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14/05/2013

Ausweiss

L'identité c'est juste un arrêt du développement...

Commentaires

Tous les chemins identitaires menaient à Damas pour T.E. Lawrence mais après la première guerre en joignant la RAF il choisit d'en déchirer toutes les cartes géographiques et mentales. Triomphe et perpétuation ad libitum de l'involution de son être.. Sur sa machine il mourra dira-t-on avec un exemplaire dans la poche de "Le Morte d'Arthur", la version de Malory. Dans l'histoire Lancelot et Guenièvre arrêtent de concert le développement de leur amour platement mais pleinement humain, un trope humain tout à fait normal me rétorquerez-vous mais d'inspiration fortement pré-pentecôtiste donc indomptable même en plaçant le pied droit sur le pneu de la Brough Superior 100 et en l'appuyant très fort.
L'arrêt du développement de la production motocycliste anglaise dans les années septante donna le coup d'envoi à une hausse historique du niveau manufacturier dans le secteur, au pays du soleil levant ; fini les fuites identitaires d'huile dans les carters. Seul Royal Enfield en Inde continuera mordicus le non-développement identitaire de la marque de fabrique des anglaises ; kick, carbus à dépression, collecteurs "swept back", freins à tambours, je n'arrêterais pas d'en passer, mais l'heure de l'arrêt du rythme biologique diurne vient de retentir. Mes paupières refusent absolument de développer. A bientôt, Sergio.

Écrit par : alec | 19/06/2013

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J'ai bien mis "un arrêt", autrement dit le développement pourrait repartir. Les réactions identitaires ne sont peut-être pas les seules, à tout le moins elles priment et, malheureusement, pour encore bien longtemps. Il y a deux auteurs à qui je ne tire pas mon chapeau sur cette question, toujours les mêmes, Proust et Saint-Ex.

Proust, c'est l'antienne du Sainte-Beuve, et d'ailleurs il attaque très fort dans les premières pages de la Recherche, Swann, donc, avec cette affaire d'identité. Je m'en suis réjoui hautement, croyant trouver un complice, et patatras, toute la Recherche n'est qu'un formidable tourbillon d'identités, même si elles sont bien entendu vues de l'extérieur, ce qui est déjà cela.

Chez Saint-Ex, c'est mieux, beaucoup mieux, même, mais enfin quand même décevant dans la mesure où, justement, il finit par ne pas se frotter de trop près à cette notion d'identité.

C'est vrai que, sur le moment, la sept cent cinquante Honda n'était peut-être pas vilipendée, mais enfin on était quasiment félicité lorsque l'on prenait autre chose. En d'autres termes faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. J'ai fini par m'y rallier comme tout le monde, et puis j'ai trouvé qu'honnêtement elle ne manquait pas tant de cachet que cela.

Et voilà que depuis bientôt vingt ans c'est le retour des belles européennes, Rodrigue qui l'eût dit...

A+

Écrit par : Sergio | 20/06/2013

Personnellement je trouve la nouvelle California de Guzzi presque trop belle et trop parfaite. J'ai la nostalgie de la Calif nue, réservoir alu, à l'époque mon amie en avait une, quel style ! C'était il y a quinze ans déjà, comme le temps passe.
Je vous suivrais sur Proust et ses personnages, mais on peut dire qu'il n'agit presque jamais avec eux à la manière d'un "Terminator", ils ne les 'terminent' jamais vraiment, souvent les personnages disparus du radar réapparaissent, comme s'ils reprenaient un peu racine dans la bouture d'un dialogue, l'écho d'un souvenir. L'effet stroboscopique ou kaléidoscopique, si souvent analysés chez lui, est tout de même-là. Hier, mi- obligé mi-rempli de bonne volonté, je faisais un tour dans les rues de la ville de ma naissance, la Fête de la musique battait son plein, elle m'apparaissait comme un immense bal proustien improvisé (par défaut, ou sans le savoir), je retrouvais des visages de mon enfance, tout un monde écroulé, fini, mais encore suspendu, qui semblait effectivement ne s'être pas arrêté, semblait reprendre sa respiration. Etait-ce une simple apparence, un effet malicieux de la vraisemblance du temps qui passe et qu'on retrouve soudain, était-ce vraiment la réalité...?
Pour vous dire la vérité, Sergio, le titre de votre billet m'a tout de suite fait penser à la phrase célébrée par les surréalistes du chant V, je crois, de Lautréamont, celle de "L'arrêt du développement de la poitrine des adultes qui, etc..."
Lautréamont parlait des effets d'une certaine "propension", peut-être laissait-il planer lui-aussi le doute sur un arrêt qu'il nous faisait pourtant prendre pour définitif ?

Écrit par : alec | 22/06/2013

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L'identité, on ne peut pas dire que cela n'existe pas, mais, en essayant de réduire cela à sa plus simple expression, on pourrait la voir comme l'état d'un certain nombre de paramètres, organisés en une sorte de matrice à plusieurs dimensions à cause des interactions, à un instant donné. Fille de l'identité, l'idiosyncrasie, un ensemble de schémas parfaitement circonstanciels, donc même tonneau. Donc sans intérêt, le seul étant la recherche des infinis et non des habituelles bouées appelées étiquettes, place dans les sociétés, comparaisons.

Il y a une certaine accélération des madeleines, mais pas tant que cela, finalement : Proust voyait débarquer l'eau courante, l'électricité, le téléphone, l'automobile, l'avion, changements beaucoup plus considérables, à tout prendre, que ceux que nous vivons nous. En revanche nous sommes surchargés de pensées, ce qui doit être corrélé avec Internet. L'urgence se crée elle-même, elle happe tout. Avant, on avait l'esprit aussi mobile et riche, mais cela faisait moins peur. On évoluait, mais on vivait en palier, au sens aéronautique. Maintenant on s'installe un peu dans le déséquilibre, mais cela ne peut pas être du vrai palier...

Écrit par : Sergio | 23/06/2013

Je vo us apprécie assez ,Sergio,mais votre
formulation est trop lacanienne pour moi , merci beaucoup .

Écrit par : com.ma | 27/06/2013

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Lacan j'ai eu du mal c'est quand même assez dense... Quelques pages par jour c'était pas mal, je me demande ce que cela donnerait maintenant, depuis je me suis quand même farci Joyce et consorts...

Écrit par : Sergio | 27/06/2013

J 'ai connu un professeur de philosophiequi avait
épousé une psy-avec laquelle il a eu un enfant qui a
fait un brillante carrière d'asrtiste aux Etats -uNis -qui pensait que Lacan était un sou Joyce .
Bonne journée

Écrit par : l'oscar du qi | 28/06/2013

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Joyce, et surtout le Wake, c'est très riche, baroque dirais-je, et bien sûr en permanence sur une infinité de niveaux. Autrement dit c'est échevelé, un peu vertigineux. Ulysses comparativement semble beaucoup cohérent, lent, reposant.

Mais rien ne vaut un bon Ferdine, à côté c'est Tintin ! C'est pour le fun, quoi...

Écrit par : Sergio | 28/06/2013

ailleurs vousécrivez que les henri sont fidèles ,vous n'^etes pas à une incohérence près.N'étant pas un conversationneur de blog,je regrett e d'avoir à vous le dire .

Écrit par : Ilve | 28/07/2013

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Mais pour le train électrique, c'est plutôt les Hermann...

Écrit par : Sergio | 28/07/2013

Je n'apprécie pas beaucoup que vous me fassiez passer pour un con sur la RdL, je tenais à vous le dire. Il y a des gens comme Paul Edel, M. Court et bouguereau qui lisent ce blog et ça me gêne énormément.

Écrit par : strup | 30/08/2013

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Non mais cela c'est le début de la gloire !

Effectivement je suis arrivé assez récemment, chose à laquelle je n'avais guère réfléchi, à la constatation que, médicalement parlant, tout est d'abord logiciel : c'est une évidence, seulement je n'avais jamais eu l'occasion de m'en préoccuper...

Écrit par : Sergio | 31/08/2013

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