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23/07/2007

Ca ne s'arrange pas

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Comme le professe l'illustrissime Fishturn, le mieux c'est quand ça se fait tout seul. Ca, c'est vrai. Donc là c'est ma Solaris qui a tout fait, moi j'ai juste eu à fumer ma pipe en contemplant les dégats.
 
En fait l'informatique c'est surtout utile pour les dégradés. Pensez donc, seize millions de couleurs ! Trois octets... Bon là je les ai pas toutes comptées, mais quand meme on voit bien qu'il y en a pas mal. En noir et blanc c'est plus économique, bien sur, ça ne prend que le premier bit d'un seul octet, mais le problème naturellement c'est pour les dégradés...
 
Pour les lignes droites verticales, aussi, normalement ça aide bien, enfin, disons, ça doit etre le manque d'habitude. Y a que pour le nombre d'or que j'ai pas été emmerdé, il y en a un peu partout, et de toutes manières généralement c'est le spectateur qui trouve où il est.
 
Le bleu à droite en fait c'est surtout parce que je savais pas quoi mettre,  donc j'ai fait comme tout le monde puisque c'est l'année Klein. Evidemment avec le rouge en face ça s'obstine immanquablement à faire ying et yang, mais au fond pourquoi pas, c'est bien connu, la peinture faut que ça soit un truc à thème...

16/07/2007

Cora et moi (3)

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Voilà l'affaire : évidemment c'est petit, comme photo, il faut vraiment le monocle. Ca doit etre l'appareil, il devait etre sur "nuageux". Naturellement on voit pas les lanternes, mais ça c'est normal, ça fait toujours ça ici à Nancy quand c'est la nuit. Enfin éventuellement je peux le réexpliquer...

Ce qui luit en revanche ce sont les spots. De toutes manières c'est toujours moins grave comme ça qu'en réalité. Donc c'est vraiment le coin repos avec son cactus. Derrière il y a le magasin proprement dit avec ses millions de tonnes de viande.

Au premier plan on peut admirer quelques pingouins, pendant que leurs femmes font les courses ils cherchent dans le journal où est mon expo. Avant moi ici il y avait des affiches pour un club de ballon à main, je ne sais plus lequel, enfin celui où on fait des bonds. Si cela avait été l'ASNL je l'aurais vu tout de suite, mais là quand il n'y a pas les hooligans pour nous faire gagner on n'aime pas trop en parler...

Donc moi cette affaire de coin repos ça me fait une petite prolongation d'expo, et en fait c'est presque mieux rendu que les originaux...

09/07/2007

Cora et moi (2)

C'était pas mal. Comme il n'y a quand meme pas vingt mille personnes en permanence dans la galerie, on a tout le temps d'observer les attendrissants petits travers humains qui se propagent alentour.

Déjà comme le Yank le Nancéien est gras. Et gros.  Mais pas légèrement, non, à fond. Comme dans les caricatures. On voit très nettement la chemise qui sort par-dessus le ceinturon, s'épanche en un repli gigantesque, remonte comme elle peut. C'est phénoménal. Et tous ! Et ils repartent avec des chariots déglingués eux aussi de bouffe. La bouffe, elle sort du chariot comme la chemise du ceinturon ! Et en plus il y en a qui sont tellement pressés qu'ils bouffent déjà dans le Cora ! Affreux ! Le Décaméron ! Et il y a meme des chariots encore plus gros que les autres pour contenir plus de bouffe... Le record c'était un qui poussait un chariot avec son ventre, lisait, téléphonait, et s'empiffrait d'un kébab monstrueux... Meme le téléphone a failli y passer... Le tout à trois heures de l'après-midi bien sur...

Après les bouffeurs, il y a les ensacheurs. Ca, c'est spécial. Si on veut rentrer dans le Cora avec une mitrailleuse lourde ou un porte-avions, pas de problème, mais il faut l'ensacher. Comme ça, on vous le fait pas payer deux fois. Comme vis-à-vis de mon expo, j'avais l'ensacheur en titre. Des après-midi entières à ensacher...  A vrai dire, au début j'avais un peu peur qu'il vienne ensacher une de mes toiles ou tout bonnement mon groin, mais non, ils vendent pas de ça à Cora.

Encore en vis-à-vis, mais de l'autre coté, tout un bastringue à paquets cadeaux. On mettait un euro et on se retrouvait avec trois mètres de papier cadeau par terre et un peu partout. Après, on faisait son paquet sur la table. C'est là qu'on voyait les surdoués. Finalement certains hommes y arrivaient. Les femmes, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'était assez inégal. Mais le mieux, c'est qu'un des distributeurs de papier était gratuit. Pas folles les guepes, le but était alors d'embarquer un max de papier. Et je te tire sur le truc, et je te roule ça vite fait, personne en vue, bon on retire, reroule... Après huit mètres elles commençaient à s'essouffler, surtout qu'il y avait les caméras de mon expo... Et paf ! on tire encore, trois bons mètres, l'air de rien, on reroule.... Une fois écroulé de rire je file faire un tour dans le magasin, je reviens... Elle était toujours là, la taupe ! Je suis sur qu'elle a passé les vingt mètres...