Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/07/2008

Spam

Les vendouzes marketeuses modèle HEC c'est de la tête à claques voire mieux ça on en est sûr, mais quand même à de certains moments ils me font rigoler malgré moi. Le SPAM style enlarge your penis on n'en voit presque plus, ni pour acheter de la cocaïne ou encore des cuirassés comme dans Tintin. Ce qu'on voit en revanche, c'est le résultat de ses propres achats. Effectivement il m'est arrivé de rentrer quelques trucs informatiques par ce canal. Après quoi, naturellement, c'est toujours ennuyeux de fermer l'espèce de compte qu'ils nous font ouvrir, parce que l'on se dit que l'on aura toujours besoin d'une rallonge ethernet, une antenne wifi par-ci, un CPL par-là.
 
Du coup on se ramasse toutes les pubs d'Alexandra de Priceminister, pour le courant porteur ou l'enlargement va savoir... Et c'est là qu'intervient la finesse : si ensuite on se met à commander ailleurs, à tous les coups on va s'en prendre encore plus, de pubs... Encore plus large ! Donc on retourne chez Alexandra puisque le mal est fait C.Q.F.D...
 

Commentaires

Ouh là, Sergio, tu t'es lancé !!!
Yfig apparemment en vacances, sans nous dire au
revoir..
C'est quelque chose !
Tout va bien de ton côté ?
Bisous

Écrit par : Vanille | 19/07/2008

Ouaip. Le Sparc y trace. Le Yfig il est peut-être retourné aux colonies, va savoir...

Écrit par : Sergio | 19/07/2008

Hey,
Je voulais te demander si l'anecdote que tu as raconté sur le blog de pierre assouline sur Victor Hugo est vraie, et si oui, où l'as tu lu ?
J'te remercie !

Écrit par : Benjamin | 19/07/2008

J'ai honte... Philippe Bouvard, aux Grosses têtes radiophoniques de seize heures, il y a bien maintenant cinq ou six ans ! Lui naturellement l'a bien tirée de quelque part, mais d'où...

En revanche une véritable de Bouvard, jeune journaliste interviewant Sacha Guitry. On l'avait bien prévenu qu'il fallait toujours l'appeler "maître", mais l'illustre, en plein montage de spectacle, l'apostrophe (!) le premier :
- Ah, c'est vous qu'on envoie pour me démolir ?
- Euh... Oui, monsieur...
- Vous voyez, ça commence déjà !

Bon alors pour Hugo, plus qu'à mettre la question aux enchères... Mais c'est vrai que c'est la seule fois que je l'ai entendue.

Écrit par : Sergio | 20/07/2008

Benjamin > Ouh la la, depuis mercredi ! Faut que je regarde ma boîte aux lettres plus souvent...

Écrit par : Sergio | 20/07/2008

On peut pas dire que tu sois très clair ! Mais d'après ce que j'ai compris, c'est du bidon ! dommage..

Écrit par : Benjamin | 20/07/2008

Non, je pense pas, Bouvard devait l'avoir de source sûre, c'est-à-dire de l'écrit.

Écrit par : Sergio | 20/07/2008

Coucou, Sergio. Ah, j'ai bien ri pour le somnifère Pessoia ! Je crois qu'il aurait aimé écrire près de toi (vous ?) endormi. Pour vous (toi ,) un petit morceau à prendre, au choix, comme un somnifère ou comme un trip :
" J'ai déjà vu tout ce que je n'avais jamais vu.
J'ai déjà vu ce que je n'ai pas vu encore."
Et si vraiment tu (vous) as trop sommeil :
" Rends- moi, ô Silence, ma nourrice, mon berceau, et cette berceuse qui si doucement m'endormait."

Écrit par : Christiane | 20/07/2008

Encore, Sergio, le dernier com est parfait ! Tu ne sais pas que le jour cela peut exister ! cela ne m'étonne pas ....

Écrit par : Christiane | 20/07/2008

C'est toi qui m'as donné l'idée ! Avant je savais pas quoi mettre... Sujet tellement classique... Mais quand même, Proust, à ce point-là, c'était fort... Il arrivait dans ses salons habituels quand tout le monde partait...

Écrit par : Sergio | 20/07/2008

Mais je crois que sa vie n'avait rien à voir avec la tienne. Son écriture est belle, sa "recherche" incomparable mais le bonhomme n'est pas très sympathique et pas très vivant. Ses personnages sont plus beaux que lui, son écriture est plus belle que lui. Alors lui, qu'il dorme ou pas, cela m'est complètement égal ! Moi j'aime quand la vie se confond avec l'écriture, quand la vie se rêve, que la réalité de ce rêve pulvérise la réalité. Et l'extase c'est quand cela s'écrit, se peint, s'entend.
Crois-tu que les animaux rêvent ou c'est seulement nous ?

Écrit par : Christiane | 20/07/2008

Non seulement ils rêvent, mais encore ils se droguent. Surtout avec de l'herbe, forcément... Enfin, il y a des études précises, mais en plus j'ai une théorie bien particulière aux termes de laquelle, lorsque l'on dit des chats qu'ils se purgent, en mangeant de l'herbe alors qu'ils sont carnivores, en réalité c'est pour eux un psychotrope.

Écrit par : Sergio | 21/07/2008

Ah oui ?
Il va falloir que j'observe les chats végétariens d'un peu plus près !

Écrit par : Christiane | 21/07/2008

"...en réalité c'est pour eux un psychotrope"

Ah je me disais bien aussi !

Écrit par : Arty | 21/07/2008

Dans le cimetière Montmartre, il y a des chats partout et de l'herbe partout. T'imagines ?

Écrit par : Christiane | 21/07/2008

Le Sparc, c'est ça :

http://amayerling.hautetfort.com/archive/2008/02/13/le-sparc.html

Une station Sun énorme ! C'est surtout pour les fractales que c'est bon, du fait de ses calculs en flottants. Mais c'est beaucoup plus capricieux qu'une femme... Et puis ça consomme encore plus que moi !

Écrit par : Sergio | 22/07/2008

Les chats en sont tout retournés, ne les fais pas entrer dans cette étrange machine, l'herbe leur suffit !!!

Écrit par : Christiane | 22/07/2008

Bonjour Sergio,
je vais peut-être te faire rire (si tu es réveillé). Ma fille vient de m'appeler. Elle part faire une virée avec son copain et me confie...son chat !!!! pour 3 jours. Ne t'inquiète pas, m'a-t-elle dit, pour qu'il ne soit pas perdu, je t"apporte son grattoir en carton. Il l'adore parce qu'il est plein d'herbe à chat, une poudre qui le rend complètement fou !
Bon, on verra ça ! Je t'enverrai un com si le chat fait des sauts périlleux ! Affaire à suivre !!!

Écrit par : Christiane | 22/07/2008

Boh aucun chat n'est aussi vindicatif que le terrible Bébert de l'immense Louis-Ferdinand. Mais alors, j'ai un copain qui a construit dans son salon un véritable parcours du combattant félin... Des échelles, des tuyaux, des poutres, encore des échelles... Il y en a partout !

Écrit par : Sergio | 22/07/2008

Bien, je vois que vous êtes réveillé ! j'ai déjà gardé 3 jours ce matou-là et comme il aimait mon immobilité, cela était assez harmonieux ( le jour ). Il me surveillait entre ses paupières baissées et ne daignait s'étirer que lorsque je me dirigeais vers la cuisine et là, foin de sa superbe, il miaulait en se frottant à tout ce qu'il trouvait de moi pour mieux m'inciter à remplir son assiette ! Un vrai ventre sur pattes, sans aucune vergogne.
Le jour, il somnole, la nuit, il s'ennuie et joue, d'un coup de pattes nonchalant, à renverser tout ce qui se trouve sur le bord des étagères. Histoire de détaler, si je me lève, les oreilles baissées et le miaulement rauque pour m'avertir qu'étant insomniaque, il n'acceptera de ma part aucun sommeil profond et indifférent. Ce n'est pas un chat, c'est une présence indiscrète.
Lundi, je rendrais à ma fille son compagnon versatile et je soupirerai d'aise !

Écrit par : Christiane | 22/07/2008

Euh... Y aurait bien la solution de faire comme dans Colette...

Écrit par : Sergio | 23/07/2008

Mais encore ? Elle et son amour inconditionnel des chats et chiens , l'avait incité à s'entourer de ses amis à quatre pattes et là... pas vraiment mon projet !

Écrit par : Christiane | 23/07/2008

Ah mais non ! Dans la Chatte, elle la précipite du balcon par jalousie...

Écrit par : Sergio | 23/07/2008

Sergio,
J'ai besoin de silence et de retrait, mais avant, un petit coucou à mon clown triste, à mon Gaston. Tu es pur et sensible, reste ainsi, pour la joie de tes proches. J'ai aimé nos petits échanges modestes, si reposants et si spontanés. Merci pour tout et continue tes belles photos , ta yam , ton Yfig, tes blondes et tes brunes, tes nuits de pas sage et toutes ces belles choses qui font ta vie.
Affectueusement.

Écrit par : Christiane | 24/07/2008

Bon !

Alors ceusses qui n'ont pas le mauvais goût de passer tout leur temps sur le blog de la TdB ne sauront jamais rien de la bonne blague de Buvard sur Hougo (contrepèterie de niveau 1 ..... pour les niais ! .... j'ai pratiqué celles de la Comtesse, pedant les vacances, ça, c'est pas d'la tarte à poils !!!!!)

Adieu Christiane ..... et de ton monastère 5 étoiles en Polynésie, n'oublie pas les cartes postales avec les eaux truquoises et les palmiers qui se penche dessus pour regarder les p'tits poiscailles !!!!!

Écrit par : Yfig, et la liberté de penser | 26/07/2008

.
.


Dis, Sergio, quand la dame dit :
"échanges modestes" ........
tu le comprends comment ??????? (sans mauvais esprit aucun !!!)

.

.

Écrit par : Yfig, et la liberté de penser | 26/07/2008

Je redémare fort ......................; dans les fautes d'ortographe et grand-mère !!!!!

preuve authentique d'un esprit libre .....

Écrit par : Yfig, et la liberté de penser | 26/07/2008

2changes modestes, ça veut dire qu'on parle sans pédanterie philosipho-intello à se couper les cheveux en quatre. Qu'on se fait plaisir avant tout !!!
christiane de passage !

Écrit par : Christiane | 26/07/2008

Sergio,
je reviens du camp des Roms : extra. Passé 2 heures à jouer avec les gamins, y retourne cet après-midi. Là, tu vois, rien que du bonheur. Ils font la fête cet après-midi pour ...leur départ... La vie est trop dure pour eux...
C'est quoi la blague : je n'ai pas trouvé !!!A plus. Christiane

Écrit par : Christiane | 26/07/2008

Salut Yfig,
fais comme les gosses du campement, parle dans ta langue. Ils ont squatter mes feutres et mes carnets pour dessiner, eux aussi.
Ils me disaient : - écris maitress, écris ! Alors j'ai écrit tous leurs prénoms et ils étaient fiers et heureux. Pourquoi, ils m'ont appelé "maîtresse ???
Après c'était crista, déjà mieux. Pour trouver le campement ? suivre les camions poubelles qui vont tous à l'incinérateur, et la fumée qui pique les yeux et les détritus abandonnés en bord de Seine...

Écrit par : Christiane | 26/07/2008

Yfig > Mais.... Euh... Un esprit libre, ça n'a pas besoin de preuve, puisque la preuve fatalement se rattache à quelque chose...

Christiane > " Pourquoi ils m'ont appelé maîtresse ?" Ca, ce sont des choses qui surprennent toujours. Il n'y a pas de coïncidence, ou alors comme dirait Buonaparte il y en a peu. Preuve (car cette fois il en faut) que le langage ne vient que s'ajouter.

Écrit par : Sergio | 26/07/2008

je reviens sur les rotules mais tellement pleine de tout ça qui s'est donné là-bas, au milieu des ordures et des puanteurs de l'incinérateur. C'était une vraie belle fête du coeur. Je les ai quittés à regret à l'heure de la polenta qu'une mama tournait sur un brasero et de l'odeur des viandes grillées sur les tôles et grilles de récup, parce que c'était loin, chez eux avec une rue trés longue et pas éclairée et même dans la nuit , il y avait encore des camions -bennes venant déverser leurs ventre puant.
J'en ai pas "cinq" mais mille étoiles dans les mirettes... PARADA avait maquillé les gosses, leur avait appris des chansons, leur ont fait faire des guirlandes de crépon qu'ils posaient sur les tas d'ordure et dans les arbres. Jamais eu soif : toujours un gosse avec un verre d'eau ou une bicoque où je me reposais sur le plus beau fauteuil un peu branlant , récupéré dans une décharge et où on m'offrait généreusement de l'eau en bouteille, celle réservée aux invités !!!. Ces gens, ils te donnent tout parce qu'ils n'ont rien. Mes groupies m'ont suivie toute la soirée Un d'eux, garçonnet de 10 ans a eu l'idée de me demander de lui dessiner avec mon bic un dragon sur le bras ! Les 50 mômes ont défilé, qui pour un serpent, qui pour une rose, qui pour un dragon et puis les pères s'y sont mis, ils voulaient des sirènes aux poitrines...enfin ils montraient ... alors j'ai dessiné des sirènes plantureuses sur les bras musclés de ces hommes-là aux rires d'enfant. Puis 8 bénévoles qui partent demain en Roumanie ont offert un spectacle fou et poétique de cirque . Les mômes hurlaient de rire , les pères aussi... Ah , mes copains de la nuit, ce que c'était beau et grand et chaud ! Bisous.

Écrit par : Christiane | 26/07/2008

Tiré de mon roman "Ludmilla" :






"
Et puis il y avait le parfum des roses, des aubépines, du chèvrefeuille des giroflées et des clématites qui nourrissaient nos jeunes narines de leurs arômes euphorisant.

Il y avait une caravane de 3 roulottes de Tziganes qui venait tous les ans dans un champ abandonné, non loin du « blockhaus ».
La première fois, je les regardais de loin, ils étaient étranges, vivaient à l’extérieur de leurs roulottes qui formait comme une étoile à 3 branches.
Au milieu crépitait un immense feu de bois.
Les Tziganes étaient assis à même le sol et parlaient à voix basse.
Une ribambelle de gamins courait et riait autour du feu.
J’étais fasciné.

L’un des gamins m’aperçut, il vint à ma rencontre et me parla dans une langue bizarre, mais avec des mots qui ressemblaient à de l’Espagnol. J’en comprenais le sens général, il m’invitait à venir jouer avec eux.
Ce qui me fascinait le plus, c’est qu’ils me fussent si semblables. Ils étaient crottés, mais pas sales, c’était de la poussière qu’ils avaient sur leurs visages et leurs corps, comme moi après une journée dans les champs.
Et puis leurs vêtements étaient comme les miens, misérables et rapiécés de partout.
Quand on est sale, crotté, pouilleux, on inspire parfois de la pitié, mais toujours de la répulsion.
Ils étaient plein d’énergie, j’étais sage car décontenancé.
Je ne mis pas longtemps à m’associer à leurs jeux.
Bientôt, je n’étais plus un étranger, j’étais des leurs. Les femmes venaient toucher mes cheveux, de beaux cheveux blonds longs et bouclés.
Les hommes semblaient totalement indifférents, mais je surprenais quelques regards attendris, mais pas mouillés de cette pitié que je détestais tant dans le regard des adultes.

Une très vieille femme dans un coin, était assise occupée à manger dans une écuelle.
Elle m’appela et me tendit sa cuillère en bois pleine d’une mixture dont je ne pus identifier le goût.

La vieille me prit la main, je me laissais faire sans comprendre.
Elle lisait dans ma main, mais son visage souriant exprima soudain comme une secousse intérieure. Je m’inquiétais de la voir si perplexe, mais elle me répondit simplement que j’étais un brave petit garçon.



Tard, je rentrais au « blockhaus ».
Ma mère était dans tous ses états, jamais je n’étais rentré aussi tard et elle avait couru toutes les maisons du voisinage pour trouver son fugueur de fils.
Je la rassurais, et lui expliquais la raison de mon retard, exalté et enchanté de mes nouveaux amis.
Ce fut pire. Elle me frappa pour la première fois, et la dernière, elle venait d’apprendre que son fils s’acoquinait avec des « voleurs d’enfants ». Un petit blond, c’est ceux qu’ils préfèrent.

C’est ce jour là que j’appris le mensonge.
Je retournais tous les soirs au campement, mais je rentrais à une heure raisonnable pour que ma mère ne se douta de rien.
Sans le mensonge, rien de grand ne pourrait se faire.

Ils sortaient parfois les guitares et violons, sans qu’aucun signe ne le laisse présager, sans convention établie, c’était spontané et sincère.
Et là j’étais l’extase personnifiée, la béatitude, j’étais Zen pour de bon.
Pas besoin de mage aux idées vénales derrière la tête.
Les moments les plus beaux sont toujours les plus simples, pas de spectateurs payants, pas de fans hurlants, la musique, la musique seule qu’accompagnait en mesure le rythme de nos cœurs.
Alors j’appris la guitare.
Je m’en suis payé une, bien plus tard.

J’appris aussi le sentiment d’exclusion.
Comme j’étais intégré aux Tziganes, j’étais aussi le seul. Aucune autre personne, enfant ou adulte ne leur adressait la parole, ils faisaient un détour pour éviter le camp, et par symbiose je partageais ce sentiment de rejet, cette vague d’ostracisme qui assaillait tout ce qui touchait de près ou de loin ces gens si chaleureux, accueillants, sans revendication et qui me recevait et me traitait comme un de leurs enfants parce que je le voulais bien. Je n’avais pas de peur, j’étais bien, je les aimais.
Je les rejoignais tous les ans.
Les départs étaient durs, j’avais envie de les accompagner, mais je ne voulais pas faire de peine à ma mère.
Les retours étaient une fête immense faite de tous petits détails de tendresse et d’émotions.

"

Écrit par : Yfig, et la liberté de penser | 27/07/2008

Je crois que l'on retrouve une langue proche du tzigane quelque part en Amérique du Sud, je ne sais plus où. On n'a jamais pu expliquer pourquoi.

Écrit par : Sergio | 27/07/2008

C'est comme la pluie de grenouilles !

Écrit par : Yfig, et la liberté de penser | 27/07/2008

Ah n'attaque pas les trois crapauds, qui ont sauvé la monarchie !

Écrit par : Sergio | 27/07/2008

Oh, Yfig comme c'est bon ce que tu as écrit là ! C'est cela, exactement, quand on est adopté par eux, cette impression que le monde s'ouvre, qu'on naît à quelque chose de libre. Pas la tendresse "due" par la famille parce qu'on est sorti des jambes et du ventre de la mère, non, ce coeur si grand ouvert qu'il rend jalouses les mères. Comment ! on pourrait ravir le coeur de leur petit ? Et oui...il ne faudrait pas grand chose pour se dissoudre dans cette poussière-là et faire son nid dans leur joie. Bon dieu, ton texte me fiche la chair de poule. Alors toi aussi tu sais...
Tu sais, hier il y a eu une vieille étrange, tellement vieille, borgne et se traînant avec une canne. Toujours près d'elle, un enfant blond et aimé, un visage d'ange, un sourire à te faire sangloter le coeur. Eh bien, elle ne m'a pas lâchée d'une semelle, alors que je m'enfouissais dans cette marée d'enfants plus câlins qu'un rêve de tendresse et tout collants, vue la chaleur sans ombre. La vieille était là et de son oeil solitaire me pesait. Pas un mot de français, pas un seul contact physique, que l'oeil et ce petit geste de s'asseoir près de nous. J'ai fini par m'habituer à ses présences absences. Elle surgissait comme une ombre et je la retrouvais près de notre petit groupe.
Le soir quand je suis partie, je ne la voyais pas et je la cherchais désespérément. Pourquoi ?
Et là sur le chemin, debout dans la nuit elle était là soudain, hiératique, inévitable. Je suis allée vers elle et elle m'a embrassée, un vrai baiser qui te donne la joie, avec deux bras qui te serrent pour dire des choses qui n'existent pas en mots. Et puis elle a sorti un doigt de ses mains si discrètes, que je n'avais guère vues dans la journée et elle a tracé un signe sur mon front, je crois... une croix... et la nuit des cabanes l'a avalée avant que je n'ai pu réagir.
Et là je ne me suis pas demandée pourquoi. C'était, ça devait être comme cela à ce moment-là...
Bon sang que j'aime ton texte. Il creuse en moi un chemin qui était obstrué par les ronces et que je n'avais pas pris depuis l'enfance des mensonges. Qui es-tu pour savoir dire comme cela ces choses-là ? Surtout ne réponds pas. Tu es comme la vieille...
Alors tu as vendu le tableau d'Honfleur, le triptyque que j'aimais tant. ça me fait comme un chagrin. Je jouerais bien les fantômettes pour aller le piquer à ton russe !!!!

Écrit par : Christiane | 27/07/2008

Les commentaires sont fermés.