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26/06/2012

Balbec again

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Commentaires

C'était l'année où il y avait deux soleils. Les ombres des deux lampadaires du premier plan ne trompent pas. Ah ce qu'on s'est marré ! Gilberte avait un bronzage biface (ce qui nous étonnait pas d'elle, en fait).

Écrit par : sainte loupe (qui a l'œil) | 28/06/2012

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Ben si, elles fuient dans le bon sens, la convergence déterminée par la perspective doit nécessairement être grandement supérieure à la divergence réelle. Maintenant la perspective est un peu forte, c'est vrai, et je songe à un second modèle l'atténuant, seulement je vais perdre en profondeur.

En plus celles-ci dans le définitif je les ai raccourcies et affaiblies, enfin bon, ça me fera un sujet de conversation avec mes visiteurs pendant l'expo...

Écrit par : Sergio | 28/06/2012

la lumière est très crémeuse et pas crue du tout. on dirait que les lampadaires sont des calendriers solaires (avec grande aiguille qui marquerait la marche du tempo des jeunes en fleurs d'un Balbec d'une exoplanète plus que d'une 'second life' terrestre. une aiguille que l'on jurerait voir dans l'ombre portée de leur pylône). je pense qu'à un moment ou un autre dans la Recherche, on peut avoir ce sentiment visuel, qui ne serait pas impressionniste, mais assez physique, dans les yeux, le temps d'un passage, d'un extrait, lors de notre lecture, tel qu'exprimé dans votre image. c'est comme ça que je le ressens en tout cas. mais où sont passés les jeunes filles ? justement c'est ce mystère qui est intéressant.

Écrit par : alec | 03/07/2012

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Il y a un mélange, as normal... Naturellement cela pourrait commencer, non pas par Balbec à proprement parler, mais plutôt par l'immense terrasse du chalet au bois de Boulogne vu par Stéphane Heuet, lorsqu'il veut représenter la sonate.

De toutes manières, derrière, je songerais plus à un lac qu'à la mer. Dans ma seconde édition j'ai commencé par remplacer le vert par du gris (sans casque à pointe), seulement comme cela on alourdit vite, on rend étouffant. Mais c'est un peu ce vers quoi je voulais tendre.

J'ai beaucoup plus de facilité avec la nuit qu'avec le jour, et là, ce que je m'obstine à rechercher, car il y aura bien une suite, c'est le matin, mais pas un matin resplendissant, ou alors trop tôt, non, un matin pluvieux, d'été, à des heures chrétiennes. Ici on en est loin, d'autant que je ne peux plus me passer d'essayer de fourguer des ombres. Maintenant je vérifie que c'est possible dans la réalité !

Quant aux personnages, honnêtement ils ne me manquent pas, c'est même plus grave, je n'y pense même pas. A chaque expo il se trouve toujours un quidam ou deux pour me trouver des influences chiriquiennes... Ca vaut mieux que Botero, après tout...

Écrit par : Sergio | 04/07/2012

merci pour ses développements, j'en saisis bien les défis. (et les accomplissements).
Instagram, avec sa fameuse application pour l'appareil photographique des ordiphones malins, propose des nuances "Rise" et "Earlybird" dans une petite postproduction clé en main. l'effet est assez désastreux, cela renforce l'idée que capter la lumière naissante est très difficile, pour les cinéastes comme pour les peintres. je découvre le blog d'un artiste en suivant les traces de Sergio, l'un des humoristes (dans l'intervalle, passionné par Proust) qui nous font bien marrer sur la RdL...
peut-être qu'on vous parle de Tanguy, aussi.
les quidams aiment les pistes bien damées pour faire glisser leurs skis en paysage connu et sûr.
j'en suis moi aussi quelquefois.

Écrit par : alec | 04/07/2012

"ces "développements et éclaircissements, pardon.

Écrit par : alec | 04/07/2012

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Ah mais il y a rien de plus conformiste qu'un artiste ! Comme disait Proudhon, un anarchiste est quelqu'un qui aime trop l'ordre pour accepter celui que la société lui propose...

Pour la lumière, bien sûr on en est réduit à rechercher celle que l'on a dans la tête, au milieu de dizaines d'impressions parallèles, tout ce que l'on peut essayer de tenter est une sorte de cohérence de l'oeuvre, encore des rails, quoi, finalement...

Écrit par : Sergio | 04/07/2012

Les commentaires sont fermés.