ombres, qui avaient touché, réveillé les mots par elle prononcés. Et dans un frisson, il perçut soudain, effrayé le sens de cette révélation ; ces paroles étaient prémonitoires : n'étaient-ils pas eux-mêmes ces ombres qui cherchaient leur passé et adressaient de sourdes questions à un autrefois qui n'existait plus, des ombres, des ombres qui voulaient devenir vivantes et n'y parvenaient plus..."
C'est dans un livre de Zweig que je relisais ce matin "Le Voyage dans le passé" (31718 - livre de poche bilingue pour 6€ !!! Resté inédit en France jusqu'en 2008, avec un dossier dense en fin de livre "Stefan Zweig et le monde d'hier" signé par Isabelle Hausser et un avant-propos du traducteur Baptiste Touverey - ce qui est rare !
Et puis il y a plein d'ombres, Sergio !

Écrit par : christiane | 06/06/2015

J'aime bien quand on tricote les mots et les idées : un rang à l'endroit, un rang à l'envers. Ça fait du Jersey. Comme l'île de Guernesey... (les mots sont proches !) les îles Anglo-Normandes, où Victor Hugo, durant ces années d'exil, s'adonne à l'encre (dessins), à la photographie dans la maison de Hauteville où la lumière est enfermée. là où il résorbe toutes les couleurs de l'arc-en-ciel comme vous sur cette fractale sauf que vous faites lever le soleil !
Et puis j'aime bien quand on tire la laine et que le tricot de démaille !

Écrit par : christiane | 06/06/2015

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J'aime bien quand on tricote les mots et les idées : un rang à l'endroit, un rang à l'envers. Ça fait du Jersey.
Écrit par : christiane | 06/06/2015

Il y a des machines à tricoter ! Ca doit être oulipien alors... Ca charbonne ! Ca fait tous les points... Le jersey, le... euh... jersey... Le... point de croix ? Euh non je sais pas... Enfin ça les fait tous c'est marqué ! C'était un bastringue terrible ! Dans un coffre... Erka, non ?

J'avais un frère qui savait tricoter ; il en faisait quand même pas beaucoup ! Moi on a pas trop insisté... Déjà pour les scoubidous ça avait bloqué ! Les bérésinas comme dirait Ferdine...

Écrit par : Sergio | 06/06/2015

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de sourdes questions à un autrefois qui n'existait plus
Écrit par : christiane | 06/06/2015

C'est à se demander.... La majorité des trucs on pourrait les reconstituer avec une précision ! Il y a des pensées qu'il vaut mieux chasser, mais j'imagine parfois telle ou telle situation du passé, ni agréable ni par trop désagréable, et une sorte de Méphisto (ou l'autre, là, le type qu'on frotte) qui viendrait proposer : "Veux-tu tout recommencer at this point ?"

Écrit par : Sergio | 07/06/2015

Oh là, je relis tout ça, un peu incohérent de ma part. Soudain la présentation des commentaires sur votre blog, très serrée, ces réponses et reprises de l'un à l'autre m'ont fait penser à la longue patience du tricot telle que je l'observais dans mon enfance autour de moi. Comme vous ce n'était pas trop mon truc ! mais j'ai retenu le nom de ce point : le jersey ! pour le point de croix ce n'est pas un rang à l'endroit suivi d'un rang à l'envers mais une maille à l'endroit suivie d'une autre à l'envers. Bref, faire un tissu de ces rangs ici de mots ou une toile de Pénélope qu'on défait au matin pour que rien ne se soit passé... !
Puis le mot jersey m'a entrainée vers les deux îles habitées par Victor Hugo pendant ces longues années d'exil. Et ses dessins à l'encre face à la mer rageuse et dans ces dessins ses recherches prodigieuses de clarté et d'ombre. Un genre de divagation sur les sonorités d'un mot ouvrant à des souvenirs et à la méditation face à vos images ou vos réactions.

Pour la deuxième pensée que vous déroulez, non, je ne crois pas même avec l'aide d'un Méphisto qu'il faille tout recommencer. On a fait ce qu'on a pu, comme on a pu. Des choix ont été pris qui ont façonné nos vies avec leur tangage de joies et de peines. Et puis ce n'est pas fini...

Écrit par : christiane | 07/06/2015

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la présentation des commentaires sur votre blog, très serrée, Écrit par : christiane | 07/06/2015

Il y a une mise à jour Hautetfort, cela donne par exemple le blog d'Yfig (dans mes liens) ; c'est sûrement très bien, mais à mon avis qu'est-ce qu'on doit s'activer en défilements, clavier ou molette de la souris. Cela me fait un peu peur, c'est pour cela que je le laisse tout ramassé dans l'immédiat. Pour la lecture je le zoome (Ctrl +) à deux cent cinquante pour cent, mais j'ai un écran gigantesque et à un mètre cinquante de distance. N'importe comment je laisse beaucoup de sites en position fortement zoomée c'est quand même plus sympa...

Écrit par : Sergio | 07/06/2015

" Pour la lecture je le zoome (Ctrl +) à deux cent cinquante pour cent "(Sergio)
Oui, moi aussi ! c'est une fonction très agréable mais je n'évoquais pas la grosseur des caractères, plutôt le fait qu'ils soient serrés les uns contre les autre, mais on s'habitue !
bonne soirée

Écrit par : christiane | 07/06/2015

Sur un blog concurrent, très inférieur à celui-ci bien sûr, vous écrivez (copié/collé) : Mais les trolls, c’est la respiration d’un blog !
Je peux venir, alors ?

Écrit par : Riri Duconnot | 08/06/2015

je le zoome (Ctrl +)

..on renconnait les vraies cochonnes à ce qu'elles molettent en tenant le ctrl

Écrit par : bouguereau | 08/06/2015

Ce n'est pas le cas de christiane, bouguereau. Certes, elle dit "c'est une fonction très agréable", mais elle précise aussitôt qu'elle n'évoque pas "la grosseur des caractères", ce qui est un point important pour les vraies cochonnes.

Écrit par : Mme Chaloux | 08/06/2015

"Parfois, un homme peut devenir obsédé par son pénis, par la taille de celui-ci, ou même par sa forme. Le trouble psychologique nommé dysmorphophobie ou trouble dysmorphique du corps n'est pas seulement limité aux hommes et n'est pas forcément rattaché aux parties génitales de l'individu. Il peut s'agir de n'importe quelle partie du corps, considérée par son propriétaire comme malformée (trop grosse, trop petite, mauvaise forme, etc.). Les symptômes de ce trouble sont la préoccupation et le souci excessifs de l'individu quant à une partie de son corps ainsi que le mécontentement envers celle-ci menant souvent à la détresse et à l'insécurité psychologiques au moment d'avoir des interactions sociales. Cela provoque généralement de sévères dépressions, de l'anxiété, un retrait ou même une isolation sociale, des pensées suicidaires ou même des tentatives de suicide, etc. De tels comportements rendent la vie de tous les jours assez difficile dans plusieurs domaines (travail, relations interpersonnelles, interactions sociales, relations sexuelles, etc.). Si ce trouble prend des proportions trop importantes, il devrait être traité rapidement grâce à des médicaments ainsi qu'à une thérapie cognitive comportementale."

Écrit par : christiane | 08/06/2015

cricri irait tartariner jusqu'au bistrot qu'elle a réussi à mette en panne saint antoine!..

Écrit par : bouguereau | 08/06/2015

Écrit par : Mme Chaloux

la femme d'une tête de cocu au bar ça compense le manque a gagner

Écrit par : bouguereau | 08/06/2015

Faut-il répondre plus poétiquement. J'appelle à la barre J.D. Salinger, juste une introduction à Seymour :
"Je vous le demande, quand a-t-on jamais demandé à l'auteur quelle idée il se fait de son lecteur ? Par chance, j'ai découvert, il y a bien longtemps, tout ce qu'il m'est indispensable de connaître sur vous. Je crains que vous ne m'apportiez ici un démenti obstiné, mais je ne puis me permettre de faire le moindre crédit à votre parole. Vous êtes un grand amateur d'oiseaux ; vous êtes quelqu'un qui s'est occupé d'oiseaux essentiellement parce que les oiseaux ont captivé votre imagination ; et s'ils vous ont captivé à ce point, c'est parce qu'ils semblaient être les plus proches des purs esprits. Vous vous êtes souvenu, j'en suis persuadé, que le roitelet huppé, dont l'estomac ne dépasse pas la taille d'un haricot, traverse la mer du Nord !. Dans cet esprit d'intimité, donc, mon vieux confident, je vous dis en privé, ,(je vous baille et vous bonnis, adonques), acceptez, je vous prie, ce bouquet sans prétention de parenthèses précoces : (((())))."

Et qu'on ne m'accuse pas de glissement sémantique !

Écrit par : christiane | 08/06/2015

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Je peux venir, alors ?
Écrit par : Riri Duconnot | 08/06/2015

Bien sûr ! C'est le carburant le comburant l'oxygène liquide tout ! Le dinitrométhanol...

Ha mais par exemple pas de E10 dans la Yam, hein ! Pas une goutte... Au pire on redégueule tout on recommence le plein !

Écrit par : Sergio | 08/06/2015

(((())))
Et qu'on ne m'accuse pas de glissement sémantique !
Écrit par : christiane | 08/06/2015

Si si si. Les parenthèses sont utilisées par maint langage informatique ; elles ont commencé par isoler les opérations mathématiques les unes des autres : sur les calculettes il n'y en a pas, elles sont remplacées par un classement de priorité desdites opérations ( multiplication avant l'addition, etc.)

Mais dans les langages informatiques il y en a de très puissants, qui pourraient presque parler, comme c'est le rôle d'un langage. Exemple concret en bois dur métallique :

jean = père (paul, jacques)

Inutile d'expliquer cela, of course ; ce qui est folklo là-dedans, c'est que toute cette force sémantique va bouffer de la parenthèse, entre autres le LISP, rebaptisé par ses détracteurs "List of Insipid and Stupid Parenthesis". Ce sont des rats, c'est de l'humouricain. Si c'était à refaire, je m'immergerais peut-être dans le LISP...

Écrit par : Sergio | 08/06/2015

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tartariner jusqu'au bistrot
Écrit par : bouguereau | 08/06/2015

Ha tartariner ça c'est vraiment très bon ; mais c'est pareil, c'est devenu des mondes oubliés... Une sorte d'Atlantide ! Des fois je me demande si je rentrais dans un bistrot faudrait pas sortir les papiers ?

Écrit par : Sergio | 08/06/2015

Là, pour le coup je pense à Duras (dans les années d'après guerre) qui descendait régulièrement boire son verre de vin, assise à la terrasse du Petit Saint-Benoît. Zinc... boiseries (Voir la photo de Doisneau)...
Je n'ai rien compris à vos signes mathématiques, Sergio.
Quant à Salinger. (J'aime beaucoup ces 2 livres, réunis en un seul sous le titre "dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers" suivi de "seymour, une introduction". Un beau petit Poche paru chez Laffont. Et bien traduit B. Willerval. Lui, dit de ces signes que ce sont "des signes tordus et arqués de son état d'esprit" que c'est "une offrande menaçante de parenthèses " adressée "aux gens intelligents incapables de supporter des digressions" !

Écrit par : christiane | 08/06/2015

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Je n'ai rien compris à vos signes mathématiques, Sergio.
Écrit par : christiane | 08/06/2015

Caramba ! Ca fait qu'empirer... Pourtant on m'a dit à plusieurs reprises que j'aurais dû être prof ! Je me serais bien vu dans un vieux pardessus râpé... Un peu comme Tonton, quoi...

Écrit par : Sergio | 08/06/2015

Comme le temps passe...
https://www.pinterest.com/pin/240801911302111605/

Écrit par : christiane | 09/06/2015

un tas de parenthèses font penser à duras, c'est méchant, mieux rangées j'y vois un renoir dernière manière..où à françoise..du temps de pravda la survireuse attation..maintnant c'est un tas de ^et de ..rien qu'une méchante
https://www.youtube.com/watch?v=LYOwubFtjH4

Écrit par : bouguereau | 09/06/2015

< et >

Écrit par : bouguereau | 09/06/2015

< et >

Écrit par : bouguereau | 09/06/2015

"Comme le temps passe", c'est ce que disait toujours mon grand-père. Un héros. Il avait fait prisonniers à lui seul toute une compagnie d'Allemands. Mais il a pas eu de médaille parce que la guerre était finie depuis six mois. Il avait pas vu le temps passer, quoi.

Écrit par : Riri Duconnot | 09/06/2015

< ou >

Écrit par : Riri Duconnot | 09/06/2015

< ou >

Écrit par : Riri Duconnot | 09/06/2015

"un tas de parenthèses font penser à Duras, c'est méchant"
Non.
C'est le "bistrot" et pas méchamment qui me fait penser à cette photo puis à Duras. S'asseoir à une terrasse d'un petit bistrot, regarder les gens qui passent, griffonner des mots ou une esquisse.
Tout ça sous la "tartarinade" cocasse de Bouguereau. Le plus beau portrait en ce domaine est pour moi celui de Pertuiset par Rolin dans "Un chasseur de lion". Le Tartarin peint par Degas (toile tardive)qu'il voit un jour dans un musée à Sao Paulo...
"Il ressemble assez à l'idée qu'on se fait d'un bistrotier auvergnat d'autrefois, un bougnat, on attend le torchon sur l'épaule plutôt que le fusil. Sa botte gauche est véritablement écrasante. on ne discute pas avec le porteur de semblables bottes.(...) Eugène Pertuiset ? Il l'amusait par ses rodomontades, il l'épatait par ses histoires ? Il était, ce massif, l'aventurier qu'il avait un moment rêvé d'être, lui, quand il s'était embarqué à seize ans, sur un navire école ? Il avait connu, alors, les cieux crevant en éclairs et les trombes, les grandes vagues glauques qui font fermer les yeux, l'enrouement énorme du vent."
De Manet à Rolin... du "chasseur de lion" aux "ronds dans l'eau" murmurée par la si rare Françoise Hardy... Du vent déchaîné de Rolin à ceux "coupants... qui font rentrer le front dans la tête ! Des vents tellement denses qu'on peut rien en respirer !" de Sergio, on est là, en carafe, mi-amis, mi-ennemis, avec nos rêves en bandoulières et la vie dans son costume d'arlequin avec ses éclats et ses couleurs fanées, ses accrocs.
Ici et là, des strates de mots allègres ou graves, comme face à ce Pertuiset, "traqueur de lions empaillés, bluffeur de première, mythomane avéré, avec ses histoires abracadabrantes et ses rodomontades de carton-pâte".
Et Rolin, nostalgique disant à N. Crom en 2008 (Magazine littéraire ) : "... il me semble que le domaine de la littérature, c'est ce qui a eu lieu et ne surviendra plus, ce qui va disparaître. C'est ça , le temps perdu de Proust. En outre, je crois qu'on écrit parce qu'on est mal placé dans son époque, parce qu'on s'y sent dépaysé..."

Écrit par : christiane | 09/06/2015

christiane, vous venez de poster le 99ème commentaire.
Je me réserve l'honneur d'envoyer le 100ème.

Putain, 100 posts, ça vous classe un blog.

Écrit par : compteur bleu | 09/06/2015

Bravo pour cette audience. "Le roi vient quand il veut", compteur bleu !
Mais c'est aussi un livre de Pierre Michon, un sacré livre qui vous envoie ses embruns en plein visage. Ainsi comme une réponse possible à Françoise Hardy et à certain..., ces quelques lignes (p.117):
"Je suis double, comme tout le monde sans doute. Quand je n'écris pas (et c'est la plupart du temps), je doute de toute littérature, et de la mienne en particulier. De ce brasier que j'ai cru à l’œuvre quand j'écrivais, il ne reste que des cendres, un objet chu à placer dans la relativité sociale. "Est-ce que cela a bien eu lieu ?" me dis-je, 'est-ce que je me suis tenu une seule seconde dans la vérité, ou bien me suis-je raconté des histoires ? Est-ce que j'ai baigné dans l'être, ou bien est-ce que j'ai fait l'écrivain ?" Et dans ces moments-là, bien sûr, l'approbation des autres, la vanité sont les seuls garants de la vraisemblance de nos livres, de leur valeur et de leur existence même : dans ces moments de mécréance on veut être lu, loué, populaire. On veut les lauriers, et c'est le nombre qui les donne. A courir derrière cet arbitraire du nombre on ne croit plus en rien, on est aussi cynique que le flottement généralisé du dollar. Mais il arrive que de nouveau on écrive, et la baudruche cynique vole en éclats (...) le lecteur après qui je cours est le contraire absolu du nombre..."
Vous savez quoi ? Je vous trouve sacrément courageux d'avoir ouvert ce blog !

Écrit par : christiane | 09/06/2015

Ho, Sergio, d'après le code de déontologie de Hautetfort, tu dois normalement assurer une permanence de six heures par jour. Faudrait te secouer un peu, hein.
Sinon, fermeture du site.

Écrit par : h&f admin | 09/06/2015

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assurer une permanence de six heures par jour
Écrit par : h&f admin | 09/06/2015

Gross Malheua, comme disait MàC... Quand je pense que je restais jusqu'à des quatorze heures par jour devant cette machine... Là on pouvait en abattre...

Enfin du coup je raconte moins d'âneries, comme dirait Brighelli !

Mais les six heures je suis pas très loin, hein ! Quinze trente dix-neuf trente dans les bons jours cela fait quatre, le soir vingt-trois heures je me laisse un peu aller ça fait quasi les deux qui manquent...

Écrit par : Sergio | 09/06/2015

Dites, Sergio, et si c'était le bidule qui avait bu tout le whisky ?

Écrit par : Daaphnée | 09/06/2015

"Vous savez quoi ? Je vous trouve sacrément courageux d'avoir ouvert ce blog !" (christiane)

Mais non, c'est comme tout, ce blog il l'a eu grâce au piston.

Écrit par : Bretelle | 09/06/2015

Oh, eh, calomnie ! J'en ai même pas bu une goutte !

Écrit par : le bidule | 09/06/2015

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et si c'était le bidule qui avait bu tout le whisky ?
Écrit par : Daaphnée | 09/06/2015

C'est vrai qu'il faut faire attention avec ces condiments la réalité c'est comme le scorpion elle prévient pas...

Un jour j'amène une toile à l'organisateur d'une expo, et qui peignait aussi, en précisant que je l'avais terminée un peu... disons, sur les chapeaux de roues... Il a très bien compris :

- Te bile pas, moi hier soir j'en étais à boire l'eau de l'aquarelle et à tremper le pinceau dans le whisky !

Écrit par : Sergio | 09/06/2015

Vous faites de l'aquarelle, Sergio ? C'est chou.

Écrit par : Nicole Jeanlieu | 09/06/2015

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de l'aquarelle
Écrit par : Nicole Jeanlieu | 09/06/2015

Contrairement à ce que l'on croit, ça se corrige, se reprend pas mal ! Même une fois sec... Y a que quand le papier est crevé qu'il faut mettre les pouces ! Et du bien gros, je ne sais plus combien de centaines de grammes, ça tient...

Écrit par : Sergio | 09/06/2015

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"Est-ce que cela a bien eu lieu ?" me dis-je, 'est-ce que je me suis tenu une seule seconde dans la vérité, ou bien me suis-je raconté des histoires ? Est-ce que j'ai baigné dans l'être, ou bien est-ce que j'ai fait l'écrivain ?"
Écrit par : christiane | 09/06/2015

Une réflexion que je me suis faite en lisant la Recherche, c'est que précisément on n'y trouve pas grand-chose de ce genre ; la clairvoyance de l'introspection, certes, mais aussi non pas la coexistence, mais le choc de tous ces mondes, intérieurs ou d'ailleurs extérieurs. Cela me paraît vital, parce que difficile, dangereux, je veux dire que l'on pourrait y perdre la boule, devenir "frappé du chapeau" (c'est bon !) comme disait cet après-midi quelqu'un chez Passou, bref susceptible de déséquilibrer lourdement...

Écrit par : Sergio | 09/06/2015

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françoise..du temps de pravda la survireuse attation..maintnant c'est un tas de ^et de ..rien qu'une méchante
Écrit par : bouguereau | 09/06/2015

Elle a quand même de la voix, je me rendais pas compte... C'étaient les boniments des parents ! On est floué dès le berceau... Quand on n'en tombe pas, encore !

Écrit par : Sergio | 09/06/2015

J'aimais bien Alain Lubrano, un musicien dit de studio comme on n'en fera plus, un son de guitare souvent à tomber.
Superbe entente entre lui et Françoise Hardy.
Son livre démarqué de celui de Breton André est peut-être à lire pour quelqu'un qui voudrait devenir écrivain, son "Amour fou" est répertoire d'une façon d'écrire qui à la fois est ultra naïve et capable de percées derrière les lignes invisiblement hussardes.
Son dernier livre de souvenirs semble plus serré au niveau du style (elle raconte sa vie, extraordinaire sous tous les aspects).
C'est un peu glaçant de se dire que toute cette période devient doucement mais sûrement archéologique.
Nous somme à l'aube d'une nouvelle glaciation, je crois.
Le Giec nous ment, le Giec nous spolie.
Avitailleurs, avitailleuses, révoltez-vous contre le grand capital de neige qui nous stalactite la goutte au nez.

Écrit par : xlewm | 09/06/2015

t'es cryptés dans l'intime sergio..à somatiser l'archéologie tu vas te pisser des calculs dans le calbut..avec le stalactite au nez tu vois d'ici l'aquarelle..des bon musicos de studio y'en a des caisses..c'est que la chanson française comme son porno est en vacances à palo alto..à boire l'eau du clystère et a tremper son cul dans la soupière dirait cricri..au finiche vous faite un beau couple au bar..ça mate en lousdé et ça consomme

Écrit par : bouguereau | 10/06/2015

C'étaient les boniments des parents !

je confonds la signature du dessus avec celle du dessous..

Écrit par : bouguereau | 10/06/2015

Sergio : "... en lisant la Recherche, (...) le choc de tous ces mondes, intérieurs ou d'ailleurs extérieurs."
Oui, un homme obscur, un peu effacé dont la vanité était d'écrire ce livre, devenu unique dont les parties morcelées finissent par se souder dans : "la Recherche...". Une agitation intérieure à laquelle on doit cette magistrale peinture ironique d'une société un peu grotesque, frivole (Cottard, Verdurin) où l'amour, le désir, la jalousie sont aiguillons. Dans ce théâtre de marionnettes, il "mate en lousdé" écrirait bouguereau.
Mais aussi, ce monde intérieur qui lui ôte une paix possible : interrogation face au vieillissement (Charlus), disparition de l'amour, répétitions de ces amours défuntes, mémoire involontaire qui met à vif des plaies oubliées, réminiscences... affrontement, aussi, de la médiocrité et du snobisme, souffrance et dans tout ce tourbillon ce roc : lui-même qui se précise de livre en livre à l'intérieur de la Recherche par la voix du narrateur.
Ainsi dans "Le temps retrouvé", ces lignes terribles : "Car à l'être que nous avons le plus aimé, nous ne sommes pas si fidèle qu'à nous-mêmes, et nous l'oublions tôt ou tard pour pouvoir, puisque c'est un trait de nous-mêmes, recommencer d'aimer."
Cette Recherche devient au fil de la lecture une œuvre d'art nous entrainant au-delà de la mémoire et de l'observation, du sujet traité, une sorte de transmutation offerte par la pensée, les mots, le style. Une naissance difficile à définir, mais pas à ressentir : lumière durable, enchantement, joie partagée. "Un peu de temps à l'état pur". qui offre au lecteur une répétition amoureuse et secrète. Un enroulement silencieux et apaisant sous une lampe : la lecture.

Écrit par : christiane | 10/06/2015

Bouguereau dit : "je confonds la signature du dessus avec celle du dessous.."
voilà c'est exactement cela que j'évoquais avec l'alignement serré des commentaires , monsieur, ctrl +

Écrit par : christiane | 10/06/2015

Ça devient drôlement intellectuel, hein.
La profondeur sublime de christiane m'effraie et, quand je lis xlewm, j'ai toujours peur d'avoir les ongles sales ou mal boutonné mon col. Quelle tenue ! Quel insight dans la pensée chic ! Quant à bouguereau avec ses référents énigmatiques, c'est du Borges.
Ah, on est peu de chose. Je me sens tout petit.
Quand on songe que tout ça est parti de deux lampadaires avec des ombres non parallèles, on est hagard d'admiration.
Et l'artiste lui-même ! Sergio l'immense ! Cet abîme bleu en arrière-plan... la mer ? le ciel ? le néant ? Un dégradé à côté duquel un Rothko passe pour du coloriage. Quelle beauté ! comme dit christiane.
Y a pas, ça me la coupe.

Écrit par : Orlando Schmückfrehut | 10/06/2015

Moi quand je lis "Cottard" chez Proust ou dans un commentaire, ça me fait tout de suite penser au préparateur BMW de Rouen, (l'hyper entre-soi et la bourgitude des concess' BMW, tout un poème...), des choses pointues mais systématiquement chères, c'était avant que des rois du bricolage se mettent à faire leurs propres propositions de protos, à portée de toutes les ourses blanches, y'en a plusieurs à Paris, copiés sur des bouclards vintage japonais ou New yorkais mais authentiques all the same.
Cottard, Cottard, Cottard, des chromes rutilants jusqu'aux Proms de Londres, des bols Davida dévidés à la main, c'est du Proust hardcore ça.
C'est ça la vie.
Hein ?

Écrit par : xlewm | 10/06/2015

Les ombres sont très convergentes, comme dit Schmück, on a l'impression qu'il y a deux sources lumineuses.
A croire que la photo d'origine a été prise l'année des deux soleils, comme dans L'Hypothèse du tableau volé de Raoul Ruiz.

Écrit par : Albert Franchion | 10/06/2015

"Cottard, Cottard, Cottard"...xlew, c'est pour moi ce docteur vaniteux et pédant qui fréquente assidûment le salon de Mme Verdurin qui, seule, vante ses mérites. Un imbécile aux plaisanteries lourdes qui ne font rire qu'elle, attaché aux mondanités et répétant à qui veut l'entendre : - Je le verrai mercredi chez les Verdurin.
Pas de quoi en faire un hyper entre-soi ! Il fait partie de mes souvenirs du Coté de chez Swann...

Écrit par : christiane | 10/06/2015

"docteur vaniteux et pédant... Il fait partie de mes souvenirs du Coté de chez Swann..." (christiane)

Ah oui mais il réapparaît plus tard. Il a bien évolué et, si ma mémoire ne me trompe pas, il est même devenu professeur de médecine.

Écrit par : Pour l'honneur de Cottard | 10/06/2015

eh bé ça y est, on peut cliquer sur ton blaze en rouge à la rdl et on est téléporté ici, c'est réparé

Écrit par : Pour l'honneur de Sergio | 10/06/2015

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"eh bé ça y est, on peut cliquer sur ton blaze en rouge à la rdl et on est téléporté ici, c'est réparé" :

C'est Passou il l'a fait il est bon comme le bon pain ! Ou c'est une maintenance géné on le saura dans cinquante ans en ouvrant les archives...

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

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Bouguereau dit : "je confonds la signature du dessus avec celle du dessous.."
voilà c'est exactement cela que j'évoquais avec l'alignement
serré des commentaires , monsieur, ctrl +
Écrit par : christiane | 10/06/2015

Là le probloc c'est gravos on connaît le fautif de guerre c'est moi ma gueule c'est pas Göring, seulement on trouve aucune solution sur les terres émergées.

Or donc un jour je me livrai à cette sombre manip dans le HTML pour grossir les caractères ; au début on n'a pas trop fait attention à ce que ça reculait tout jusqu'à les arbres.

Puis vint le temps où on s'est mis à zoomer comme des fous, ce qui rendait un peu caduc mon bricolage déglingué ; seulement à ce moment-là impossible de retrouver les petits cailloux c'en était un autre, de HTML, bref c'est la zone.

Il y aurait un truc à tenter, c'est une mise à jour de Hautefort qui nous attend et que je n'ai pas faite, parce que c'est beau, certes, mais un peu bavard, ce qui veut dire pour le lecteur pas mal de scrolling, de défilement, de molette de la souris ou de Page up ou down. Il y a un exemple chez Yfig (dernier de mes liens), cela donne une idée. Sans compter que si cela se trouve, le défal dans les coms sera toujours là ! C'est même cela qui me fait le plus peur...

Autre solution recommencer un blog , ça fait un peu lourd pour le moment...

C'est pas carré, comme affaire !

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

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Cottard, il a un alter altéré, c'est du Boulbon ; et là, ce que lui il dit, c'est excellentissime, à savoir qu'il faut y aller à pas de loup chattemite en se mettant à soigner une maladie, parce qu'elle pourrait très bien non seulement en cacher, mais encore en inhiber une autre cent fois plus grave...

Naturellement il le raconte mieux que votre serviteur, avec moins de trucs qui tiennent pas debout et plus qui tiennent, et a fortiori tout bien réfléchi n'est-ce pas très bon ça coco ?

Si tous les médecins raisonnaient de la sorte, y aurait moins d'assassinats médicaux !

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

Non, laissez, Sergio, c'est rigolo ! on n'arrête pas de se cogner. c'est comme les auto-tamponneuses à la fête foraine quand on était petits.
J'aime assez que les images que vous produisez offrent des paysages qui n'existent pas.
J'ai bien aimé aussi votre histoire de pomme.
personne - personna - masque - auto-multiplication ou auto-négation ? L'homme au mentir-vrai.
Pessoa sous le nom de Caeiro écrit:
"J'ai coupé l'orange en deux, et les deux parties ne pouvaient être égales.
Pour laquelle ai-je été injuste - moi qui vais les manger toutes les deux ?"
Quel est cet intervalle entre vous et vous ?

Écrit par : christiane | 10/06/2015

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Quel est cet intervalle entre vous et vous ?
Écrit par : christiane | 10/06/2015

Oui évidemment c'est pas la peine que je parte en croisade contre l'identité maintenant si elles commencent à se dupliquer...

Pour l'autre truc l'indent le redent c'est JC qui m'avait réveillé là-dessus, j'ai bien regardé pour retrouver le paramètre que j'avais changé, pas à pas, et chou blanc : c'est comme si un seul paramètre avait été remplacé par plusieurs.

J'avais pensé aussi à contacter Hautetfort, mais j'ai bien peur qu'ils ne comprennent pas exactement, ou fassent à la légère, et de retrouver un champ de ruines "à la Roman Polanski" comme je les aime...

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

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Et puis il reste mon histoire de mettre un point, donc une ligne vide, en tête de chaque com : ça au moins c'est français comme système D !

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

Plus vous éclairez, plus ça devient sombre
Plus vous organisez, plus ça devient le grand bazar
j'adore
il y aurait une chouette BD à faire de vos tentatives !

Écrit par : christiane | 10/06/2015

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Les ombres sont très convergentes, comme dit Schmück, on a l'impression qu'il y a deux sources lumineuses.
Écrit par : Albert Franchion | 10/06/2015

Je... ne sais plus ! Il y a eu tellement de versions... Mais la perspective est terrible, en 3D, comme en photo grand angle ; elle est juste, seulement je tripote les distances pour occuper la toile comme je le veux. Cela fait beaucoup de compromis !

Et puis, à l'oeil nu, on a les mêmes effets, seulement le contexte est présent partout ; il n'y a pas de "bords" ; du coup l'oeil s'y habitue beaucoup mieux.

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

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préparateur BMW de Rouen
Écrit par : xlewm | 10/06/2015

J'étais poussé au crime pour une trois-vingt-trois I. par un camarade, on allait voir chez Hazard à Nancy ; effectivement, à deux c'était mieux, tellement j'étais intimidé... On prenait les catalogues ! Ils les lâchaient pas facilement, d'ailleurs...

Cela ne s'est pas fait, mais je me souviens que ce qui pour finir m'avait le plus impressionné dans le garage, c'était une berline Jaguar, capot levé : on n'aurait pas rajouté une boîte d'allumettes... Du moteur partout !

Écrit par : Sergio | 10/06/2015

plus d'autorité sergio! les filles vont penser qut'es mal outillé..

Écrit par : bouguereau | 11/06/2015

Bonjour. Ceci est ma première et dernière intervention. Adieu.

Écrit par : Ledru | 11/06/2015

Cela n'aurait pas plu à votre ancêtre Rollin, Ledru.
Ce n'était pas un gars prompt à lâcher l'affaire comme ça.
Lui et Jules Moch, ministres des commentaires de l'Intérieur, savaient mettre une bonne branlée (physique ou symbolique, ils n'étaient pas que des monstres) aux bavards de l'ultra gauche qui viennent souvent brailler dans les blogs sur la "saleté de l'argent excrémentiel", le "néolibéralisme" nazinoïde et autres billevesées aussi "gross" qu'eux.

Écrit par : xlewm | 11/06/2015

et pendant ce temps paul edel se dore la pilule en terrasse.

Écrit par : vivement l'été | 11/06/2015

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Voilà comment qu'y faut faire. Pour l'espace. Vu ?
Deux lignes en en-tête.
Les commentaires qui ne seront pas présentés ainsi ne seront pas lus.

Écrit par : Un peu de clarté dans la nuit typographique | 11/06/2015

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5 lignes c'est encore plus clair mais y aura bientôt pu de place, hein.
surtout qu'on peut remettre pour clore aussi :

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Écrit par : tout est perfectible | 11/06/2015

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plus d'autorité sergio! les filles vont penser qut'es mal outillé..
Écrit par : bouguereau | 11/06/2015

Sage parole d'une grande sagesse... C'est un peu comme y a des chevaux si on met pas les éperons ils croient qu'on les ignore... Ils se vexent immédiatement ! Ils se mettent comme des blocs pour plus rien faire... Ils doivent regarder sur les autres, si ça se trouve !

Écrit par : Sergio | 11/06/2015

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Cela n'aurait pas plu à votre ancêtre Rollin, Ledru.
Écrit par : xlewm | 11/06/2015

Ca c'est vrai ! Touch and go on n'a même pas le temps d'éclairer la piste... Mais pas question d'échapper à la taxe d'atterrissage, hein ! Et encore ici c'est pour rien, à la Mole (Saintrope) c'est plusieurs centaines d'euros... Y en a qui peuvent pas payer ils restent en l'air ! Faut pas transiger...

Écrit par : Sergio | 11/06/2015

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Écrit par : tout est perfectible | 11/06/2015

C'est une charte graphique, alorsse...

Écrit par : Sergio | 11/06/2015

Lol,
c'est terrible ces histoires de tours gratuits au-dessus des aéroports, faut surveiller la jauge, se mettre dans les petits papiers du contrôleur aérien qui a d'autres taxis à fouetter, il y en a toujours dans l'avion qui font de l'huile ou qui pestent de louper leur rendez-vous.
La taxe de séjour pour les terriens tout bonnement bipèdes a augmenté elle aussi. Cela me rappelle la partie que j'avais dû bosser en Droit romain concernant la taxe de mainmorte (quelque chose qui se développa au Moyen Âge).
Je m'étais aidé d'un grand historien auvergnat, qui te dira peut-être, Sergio, Robert Schnerb impitoyablement barré par ses confrères des Annales dans sa carrière parce que trop en avance (parler des petites choses de la vie de tous les jours.)
Telsa inventera bien un jour l'avion qui ne se pose jamais, c'est vrai, quoi, pourquoi toujours chercher un appui ?

Écrit par : xlewm | 11/06/2015

Vous parliez des navigateurs Mozi et Chrome plus haut...
Moi aussi je suis sur celui de Google bien que je trouve l'interface Mozilla posséder un super rendu, mais (on le voit bien sur les stats de ceux qui tiennent un blog) ils perdent du terrain, c'est fou le nombre d'utilisateurs évaporés chez eux en un an...
Un truc super réactif, rapide pourtant, mais je pense qu'ils payent la lourdeur de la mise en mémoire tampon et le fait qu'ils n'aient jamais proposé un O.S pour téléphones portables.
Safari est stable et sûr (sur Apple.)
Bon, next question ?

Écrit par : xlewm | 11/06/2015

Que voulez-vous dire par "lourdeur de la mise en mémoire tampon" ?

Écrit par : next question | 11/06/2015

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Chrome je l'ai pris pour la rapidité, car je suis en CPL, donc presque aussi lent que la wi-fi. Ce que cela brandouille dans mon swap je le sais pas trop, mais sûrement quelque chose, car l'été, c'est principalement la connexion Internet qui sollicite le ventilateur principal (system fan) de la machina.

Mais le plus marrant c'est l'histoire du zoom, dont je parlais esbaubi avec Christiane ; je suppose que les autres navigateurs ont tous cela maintenant, mais il y a deux ou trois ans c'était une primeur, on peut demander à Chrome de dézoomer n'importe quel site jusqu'à son état d'origne, il y a un petit bouton ad hoc. Comme je suis d'une maniaquerie difficilement croyable, cela m'a immédiatement intéressé, et maintenant je zoome partout à tire-larigot puisque je peux tout annuler. Mais ce que cela a de particulier, c'est que c'est ni plus ni moins que Renato qui me l'a appris directos sur le blog de Passou, parce je devais me plaindre encore de je ne sais trop quoi...

Écrit par : Sergio | 11/06/2015

nan pas rénato biroute de sergio..ctrl+0 c'est ma bosse..m'prende pour rénato ça va mfaire un mauvais karma pour la journée..ça va se fumer!

Écrit par : bouguereau | 12/06/2015

https://www.youtube.com/watch?v=dr-GMvJ4sZY

Écrit par : bouguereau | 12/06/2015

Si, si, c'était bien renato, je m'en souviens parfaitement.

Écrit par : La voix de la Vérité | 12/06/2015

Je confirme : c'était renato.

Écrit par : Cafteurman | 12/06/2015

non non non non, c'était le grand bouguereau.

Écrit par : Justin, larbin | 12/06/2015

Moi aussi, il me semble bien que c'était renato. M'enfin, je peux me tromper, bien sûr.

Écrit par : keupu | 12/06/2015

Je me demande si ce n'était pas François Delpla. Je vais lui passer un coup de fil pour m'en assurer.

Écrit par : D. | 12/06/2015

Si Sergio dit que c'était renato, c'est que c'était renato, merde ! Arrêtez de prendre le taulier pour une brêle !
Que de persiflage, que de persiflage. C'est un monde, tout de même !
Les valeurs civiques les plus élémentaires se perdent, les bras m'en tombent.

Écrit par : SILENCE DANS LES RANGS | 12/06/2015

Hé, ho, c'est bouguereau qu'a commencé, hein.

Écrit par : Cafteurman | 12/06/2015

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I faut pas dire que Renato est pas un savant international en matière d'écrans, et je le prouve avec stupéfaction : il calibre le sien, enfin le beau qu'il a pour ses photos, tous les deux ou trois jours m'a-t-il dit.

Parce que un écran, a fortiori les trente pouces qui servent aux graphistes, eh bien ces messieurs ils le calibrent ; sinon le rouge des Rouges devient violet épiscopal en un battement de clin d'oeil, et le noir Klein du bleu Soulages. Adonc il faut un boîtier, et autant le révéler immédiatement mes connaissances s'arrêtent là. Je suppose que le système d'exploitation n'est pas concerné, mais je n'en suis même pas sûr.

Et l'opération se répète, normalement grosso modo tous les quinze jours ; pour les un peu malades, ça vire à la semaine. Mais ça c'est les gars qu'on laisse encore sortir dans la rue. Après les autres c'est de pire en pire les sentiments ça s'explique pas, et à mon humble avis si je me risquais une fois ma gueule dans l'engrenage ça deviendrait six fois par après-midi.

Alors je laisse standard, standard et standard, comme je l'embête pas il m'embête pas non plus on vit en chiens de faïence...

Écrit par : Sergio | 12/06/2015

Ah vous les graphistes passez encore du temps à faire ce genre de réglages, je croyais que résolution et définition étaient surtout définies en usine aujourd'hui, la technologie "built-in" des écrans semblant tout primer, Rétina versus Amoled etc.
Pour répondre à l'interlocuteur qui m'épingle un peu au sujet de Mozilla, je lui proposerais de remarquer, s'il a une petite appli qui le permet (facile à trouver, c'est même quelquefois embarqué avec un antivirus pro par exemple), de regarder la consommation de la mémoire vive de son ordi alors qu'il surfe au même instant sur Mozilla.
C'est très parlant.
De plus avec Mozy, vous êtes souvent embêté parce qu'il ne lit pas bien les scripts de Flash Palyer et qu'il vous laisse en rade les streaming des vidéos.
En outre il nous oblige souvent à des mises à jour chez Adobe qui sont des nids à virus comme chacun sait s'il lit les journaux des scans qui répertorient les infections en lignes.
Beaucoup d'éclats de rire à lire les coms des unes et des uns, (l'humour n'empêchant pas les échanges au contraire), thanx guys.

Écrit par : xlewm | 12/06/2015

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Ha la la les virus... Le only one way c'est un Unix ça va mieux en le disant... Au choix BSD, Linux ou Mac, qui est un Berkeley, lui aussi, dérobé par... ceux qui ont dérobé.

C'est pas qu'on peut pas nous virusser, mais on est pas assez nombreux pour intéresser les écrivains de virus, donc les éditeurs d'antivirus.

Écrit par : Sergio | 12/06/2015

calibrer les écrans c'est si qu'on fait des sorties papiir, si c'est pour des sorties web sur le samsung a vontraube..un cul c't'un cul qu'il aime a dire..
et les sorties papiir c'est un sac a merde, l'écran doit ête chevillé à l'imprimante par une chaine graphique électrozinguée..l'imprimante doit ête la tienne pour un bien..sinon faut se déplacer..refaire..et là c'est pus une poignée de dolari

Écrit par : bouguereau | 13/06/2015

Moi je fais des sorties papier de toutes les images publiées par Sergio. Et, comme elles sont pas signées, c'est bonnard, je les expose et je les revends.
Signées par ma pomme, bien sûr.
Celles où y a des femmes nues, elles font un carton chez les routiers. Y a du Sergio partout dans les camions maintenant.
Sinon j'en imprime sur des t-shirts. Ça prospère bien sur les marchés.
Je dirai pas que je me fais des couilles en or, surtout que je suis une gonzesse, mais ça me paie le bifteck.
Merci Sergio. T'es un chou à la crème pour les loustiquettes.

Écrit par : Lucienne Bouchon | 13/06/2015

Je profiterais bien de l'absence de Sergio pour envoyer un message personnel à Lucienne, mais je n'ose pas.

Écrit par : un trouillard | 13/06/2015

Si les Capet ont piqué le trône aux Guise, c'est que les Guise, bien que lorrains, ne le méritaient pas.
Tout ça, c'est un rapport de force.
Les plus forts, c'étaient les autres.
Enfin, jusqu'à un certain point. Parce que les plus forts des plus forts, c'étaient les républicains. Mais ça, faut pas le dire à Sergio Romanov, ça le vexe.

Écrit par : Mme Geliang | 13/06/2015

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De toutes manières le premier des premiers il usurpe, hein ! Pépin le bref...

Романов, Романов... J'ai lu une bio assez curieuse, au terme de laquelle le dauphin Алексей aurait été retrouvé dans un camp de concentration (soviet), avec tous les détails expliquant qu'il ait pu échapper à la fusillade de la maison Ипатев, et laissé en vie au prix de son silence jusqu'à sa mort naturelle dans les années cinquante...

Écrit par : Sergio | 13/06/2015

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calibrer les écrans c'est si qu'on fait des sorties papiir
Écrit par : bouguereau | 13/06/2015

J'ai eu l'impression que les tons pouvaient s'abîmer en quelques jours, c'était en fait parti des critiques que je cherchais sur les trois seuls trente pouces de l'époque (il y a cinq ans maintenant !), le Dell (que j'ai pris), le HP et, effectivement, le Samsung. Cela faisait peur quand même.

J'ai touché à rien, je m'en suis très bien trouvé. La grande affaire à l'impression, c'est moins les couleurs que la luminosité ; là c'est terrible, on se retrouve avec un truc sans nom alors que cela sortait joliment à l'écran. Normalement ce seraient bel et bien les essais sur papier. J'en faisais un peu au début, j'ai fini par trouver mes repères pour anticiper.

D'autant que l'impression n'est pratiquement jamais plus sur papier (sauf cas du bois laminé), mais sur dibond, résine etc. Si je reprends, je vais essayer de tout faire faire par XXL, cela devrait pouvoir donner des résultats acceptables ; avec une plaque de plexi par-dessus, ça peut jeter... En local j'ai dû vraiment tout essayer, il y avait toujours le détail qui faisait tout effondrer...

Et le public chéri il admire, mais il hachète pas !

Écrit par : Sergio | 13/06/2015

Essaie l'impression sur rhodoïd transparent. T'encadres ça entre deux plaques de verre.
En vérité, j'en sais rien, je l'ai jamais fait, mais je l'ai vu dans des expos. Bon, faut pas accrocher ça sur un mur noir, c'est sûr.

Écrit par : Ludo | 14/06/2015

le public il haime pas les faignants..soit tu bosses soit tu fais bosser mittal et zimens comme aniche..les vitraux de chartres sur rodoide avec des dicks et des skulls, leur fille qui fait option infographie à l'école en a plein les fenêtres de sa chambre..tu voudrais pas qu'il y en ait dans la cuisine aussi..

Écrit par : bouguereau | 14/06/2015

Si je reprends, je vais essayer de tout faire faire par XXL

t'as l'option tendu sur porte de garage en bache pvc..tu mets la tête de mohomet..celui qui ose dire que la couleur est pas la bonne tu le dénonces à l'imam..

Écrit par : bouguereau | 14/06/2015

D'autant que l'impression n'est pratiquement jamais plus sur papier

..mais si hé..des couchés satin à 400kg le mètre comme des de breton..un bras que ça coute..les photographes veulent pas entende parler de ton dibond..sauf pour les envoie pour les espos dans les médiathèques de lorraine..ils émulent des doublures locales pour les représenter au vernissage ou on boit des jus de tomates coriandre et qu'on mange du saucisson spangero

Écrit par : bouguereau | 14/06/2015

Dis, louguereaubiche qui sait tout, t'exposes où ? File-nous le rencard, sois pas rat. Non, parce que t'as l'air tellement plus fort que Sergio qu'on voudrait voir comment tu fais, ça doit être choucard. Et puis on s'instruira.

Écrit par : amateur d'art | 14/06/2015

je suis pas plus fort que sergio..il se repose sur ses lauriers

Écrit par : bouguereau | 14/06/2015

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t'as l'air tellement plus fort que Sergio
Écrit par : amateur d'art | 14/06/2015

Exact, et pas que l'air ! C'est justement pour cela que je cuisine le cuisinier...

Non mais sans rire ma peinture est que médiocre, donc pour la vente ne restent que deux obstacles :

1) que le client voie pas ma gueule ;
2) que la croûte explose pas par terre quand on la décroche pour lui emballer...

Écrit par : Sergio | 14/06/2015

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Essaie l'impression sur rhodoïd transparent. T'encadres ça entre deux plaques de verre.
En vérité, j'en sais rien, je l'ai jamais fait, mais je l'ai vu dans des expos. Bon, faut pas accrocher ça sur un mur noir, c'est sûr.
Écrit par : Ludo | 14/06/2015


Oui, oui, oui... J'ai aussi vu cela, ou de cette sorte, chez Raugraff à Nancy ; cela m'a allumé, j'ai fait faire des essais par mon imprimeur du moment, et on a découvert une évidence, à savoir que cela n'a d'intérêt que lorsque le motif s'y prête spécialement : tout transparent, plantes, etc. J'étais vraiment déçu je croyais que c'était arrivé ! Imprimer sur le plexi, ou le verre, itou ; on a fait des essais, encore, et mes places Stan sont toutes à fond noir, cela n'ôte rien mais n'apporte rien non plus. Comme c'est très cher, j'ai bien sûr abandonné... Dommage !

Grand merci à toi quand même !

Écrit par : Sergio | 14/06/2015

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..mais si hé..des couchés satin à 400kg le mètre comme des de breton..un bras que ça coute..les photographes veulent pas entende parler de ton dibond..
Écrit par : bouguereau | 14/06/2015

Je me suis vraiment dit de nombreuses fois que la province, Internet ou non, est sûrement toujours la province ! Qu'il était pratiquement impossible que d'autres types, quelque part, n'aient pas trouvé une solution sérieuse...

Cher c'est ennuyeux, mais après tout, si ça passe en n'en faisant que quelques-unes... Le reste on meuble avec des pourraves ! On fait que un coin terrible tout le vrac à la cave... Ils y vont que pour s'occuper entre eux ! Si c'est pas de la stratégie...

Écrit par : Sergio | 14/06/2015

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