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27/09/2013

Fatal

C'est quand même parfaitement monumental, impossible de trouver sous Googleearth les tennis déserts d'Anne-Marie Stretter ! Ni sa bicyclette accoudée ! Un vélo dans Calcutta ça devrait bien se voir, ils sont tous en Bentley là-bas... Sauf la mendiante bien sûr, elle doit pas avoir le permis...

Commentaires

Comme j'aime ce songe... sur fond de lucidité.

Écrit par : christiane | 28/09/2013

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On pourrait faire un Googleearth avec uniquement les lieux littéraires ! Balbec, la plateforme où Petchorine a eu son duel, le barrage contre le Pacifique, le passage des Bérésinas, Dublin commenté, on n'est pas au bout...

Écrit par : Sergio | 28/09/2013

Quelle idée prodigieuse...

Écrit par : christiane | 28/09/2013


…la lucidité des songes,…c’est encore de vivre heureux en confiance de la paix retrouvée avec ses voisins dans les désert litéraire,…bon,…des petits changements, des transformations dues à tout les romancier,…en herbes,…

…mais, une rodomontade entre géographes si traditionalistes de séparer l’essentiel de par les futilités,…quels engouements complices des états majors à s’envoyer en l’air,…

…mourir » jeune « , pour des » prunes « ,…
…et le progrès abandonné au barrage "pacifique",…coupé,…

…Balbec sur Googlemap !... n’était ce pas évitable,…sans les lobbying et ses sectes actuelles,…pour nos biens auto-gérer par des commissions de nos cartes du monde,…le bonheurdes princes à deux balles d’Ali-baba ,…etc,…envoyez,…etc,…

Écrit par : Giovanni Sant'Angelo | 29/09/2013

La lucidité c'était pour :
"Un vélo dans Calcutta ça devrait bien se voir, ils sont tous en Bentley là-bas... Sauf la mendiante bien sûr, elle doit pas avoir le permis..."
Pour nos lieux... pas besoin de Googlemap (ou earth), ils sont là où nos portent nos lectures aimées et nos écritures.
"Le désert littéraire", c'est trompeur, si seuls les blogs en sont le reflet, surtout les commentaires divaguant. Toujours des lecteurs, toujours des écrivains. Ils sauront se trouver en traversant, non un désert mais une profusion d'écrits en tous genres. Trouver le bon livre au moment où nous vient comme une urgence la soif de lire... et pour ceux qui écrivent, qui ne peuvent s'en empêcher, qui en crèveraient de ne pas le faire, continuer , inlassablement.

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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Vivre heureux, ma foi quand on voit à quel point une pensée peut illuminer et la suivante tout détruire... D'ailleurs c'est bien vu par Marcel, tout cela, il n'y a que des instants présents où aucun flux électrique n'a la majorité !

Lahore je croyais qu'il n'y avait que quelques paillotes et le bungalow du vice-consul, en réalité ils sont deux millions d'habitants !

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

Le bonheur ? oui, Sergio, question fragile... une brume...

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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On l'est, dans un désert littéraire, artistique ; c'est comme tout, ça se débloquera sans qu'on sache pourquoi, il y aura de nouveau des écoles, des batailles d'Hernani...

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

Oh non, il faut chercher et l'on trouve des mots, des textes inouïs... et puis aucun livre n'est vieux si on l'aime, si on en a besoin. Tant de livres qui sont notre hutte. des roses des sables dans le désert du vivre...

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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Il faudrait écrire des bouquins complètement abstraits, comme en musique ou en peinture ; mais je vois pas comment on peut faire...

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

Cela existe en poésie...

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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Faut que je relise le Robbe... Tout ! Au galop... J'ai été un peu déçu par la mère Sarraute (les Fruits d'or, par exemple), non que je ne souscrive pas, mais précisément pour l'inverse : cela ne va pas assez loin...

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

Je me méfie quand même de l'illusion de l'abstraction car chaque créateur suit un chemin très profond. Ce qui émerge de sa création , en évolution, est à lier à son œuvre antérieure, à ses influences, sa culture. L'abstraction, une façon de voir et de représenter. Le Nouveau Roman (que vous citez), comme l'OULIPO, sont des exercices de styles qui tournent autour de la difficulté voire de l'impossibilité de dire ce petit point de vie qui bat, là, tout au fond de l'être. Et puis les mots sont faits pour être proférer, parfois. Les entendre peut toucher là où c'était insensible.
Moi, je ne me pose pas toutes ces questions. Je prends un plaisir immense à lire, à traverser des expos, à écouter de la musique, à créer et ça me fait du bien. Pourquoi ? comment ? je ne sais... "On lit... on se lit..." comme l'écrit P.Edel sur son blog...

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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Je me fais pas trop d'illusion, l'abstrait n'existe pas ; il n'y a rien d'inculturel comme dirait Passou. Mais, quand même, et là comme dirait J.H., faut essayer...

- tiens c'est pas mal, illusion au singulier, j'y aurais jamais pensé...

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

Mais pourquoi ce désir de l'abstraction ? Que cherchez-vous derrière ce concept d'une écriture abstraite ?

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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Ben l'absolu, quoi... Seulement ça va recommencer, des absolus il va y en avoir plusieurs !

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

L'absolu....
Une réponse inédite, inattendue qui dépasse les présupposés ? une transcendance ? un certain silence rayonnant ? un espace d'une profondeur infinie ? une élimination de ce qui fait obstacle dans la peinture réaliste ?
Comme si, perdu, vous étiez poussé vers la profondeur ou le vide pour y trouver un apaisement.
Dans l'exposition, au Grand Palais, des œuvres de Braque, un étonnant final : ses derniers paysages. Lui qui venait d'années d'abstraction retournait vers la paysage par la saturation des couleurs et c'est troublant et magnifique. une espérance (une insurrection) par la couleur.
Un paysage intérieur comme dans votre billet qui a ouvert ce beau dialogue.
Vous voulez dire que l'impossible nous survivra ? Essayer d'être là et en écrivant, même aphone et trembler un peu... de vouloir dire la même chose tous les jours, patiemment... même très peu...

Écrit par : christiane | 29/09/2013

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Ah ben voilà c'est comme dans le Nourissier (l'Empire des nuages), on voit Burgonde, vedette de l'abstraction lyrique dixit la jaquette, en revenir à de petits personnages à l'encre, il s'étonnait même de savoir encore dessiner. Et Hopper ne disait-il pas qu'il donnait un empire, lui aussi, pour une ombre sur un mur ? Ce sont des sensations particulières on se rend compte qu'on y est...

Il y a quand même une différence entre l'écriture et les autres sports, musique et peinture, c'est que ces derniers, au premier degré, peuvent se passer d'êtres vivants. La littérature macache, on est immanquablement dans des pensées sur les individus et sur les sociétés. C'est que peinture et musique sont immédiatement sensorielles.

Écrit par : Sergio | 29/09/2013

Non, pas toute la littérature, Sergio. Tu parles du roman, là. Mais, si tu vas du côté de la philosophie (la vraie, l'ontologie) et de la poésie (comme l'a dit christiane), c'est différent.
Cela dit, c'est vrai que la littérature ne peut pas être sensorielle. L'écrit fait obligatoirement appel au cérébral, mais la musique aussi, non ?

Écrit par : Pepito Schnautzer | 30/09/2013

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Une toile on la voit immédiatement donc on n'a pas peur. Dans ces conditions on peut s'arrêter des temps infinis à la détailler avec naïveté, avec virginité. Les références ne viennent que lorsqu'on les laisse venir.

La musique déjà impose sa manifestation séquentielle, comme on dit en informatique. On oublie ce qu'il y a eu avant, on ignore ce qui va venir après Il y a donc de l'inconnu et, partant, de la peur. Donc on s'arme, et de quoi, des références. Les instruments, les sonorités, les musiciens, tout nous bombarde de références. Et fût-on aveugle, ce qui est bien plus important, les instruments et les sonorités se dénonceraient encore plus d'eux-mêmes. Finalement on la voit, la musique. Il y a quand même des cas, mais c'est tellement rare, une nouvelle musique, ou tout du moins une musique qui nous est inconnue. Et donc là c'est le mieux du mieux, durant quelques secondes la musique peut ne pas avoir fait appel au cérébral...

Écrit par : Sergio | 30/09/2013

C'est fou, c'est fou, je sais, mais j'adoore positivement ce blog. Miam miam.

Écrit par : Philibert Missov | 01/10/2013

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Les billets sont aussi fréquents que les catastrophes mondiales... Finalement ça fait encore assez !

Écrit par : Sergio | 01/10/2013

Sergio,
Quel bonheur de rencontrer Monsieur Plume, ici. Michaux aurait adoré !

"Un homme paisible.

Étendant les mains hors du lit, Plume fut étonné de ne pas rencontrer le mur. "Tiens, pensa-t-il, les fourmis l'auront mangé..." et il se rendormit.
Peu après, sa femme l'attrapa et le secoua : "Regarde, dit-elle, fainéant ! Pendant que tu étais occupé à dormir, on nous a volé notre maison". En effet, un ciel intact s'étendait de tous côtés. "Bah, la chose est faite", pensa-t-il.
Peu après, un bruit se fit entendre. C'était un train qui arrivait sur eux à toute allure. "De l'air pressé qu'il a, pensa-t-il, il arrivera sûrement avant nous" et il se rendormit.
Ensuite, le froid le réveilla. Il était tout trempé de sang. Quelques morceaux de sa femme gisaient près de lui. "Avec le sang, pensa-t-il, surgissent toujours quantité de désagréments ; si ce train pouvait n'être pas passé, j'en serais fort heureux. Mais puisqu'il est déjà passé..." et il se rendormit.
- Voyons, disait le juge, comment expliquez-vous que votre femme se soit blessée au point qu'on l'ait trouvée partagée en huit morceaux, sans que vous, qui étiez à côté, ayez pu faire un geste pour l'en empêcher, sans même vous en être aperçu. Voilà le mystère. Toute l'affaire est là-dedans.
- Sur ce chemin, je ne peux pas l'aider, pensa Plume, et il se rendormit.
- L'exécution aura lieu demain. Accusé, avez-vous quelque chose à ajouter ?
- Excusez-moi, dit-il, je n'ai pas suivi l'affaire. Et il se rendormit."

Écrit par : christiane | 01/10/2013

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Ouh là je partais déjà sur l'Arrache-coeur ! Enfin déjà il n'y a plus de guillotine, ce qui change tout, mais surtout pourquoi s'excuser ? Il a pas réfléchi !

Écrit par : Sergio | 01/10/2013

sourire !

Écrit par : christiane | 01/10/2013

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Il a raison, le gars, c'est le train qui aurait dû dérailler. Mais un vrai, un terrible, comme dans le roman russe actuel. Ils sont fascinés par les trains, les anciens. Normal, ils ont de la place pour les faire rouler...

Écrit par : Sergio | 01/10/2013

Cher Sergio,
Plume est le personnage de Michaux qui refuse le plus la réalité quotidienne mais aussi celui qui s'embourbe, se perd dans cette réalité, s'y sent à l'étroit. Michaux invente dans chacune de ses aventures un monde poétique et cocasse , plein d'imprévisible. Je suis ravie à chaque fois que j'ouvre ce livre, même si je connais chacune de ces histoires. Il est maladroit avec une légèreté digne d'un Buster Keaton, d'un Charlot, d'un Gaston la gaffe.... léger comme dans les dessins de Magritte. tous le disent coupable et lui, passe, comme un nuage... dans ces situations imaginaires.
La première partie du livre "Entre présence et absence" commence par l'histoire de la pomme :
J'étais autrefois bien nerveux. me voici sur une nouvelle voie :
"Je mets une pomme sur ma table. Puis je me mets dans cette pomme. quelle tranquillité !..."
(Le train qui déraille en roulant sur sa femme endormie c'est grandiose !)

Écrit par : christiane | 01/10/2013

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Oui mais malheureusement la tranquillité elle est comme le chien de Jean Nivelle... Ce n'est qu'après que...

Il peut arriver que l'on soit dans une sorte d'état de grâce pour quelques heures, le plus souvent à l'occasion d'une fête mais pas nécessairement, mettons à l'occasion d'un événement. A ce moment-là on se met à incarner, au point de se dire à soi-même "pourquoi pas ?" l'un de ces personnages qui vivent dans cette admirable apesanteur. Cela se produit très rarement, et assurément l'on s'en souvient toute sa vie. Convergence des astres, des biorythmes et tutti quanti, je l'ignore. En tous cas l'on découvre un monde intérieur où l'on pourrait vivre merveilleusement. Il n'y a pas de droits de passage, il n'y a pas besoin de quitter le pays, son métier, ses entourages, et c'est précisément pour cela, parce qu'il n'y a nul obstacle, qu'on ne le fait pas...

Écrit par : Sergio | 01/10/2013

Très juste...

Écrit par : christiane | 02/10/2013

Rien à dire, mais il fallait un trentième commentaire. J'aime les comptes ronds. Vous me remercierez plus tard.

Écrit par : Monk | 08/10/2013

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C'est le problème... Si l'on commence par zéro, ce qui est une manie aussi terrible que celle de tout compter par puissances de deux, si l'on commence à compter par zéro, qui d'ailleurs a été rajouté bien plus tard, le trentième porte le numéro vingt-neuf...

Écrit par : Sergio | 08/10/2013

Euh, non, parce que si on compte le zéro, on n'arrive jamais à 1, ou, plutôt, il n'y a aucune raison que le suivant soit 1 plutôt que, mettons, 48.
Ça y est, j'étais tranquille, j'avais l'esprit en paix et maintenant tout ça me turlupine.

Écrit par : Monk | 08/10/2013

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Cela se complique, parce que si deux puissance zéro font bien un, sur les doigts de la main on ne peut pas le compter, le zéro, sinon l'on trouverait onze doigts...

Écrit par : Sergio | 08/10/2013

Si le trentième vaut vingt-neuf, c'est que le premier vaut zéro, dites-vous. Seulement voilà, le premier est de christiane et dire qu'il vaut zéro, c'est tout bonnement dégueulasse.

Écrit par : un offusqué | 09/10/2013

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Oui mais sous certaines spécifications zéro peut devenir élément absorbant... Encore plus fort que l'infini !

Écrit par : Sergio | 09/10/2013

Et voici le 36ème, Sergio. C'est peut-être bien un record. Chapeau.

Écrit par : compteur bleu | 13/10/2013

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Et alors le seul truc dont on est sûr, c'est qu'il n'y a pas d'eau dans le gaz...

Écrit par : Sergio | 13/10/2013

avec le Perrier on sait jamais si du gaz dans de l'eau ou de l'eau dans le gaz.
(trente-huitième. merci qui ?)

Écrit par : la rondelle | 13/10/2013

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Mieux vaut Vichy, et ce pour des tas de raisons, déjà c'est en Auvergne, ensuite c'était la ressource fixe de Valéry Larbaud, ensuite une ville d'eaux, c'est toujours une ambiance à la Petchorine ou à la Barry Lyndon, et je n'ose conclure sur un passé historique de tout premier ordre, comme on dit...

Écrit par : Sergio | 13/10/2013

Par contre, on voit très bien le casque de M. Schumacker !

Écrit par : Yfig garder l'oeil ouvert ! | 12/02/2014

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