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20/09/2012

Shadoks

L'obscurité augmente.


Philippe Sollers

Commentaires

Le prix de l'électricité aussi. Ça doit être pour ça.

Écrit par : compteur bleu | 24/09/2012

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Mehr Licht !

Écrit par : Sergio | 24/09/2012

C'est possible mais, comme on la voit pas, on s'en rend pas compte.

Écrit par : Blind test | 25/09/2012

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Ca dépend si c'est chez Elstir ou chez Burgonde...

Écrit par : Sergio | 25/09/2012

d'toute façon, si c'est cher elles s'tirent, les Burgondes.

Écrit par : Tcherkassov | 06/10/2012

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Je l'ai toujours dit faut supprimer le pognon... Du Rouge, mais du vrai !

Écrit par : Sergio | 06/10/2012

la rotondité des femmes Burgondes augmentent lorsqu'elles sont sur le point de mettre au monde des petits Gondebaud ou Gondebelles. c'est normal car les mamans burgondes, grâce à la Loi gombette, sont par l'espoir gonflées. adieu à la Loi salique, adieu aux principes sadiques, les frères comme les soeurs ont les mêmes chances dans la vie d'aujourd'hui, à la réalité augmentée et largement informatique.

Écrit par : alec | 17/10/2012

la rotondité des [...] augmente (au singulier du présent de leur burgondité).

Écrit par : alec | 17/10/2012

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Nos capétiens sont en réalité des carolingiens puisqu'ils sont issus d'Adélaïde, fille en premier lit de Louis 1°, lui-même fils de Charlemagne. Simplement ils n'ont accédé au trône que par suite de la quasi-déshérence des carolingiens en ligne directe, et ce via une élection.

Sans la loi salique, cette Adélaïde, normalement, aurait régné, et a priori sur la partie occidentale de l'empire, la plus prisée étant la centrale, la Lotharingie. Et alors ensuite, dans sa propre filiation, on rencontre comme toujours des solutions de continuité, des branches cadettes, parmi lesquelles figurent au premier chef les Guise, soit la maison de Lorraine. Tout ceci avant Hugues Capet bien sûr.

La conclusion coule comme l'eau sur la roche, sans la loi salique on aurait eu les Guise au lieu des capétiens, mais dans tous les cas des caroligiens...

Écrit par : Sergio | 17/10/2012

votre démonstration est très claire comme de la Volvic sortie vivante d'une caldera auvergnate tout juste réveillée, cher Sergio (toujours aussi dur à dire pour moi, ces chuitantes qui se mêlent aux sifflantes), mais nous pourrions même remonter à Clovis qui, comme vous le savez, dû, pour "conserver" son royaume, manier la ruse comme un chef qu'il était. il se mit dans la poche les Burgondes justement (pacifiquement) et les Alamans (un peu plus durement) pour se consacrer à pouvoir tailler en pièces les Wisigoths aux appétits multiples et dévorants, ses seuls vrais ennemis. c'est le partage de ce même royaume, à sa mort, entre ses trois fils, qui fit (d'après certains historiens), un sort tragique à ce qu'on appelle la France depuis (un combat avec les "ennemis héréditaires", venus d'outre-Lotharingie justement, qui jamais ne finit.)
mais votre évocation des carolingiennes, putatives princesses régnantes du royaume de France me font rêver...un petit peu d'uchronie augmentée, "d'histoire avec des si", cela ne peut faire de mal.

Écrit par : alec | 18/10/2012

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Vaste sujet que l'uchronie, car lorsque l'on prend le temps de se regarder vivre, non seulement comme Proust et tous les littérateurs, par exemple la mère Angot, qui cherchent à pousser l'introspection à l'infini, fractalistement, mais également en s'intéressant au détail de ses propres actions ou de celles d'autrui, on réalise avec une éminente horreur à quel point l'on est incapable de mener à bien, linéairement, le moindre geste.

Que ce soit pour remplir une cafetière ou pour une opération arithmétique simple, si l'on décompose les mouvements, les impulsions nerveuses, il doit bien y avoir dans les quatre-vingts pour cent d'erreur, sauf si c'est le subconscient qui s'en charge, auquel cas cela marche un peu mieux.
Tout est heuristique, avec bien évidemment l'entropie qui guette à chaque seconde, et à dire vrai chaque action aboutie tient du miracle, s'extirpant à grand ahan d'un faisceau d'échecs.
Dans ces conditions, que Blücher arrive avant Grouchy n'a rien d'étonnant, même si ce dernier savait probablement lire une boussole largement aussi bien que tout un chacun jusques et y compris le maréchal de Soubise.

C'est à désespérer mais non, simplement il faut une formidable énergie pour que les choses se fassent ce que l'on appelle normalement. Et alors lorsqu'il y a de véritables obstructeurs, non seulement cela se complique moins, parce que là c'est simple, mais encore cela peut même s'arranger, du fait de cette maladie de l'erreur que connaissent également ces mêmes obstructeurs !

Écrit par : Sergio | 18/10/2012

c'est marrant ce que vous dîtes de la composition-décomposition dans notre cerveau des gestes de la vie de tous les jours (et en effet, qu'en est-il de ceux qui meuvent les actions des personnes qui créent, des artistes, des ingénieurs ?), j'ai lu, il n'y a pas si longtemps, un article du Scientific American (d'habitude je lis la Recherche, la revue, pas la saga fleuve de votre bon ami Marcel, quoique je l'aime et la pratique aussi quelquefois) qui détaillait comment notre architecture neuronale acquise nous poussait à faire des choses (simples bien sûr) sans se perdre dans les trajets, les synapses, de la réflexion (l'exemple donné en premier traitait de la cuisson d'un plat). si je tire quelque chose de la lecture de cet article, c'est que, "afin que ça marche mieux", comme vous écrivez, l'évolution s'est arrangée pour que conscience et subconscient, analyse et intuition, soient quasiment très finement collés ensemble, je ne sais pas comment cela se passe, mais visiblement tout semble s'accorder pour éviter les "gels" de pensée, au risque de quelques débordements et accidents parfois, c'est certain, mais c'est cela le charme de l'humanité.
à propos de Grouchy, je viens juste de découvrir le bouquin de Keegan sur Waterloo, Azincourt et la bataille de la Somme. jusque-là, j'avais surtout lu Victor Davis Hanson, un bon auteur lui aussi.

Écrit par : alec | 19/10/2012

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Encore une uchronie, je crois que la percée à la Somme n'était plus totalement impossible, raccourcissant la guerre de deux ans ? Ce sont les politiques qui ont arrêté les frais, à l'inverse de l'offensive Nivelle où c'est Briand soi-même qui a poussé ce dernier, plutôt réticent in extremis, pour cause de promesses à l'opinion.

La communication entre conscient et subconscient est vraiment quelque chose de mystérieux. Il y a bien une porte, un verrou, qui s'ouvre quand il veut. Un simple mot, souvent indirectement, peut provoquer une remontée brutale de souvenirs, voire de madeleines, provoquant un choc analogue à celui que l'on peut rencontrer simplement en changeant d'horizon dans la même journée, ou seulement d'activité, pourvu que, dans les deux cas, ce soit inhabituel, même attendu et donc sans surprise. Il y a, je ne sais pas, une bascule, un saut, une sorte de dérapage qui ne dit pas son nom mais qui atteste bien qu'une vanne s'est ouverte.

Lorsque l'on a une idée, un éclairage subit, on le réalise chaque fois bien après coup, parfois on hésite à le croire tant cela s'est passé sans tambour ni trompette fors, justement, une légère émotion que l'on occulte bien vite pour se consacrer à l'exploitation de cette idée.

Un jour un copain me conte, à bâtons rompus, un avéré talent de médium qu'il s'est découvert. Quelques semaines plus tard je débarque à brûle-pourpoint dans son burlingue, histoire d'aérer le mien :
- Tiens, donne-moi donc des chiffres pour le loto.
Il a commencé immédiatement, lentement mais pas tant que cela, sans s'asseoir, sans fermer les yeux, sans liturgie.
Je les joue... Résultat un bon millier d'euros, qu'il m'a fallu aller chercher je ne sais plus où. La question m'a traversé que, volontairement ou non, il m'ait donné une martingale certes gagnante mais ressortissant finalement au seul domaine de la démonstration. Ensuite je lui ai demandé s'il lui arrivait d'utiliser ses talents pour lui-même :
- Ca ne marche jamais pour moi.

Bizarre autant qu'étrange...

Écrit par : Sergio | 19/10/2012

pour la bataille de la Somme, l'échec retentissant de la première ruée de l'armée britannique en 1915 a dû jeter un grand froid chez les politiciens stratèges. je n'ai pas encore lu ce qu'en dit Keegan, Sergio. je crois cependant que c'est le génie tactique qui, là encore, a remporté la mise. d'après ce que je peux en savoir, c'est la "guerre des mines" menée par les sapeurs anglais qui a en fichu un gros coup au moral allemand.
j'aime bien votre idée des "madeleines flottantes", comme les nuages (ou les montagnes dans l'imaginaire des films animés japonais) de l'esprit.
votre ami devin (je me fais du souci pour sa tranquillité depuis que vous avez révélé ses dons) peut-il redonner les bons numéros des lotos passés également , c'est aussi dur, lorsque tout le monde les a oubliés. on dit que la mémoire serait un fruit de l'évolution qui permettrait à l'homme de prévoir l'avenir...Proust le sentait bien, la mémoire, les souvenirs, sont souvent le déguisement préféré du présent.
l'histoire de votre ami ferait un plaisant sujet de conte, une sorte de description des attentes du bel aujourd'hui. vous l'avez presque écrit.
pour revenir au titre de votre message, j'aurais envie de dire que l'obscurité, parfois, augmente en effet, surtout vers la fin du tunnel...

Écrit par : alec | 21/10/2012

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La madeleine, je n'y faisais guère attention avant Proust. Maintenant je me dis que c'est cela qu'il faut rechercher dans la peinture ou autre. Ce n'est qu'un courant électrique, mais c'est l'infini. Disons que l'on voudrait le présent mais, comme on ne peut pas le voir, ou alors si rarement, on essaie d'accommoder avec ce que l'on a sous la main, c'est-à-dire le passé.

Avec l'affaire de la mémoire on s'en retourne chez Teilhard, qui attribue une âme jusqu'aux pierres. Est-ce que les animaux ont de la mémoire, forcément. Les pierres, cela paraît plus confus, mais il faudrait relire le contexte, car j'en suis à penser que, peut-être, les événements eux-mêmes pourraient en avoir. Si tout n'est que vibrations, même la matière, pourquoi pas.

Un événement, après tout, c'est un objet. Il possède une série de caractéristiques, des filiations, des similitudes avec d'autres, à la même échelle ou non. Qu'est-ce qui nous frappe, au fond, sinon des situations. Ce qui confirme quelque chose que j'ai toujours ressenti mais que je ne songeais guère à formuler, à savoir que la personnalité n'existe qu'en tant que réseau de situations...

Écrit par : Sergio | 22/10/2012

un réseau de situations, avec sa propre poétique, même si on serait tenter de relier son mode de frictions et d'attractions (on est toujours dans le "religere" du latin) à celui qui régit notre cortex cérébral,i qui est comme une galaxie de décharges électriques avec une connectique d'orages d'intellections permanents. c'est vrai que dans la vie nous sommes souvent devant le fait d'une certaine magie accomplie, pourquoi ai-je rencontré cette personne, et pourquoi cette idée a-t-elle germée, précisément au bon moment, pour quelle raison cet accident que je sentais venir, je n'ai pas pu le freiner ni l'éviter, comment d'autres fois, j'ai pu le faire facilement, sans me rendre compte de la chaîne des évènements qui s'est déroulée si vite ? c'est un peu comme les 800 exo-planètes que l'on a découvert depuis vingt ans, on sent confusément que l'on est à deux doigts de trouver de la vie ailleurs, cela prouve peut-être que les évènements, les situations, et leur objet, leur personnalité, nous convoquent encore plus loin de nos bases que nous le pensons peut-être. cela nous aide à saisir combien les "choses terriennes" de notre vie de tous les jours sont précieuses. je suis certain que nous sommes reliés à beaucoup plus (dedans et dehors) qu'on ne pense. enfin, je pense cela après avoir lu votre commentaire, Sergio.

Écrit par : alec | 23/10/2012

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Il y a quelques mois, Jambrun avait mis sur son blog (j'y étais allé voir à l'occasion de je ne sais plus quelle crise daphnéenne ou autre) un billet assez bien senti, d'où il ressortait que les individualités n'existeraient pratiquement pas, ou même pas du tout, qu'il n'y aurait qu'une seule chose, de la vie. Avec des exemples, qui pouvaient paraître de prime abord un peu outrés (style ni mâle, ni femelle), mais de quoi faire réfléchir et se dire "il y a de cela". C'était éclairé différemment de ce que je ressentais, mais, quand même, la coïncidence d'une part, la communauté de vues d'autre part demeuraient surprenantes.

Surprenant aussi, d'ailleurs, ce fait que l'on discerne, que l'on devine, que l'on pressent tous ces liens formidablement plus riches que ceux qui nous sont coutumiers, ordinaires, mais sans, justement, voir les premiers aussi clairement, de manière aussi formelle que les seconds. Ou il y a une raison technique, ce fameux sas, qui serait destiné à nous protéger, à nous permettre de vivre dans un certain équilibre, car rien n'est aussi dangereux pour celui-ci qu'une trop grande multiplicité de pensées simultanées, ou alors, tout bonnement, c'est en cours, cela fait partie de l'évolution, c'est " work in progress ", cela viendra un jour, les deux options étant éventuellement, ou probablement, complémentaires...

Écrit par : Sergio | 24/10/2012

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